Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de le voir, le premier avril j'ai posté un poisson d'avril disant que j'arrêtais d'écrire la fic. Ce n'est évidemment pas le cas :) J'aime cette fic, j'ai toujours plein d'idées, et je compte bien la mener jusqu'au bout. Ceci dit, je dois me rendre aussi à l'évidence : l'Académie me prend énormément de temps et une dizaine de jours par mois pour écrire les chapitres du mois suivant, ce n'est clairement pas assez. Pour preuve, à l'heure actuelle, je n'ai pas encore terminé le chapitre 35 qui doit paraître le dernier mercredi de ce mois. C'est pourquoi (et ceux qui me suivent sur FB sont déjà au courant) j'ai l'intention de prendre un mois complet de "vacances" sur cette fic en mai. Il n'y aura donc aucune publication de "Quand la vie fait des blagues drôles" pendant tout le mois de mai. Néanmoins, j'ai encore des mini fics en réserve, que je posterai donc chaque semaine, comme d'habitude (sauf la semaine du 18 mai, parce que je n'en aurai vraiment pas la possibilité, mais je vous en reparlerai). J'espère donc que ce temps supplémentaire me permettra de reprendre un peu d'avance.

Une fois n'est pas coutume, les guest auront leur RàR avant les autres. Pour ne pas trop vous faire attendre, je poste le chapitre avant de répondre aux reviews ;)

RàR :

yumi-elfeuw : Je te réponds à nouveau ici, parce que c'est plus simple, du coup :p Oui, ça fait des étincelles avec Draco. C'est que le courant passe bien, huhu :3

Drayy : Pas sûr ;)

Matsuyama : Peut-être y a-t-il quelque chose que j'ai mal exprimé, mais le consentement est bel et bien là. Pour rappel, Draco et Severus ne font rien si Harry ne dit pas clairement "oui".


Chapitre 33 : Pouf ! Envolée, la blague

Harry ne savait pas si cela faisait seulement quelques minutes ou plusieurs heures qu'il s'était endormi avec Draco. Il n'avait malheureusement aucun moyen de le savoir. Le monde sorcier, c'était chouette. Sauf quand on avait réquisitionné ta baguette. Mais, à vrai dire, il n'en avait absolument rien à faire. Là, tout de suite, une seule pensée traversait son esprit : Severus était loin. Trop loin. Et il avait l'impression qu'il allait faire une crise de panique d'un instant à l'autre. Il avait beau être conscient que tout ceci était dû uniquement au lien et qu'il n'avait aucune réelle raison de s'inquiéter, c'était plus fort que lui.

Alors, prenant garde à se détacher le plus doucement possible du blond pour éviter de le réveiller, il se leva, prit ses vêtements et sortit de la chambre. Il se rendit à peine compte qu'il tremblait de froid. Il se rhabilla rapidement en allant jusqu'à la porte de l'appartement. Il savait à peu près où se trouvait le laboratoire de Severus. Il avait seulement quelques couloirs à traverser. Il devait absolument le voir.

Se mettant presque à courir après être sorti et se souciant bien peu d'être vu par quiconque, il se dirigea vers l'étage supérieur, lui permettant de se rendre ensuite dans une autre partie des cachots. Arrivé au rez-de-chaussée, il eu un doute : était-ce à droite ou à gauche ? Il ne parvenait plus à se concentrer suffisamment pour retrouver son chemin. N'ayant pas vraiment le temps de tergiverser, il se dirigea, totalement au hasard, sur la droite, en croisant les doigts pour que ce soit le bon côté.

Alors qu'il espérait être bientôt arrivé à destination, tout devint noir.

oOoOo

Cela faisait environ quatre heures que Severus refaisait son stock de potions. Il estimait en avoir encore pour une heure ou deux. L'une des potions demandait bien plus de temps de chauffe que les autres.

Bien entendu, il avait très bien senti, un peu plus d'une heure après s'être absenté, que ses deux calices avaient pris un peu de plaisir. Il aurait pu être jaloux, mais ce n'était pas le cas. Au contraire, même. Il eut un petit sourire en se disant que le Gryffondor se laissait aller de plus en plus. Il espérait que la fermeture du lien serait pour bientôt. Il avait beau faire mine que tout allait bien et que cette situation ne l'affectait pas vraiment, la vérité était toute autre : il lui était de plus en plus difficile de supporter tout cela. Tous ses instincts de vampire lui criaient de prendre Harry une bonne fois pour toute et de le faire sien entièrement.

