Le précédent chapitre a apparemment beaucoup plu ! Du coup, j'imagine que celui-ci va également avoir beaucoup de succès ;) Surtout pour les fan de Draco, comme je le disais la semaine dernière !

RàR :

Drayy : Tant mieux ! Parce qu'il paraît que je n'en ai pas fini avec les fins sadiques XD Merci en tout cas pour ta review :)

Potterhead : La voici ! Et elle devrait te plaire aussi, du coup ;)


Chapitre 32 : Quelques compromis dans cette blague

Pour la première fois depuis des jours, la voix de Salazar Serpentard ne se manifesta pas pendant la douche du Gryffondor. Snape lui avait dit que, pour limiter les effets secondaires, il devait éviter la frustration. Mais Harry avait remarqué que c'était bien plus efficace quand le vampire était de la partie. Il avait alors l'impression que tout ce bordel se mettait en pause pour plusieurs heures. Et c'était franchement reposant.

Le reste de la journée se déroula selon leur routine habituelle : ils prirent l'air dans la matinée, Harry mangea, Severus but un peu de son sang – au poignet – et ils travaillèrent chacun de leur côté pendant la plus grande partie de l'après-midi. D'ailleurs, le maître des potions était présentement en train d'examiner avec une grande attention les ingrédients qu'il avait reçus plus tôt, rouspétant parfois sur la qualité douteuse de certaines plantes.

Quand le soir arriva et que Draco rentra, les deux Serpentards s'isolèrent à la demande du plus âgé. Harry s'attendait à entendre rapidement des bruits suspects. Mais, étrangement, rien ne vint. Et seulement dix minutes plus tard, ils sortirent de la chambre. Le blond vint s'installer sur le canapé, près de lui, de côté, une jambe pendant dans le vide, l'autre pliée en-dessous, et un bras accoudé au dossier. Il fixa le Gryffondor et attendit d'avoir toute son attention. Ce qui arriva très vite. Il détestait quand Draco le fixait ainsi, et ils le savaient tous les deux.

— Quoi ? demanda-t-il légèrement sur la défensive.

Chaque fois qu'une de leur conversation – si on pouvait vraiment appeler ça ainsi – débutait de cette manière, Harry regrettait immanquablement d'avoir cédé au regard insistant.

— J'ai envie de t'embrasser à pleine bouche, jusqu'à ce que tu sois encore plus essoufflé qu'après un match de Quidditch.

Si les yeux du brun avaient pu sortir de leurs orbites, nul doute qu'ils seraient actuellement au sol, tant il venait d'écarquiller les yeux sous la surprise de cette tirade. Qu'est-ce que c'était que ça ? Il était habitué à ce que Draco tente de flirter avec lui. Il n'était pas rare, même, que Malfoy lui vole un baiser par surprise. Mais ça ? Ce n'était encore jamais arrivé.

— Tu étais censé lui demander, Draco, intervint la voix de leur professeur, légèrement désapprobatrice.

— Un Malfoy ne demande pas. Il prend. Et, poursuivit le blond en se concentrant à nouveau sur Harry, même si je suis d'accord d'attendre l'autorisation pour faire quelque chose de plus ou moins sexuel, je ne suis pas très patient. Tes dix secondes de réflexion sont passées, Potty.

D'une main sur la nuque d'Harry, il l'attira à lui et fit exactement ce qu'il avait énoncé : il l'embrassa à pleine bouche, explorant intégralement sa cavité buccale de sa langue, et ne le relâcha que lorsqu'ils furent tous les deux à bout de souffle. Si le Gryffondor n'avait pas protesté, il n'avait pas non plus vraiment participé. Et surtout, il était toujours aussi surpris.

— Finalement, cette façon de faire pourrait être amusante. Surtout si tu ne réagis pas…

Un sourire malicieux s'étira sur les lèvres de Draco avant qu'il ne reprenne :

— Harry, je vais glisser ma main dans ton pantalon et te masturber jusqu'à ce que tu me supplies de te faire jouir.

