Salut !

Non ! Rangez ces marteaux ! Je peux tout expliquer ! Bon, comme je vous avais dit dans le précédent chapitre, pendant les vacances, je suis partit dans un trou paumé où il y avait ni connexion, ni réseau, ni ordi. Donc c'était un peu la galère. Et quand je suis rentrée à Paris, j'ai recommencé à écrire mais avec la rentrée et tous ça, c'était la merde. Donc, maintenant que j'ai un peu de temps, je me suis mis à fond pour écrire ce chapitre 6. Et si je doit être honnête. Je ne sais pas trop quoi en penser. Dans le sens où, je suis satisfaite de mon travail, mais j'ai du l'écrire plus rapidement que les 5 précédents, qu'il y a sûrement des fautes et tout, mais surtout on apprend beaucoup de truc sur cette chose dans le corps de Yuuki.

J'espère vraiment que ça va vous plaire, vous êtes de plus en plus nombreux et ça me fait tellement plaisir, vous ne pouvez pas imaginer. Ce chapitre est un peu plus long que les autres. ( C'est pour me faire pardonner de mon retard ).

Disclaimer : OP et ses persos ne m'appartiennent pas, à part Yuuki, sa famille ( sauf Shanks ) et quelques perso secondaires qui apparaîtront.

Réponse au reviews :

Taylor :

Merci à toi de suivre si fidèlement les aventures de Yuuki depuis le commencement. Ça me fait chaud au cœur ! Dans ce chapitre j'ai essayé de décrire un maximum les émotions de Yuuki, mais c'était un peu galère. Mais si ce chapitre est un peu moins descriptif, le suivant sera beaucoup plus travaillé. donc j'espère que celui-ci te plaira quand même et que tu ne sera pas complètement larguée ( car les choses se compliquent ;)

Merci encore, ta review m'a fait extrêmement plaisir, et bonne lecture !

Je tiens aussi à remercier tous ceux qui me suivent, laissent des reviews, me mettent en favoris, ou même ceux qui lisent mon histoire juste pour passer le temps, le simple fait de consacrer un peu de votre journée à lire mes chapitres me fait vraiment chaud au cœur. Donc merci ! Merci infiniment et je ne peux que vous souhaiter une bonne lecture !

:)


Chapitre 6 : Inconnue familière

Mon cou est en bouillit. Littéralement. Je me retrouve incapable de faire le moindre geste. Me rappelant le violence des coups que j'ai subi, je prie pour que ma colonne vertébrale n'est pas été touchée. Il ne manquerait plus que je sois paralysée pour le restant de mes jours à cause d'un immonde porc. Rien que de penser à lui, un frisson de dégoût me traverse. Mais une image bien plus rassurante vient s'accaparer de mon esprit.

C'est ridicule. Je ne sais même pas si je dois le blâmer pour m'avoir kidnappé ou le remercier de m'avoir sauvé la vie à mainte reprise.

« Haaaaaaaa, rien que d'y penser ça me fout un mal de crâne.

Et puis je suis où là ? Pourquoi il fait tout noir ?» Je ne peux m'empêcher de me demander combien de fois je me suis posée cette question depuis ma fugue.

Un sentiment bien étrange que je n'avais jusqu'à maintenant jamais connu s'empare de mon être. Un mélange de peur, de mélancolie mais surtout de regret. Je n'aurai jamais pensé un jour envier mon ancienne vie au château, moi qui depuis petite rêve d'aventure. Heureusement – ou pas – je n'ai pas le temps de réfléchir plus longtemps à la situation, un cri venant m'interrompre dans mes pensées.

- STOOOOOOOOP !

Stop ? Je bug totalement, essayant de comprendre ce qu'il peut bien se passer. Mais une fois que les précédents événement me reviennent en mémoire, tout me semble beaucoup plus clair. C'est elle ! C'est la tarée qui à prit le contrôle de mon corps.

