Et voici le premier chapitre du mois de mars ! :) Je remercie encore mes bêtas pour leur super travail sur les chapitres, ainsi que vous tous, lecteurs qui me suivez assidûment Si on m'avait dit qu'un jour je ferai une fic qui dépasserait les 500 reviews, j'aurais ri à gorge déployée à cette blague ;)

Je constate aussi que, pour la plupart, vous êtes d'accord avec moi sur le fait que la longueur que je prends pour instaurer réellement la relation d'Harry avec les deux autres, et plus particulièrement Severus, est nécessaire. Et ça me fait très plaisir ! Parce que ça veut dire que j'ai assez bien exploité cet aspect et que je vous ai convaincu de sa nécessité.

RàR :

Babylon : Merci pour ce retour ! Oui, ça commence à bouger, et ça va continuer à bouger pendant les prochains chapitres. Et je trouve aussi que ça manque bien trop de réalisme quand une relation arrive déjà au pieu après deux pages d'histoire ;)

Guest : Ce n'est pas la première qu'on me dit cela, et je comprends votre frustration, à tous ceux qui m'en font la réflexion. Mais il faut comprendre que Draco n'est pas au centre de la relation. Comme je l'ai précisé dès le départ, la relation principale de cette histoire est le Severus/Harry. Mais sache qu'il y a tout de même des chapitres où Draco sera davantage présent (ce sera notamment le cas dans le chapitre 32 !)

marie : Tout à fait :) Merci pour ta review !

MidhriLuna : Merci beaucoup pour cette superbe review :)

MalyciaGildaM : Merci ! Voici la suite ;)

Drayy : Je trouve aussi ! Et je n'en ai pas terminé avec l'aspect mignon :p

Cynderel : Merci beaucoup ! Je suis contente que toutes ces petites choses te plaisent ! :) Et merci également pour tes encouragements.


Chapitre 29 : Blague en pause pour la nuit

Severus aurait cru qu'Harry se réveillerait dans la nuit à cause de la chaleur. Mais ce ne fut pas tout à fait le cas. Vers deux heures du matin, le garçon s'était redressé brusquement. Puis, il s'était débattu quelques instants avec le haut de son pyjama pour le retirer avant de revenir contre le vampire. Cette fois, il s'était totalement collé à lui et avait soupiré d'aise quand sa peau trop chaude était entrée en contact avec celle, bien plus froide, de son oreiller humain. Ou plutôt vampirique. Quoi qu'il en soit, il s'était rendormi instantanément, comme si ce moment n'avait été rien de plus qu'un rêve.

À six heures, le vampire réveilla doucement Draco d'une caresse dans les cheveux. Le blond ouvrit les yeux et ses prunelles d'un gris bleuté se posèrent sur le Gryffondor, toujours profondément endormi. Et, bien sûr, il remarqua l'absence de haut de pyjama.

— Il a finalement craqué, fit-il remarquer dans un chuchotement avec un sourire moqueur.

Puis, il baissa son regard. Le drap cachait leur corps à tous les trois jusqu'à la taille. Il se demanda alors si le brun avait aussi retiré le bas. Pris de curiosité, il tira la couverture d'un coup sec… et fut un peu déçu de constater que le pantalon de pyjama était toujours là. Néanmoins, il n'était guère étonné. Le Survivant avait certes réussi à le surprendre quelques fois, mais il était plutôt prévisible la plupart du temps.

Sous la fraîcheur ambiante soudaine, Harry râla faiblement et se pelotonna davantage contre son oreiller vivant – ou presque, diraient les mauvaises langues. Mais la peau était encore plus froide que l'air qui venait de s'abattre sur lui. Il ouvrit alors les yeux et rencontra deux orbes grises. Il fronça les sourcils. Il n'avait pas besoin de jeter un œil en bas pour comprendre que la couverture avait été retirée et deviner que c'était l'œuvre de Malfoy.

— J'espère que ce n'est pas ta manière de dire bonjour. Sinon, je retourne sur le canapé dès ce soir.

Un petit rire s'éleva de la gorge du blond avant qu'il ne réponde :

— J'étais juste curieux de savoir si tu avais aussi retiré le bas.

