J'étais complètement sonnée. Je n'arrivais pas à reprendre mes esprits. Je pense que durant ma crise, quelqu'un avait du m'emmener à l'infirmerie, car je remarquais que j'étais dans un de ses lits. Personne n'était autour de moi, cela m'arrangeait. J'aperçus mon sac à côté et l'attrapais rapidement. J'avais une lettre à écrire.

« Chère père,

Comment cela se passe-t-il à la maison ? Tout va bien ? Pour moi mon année se passe assez bien. En fait j'aurais quelques questions à te poser. Tu te souviens qu'il m'arrive d'avoir des sortes de « crises » ? Hier il m'en aie arrivé une nouvelle, sauf qu'elle était particulièrement bizarre. Mes crises pour t'expliquer me permettent de voir des choses qui se sont déjà passées. Sauf que celle-ci m'a mis en contact avec quelqu'un. Ce quelqu'un m'a affirmé être ma tante, et que mes crises venaient d'un héritage et que tu serais le seul à pouvoir me fournir des explications. Pourrais-tu m'expliquer toute cette histoire ? Car cela m'inquiète beaucoup.

Je t'embrasse fort toi et maman.

Arianne. »

Je pris rapidement mes affaires et sortis précipitamment de l'infirmerie, je devais aller au plus vite donné cette lettre à une des chouettes du château. Il n'y avait encore personne dans les couloirs, mais l'heure de se lever n'allait pas tarder. Je m'apprêtais à entrer dans la tour où était les chouettes quand une main me retient le bras. Je me retournais vivement, pour tomber sur Théodore.

« -Arianne ? Que fais-tu là ? Tu devrais être à l'infirmerie après ce qui s'est passé hier.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? En fait, je veux pas savoir, je dois envoyer cette lettre, c'est très urgent. »

Il acquiesça mais me suivit quand même, je pense qu'il attendait des explications. Une fois en haut, j'attachais ma lettre à une des chouette et la laissa partir. Je ressortis et vis que Théo m'attendait toujours. Il me regardait avec une lueur d'inquiétude dans les yeux.

« -Je vais bien, vraiment, dis-je pour le rassurer.

-Que s'est-il passé ? Hier tu disais des choses qui n'avait aucun sens puis tu t'es effondrée et tu as commencé à convulser.

-Ah bon ? Répondis-je surprise. Je baissais la tête un peu sous le choc. Mais des doigts vinrent se mettre sous mon menton pour me la relever.

-Arianne, dis moi ce qui s'est passé.

-Ma crise était différente, je n'ai pas vu le passé ou futur ou quoi que se soit d'autre. C'était un grand vide dans ma tête mais j'entendais une voix, ou plutôt je parlais avec elle. Cette voix m'a dit qu'elle était ma tante et que mes crises étaient un héritage du côté de mon père. Sauf que mon père est un moldu donc je ne comprends vraiment rien.

-C'est à lui que tu adressais cette lettre ? Pour avoir des explications ?

-Oui... »

Il hocha la tête puis il remit une de mes mèches derrière mon oreille. Ce geste me fit rougir. Je détournais la tête même si j'avais bien vu naître un petit sourire sur ses lèvres. En entendant de l'agitation en bas de la tour, on se décida à partir. Je retrouvais rapidement Ginny dans la grande salle qui me posa beaucoup de questions auquelles je répondis bien évidemment même si au fond de moi je n'avais aucune réponse qui pouvait me donner la vérité. La journée se passa vite. Mais lors du dernier cours avec McGonagall quelqu'un vint frapper à la porte. Je me retournais surprise de voir quelqu'un interrompre son cours, mais je le fus encore plus quand je vis que c'était Théodore. Que faisait-il là ?

« -Monsieur Nott, que faites-vous ici ?

-Le professeur Dumbledor m'a envoyé chercher mademoiselle Arianne.

-Cela ne peut pas attendre la fin du cours ?

-Non, le professeur m'a spécifié que cela était urgent. »

Hein ? Qu'est-ce qui se passait ? Le professeur me fit signe de prendre mes affaires, Ginny m'aida à les rassembler tout en me lançant un regard d'inquiétude. Mais je ne savais pas quoi lui dire pour la rassurer. Je pris donc la direction de la sortie, une fois dehors je jetais un regard à Théodore, espérant qu'il me fournisse une explication.

« -Je suis désolé Arianne, mais je ne sais rien, il ne m'a rien dit.

-Pourquoi toi ?

-Car je suis préfet et que je me trouvais dans les couloirs à ce moment là. »

Je ne répondis pas, essayant de savoir pourquoi le directeur voulait me voir. On arriva bien vite devant la gargouille, Théodore annonça le mot de passe et me laissa seule ensuite pour monter. D'accord donc il ne pouvait pas m'accompagner, mais il me fit tout de même un signe me disant qu'il m'attendait. Je montais les escaliers, mais une fois en haut je me stoppais net.

«-Papa ? Demandais-je incrédule.

-Arianne, répondit-il en se tournant vers moi.

-Que fais-tu là ? Demandais-je tout en m'avançant vers lui. Je remarquais que le professeur Dumbledor était aussi présent.