Il allait ajouter une épine de porc-épic dans son chaudron quand il sentit une sensation de froid désagréable. Il devait s'activer un peu plus. Harry semblait commencer à subir les effets secondaires dus à son éloignement. Son corps lui disait qu'il avait froid par manque de la présence du vampire, comme si c'était ce dernier qui permettait au sang du calice de circuler convenablement.

Severus avait eu l'intention de finir au moins la potion en cours avant de retourner à l'appartement. Mais quelque chose n'allait pas. On aurait dit qu'Harry ne sentait plus rien physiquement. Et il n'y avait pas trente-six raisons à cela : l'inconscience ou la mort étaient les seules envisageables. Si cela avait été la mort, il l'aurait sentie. Alors, le Gryffondor était forcément inconscient. Mais qu'avait-il fait ? Draco semblait toujours aussi paisible. En fait, le maître des potions était certain que le blond dormait encore. Il espérait que ce soit seulement un malaise dû au froid.

Laissant tout en plan – mais prenant garde, tout de même, à ce qu'il n'y ait aucun risque d'explosion dans la pièce –, il sortit de son laboratoire et se dirigea le plus rapidement qu'il pût vers ses appartements. Arrivé à destination, il chercha Harry des yeux, mais ne le vit pas. Il alla donc dans la chambre où il découvrit son premier calice endormi. Mais aucune trace du second.

Après un tour complet des lieux, l'angoisse le submergea définitivement : le Survivant avait disparu. S'asseyant sur le lit, il réveilla l'endormi. Celui-ci ne mit pas longtemps à ouvrir les yeux et fronça les sourcils en voyant l'expression qu'arborait le vampire.

— Qu'y a-t-il ?

— Tu sais où est Harry ?

Il y eut un blanc de plusieurs secondes pendant lequel l'héritier Malfoy regarda à côté de lui, dans le lit, pour constater que le Gryffondor n'y était plus.

— Il n'est pas dans le salon ? tenta-t-il.

— Non. J'ai regardé partout, il est introuvable. Il s'est réveillé il y a environ un quart d'heure et il avait froid. Mais tout d'un coup, ça s'est arrêté. Je ne sens plus rien depuis.

— Tu crois qu'il… ?

Draco ne put terminer sa phrase à cause de l'horreur qu'elle impliquait.

— Non, il n'est pas mort. Je le saurais. Il est seulement inconscient. Mais j'ignore où. Il faut le retrouver au plus vite. Les effets du lien deviennent de plus en plus forts. S'il est seul en se réveillant…

Cette fois, ce fut Severus qui ne put finir sa phrase. Dire à voix haute que le garçon pourrait bien trouver le moyen de mettre fin à ses jours, parce qu'il avait été trop négligeant en le laissant seul trop longtemps, lui était impossible.

Snape se rendit directement dans le bureau de Dumbledore pour le contacter et lui demander de revenir au plus vite. Draco, quant à lui, alla chercher Rémus. Il lui expliqua brièvement la situation avant de se rendre chez le Directeur peu après. Le loup-garou arriva quelques minutes plus tard, accompagné de Ron et Hermione.

— Sérieusement ? demanda Draco. Il faut toujours qu'il y ait toute la clique ? Manque plus que Black…

— Il pourrait nous aider, objecta Lupin. Surtout que je sais de source sûre qu'Harry n'est plus dans l'enceinte de l'école.

— Et comment peux-tu en être aussi sûr, Lupin ?

— Ron, Hermione, montrez-leur la carte.

— Vous êtes sûr, Professeur ? Vous voulez vraiment montrer ça à Snape ?

— C'est "Professeur Snape" pour vous, Monsieur Weasley, le réprimanda ledit Professeur Snape.

— Il s'agit d'Harry, répondit le professeur de défense contre les forces du mal. Je suis sûr qu'il préférerait que Severus prenne connaissance de la carte si ça donne une chance de le retrouver.

De mauvaise grâce, Hermione sortit la carte des Maraudeurs de sa poche et Ron l'aida à la déplier sur la table à proximité. Tous se penchèrent au-dessus et Rémus pointa du doigt leurs traceurs dans le bureau de Dumbledore.