Le Gryffondor fronça à nouveau les sourcils. Comment ça, s'il avait aussi retiré le bas ? Mais il n'avait pas retiré le haut… En se redressant et en baissant les yeux, il constata que, effectivement, il manquait une pièce à son pyjama. Cette fois, ce fut vers Snape qu'il se tourna, légèrement suspicieux.

— J'espère que tu ne penses pas que c'est moi qui te l'ai enlevé. Je suis un Serpentard, mais je n'ai qu'une parole, tu le sais.

— J'avais encore mon haut en me couchant. Et je ne me suis pas réveillé…

— Ce n'est pas parce que tu ne t'en souviens pas que ce n'est pas arrivé.

Severus avait arqué un sourcil, le défiant de mettre plus en doute sa parole, alors qu'il avait eu plus d'une preuve qu'il était digne de confiance.

— Bon ! Il est temps que j'aille me préparer pour les cours, moi.

Sans demander son reste, le blond se leva sans aucune pudeur et fit le tour du lit pour se rendre dans la salle de bain. Il aimait bien taquiner son monde. Plus particulièrement un certain binoclard brun avec un éclair sur le front en guise de cicatrice. Mais il n'avait aucune envie de voir les deux autres se prendre le bec pour une histoire de haut de pyjama disparu.

Harry avait évidemment gardé son regard sur le maître des potions, ne voulant pas voir Malfoy nu – pas que la vue aurait été désagréable. Mais justement, pour une fois qu'il n'avait pas une trique matinale, il n'avait pas envie de prendre le risque de réveiller ses hormones d'adolescent déjà bien malmenées. Et il était hors de question de donner cette satisfaction aux deux Serpentards.

Quelques jours auparavant, il aurait continué d'argumenter, soutenant que c'était forcément quelqu'un d'autre que lui qui avait enlevé son haut. Mais pas aujourd'hui. Déjà parce que l'homme avait raison : il n'avait qu'une parole, et il ne lui avait jamais menti, surtout pas depuis qu'ils étaient liés – ou au moins en partie. Mais aussi parce qu'il n'était vraiment pas d'humeur à se disputer pour ça ce matin. Et puis, s'il était honnête, ça n'avait pas été désagréable. Alors, pourquoi en faire toute une histoire ?

Il secoua donc la tête avec un soupir avant de la reposer sur l'épaule. Il regardait maintenant le plafond, pensif. Il se doutait que Severus attendait qu'il parle, qu'il dise ce qu'il avait dans la tête. Il lui fallut deux bonnes minutes pour cela, où seuls les bruits que faisait Draco dans la salle de bain perçaient le silence.

— J'ai rêvé de ma mère.

— Ce n'était jamais arrivé ? demanda la vampire dont la voix laissait clairement percevoir l'étonnement.

— Bien sûr que si. Mais pas aussi… net. Oncle Vernon et tante Pétunia détestaient mes parents. Ils m'ont fait croire pendant dix ans qu'ils étaient morts dans un accident de voiture. C'est Hagrid qui m'a appris la vérité quand il est venu me chercher. Il n'y avait aucune photo d'eux nulle part. Quand je rêvais de mes parents, c'étaient toujours de vagues silhouettes.

Il fit une pause tandis que Draco sortait de la salle de bain. Celui-ci les regarda, surpris. Il s'était attendu à les trouver en pleine dispute. Il n'avait certes rien entendu depuis la pièce d'eau, mais il s'était dit que Severus avait peut-être lancé un sort d'isolation sonore ou un truc du genre. Il haussa finalement les épaules, désinvolte. Si Potter avait décidé de mettre de l'eau dans vin, c'était tant mieux. Plus tôt il se déciderait à fermer le lien, mieux l'héritier Malfoy se porterait. Même si la perspective ne l'enchantait guère, il en avait plus qu'assez que toute l'attention de son vampire soit focalisée pratiquement en permanence sur Saint Potter.