- Hey ! Un peu plus de respect jeune humaine ! Je ne suis pas tarée ! Je te signale que si tu es encore en vie, c'est grâce à moi. Et puis, de nous deux, qui est ce qui a plusieurs voix dans la tête ?

Je réfléchie quelques secondes à sa réponse avant de concevoir qu'elle n'a pas totalement tort.

-Pas faux.

Un détail capte quand même mon attention, et pas des moindre. Je reprends, la curiosité prenant le pas sur ma méfiance :

-Attends ! Tu peux lire dans mes pensées ?

La... jeune... demoiselle ? Bref la voix soupire visiblement excédée pas mon ignorance et me répond la voix tintée d'un certain agacement en appuyant les deux premiers mots de sa phrase.

-JE SUIS ta pensée.

Un long silence s'en suit.

Alors là, dire que je suis larguée est un bel euphémisme. Un son très élégant sort de ma bouche pour lui montrer mon incapacité à la suivre :

-Gnééé ?

Elle soupire encore une fois pensant certainement qu'elle a à faire avec une débile profonde.

« Dit tout de suite que je te saoul ! » Et puis entre nous deux, c'est moi qui devrait soupirer. Je suis kidnappée par Ace au poing ardent, je me retrouve sur le bateau d'un Yonkou, me fais tabasser par un gros dégueulasse et je parle avec une personne qui squatte ma tête, alors que je ne sais même pas qui elle est.

J'entends un autre soupir.

Et en plus elle lit mes pensées.

-Je ne lis pas tes pensées puisque je suis ta pensée, reprend elle d'un ton plus doux.

Si elle croit que parler gentiment va m'amadouer, elle se fourre le doigt dans l'œil. 'fin... dans la tête. Breeeeef, elle se trompe. Je crois bien être la seule personne sur terre à qui il arrive autant de truc impensable en si peu de temps.

Et puis qu'est ce que je fous, là ? Je suis réellement entrain de parler à une voix dans ma tête ? C'est pas un des symptômes de la schizophrénie ça ?

Elle reprend, avec une intonation cette fois-ci , clairement amusée.

-Si, mais je te rassure, tu n'es pas schizophrène. Après un moment d'hésitation, elle continue. On n'est pas forcement partit sur de bonnes bases. Et tu as raison sur un point je ne me suis toujours pas présentée. Alors pourquoi ne me laisses-tu pas t'expliquer qui je suis et quel est mon but ? Après ça, tu aura de le droit de complètement flipper.

C'est moi ou ça sous-entends très clairement que j'ai de quoi m'inquiéter ?

Je m'apprête à répliquer quelques chose avant de comprendre que si je l'interromps maintenant je ne saurais peut-être jamais la raison de sa présence. Je la laisse alors continuer, une certaine curiosité grandissant en moi suivit d'un espoir de trouver un moyen de me débarrasser de cette présence.

-Bien. Alors pour commencer je suppose que tu aimerai voir à qui tu parles ? »

J'acquiesce silencieusement avant de me rappeler que tout se passe dans ma tête. Mais étrangement, elle semble avoir vu mon signe. Je n'ai cependant pas le temps de me poser plus de questions car une silhouette apparaît, mes yeux pourtant toujours fermés.

La silhouette se précise et apparaît devant moi une femme d'une beauté... inégalable.

La jeune femme devant moi, qui ne semble pas avoir plus de 20 ans me sourit gentiment, étirant des lèvres parfaitement dessinées, pulpeuses, et dévoilant de belles dents blanches alignées.

Et ce n'est que le début.

Des joues légèrement rosées, un nez fin, droit, une peau parfaitement lisse semblable à de l'ivoire, des yeux d'un bleu si océan que l'on pourrait s'y noyer alors que la bordure nacrée de sa pupille rappelle les plage de sable ou bien un couché de soleil sur l'horizon infini qu'offre la mer. Et des cheveux... Des cheveux d'un blond si pur que si l'or était humain, il en tomberai malade de jalousie. La pointe de sa chevelure ondulée vient caresser au rythme d'un vent inconnu le décolleté de soie de la magnifique jeune femme. Celle-ci pourvu d'une poitrine dont tout les humains, hommes et femmes, rêvent. Loin d'être imposante, sa poitrine parfaitement galbées, donne un certain volume à sa robe d'une blancheur transparente, laissant vu sur la pointe de ses seins sans ne serait-ce frôler un seul instant la vulgarité.