— Quoi ?!

À nouveau, Harry était sidéré par les paroles de l'autre calice.

— Plus que sept secondes...

— Sept secondes ?

— Quatre. Trois. Deux...

— Non !

— J'aurais cru qu'en sortant un truc qui te choque, tu n'aurais pas réagi assez vite, encore une fois. Et c'était pas loin… Tant pis, j'aurais au moins essayé.

Le vampire était resté silencieux pendant tout l'échange. Mais si Harry l'avait regardé à cet instant, il aurait pu constater l'amusement qui avait pris place sur ses traits.

La semaine passa rapidement jusqu'au samedi. La plupart des élèves de Poudlard étaient partis à Pré-au-Lard. Le lendemain aurait lieu le traditionnel repas d'Halloween. Mais, pour la première fois, Harry ne pourrait pas y assister. "Tu n'as qu'à fermer le lien !" avait insidieusement susurré la petite voix dans sa tête. Ce qu'il n'avait absolument pas l'intention de faire. Oui, il acceptait de plus en plus facilement que le maître des potions le touche, mais ça s'arrêtait là. Il n'était vraiment pas prêt à lui rendre ses attentions, et encore moins à aller plus loin.

Il était déjà deux heures de l'après-midi lorsque Severus annonça avoir besoin de créer un nouveau stock de potions. Au début, il avait demandé à Harry de le suivre dans son laboratoire. Mais celui-ci n'avait pas été très enchanté par l'idée.

— Je vais te gêner… On sait tous que je ne suis pas fait pour les potions. Si tu ne veux pas les rater, ne m'emmène pas avec toi.

— À t'entendre, on croirait que je tente de t'emmener à Azkaban. Si je te concède que tu n'es pas fait pour les potions, il est néanmoins hors de question que je te laisse ici tout seul. Tes amis Granger et Weasley sont de sortie, Lupin a été réquisitionné pour les préparatifs de demain, Black est rentré chez lui la semaine dernière et Dumbledore est en visite au Ministère. Alors, tu n'as pas le choix.

Le Gryffondor tourna son regard sur l'héritier Malfoy. Le blond n'avait pas pris part à la sortie, disant qu'il pouvait obtenir tout ce qu'il voulait, quand il le voulait, et qu'il n'avait donc pas besoin de perdre son temps là-bas.

— Je peux rester ici avec Draco.

Les deux Serpentards le regardèrent avec étonnement. Depuis l'incident dans les premiers jours qui avaient suivis la première morsure, Harry avait tout fait pour ne plus se retrouver seul avec l'autre calice. Bien sûr, on pouvait dire qu'ils étaient seuls quand Severus prenait sa douche, et qu'ils n'étaient donc que tous les deux dans le salon. Mais, justement, le vampire n'était qu'à deux portes de distance et cela ne durait jamais plus d'un quart d'heure. Là, ce serait pour plusieurs heures – probablement le reste de l'après-midi, en fait – et il faudrait quelques minutes au plus âgé pour parcourir la distance qui allait le séparer de ses calices. Même avec sa vitesse surhumaine.

— Je n'y vois pas d'inconvénient, finit par répondre l'ancien Mangemort. Si tu es sûr de pouvoir supporter que je me trouve à plusieurs centaines de mètres de distance.

— Je suis flatté que tu te rendes compte que ma compagnie est plus agréable que celle des chaudrons, fit Draco. Mais je n'ai pas décliné la sortie à Pré-au-Lard pour faire du baby-sitting. À moins que…

Harry retint son souffle. Qu'allait donc demander ce sale petit serpent vicieux en échange de cette demande pour rester dans l'appartement ? Il craignait le pire.

— À moins que tu ne me retournes la faveur quand je te le demanderai.

— Euh… Ça dépend la faveur, hésita le brun.