— Vous voyez, expliqua-t-il, cette carte permet de savoir où se trouvent toutes les personnes dans l'enceinte de l'école. J'ai déjà regardé chaque recoin, Harry n'est nulle part.

Snape dû se rendre à l'évidence, après avoir vérifié par lui-même que son deuxième calice n'était plus dans l'enceinte de l'école Et la réalité le frappa comme un coup de poignard en plein cœur : Harry avait été enlevé. Qui pourrait bien faire ça ? La réponse était très simple et toute trouvée. Il restait des Mangemorts en fuite, ça ne pouvait être que l'un d'eux, voire plusieurs d'entre eux. Mais comment avaient-ils fait pour entrer dans Poudlard ?

Ce fut à cet instant que Dumbledore sortit de la cheminée. Severus lui expliqua en détails ce qui était arrivé, passant évidemment sous silence l'instant de plaisir des deux calices avant de s'endormir. Quand il eut terminé, le directeur s'était déjà installé sur son fauteuil, les mains jointes devant lui, semblant en proie à une intense réflexion. Le silence, de plus en plus lourd, s'allongea encore pendant plusieurs minutes avant que le plus vieux ne prenne enfin la parole :

— Severus, je suis vraiment navré de vous dire cela... Mais nous devons demander l'aide du Ministère.

— Non ! s'écria Draco avant que quiconque ne puisse réagir. Si vous faites ça, ils finiront forcément par découvrir que Severus est un vampire. Ils le tueront !

— Et s'ils tuent le Professeur Snape, poursuivit Hermione, Harry mourra.

— Je mise là-dessus, justement. Le Ministère tient à son Sauveur. Ils feront tout pour le garder en vie. Y compris si cela implique de laisser en vie un vampire non déclaré, j'imagine.

— Ce ne sont que des suppositions, Albus. C'est trop dangereux, intervint à son tour Rémus.

Tous les regards convergèrent vers Severus, qui n'avait pas encore pris la parole pour dire ce qu'il pensait de cette idée.

— En effet, ce ne sont que des suppositions. Mais la principale est que le Ministère arrivera à savoir ce que je suis. Bien que ce soit un risque, rien ne nous oblige actuellement à leur faire part de mon état. Et c'est un risque que je suis parfaitement disposé à prendre pour retrouver Harry.

— Mais…

Draco eut à peine le temps de commencer à protester que des yeux rouges se tournèrent vers lui pour le fixer et lui faire ravaler ses paroles. Néanmoins, comprenant où était le problème, le vampire le prit par le bras et le tira à sa suite pour sortir du bureau en s'excusant brièvement. Une fois la porte refermée, et contre toute attente, il le prit dans ses bras.

— Draco, je sais que ça ne te plaît pas. Mais il faut retrouver Harry.

— Je sais, répondit le blond dans un murmure. Retrouver Harry n'est pas ce qui me dérange. C'est que tu mettes ta vie en danger. Surtout pour lui.

Severus relâcha son étreinte et prit son visage en coupe pour le regarder dans les yeux.

— J'aurais fait exactement la même chose pour toi. Tu es mon calice. Harry aussi. Tu dois t'y faire.

— Mais le lien n'est pas complet !

— Raison de plus pour prendre tous les risques pour le retrouver.

Sans lui laisser le temps de répondre, il l'embrassa en le serrant plus fort contre lui. Ce dont Draco avait besoin, ce n'était pas des arguments pour le convaincre que le vampire avait raison. Non, il avait besoin d'être rassuré.

Pendant ce temps, dans le bureau, Rémus tentait de convaincre le directeur d'attendre un peu avant de prévenir le Ministère.

— Nous pourrions faire appel à Sirius. Son animagus est un chien. Il a passé tellement de temps sous cette forme qu'il pourrait sans doute retrouver la trace d'Harry avec son flair.

— C'est une idée intéressante. Contactons-le pour lui demander de venir ici.

Lorsque Severus et Draco revinrent dans la pièce, Sirius était déjà là et Rémus venait de terminer de lui expliquer la situation. En les voyant entrer, l'ex-détenu perdit son calme et se jeta sur le vampire pour l'attraper par le col de sa chemise.

— Toi ! Tu devais le protéger ! Vous avez tous essayé de me convaincre qu'il était plus en sécurité en étant ton calice ! Et dire que tu m'avais menacé de me jeter en pâture aux strangulots et au calamar géant dans le lac… C'est peut-être moi qui devrais t'y jeter ?!