Et loin d'être fini, une taille semblable à celle d'une guêpe vient amorcer l'arrivé de hanches très prononcées affirmant d'une autre façon encore sa féminité. S'en suit ses hanche développées, de superbes jambes, longues et fines. Tout dans cet être est là pour faire jalouser toutes femmes, même les plus confiantes.

Bien sur je n'échappe pas à la règle, et ce n'est pas tant pour sa beauté digne de la déesse Aphrodite que par l'assurance écrasante qu'elle dégage. Dire que je me sens insignifiante face à cet être supérieur serait mentir. Je me sens ridiculement minable.

Pourtant, l'aura que dégage cette jeune femme me rappelle étrangement quelqu'un. Mais je ne saurai dire qui.

Je ne m'attarde néanmoins pas plus longtemps sur ce point, remarquant trop tard que cela fait un moment que je la dévisage, cependant, elle ne m'en tient pas rigueur et reprend d'une voix posée :

« Enchantée, Akagami no Yuuki. Je suis Perséphone déesse du royaume de la mort et fille de la déesse de la vie. Pour faire court, je suis ton ancêtre. Malheureusement je ne peux vivre que sous la forme d'esprit. J'habite le corps de mes descendantes de génération en génération et passe à la suivante quand la précédente meurt.

Elle s'arrête, s'assurant que je ne peine pas à suivre son histoire. Et dire que j'accepte tout facilement serait mentir. Je suis actuellement complètement choquée.

_Tout va bien ? Tu arrives à suivre ?

Je suis prise d'un rire nerveux. Si tout va bien ? Dois-je vraiment répondre à cette question. Je décide pourtant de ne rien dire, la fin de l'histoire m'intriguant énormément.

_Continu. Je lui réponds néanmoins d'une voix étouffée par l'angoisse.

Ne se posant pas plus de questions, ce qui n'est pas mon cas, elle continue comme si de rien n'était.

_ Il y a très longtemps, alors que je n'étais encore qu'une enfant, je vivais avec ma mère. Hadès, le dieu des enfer tomba amoureux de moi et demanda ma main. Étant trop petite, ma mère refusa. Il ne laissa pourtant pas tomber et une décennie plus tard, il revint. N'ayant plus d'arguments ma mère se vit obligée d'accepter. Cependant, à ce moment, je fréquentais Zeus et ce dernier n'accepta pas du tout ce mariage. Mais il ne put rien faire et je me retrouvais à présent embarquée pour le royaume des morts.

Fou de me perdre, il venait me voir en cachette pour prendre de mes nouvelles et me proposer de remonter avec lui. Je refusais à chaque fois, sachant pertinemment que si j'acceptais, Hadès serait prit d'une colère folle.

Malheureusement, comprenant que je ne lui appartiendrai jamais, Zeus décida que s'il ne pouvait pas m'avoir, personne ne pourrait, et encore moins son frère. Alors il convoqua Héra, son épouse, qui se fit une joie de nous lancer une malédiction.

Une peine indescriptible vient voiler les magnifiques yeux Lazuli de la jeune déesse. Elle semble hésiter à continuer mais se reprend rapidement et revêt son masque charmeur mais pourtant si froid avant de continuer.

_ La malédiction me contraint à vivre en tant qu'esprit dans la tête de mes descendantes. Et pour la briser, il faut que je choisisse entre Zeus et Hadès, eux aussi touché par la malédiction.

Ne pouvant plus tenir, je me décide finalement à poser mes questions beaucoup trop nombreuses. Tout cela me semble tellement fou.