-Quand j'ai reçu ta lettre, j'ai préféré contacter ton professeur et il m'a permis de venir te voir.

-Mais pourquoi ? Tu ne pouvais pas me répondre par courrier ?

-Non, cela aurait été trop compliqué et par rapport à ce que j'ai à te dire, il valait mieux que je te le dise en face.

-Tu m'inquiète.

-Assis-toi. »

Ce que je fis bien évidemment tout en l'observant. Il avait une posture et un air que je n'avais jamais lui chez lui, on aurait dit qu'il se sentait coupable de quelques choses.

« -Pour tout te dire je ne sais même pas par ou commencer. Je tiens d'abord à m'excuser pour ce que tu vas entendre et j'espère que tu me pardonneras.

-Papa...

-Je ne suis pas moldu, avoua-t-il en me coupant. Je ne répondis rien trop surprise. Je viens d'une famille de sorcier. Mais il s'avère que les sorcières de ma famille ont toujours eu un don, celui de voir le passé, présent ou même futur. Sauf que ce don est relié aux mangemorts et à tu sais qui. Ma famille a toujours aidé l'ordre, leur donnant ainsi des indices sur ce qui pouvait arriver. Mais un jour les mangemorts ont compris que quelques choses ne tournait pas rond, certains de leur plan était déjoué trop facilement, alors ils se sont renseignés et ont compris que ma mère avait des dons. Ils se sont donc mis à la chasser. Sauf que moi et ma sœur avons du fuir. A partir de ce moment là je n'ai plus jamais revu ta tante, car j'avais demandé à Dumbledor de mettre en veille mes pouvoirs, pour ainsi me faire passer pour un moldu aux yeux des sorciers. Par la suite j'ai rencontré ta mère puis tu es né. Mais je n'aurais jamais pensé que les crises dont tu m'avais parlé te faisait voir le passé. J'avais espéré que tu n'avais pas été touché par cet héritage. »

J'étais abasourdi par ce que je venais t'entendre. Alors tout ce que je croyais depuis mon enfance n'était que mensonge ?

« -Arianne ? Demanda-t-il inquiet.

-Je n'arrive pas à y croire, dis-je en redressant la tête pour le regarder dans les yeux. Si je comprends bien depuis ma naissance tu m'as menti ? Moi la fille qui a été traité de sang de bourbe par certain et en fait une fille de sang mêlé ? Et par dessus tout tant qu'il y aura des mangemorts je ne serais jamais libre. Oh ! Et je ne connaîtrais jamais ma tante, à part avec la conversation que j'ai eu hier avant sa mort ?

-Arianne, je suis vraiment désolé, mais c'était pour ta protection.

-je suis désolé mais là je peux pas. Je... »

Je me relevais d'un coup et partis en courant vers la sortie. Je ne pouvais pas continuer à avoir une discution avec lui, pas pour l'instant. Je pris donc la fuite, une fois en bas je ne m'arrêtais pas de courir, même si j'entendis Théodore m'appeler. Je ne savais même pas où j'allais, même si à un moment j'arrivais à me repérer et à comprendre que j'étais devant la salle sur demande. Une fois être passé devant trois fois j'y entrais pour m'effondrer directement au sol en pleure. Mais pas longtemps après je sentis deux bras qui vinrent me serrer contre un torse. Je m'accrochais à cette personne, que je reconnaissais bien évidemment à son parfum, et continua à pleurer. Après un moment je me calmais enfin et me redressais doucement. Je remarquais que l'on était dans une position assez bizarre, moi j'étais sur mes genoux et Théodore était venu se mettre sur mon côté. Je tournais donc ma tête vers lui. Il me regardait avec un air tendre. Il vient essuyer mes joues avec ses pouces, me faisant encore une fois rougir.

« -Ça va mieux ? Me demanda-t-il.

-Je... oui... désolé je ne voulais pas craquer comme ça.

-Ce n'est rien, ne t'en fais pas, mais qu'est-ce qui s'est passé dans la bureau de Dumbledor.

-Mon père était présent.

-Ton père ? Mais comment ?

-Il est venu me donner des réponses qui m'ont surprise. »

Puis je lui racontais tout ce que m'avait dit mon père. Au fur et à mesure de mon discours, je le voyais devenir de plus en plus en surpris.

« -Si je comprends bien tes crises ne s'arrêteront jamais ?

-J'en ai bien peur...

-Ça va aller, on trouvera une solution pour les calmer » me dit-il tout en me reprenant dans ses bras.

Je ne dis rien, je savourais son étreinte. Cela me faisait beaucoup de bien. Et je m'attachais de plus en plus à lui. Après un moment, je me détachais de lui car au final il allait bientôt être l'heure de manger. On se releva doucement. Une fois debout il me prit encore une fois dans ses bras, je répondis bien évidemment à son étreinte. Puis on se détacha l'un de l'autre, mais juste avant il me fit un baisé sur le front. Cela me retourna complètement. Une fois à la porte il me serra doucement la main puis il partit dans sa propre direction. Quand Ginny allait savoir tout ça, elle ne me croira pas.