— Je n'y ai pas encore réfléchi. Tu vas devoir accepter à l'aveugle.

Le sourire de Malfoy s'agrandit malicieusement.

— Montre donc que tu es un vrai Gryffondor, Potty.

— Arrête de m'appeler comme ça… Dracky !

Le blond regarda le Survivant, effaré, avant d'éclater de rire.

— Dracky ? Personne n'avait jamais osé me donner un surnom, surtout pas aussi ridicule.

— Si vous avez terminé vos enfantillages, j'ai du boulot, intervint la voix du professeur de potions.

— Vas-y, c'est bon. Je prendrai garde à ce qu'il ne se noie pas dans son verre de jus de citrouille.

Un instant, Harry se demanda s'il avait eu une bonne idée de vouloir rester seul avec Draco. Il craignait que celui-ci ne se mette en tête de lui pourrir l'après-midi, comme une vengeance, pour l'obliger à finalement rester enfermé dans l'appartement du directeur des Serpentards. Certes, ils s'entendaient bien mieux qu'au début. Leurs altercations ressemblaient davantage aux chamailleries d'une fratrie qu'à de véritables guerres verbales – voire pire –, comme c'était le cas au début. Parfois, Harry se surprenait même à apprécier la répartie du blond. Mais, malgré tout ça, Draco restait un Serpentard et un Malfoy. C'était là un point à ne pas négliger. Pourtant, il se montra étonnamment sage. Ils firent même leur devoir de défense contre les forces du mal ensemble.

Vers quinze heures, Harry bailla. Bâillement qui fut contagieux puisque l'autre l'imita. Ils se regardèrent quelques instants avant que Draco prenne l'initiative. Attrapant le bras du brun, il se leva et se dirigea dans la chambre en le tirant avec lui.

— Euh… Attends, tu fais quoi, là ? demanda le Survivant avec une petite pointe de panique.

— Oh, c'est bon ! Détends-toi un peu. Je ne vais pas profiter de l'absence de Severus pour te sauter dessus et te baiser sauvagement.

Arrivés au bord du lit, le blond s'arrêta et se retourna pour faire face au Gryffondor.

— T'es fatigué, je le suis aussi. Ce que je te propose, c'est juste une sieste.

Il ponctua ses paroles en retirant son pull, puis son pantalon. Durant ce cours laps de temps, Harry ne put s'empêcher de détailler rapidement le corps devant lui. Notamment le roulement des muscles visibles sous la peau du ventre, lorsque les bras se levèrent pour enlever le haut. Mais il se reprit vite quand la voix de Malfoy s'éleva à nouveau.

— On va faire un compromis : pour une fois, je ne dors pas nu. En échange, tu te mets aussi en sous-vêtements.

— Pourquoi devrais-je me déshabiller ?

— Parce que j'aime dormir collé à quelqu'un, peau contre peau. C'est plus agréable. Et, avant que tu ne protestes, n'oublie pas que je fais l'effort de garder ça.

Le Serpentard pointa son boxer qui était toujours sur ses hanches.

— Tu préfères que je l'enlève ?

— Non, c'est bon…

De mauvaise grâce, le brun retira à son tour ses vêtements et suivit l'autre calice entre les couvertures. Il n'était pas habitué à dormir uniquement avec Draco. Même s'il était réellement fatigué, sentir le blond collé à son dos ne l'aidait pas. Pourtant, Severus l'avait pris plusieurs fois ainsi dans ses bras. Mais, là, c'était différent.

"C'est juste que tu n'es pas encore assez fatigué ! Une petite séance de sexe réglerait le problème, tu sais ?"

"Merci pour le conseil, mais non merci."

Mais c'était déjà trop tard : les paroles de Salazar avaient déjà fait leur petit bonhomme de chemin dans son imagination, et son membre n'avait visiblement aucune envie de dormir, lui. Mal à l'aise, il gigota pour tenter de trouver une position où il se sentirait mieux. Ce qui n'était pas vraiment évident avec un bras autour de ses épaules et un autre autour de son ventre.