Une fois la porte de l'appartement fermée, Harry reprit :

— La première fois que j'ai vu mes parents, c'était dans le miroir du Riséd, en première année. Puis, avant les vacances d'été, Hagrid m'a offert un album photos rempli de clichés de mes parents. Je les ai aussi revus quand Cédric est mort et qu'un lien s'est créé entre ma baguette et celle de Voldemort. Mais, malgré tout ça, quand je rêve de mes parents, leurs visages sont toujours plus ou moins flous. Sauf cette nuit.

Il se redressa à nouveau et se tourna vers le vampire.

— Merci encore de m'avoir montré tes souvenirs.

Severus ne répondit rien et laissa le jeune homme s'enfermer dans la salle de bain pour l'heure qui suivit. Que pouvait-il répondre à tout cela, de toute façon ? Il ne voulait pas lui donner l'impression d'avoir pitié de lui. Surtout que ce n'était pas le cas.

Ils reprirent finalement leur routine de la semaine précédente. Vers dix heures, ils sortirent dans le parc et s'installèrent sous leur arbre habituel. Harry était resté pensif depuis le réveil. Mais Snape avait préféré ne poser aucune question. Il voyait le jeune homme s'ouvrir à lui peu à peu. Et il craignait de le brusquer et qu'il se braque s'il tentait d'accélérer les choses, même un peu. Alors, il attendit et le laissa venir à lui, se confiant de lui-même, comme il l'avait fait un peu plus tôt.

Ce fut après une dizaine de minutes que le Gryffondor desserra enfin la mâchoire.

— Il y a une chose que je ne comprends pas.

— Laquelle ? demanda Severus pour l'encourager.

— Pourquoi je n'ai pas fait ce rêve avant ? Cela fait presque une semaine que tu m'as montré tes souvenirs. N'aurait-il pas été plus logique que je rêve de ma mère le soir même ?

— Peut-être as-tu rêvé d'elle, mais tu ne t'en souviens pas.

— Aucun risque… Je me souviens très bien de mes rêves, et ils ne concernaient définitivement pas ma mère, répondit le plus jeune avec une petite grimace.

— De quoi parlaient-ils ?

Bien sûr, Severus se doutait parfaitement du genre de rêve que faisait son calice dernièrement. Et il avait une idée de la réponse à sa question. Mais avant de lui en faire part, il voulait être sûr de ne pas avoir fait de mauvaises suppositions.

Comme il s'y attendait, Harry avait tourné sa tête du côté opposé, sans doute pour cacher la rougeur de ses joues. Même s'il savait que c'était inutile, le Gryffondor semblait avoir besoin de se terrer quand même dans une pseudo intimité. Et Severus ne voyait pas l'intérêt de lui enlever cela. Si ça lui permettait d'avoir ensuite le courage de faire un pas en avant, pourquoi pas après tout ?

— De toi, finit par répondre le Gryffondor après quelques minutes de silence.

— Sois plus précis.

— Tu sais très bien ce que je veux dire. Ne m'oblige pas à le dire.

L'ancien Mangemort soupira. Ce n'était pas encore tout à fait gagné.

— Très bien. Donc, tu fais des rêves érotiques. Sur moi.

— Pourquoi faut-il toujours que tu dises tout à voix haute ? bougonna le survivant.

— Pourquoi disais-tu toujours "Voldemort" au lieu de "Tu-Sais-Qui", comme tout le monde ?

"Parce que je n'avais pas peur de lui", pensa-t-il. D'accord, touché.

— Pour en revenir à ta question, reprit le plus âgé, si tu te souviens bien, Miss Granger avait mentionné les rêves érotiques dans ses explications. Ça parlait d'appel du sang. Je pense que dormir avec moi a apaisé un peu cet appel et a permis à ton inconscient de rêver d'autre chose.

Le silence s'installa de nouveau entre eux. Puis, après quelques minutes, Harry tendit son bras. Mais la réaction du vampire ne fut pas celle qu'il attendait.

— Non, pas aujourd'hui.

Comment ça, pas aujourd'hui ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Pourquoi ne voulait-il plus de son sang ? Le calice commençait à paniquer. Peut-être que son sang n'était pas si bon que ça, finalement. Peut-être que l'homme s'était lassé d'attendre. Après tout, il avait déjà Draco. Perdre son deuxième calice ne devait pas être si terrible dans ces conditions. Qu'allait-il devenir alors ? Il allait finir ses jours, fou, à Sainte-Mangouste ?

