Le repas pour Noël avait eu lieu la veille des vacances. Toute la grande salle avait été décoré pour l'occasion. J'avais assisté au départ des élèves du haut d'une tour du château. Mais l'on peut dire qu'actuellement j'étais allongée dans un lit à l'infirmerie. Cela faisait plus de quatre jours que j'enchaînais crise sur crise. Je n'en dormais plus, j'avais les yeux éclatés, dès que je fermais les yeux, je revoyais sans cesse les morts, les mangemorts et celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Le premier jour des vacances j'avais encore fait quelques recherches, notamment pour Ginny, mais depuis, je ne sortais presque plus de l'infirmerie. J'étais recroquevillée sur moi même lorsque j'entendis les portes s'ouvrir. Je ne me retournais pas, je ne voulais voir personne, enfin je voulais que personne ne me regarde. Mais manque de chance, les pas venait jusqu'à moi.

« Arianne ? » questionna une voix au bout de mon lit.

Une voix que je connaissais bien, mais que fait-elle ici ? Je me retournais doucement et tombais sur le visage de Ginny ainsi que de sa mère.

« Ginny ? Mais que fais-tu là ? demandais-je d'une petite voix.

-On est venu te chercher, tu viens passer les derniers jours à la maison, me répondit-elle

-Comment ça ?

-Ma chérie, on a été mis au courant par le professeur McGonagall de ton état, et tu as besoin de changer d'air. Et puis tu fêteras Noël avec nous aussi comme ça, annonça Molly.

-Mais...commençais-je à protester.

-Pas de mais qui tienne, tes affaires sont déjà à la maison, donc lève toi on va aller dehors en attendant que maman parle avec madame Pomfresh. »

Je me relevais doucement, et pris mon sac à côté de moi pour suivre Ginny dehors. Il fallait qu'on sorte du château pour pouvoir transplaner. Sa mère ne perdit pas de temps à arriver. Je savais que j'avais une sale tête. Et une fois arrivée, dans le jardin de leur maison, je perdis un peu l'équilibre. Ginny me rattrapa doucement. J'entendais du grabuge venir de l'intérieur qui me fit froncer les sourcils de surprise.

« Ginny emmène la dans ta chambre pour qu'elle puisse se reposer au calme, moi je vais aller calmer ton frère, dit Molly en rentrant dans la maison.

-Que se passe-t-il ? questionnais-je Ginny.

-Des invités surprises sont arrivé ce matin, et l'on peut dire que Ron ne l'accepte pas,répondit-elle en souriant.

-Des invités ? Je ne veux pas déranger encore plus.

-Mais non ne t'en fais pas, y a de la place pour tout le monde, et puis tu verras que tu les connais », m'annonça-t-elle avec un sourire espiègle.

Cela me surprit, qui pouvait bien être ici que je connaissais ? Je ne pensais pas que ce soit le trio d'or car sinon Ron ne réagirait pas comme ça. On entra dans la cuisine et on se dirigea vers les escaliers. De cet endroit j'aperçus qui étaient les fameux visiteurs. J'ouvris les yeux de surprise.

« Mais...mais qu'est-ce qu'ils font là ? demandais-je en bégayant surprise.

-Ils sont arrivés ce matin, le professeur Dumbledor a décidé qu'il serait mieux ici qu'à Poudlard pour la fin des vacances, m'annonça-t-elle en montant les escaliers, sur lesquels je la suivis.

-Comment tes parents ont réagis ?

-Tu connais ma mère, elle n'a rien dit, mon père non plus, mais Ron a pété un câble, surtout que dès leurs arrivées ils l'ont charrié par rapport à Lavande.

-Ouille

-Tu l'as dit, et puis je pense que ça va être drôle ce soir, car Fred et George viennent manger », dit-elle en ouvrant la porte de sa chambre.

Trop surprise mais dans un sens contente, j'entrais dans la chambre de Ginny. Elle me désigna un lit sur lequel je m'installais. Elle me donna une fiole, enfin plutôt une potion de sommeil. Je l'avalais car j'allais avoir besoin de force et pour cela je devais dormir.

Je me réveillais en sursaut lorsque j'entendis un gros boum venant d'en bas. Je me passais une main dans les cheveux, histoire de bien les remettre en place et je sortis du lit. Je me demandais ce que j'allais bien pouvoir trouver en bas, pour avoir fait un aussi gros bruit. En regardant par la fenêtre, je remarquais qu'il faisait presque nuit. J'avais donc du dormir durant toute l'après-midi. Cela ne me dérangeait pas, car je me sentais un peu mieux que le matin même. J'allais ouvrir la porte de la chambre, mais celle-ci s'ouvrit en même temps, me faisant reculer de surprise.

« C'est bon maman, elle est réveillé, cria Ginny vers les escaliers. Tu es réveillée depuis longtemps ? me demanda-t-elle ensuite.

-Euh non, juste depuis un gros boum.

-Oh ça c'est rien, juste Fred et George qui sont arrivés, m'annonça-t-elle. Allez viens, c'est l'heure de manger. »

Je la suivis donc et effectivement maintenant je reconnaissais les voix des deux jumeaux. Cela allait être prometteur. Une fois en bas je me rendis compte que tout le monde était déjà autour de la table et qu'ils nous regardaient tous arriver Ginny et moi.