— Harry, si tu n'arrêtes pas de bouger, ne viens pas te plaindre ensuite de sentir quelque chose contre tes fesses. Et je ne parle pas de ma baguette magique, évidemment. Pas celle en bois, en tout cas.

— T'as qu'à pas me coller comme ça, bougonna-t-il, se figeant néanmoins.

— Tu étais d'accord avec ça y a même pas deux minutes. C'est même pour ça que j'ai gardé mon boxer, tu te souviens ?

— Eh bien, j'ai changé d'avis.

— Pourquoi ?

Harry ne répondit pas. Mais Draco sembla comprendre. Avant même qu'il ne puisse réagir, le blond avait déjà posé une main sur son érection, qu'il s'empressa de repousser.

— Je vois. Tu sais, je ne vais pas forcément te sauter dessus parce que tu bandes. Cela dit, c'est plutôt flatteur pour moi.

Malfoy le força à se tourner sur le dos d'une pression sur l'épaule et se mit au-dessus de lui pour s'assurer qu'il ne se déroberait pas à son regard.

— Qu'est-ce que tu fais ?

— Tu te souviens, tu me dois une faveur.

— Quoi ? Je ne vais pas coucher avec toi parce que t'as accepté de rester ici avec moi, répondit-il, choqué.

— Mais non, pauvre idiot. J'aime le sexe, mais je ne suis pas aussi obsédé que vous semblez tous le penser. Tout ce que je te demande, c'est de considérer ma proposition : à l'évidence, nous avons tous les deux les hormones en ébullition. Donc, que dirais-tu de se faire plaisir mutuellement avant de faire la sieste ? Je sais que tu le fais parfois avec Severus. Et ça nous aidera à nous endormir plus vite, en plus.

— Je n'ai jamais touché Severus… Et ta proposition est censée me persuader que tu n'es pas un obsédé ?

Draco se mit à rire avant de répondre.

— D'accord, je te le concède, ça reste en partie du sexe. Mais c'est très soft, non ? Si tu es capable de laisser Severus te tripoter, tu peux bien me laisser faire de même.

Il leur fallut quelques minutes supplémentaires à débattre, quelques baisers volés par le blond, des paroles salaces de la petite voix dans sa tête et une "main au panier", pour qu'Harry cède finalement. Draco avait décidé de lui montrer que c'était plus sympa, le plaisir à deux, en les masturbant en même temps, dans ses mains formant une seule poigne. Il était assis sur le haut des cuisses du deuxième calice, leurs sous-vêtements suffisamment descendus pour révéler leurs virilités parfaitement réveillées.

En moins de dix minutes, les deux adolescents se libérèrent. À cet instant, dans un élan instinctif, le Gryffondor attrapa l'héritier Malfoy par la nuque et l'embrassa, avalant ainsi chacun les gémissements de l'autre.

Suite à cela, le sommeil les accueillit très rapidement.


J'espère que vous avez bien profité de ces instants hot ! Parce que, à partir de la semaine prochaine... Nous passons aux choses sérieuses ! :D (Je pense que certains vont s'attendre aux mauvaises choses avec cette phrase mdr)

J'en profite pour vous donner une petite nouvelle sympathique à propos de ma participation à l'Académie de l'Imaginaire : ma nouvelle du mois de février a été sélectionnée pour être publiée sur le site Phénix Web ! :D Voici le lien : www*phenixweb*info/La-laisser-partir-par-Cathy-Bardy (remplacer les étoiles par des points) Sinon, j'ai mis le lien cliquable sur mon profil :)
Vous avez donc maintenant la preuve que j'y travaille sérieusement et que ce n'est pas juste pour vous embêter que je prends du retard sur cette fic ;)