— Détends-toi, fit la voix grave de Severus, claquant comme un ordre.

Harry se tourna vers lui et plongea ses yeux verts dans les deux lacs de sang qui lui faisaient face. Tout à coup, la tension qui s'était installée dans ses muscles s'envola. Il soupira, n'ayant pas eu conscience d'avoir retenu son souffle.

Une fois sûr que son calice n'allait pas repartir dans une crise d'angoisse, Snape reprit :

— Je me suis mal exprimé. Ce que je voulais dire, c'est que je ne veux pas te mordre au poignet aujourd'hui. J'aimerais le faire ailleurs.

— On était d'accord pour que ce ne soit pas au cou…

— Le cou et le poignet ne sont pas les seuls endroits où je peux te mordre. Je peux le faire presque n'importe où sur ton corps. Y compris à des endroits où tu n'aurais même pas idée.

Le Gryffondor rougit. Avait-il bien compris le sous-entendu ? Ou s'imaginait-il des choses ?

"Tu n'imagines rien ! Il vient bel et bien de te dire qu'un vampire peut mordre dans une queue !", fit la voix de Serpentard dans sa tête. "Je serais curieux de connaître l'effet que ça fait. Le plaisir en est sûrement décuplé ! En plus, on sait tous les deux que Snape est doué pour les fellations. Tu te souviens comment Malfoy gémissait sous les caresses de sa langue et de ses lèvres ?"

Severus releva un sourcil, intrigué. Il n'avait pas eu l'impression d'avoir dit quoi que ce soit qui aurait pu justifier l'excitation soudaine qu'il percevait chez son calice.

— J'aimerais vraiment savoir ce que tu viens d'imaginer.

— Ce n'est pas moi, bougonna Harry en détournant le regard.

Malgré les explications disant que la voix dans sa tête était une simple manifestation de son inconscient, le plus jeune continuait à agir comme si c'était réellement Salazar Serpentard qui lui chuchotait des idées malsaines. Néanmoins, aborder le sujet braquait à coup sûr le jeune homme. Il avait tenté plusieurs fois d'en reparler après leur première conversation là-dessus. Mais Harry éludait généralement les questions qu'il lui posait. Ce dernier avait accepté de lui dire si la fréquence augmentait, mais il refusait toujours de répéter quoi que ce soit de ce que lui disait cette voix. Alors, l'ex-Mangemort n'insistait pas et allait dans son sens.

— Bien sûr. Que t'a dit Salazar, dans ce cas ?

— Rien d'intéressant, comme d'habitude. Et si on rentrait ?

Le survivant avait répondu précipitamment. Il se leva sans attendre de réponse et se dirigea vers le château.


Pour rappel, comme nous sommes le premier mercredi du mois, il n'y aura pas de nouveau chapitre la semaine prochaine. À la place, ce sera... Non, pas une fic Teen Wolf, on change un peu de fandom : une fic Supernatural. Et plus particulièrement une Samifer ;)

Ceci dit, je me dois de vous prévenir, quand même. Le chapitre 30 sera donc posté le 16 mars. Vous devez savoir que ce chapitre est à ce jour mon préféré de la fic. Et aussi le plus sadique. Mes bêtas m'ont hurlée dessus en lisant la fin. Donc, si vous n'aimez pas les fins sadiques (et celles que j'ai faites jusqu'ici ne sont vraiment rien à côté de la fin du 30), je vous conseille d'attendre le 23 mars pour lire les chapitres 30 et 31 à la suite :)

J'en profite aussi pour vous dire que je continue l'aventure de l'Académie ! La première élimination a eu lieu, et je suis encore parmi les participants :) Bon, en vrai, je n'ai aucun mérite, puisqu'une fille de mon équipe n'a rien rendu en janvier et s'est donc éliminée toute seule. Néanmoins, j'espère pouvoir bientôt vous annoncer une bonne nouvelle concernant ma nouvelle du mois de février ! N'hésitez donc pas à me suivre sur Facebook pour être au courant au plus tôt ;) (le lien de ma page est sur mon profil, sinon chercher Tatsu-chan)