— Sirius, calme-toi. Ça ne sert à rien de…

— De quoi, Rémus ? Mon filleul a disparu ! Parce que ce crétin n'est pas foutu de jouer son rôle de vampire correctement !

— Fermez-la. Tous.

Alors que Rémus allait encore répliquer, il aperçut les yeux de Severus de nouveau rouges. Ce dernier se dégagea sans mal de la prise de Black et le toisa pour mieux lui répondre.

— Oui, j'ai été négligeant. Oui, j'ai laissé Harry seul avec Draco, alors que notre lien n'est pas encore complet, et je n'aurais pas dû. Oui, j'aurais dû revenir tout de suite quand j'ai senti qu'Harry s'était réveillé. Mais avant de me lapider pour mes erreurs quant à la protection d'Harry, tu devrais sans doute balayer devant ta porte, Black. Où étais-tu quand Voldemort tentait de le tuer toutes ces années ? Où étais-tu quand Harry faisait cauchemars sur cauchemars après la guerre, au point de transgresser la moitié du règlement de l'école pour se procurer de la potion de sommeil sans rêve ?

— Messieurs, ce n'est guère le moment de régler vos différends, intervint Dumbledore. Plus tard nous commencerons les recherches, plus la vie d'Harry sera en danger.

Cette simple constatation eut le don de calmer instantanément les deux hommes. Rémus fit alors part de son idée pour tenter de retrouver le Gryffondor disparu. Si Sirius était d'accord pour essayer, il y avait tout de même un petit problème.

— Je ne suis pas sûr l'odeur actuelle d'Harry. Je pense qu'il me faudrait un vêtement qu'il a porté récemment.

D'un commun accord, ils partirent tous pour l'appartement de Severus. Ce dernier fut le premier sur les lieux et repéra dans la chambre un pull qui était resté par terre.

"Stupide Gryffondor", pensa-t-il. "T'as froid et tu ne remets pas ton pull. Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi ?".

Il tendit le vêtement à l'animagus – déjà sous sa forme canine – et le laissa renifler un instant. Il ne put empêcher son nez de se froncer de dégoût. Harry était son calice. Personne n'avait le droit de respirer son odeur ainsi.

Sirius parvint sans difficulté à suivre une piste jusqu'au rez-de-chaussée. Puis, il tourna à droite en sentant que l'odeur allait plutôt par là-bas. Mais, au bout de quelques mètres, il se mit à tourner en rond, comme s'il cherchait quelque chose, et finit par s'arrêter. Il reprit sa forme humaine – Dieu merci, les animagus étaient capables de garder leurs vêtements – et se tourna vers le reste du groupe qui l'avait suivi.

— Ça s'arrête ici. Il n'y a plus rien à partir de là. C'est comme si… il s'était envolé !

— Mais on ne peut pas transplaner dans l'enceinte de l'école, n'est-ce pas, Professeur Dumbledore ? demanda Hermione.

— Non. En effet, Miss Granger. Néanmoins… Severus, y a-t-il un autre Mangemort que Tom Jedusor a transformé en vampire ?

— À ma connaissance, non. Mais l'hypothèse qu'un vampire ait enlevé Harry est intéressante. Cela expliquerait, en tout cas, que son odeur ne persiste pas plus loin. Un vampire peut atteindre une vitesse telle, que l'odeur d'un être humain l'accompagnant n'aurait pas le temps de laisser une trace dans l'air. Ce qui voudrait dire que, parmi les Mangemorts restants, au moins l'un d'eux a obtenu une confiance suffisante auprès de Voldemort pour qu'il le transforme aussi secrètement que moi.

— Dans ce cas, je suis sincèrement désolé, Severus. Mais nous devons prévenir le Ministère. Un Mangemort est dangereux. Un vampire Mangemort est bien pire.


Comme je vous l'avais dit, le mignon, c'est terminé pour un temps ;)

Merci encore de me suivre et de m'encourager ! Je vous aime, même quand je vous fais des blagues pas drôles :p

Je réponds aux reviews du chapitre précédent dans la journée ! :)

Edit : Je pensais qu'en supprimant les chapitres, ça supprimerait les reviews. Apparemment non... Vraiment désolée U_U Du coup, si vous voulez laisser un mot, vous êtes obligés de le faire en guest ou par MP. Ou comment ma blague pas drôle pour le poisson d'avril me revient en pleine tronche XD