_Pourquoi Zeus aurait été touché par la malédiction ? Et quel est mon rôle ? Et comment ça choisir entre Zeus ou Hadès ?

Grandement amusée par mes nombreuses question, un rire cristallin passe la barrière des ses lèvres.

_Du calme ! Une question à la fois.

Si Zeus a été lui aussi touché, c'est parce qu'Héra, jalouse que son époux aille aussi loin pour une déesse autre qu'elle a décidé de le punir.

Essayant de connecter mes derniers neurones actifs, je reprends tous ce que je semble avoir compris de cette histoire à dormir debout. Mais je n'oublie pas de noter dans un coin de ma tête – en espérant qu'elle est la délicatesse de ne pas venir fouiner - qu'elle a habilement éviter de répondre à mes deux autres questions.

_Donc tu es l'esprit de la déesse de la vie et de la mort, deux dieux se battaient pour t'avoir et le perdant n'acceptant pas sa défaite à décider de jeter une malédiction, qu'il s'est au passage prit sur la tête pour infidélité, qui consiste à te séparer de ton corps et de vivre en tant qu'esprit dans la tête de tes descendantes.

Elle me dévisage, surprise.

_Oui, c'est ça. Je suis étonnée que tu acceptes aussi facilement cette situation. Je...

Sans perdre plus de temps je la coupe dans son élan.

_Je n'ai jamais dit que j'acceptais cette situation. Je ne suis même pas sur de croire entièrement à ton histoire. D'ailleurs tu ne m'as toujours pas dit quel était mon rôle dans tout ça. Car je tiens à préciser que je n'ai rien demander.

Perséphone me sourit, compatissante. Dommage pour elle, la pitié est la dernière chose dont j'ai besoin actuellement. Tout ce qu'il me faut, c'est de réponses et de temps. Beaucoup de temps.

_Je comprends parfaitement que ce soit difficile à comprendre et je vais faire en sorte que tout te paraisse clair. En gros, pour lever la malédiction, il faut soit que je m'unisse avec le descendant de Zeus, soit que je m'unisse avec le celui d'Hadès, mais dans ce cas là, il faut que des sentiments sincères soit présent.

J'en reste bouche-bée. C'est qu'il était perfectionniste ce Zeus.

_Et bien, ça me semble assez compliqué comme malédiction.

_Oui. Zeus persuadé que je n'aimerai jamais Hadès à mis cette condition pour être sur que je le choisisse.

Perfectionniste mais rusé. Pourtant, cette histoire ne me semble pas net. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour la rompre.

_Et bien parce qu'il y a plusieurs condition dans cette malédiction.

Merde. J'avais oublié cette faculté à lire mes pensées !

_Je ne lis pas tes...

_Oui, je sais ! « Tu ne lis pas mes pensée, tu es ma pensée ». J'ai compris ! Si tu pouvais éviter de t'attarder sur des points non-essentiel. Ce serait un gain de temps. Surtout que pour moi tu n'es qu'une déesse squatteuse de tête. Alors peux-tu passer à l'essentiel et m'expliquer quel est mon rôle dans tous ce bordel pour que je puisse enfin penser sans être observée ?!

Bon, il est possible que je sois un chouilla irritée par cette histoire de dingue. Mais à vrai dire je m'en contre fous. Heureusement, elle ne semble pas tenir compte de mon ton cassant et reprend, très calmement.

_Les dîtes conditions sont, comme je te l'ai dit à l'instant, qu'Hadès, Zeus et moi même ne pouvons revivre que dans le corps des descendants de notre sexe. Déjà là, ça pause problème surtout que pour passer à la génération suivante, la précédente doit mourir. Ce qui fait des écarts d'âges et parfois même de génération entre nous trois. Il suffit qu'un des descendant meurt plus jeune que les deux autres pour tout décaler d'une voire même de deux générations.

