Bonjour ! Voilà, donc je poste finalement (enfin) le deuxième chapitre de cette fanfic'. Trrrrrrrèèèèèèèèèèsssssssss longtemps après le premier. Toutes mes excuses pour cet impardonnable retard. J'espère que vous aurez quand même envie de lire la suite...

Bonne lecture !


Disclaimer : Les personnages appartiennent à Piette Bottero ( sauf Emiline )


Chapitre 2 : Dialogue révélateur

Au bout d'une semaine très agréable pour toute la troupe, les compagnons décidèrent qu'il était temps de reprendre leur chemin vers la Citadelle. Voyant qu'Emiline n'émettait aucune objection, Edwin lui demanda, d'un ton solennel :

- Désires-tu te joindre à nous ?

Ellana, qui avait entre temps retrouvé sa gaieté, retrouva un visage de glace à l'annonce de ces mots. Sa sœur s'en rendit compte et déclara :

- J'en serait profondément honorée, cependant je pense que cela incommoderait certaines personnes. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée.

Edwin était surpris qu'elle n'accepte pas leur offre mais n'en laissa rien paraître, comme à son habitude. Puis il remarqua le malaise de la marchombre. Son regard perçant alla d'Emiline à sa sœur, puis il déclara :

- Vous devez toutes deux nous révéler la raison de cette gêne qui n'aura échappé à personne. Ceci n'est pas une demande.

Il y eut un instant de silence qui parut durer une éternité. Soudain, un mot troubla ce silence de glace :

- Non.

Les deux sœurs avaient répondu en même temps, d'une même voix convaincante.

Après une hésitation, Ellana dit, les oreilles de toute l'assemblée, sauf peut-être celles du faël qui triturait une flèche entre ses doigts comme pour voir à quelle point elle était élastique :

- Il faut que nous ayons une discussion, lança-t-elle à Emiline.

Celle-ci acquiesça et elles se dirigèrent vers les arbres qui entouraient le groupe. Avant de disparaître, Ellana jeta un regard rassurant au maître s'armes.

Un instant plus tard, il lança un regard appuyé à Salim, qui comprit instantanément ce qu'il désirait. Il courut silencieusement à leur suite.


Salim suivit les deux sœurs longtemps. Elles marchaient côte à côte sans se parler, comme guidées par un fil invisible. Elles progressaient en ligne droite, sans but apparent.

Elles ne s'arrêtèrent que lorsqu'elles furent sorties de la forêt. Salim, quant à lui, ne pouvait en sortir sans risquer d'être repéré. Il y resta donc et grimpa à l'arbre qui se trouvait à côté de lui de sorte que, de son poste, il puisse voir et entendre Ellana et Emiline.

C'est celle-ci qui rompit le silence.

- Alors, que va tu faire, grande sœur ?

Devant l'absence de réponse, elle continua, le ton moqueur :

- M'arrêter ?

La marchombre ne répondit pas, gardant pour seule arme son silence. Tranchant comme une lame.

- Tu sais bien que c'est impossible, Ellana, je suis trop rapide.

Cette affirmation interloqua Salim : Ellana était tellement rapide ! Se pourrait-il que sa sœur le soit encore plus ?

Comme si elle y avait été invitée, la marchombre s'élança et Salim ne pu plus percevoir les gestes des deux jeunes femmes. Ellana était arrivée si vite derrière sa sœur qu'une réaction semblait impossible. Mais Emiline, dès quelle sentit les doigts de sa sœur sur sa bouche, donna un grand coup de coude vers l'arrière. Si vite, qu'Ellana ne put réagir et se retrouva sur le sol, menacée par le poignard qui été apparu comme par magie dans les doigts de sa sœur.

Mais Emiline range son poignard derrière sa longue cape. Elle tendit la main à Ellana pour qu'elle puisse se relever. Celle-ci l'accepta et se redressa, une mine effarée sur son visage.

- Tu as progressé, affirma Ellana, la mine grave. Puis, relevant la tête, elle demanda : C'est eux qui te l'ont appris ?

- Non. L'expérience. Et toi, comment vas-tu faire ?

- Je ne sais pas. C'est mon devoir de t'arrêter. Mais ils ne savent pas que tu es toujours vivante, alors la seule chose que je puisse faire c'est ne pas le leur révéler. Les Marchombres accordent beaucoup d'importance à la justice et la vengeance. Surtout pour un crime de ce type.

Ellana marqua une pause, puis continua :

- Mais Emiline, pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi m'as tu espionnée ?

A ces mots, sa sœur sembla être gênée.

- J'étais jalouse, répondit-elle. Très jalouse, comme tu ne peux pas l'imaginer. Je ne comprenais pas pourquoi Jilano et Sayanel t'avaient choisie et pas moi. J'avais pourtant participé à l'expédition aussi, j'avais tout fait comme toi. Mais c'est toi qu'il est venu chercher. Alors, j'ai regardé ton entraînement et je te copiais tout le temps. Au début, j'échouais lamentablement. Puis, mes efforts ont payé : j'ai réussi. Et je ne pouvais plus m'arrêter. J'avais l'impression d'être sur la voie. Comme toi. Je sais maintenant que je me trompais.

Ellana avait écouté silencieusement, impassible. Mais elle avait remarqué la presque imperceptible ironie dans la voix de sa sœur.

- Pourras-tu me pardonner ? reprit Emiline.

Sans expérience, tout le monde aurait cru à sa sincérité. Mais pas Ellana. Elle percevait très bien la moquerie dans le sourire narquois...

Cependant, elle décida de jouer son jeu.

- Je ne sais pas.

L'autre la fixait attentivement. Ellana continua, sincère, comme toujours.

- Mais tu sais, si tu ne l'avais pas fait, peut-être qu'ils te l'auraient aussi proposé...

- Non, la coupa sèchement Emiline. Tu le sais aussi bien que moi. Et j'étais seule. Tu m'avais abandonnée !

Elle avait crié le dernier mot. Perdant toute once d'ironie et de sang froid, des flammes de colère dansant dans ses yeux verts.

L'accusation avait transpercé l'air. Elles laissèrent le silence les envahir.

Salim frissonna.

Le silence.

Longtemps.

Une éternité.

Quand soudain, Emiline dit :

A suivre...


Je suis désolée pour cette horrible fin qui ne dit rien.

Rassurez-vous (si vous avez envie de savoir la suite, ben quoi on peut toujours rêver !) la suite arrive normalement assez vite. Il faut juste la recopier, la corriger et la poster. Ca devrait aller.^^ Vous l'aurez peut-être même avant les vacances... mais je ne promets rien ! rien du tout

En tous cas, merci beaucoup d'avoir lu et à bientôt !