« Mais qui voilà, ce n'est pas notre gryffondor préférée ça ? questionna George en venant me faire une accolade, qui fut directement repousser par son autre frère.

-Non mais bouge de là et laisse la moi, et puis, depuis quand c'est ta gryffondor préférée, hein ?

-Fred, George, ça suffit. Allez viens par là Arianne, mets toi donc à côté de Théodore. »

Je riais fasse au comportement des deux imbéciles, mais en entendant les paroles de Molly je me repris bien vite. Je sentais le regard de Ginny sur moi durant tout le temps que je mis pour aller m'asseoir à côté de Théodore, que je n'osais regarder. Au final je me retrouvais entre Théodore et Molly. C'était bien ma veine, je savais qu'elle allait me forcer à trop manger... En même temps comment lui refuser ? Je remarquais que le trio d'argent était assez silencieux. Je ne savais toujours pas pour quelle raison ils se retrouvaient ici. Et puis ils ne devaient pas non plus être à l'aise avec le regard que leur lançait Ron. Mais celui-ci perdit vite son regard meurtrier face aux questions de leurs frères.

« Alors mon petit Ron, on a appris que tu avais maintenant une petite copine ?demanda George.

-Je me demande comment tu as bien pu en avoir une, surtout une qui n'a pas fuis devant ta non-intelligence », rétorqua ensuite Fred, qui tapa dans la main de son jumeaux en rigolant.

Ron avait les oreilles rouges, de colère ou de gène ? Les imbécilités qui continuaient de sortir de la bouche des deux jumeaux, faisait rire tout le monde. Même Molly avait un petit sourire, mais elle le cacha bien vite et réprimanda ses fils. Puis elle se tourna ensuite vers moi.

« Tu as pu te reposer comme il fallait ? Personne ne t'a réveillé ou dérangé ? »

Heureusement les autres avaient repris leur conversation entre eux. Même si dans un sens je sentais que la personne à côté de moi c'était en quelque sorte figé, signe qu'il écoutait.

« Oui, cela m'a fait beaucoup de bien. La potion m'a beaucoup aidé, lui répondis-je en souriant.

-Madame Pomfresh ne t'en a pas donné ? demanda-t-elle surprise.

-Si bien sûr, mais je pense que le fait d'être dans un endroit plus chaleureux, mais en quelque sorte permis de me laisser aller à la potion. »

Un sourire bienveillant prit place sur son visage, et elle me servit de nouveau encore une fois à manger. Je secouais la tête amusée, mais je mangeai avec plaisir, car j'avais quand même faim. A la fin du repas, la plupart allait au salon. Moi au contraire je préviens Ginny que j'allais m'installer dehors, histoire de prendre un peu l'air. Je me couvris comme il fallait, car à cette époque de l'année, la neige était bien installée. Devant leur maison, ils avaient une sorte de balancelle, je m'y installais et regardais le ciel qui était bien dégagé, laissant ainsi apercevoir les étoiles. Cela me faisait du bien. A un moment j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir, et une personne vient s'installer à côté de moi. Je ne tournais pas la tête, j'avais bien reconnu le parfum qui accompagnait cette personne. A un moment, je rebaissais la tête et la tournais vers mon visiteur, et je vis qu'il me regardait. Je rougis de surprise. Et lui souris en retour. Je me décidais à un moment de prendre la parole.

« Comment cela se fait-il, que vous vous retrouvez ici, demandais-je curieuse.

-Même pas un bonjour d'abord ? me réprimanda-t-il en quelque sorte. Je rougis de plus belle. Pour te répondre, cela a été une surprise. On venait de rentrer au château, quand le professeur Dumbledor nous a attrapé et fait transplané dans ce jardin. Sans nous donner aucune explication.

-Cela est quand même bizarre, dis-je en réfléchissant.

-Mais et toi ? Que s'est-il passé ? Car je t'ai vu arriver ce matin et tu étais dans un sale état. »

Je relevais encore une fois les yeux vers les étoiles.

« Depuis le départ de tous les élèves, j'ai enchaîné crise sur crise, m'empêchant par la même occasion de dormir ou de faire quoi que ce soit. Puisque dès que je fermais les yeux, je revoyais toujours les mêmes scènes monstrueuses auquel j'avais assisté précédemment » ,avouais-je d'une petite voix en baissant les yeux.

Je le sentis prendre doucement ma main et y faire une légère pression. Je lui répondis de la même manière. Puis le silence se fit, personne ne lâcha la main de l'autre. A un moment je sentais que mes yeux se fermaient tout seul. Je crois que même à un moment j'allais partir vers l'avant, mais une main me retient et me fit basculer sur le côté. Ce qui fit que je me retrouvais la tête posé sur ses jambes. Tellement j'étais à moitié dans un sommeil, je ne réagis même pas sur le coup, mais en profitait un peu. Toujours un peu dans mes songes j'entendis des voix qui parlaient au dessus de moi. Puis je me sentis ensuite flotter en quelque sorte. Mais une odeur venait jusque dans mes narines. Je m'y accrochais en quelque sorte. Puis on me fit lâcher prise et je me retrouvais sur une surface moelleuse. Mais l'odeur revient rapidement et je m'y accrochais encore une fois, et je m'endormis profondément.