Mais le plus compliqué est que pour que la malédiction soit brisée quelques soit mon choix, nous devons tous les trois être présents. Dans le sens où, si je choisis de m'unir à Zeus, il faut qu'il soit tout d'abord dans un corps masculin, mais qu'Hadès aussi. Si un de nous trois est dans le corps d'un descendant de sexe opposé, elle ne peut être rompue.

Le désespoir prenant le dessus sur ma colère, je soupire un grand coup ayant finalement compris ce que cette déesse attend de moi.

_Mais c'est quoi cette malédiction hyper compliquée ? Ils ont mis combien de temps à inventer toutes les règles ? C'est impossible à réaliser ! Non seulement il faut que j'ai a peu près le même âge qu'un des descendant de Zeus, que celui-ci soit un garçon, mais qu'en plus Hadès soit dans le même cas. Et le pire, c'est qu'il faut le trouver ce foutu descendant. Et en plus vu que tu n'as pas d'enveloppe charnel, c'est moi qui vais devoir m'unir avec un inconnu, tout ça pour avoir enfin l'unique contrôle de ma tête. Je suppose que c'est ça mon rôle, celui que tu as superbement oublier de mentionner !

Putain ! Et dire que je me suis barrée de chez moi justement pour ne pas me marier à la première personne venue, voilà que je vais devoir faire ma première fois avec le descendant d'un dieu qui à la rage d'avoir perdu une de ses conquêtes ! Mais c'est une blague?! »

Je retire ce que je viens de dire. Le désespoir n'a pas prit le pas sur ma colère. Il l'a multiplié.

Une peur destructrice s'empare totalement de mon corps. Je dois rêver. C'est ça, c'est un rêve. Je vais me réveiller. Je dois me réveiller !

Tandis que je sens une larme couler le long de ma joue pour arriver à la commissure de mes lèvres, une voix suave et rassurante me parvient.

«...ki ! ...uki !

_Yuuki, ne t'inquiète pas ! C'est la génération parfaite pour briser cette malédiction. La voix de Perséphone empreinte de tristesse me parvient comme un lointain écho.

L'autre voix chaleureuse, prend le dessus. Une douce lumière vient alors caresser mes cils.

_...uuki ! Yuuki ! Hey, Yuuki ! Tu m'entends ?

J'aimerai répondre à cette douce voix où perce de l'inquiétude, mais le peu de ténèbres restant qui m'entoure, m'empêche de prononcer le moindre mot. Un dernier murmure résonne .

_Yuuki ! N'oublie jamais ! Les trois amants sont liés, et se retrouvent. Quoi qu'il arrivent, Yuuki. Tu saura les reconnaître quand ils viendront à toi.

La plainte de la déesse n'est désormais plus qu'un soupire tandis que les derniers murs de ténèbres s'affaissent, laissant place à une chaleur protectrice.

_YUUKI ! J'ouvre les yeux brutalement réveillée par la voix.

La première image qui me parvient est celle d'Ace. Complètement paniqué et me tenant étroitement contre son torse.

Pourtant, ce visage me dit quelque chose. Autre qu'Ace. Il me rappelle quelqu'un que je connais depuis longtemps. Très longtemps. Une personne que j'avais oublié jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à ce moment précis. Une tornade de sentiments s'empare de moi. Qui peut bien être cette personne que j'aperçois dans ces yeux ébènes ? Ces yeux remplis d'inquiétude, qui cachent une douleur passée.

Tout doucement je lève ma main et l'approche délicatement de sa joue pour la poser. La peur de briser cet être cher à mon cœur me paralyse. Pourtant, le soulagement de le retrouver sain et sauf prend le dessus, et des larmes de joie s'amoncellent sur la bordure de mes yeux. Enfin ! Je me souviens ! Je me rappelle qui est cette personne qui lui ressemble tant.

Un nom passe la barrière de mes lèvres, tel un murmure :

« Hadès »

Mais, à l'entente de ce nom, la réalité me frappe. Je repousse violemment mon interlocuteur.

Qu'est ce qu'il m'arrive ! Ce n'était qu'un rêve !

D'ailleurs, je n'ai jamais connu Hadès. Toute cette histoire de malédiction n'était qu'un rêve. Ce n'était pas réel. Pourtant, la sensation de nostalgie est encore bien présente.

Encore étourdie, je tombe à genoux, le rythme incessant des battements de mon cœur résonnant contre mes tempes. Un haut le cœur me secoue et une bile amer remonte le long de mon œsophage. Mon ventre se contracte à alternance régulière tandis que les paroles de la déesse me reviennent en boucle. « Taisez-vous... ». Les bruits extérieures viennent se mêler à la cacophonie déjà présente à l'intérieur de ma tête. «Taisez-vous... ». Des flash-back me parviennent. Je me vois, petite, dans les bras de ma mère. Non ! D'une autre femme. Mais je ne vois pas son visage. Des cheveux blonds. Elle sourit. Yuuki, je serai toujours là quand tu aura besoin d'aide. Ne l'oublie pas.

« Qui est-ce ? Je ne me rappelle pas ! » Elle me parle, mais le brouhaha infernal couvre sa voix. «Taisez-vous...» Ma voix se brise. Ça ne veut pas s'arrêter !

Sans que je ne puisse rien faire, le souvenir commence à disparaître... « Reviens ! Je ne veux pas oublier ! » La jeune femme me sourit, mais son visage est toujours caché. Je n'entends rien, le bruit de mon sang qui pulsent dans mes veines encombre mon ouïs. « Taisez-vous... ». Trop tard ! Elle est partit ! Elle a disparu. Je n'ai pas pu entendre ce qu'elle voulait me dire à cause de ces voix.

Une plus forte que les autres me parvient distinctement.

« Yuuki !

_Taisez vous...

C'est à cause d'elles. C'est à cause de ces voix. Une colère indomptable grandit en moi et me submerge. Ça suffit ! Je veux du silence !

_Yuuki !

Ça...suffit !

_Yuuki ! Tu m'entends !

_TAISEZ-VOUS ! Une vague de puissance m'envahit, et, incontrôlable, explose telle une bombe. »

Un grand silence s'en suit. Les battements de mon cœur ralentissent, les vois s'arrêtent, mon ventre se détend, ma respiration reprend un rythme régulier. Le calme revient. Mes dernières larmes viennent s'échouer le long de mes joues. Et alors que je pensais être seule, deux bras puissants viennent m'entourer. Surprise et paniquée, j'essaie de me dégager, mais la pression se fait plus ferme tandis qu'une voix me parvient.

«Chuuuuuuut ! Tout va bien. Ce n'est que moi. Tout va bien. Respire.

_A... Ace ? Je demande hésitante, sachant pourtant très bien la réponse.

_C'est moi. Calme toi. Inconsciemment, mes muscles se détendent, et j'enfouis ma tête dans le creux de son cou, une odeur enivrante m'entourant. Les battements du cœur d'Ace me rassurent et me bercent. Après un court instant, il reprend.

_Tu m'as foutus une de ces trouilles. T'arrêtais pas de bouger et de crier dans ton sommeil. J'ai cru bon de te réveiller, mais visiblement c'était pas vraiment le moment.

Je rassemble mes dernières forces pour souffler ce seul mot qui fait frissonner en un instant l'inébranlable pirate.

_... Merci. »

Ces bras se resserrent plus fermement encore autour de ma taille alors qu'il pose à son tour sa tête sur mon épaule. Nous restons ainsi, un long moment, sans aucune gêne présente. Il n'est plus question d'un pirate et d'une princesse. Juste deux personnes. Ni amis ni ennemis. Et pour une fois depuis ce qui me semble une éternité, je me sens bien. Je peux enfin me reposer. La chaleur du jeune pirate crée une confiance grandissante en moi, formant une sorte de barrière me protégeant des dangers extérieurs.

Au bout de quelques minutes, je me recule doucement et le regarde dans le blanc des yeux.

«Ace... Je voudrai parler à ton capitaine. Il me sourit sans plus de manières– ce qui me semble être une manie chez lui – puis se relève et me tends la main.

_J'étais justement venu pour ça. Aller lève toi !

Je saisi sa main et me redresse avant de me rappeler que certains éléments doivent-être mis au clair.

Alors que je m'apprête à parler, celui ci me devance.

_Je sais. Tous ce qui s'est passé dans ma chambre, reste dans ma chambre.

D'abord rassurée par son annonce, quelque chose retient mon attention.

_Ta... Ta chambre ? Son sourire s'agrandit un peu plus – si c'est possible - tandis qu'il acquiesce brièvement avant de se tourner vers la sortie.

Je remarque alors qu'on se trouve effectivement dans une grande chambre très peu décorée ou trône sur le mur quelques avis de recherche dont un mis plus en avant, d'un certain Monkey D. Luffy.

Un lit double est positionné au fond de la pièce en dessous d'un hublot, pas loin d'un bureau en désordre où une pile de dossier instable tient en équilibre sur le coin du plan de travail. Très peu meublée, le logis offre pas mal d'espace. Un bon 25 m².

_Tu viens ? Me sortant une nouvelle fois de mes pensées, Ace m'ouvre la porte donnant vu sur un long, très long couloir. Je le suis, mettant de côté mon horrible première visite des lieux. Nous arrivons finalement devant une porte imposante. Le pirate se stoppe pour se tourner vers moi.

_Je vais te laisser ici. Normalement Marco devrait se trouver dans la salle également. Je le regarde, un peu perdue.

_Heu... Désolé, mais j'ai du mal avec les prénoms. Marco c'est... ?

_Le grand blond avec une tête d'ananas. Un frisson désagréable me parcourt.

_Oh. Je vois. Le connard qui m'a bousillé la nuque sur l'île. Je marmonne d'une voix froide.

_Ha ha ha ! Ouais, c'est lui. » Ace repart dans l'autre sens me faisant un signe de la main avant de disparaître dans l'obscurité des couloirs.

Je me tourne vers la grande porte, inspirant un grand coup. Pas de place à l'hésitation. Je toque trois fois, d'une mais forte. A peine le troisième coups résonnent à travers les battants en bois qu'une voix grave s'annonce.

« Entre Yuuki. » Loin d'être surprise par sa perspicacité, je passe le seuil de la pièce où se trouve de grandes rangées de tables formants un U à l'envers. Bien évidemment, au centre ce trouve un énorme siège ou est assis l'imposant capitaine du navire tandis qu'à sa droite, se tient ce cher Marco, un sourire en coin donnant un peu d'humanité au masque froid qu'il aborde. Un sourire néanmoins irritant. Le grand pirate, ignorant littéralement la tension présente entre son très célèbre second et moi même, prend la parole.

« Si je t'ai convoquée...

Je ne lui laisse pas le temps de finir. Même pas trois mots, et ça commence déjà mal. Tans pis pour ma vie. J'en ai mare d'avoir peur et d'être protégée en permanence. Maintenant, c'est moi qui fixe les règles. Yonkou ou pas, je ne me laisse plus marcher sur les pieds. Je ne suis plus une princesse effrayée. Je prends ma vie en main.

_Vous ne m'avez pas convoquée.

Surpris par mon ton rempli de défi et surtout de confiance, il m'incite à continuer d'un mouvement de tête.

_Vous ne m'avez pas convoquée. Vous m'avez appelez et je suis venue, mais à aucun moment je n'ai obéis à votre ordre. Si je suis venue c'est parce que moi aussi j'ai des choses à défendre. Mais que ce soit claire, vous m'avez ramenez sur votre sans mon avis. Vous m'avez soignez sans mon avis, donc je ne suivrai pas vos ordres. Et si ça ne vous plaît pas, je saute par dessus bord. Deal ?

Une silence très pesant prend place. Marco me regarde, son masque d'indifférence brisé par la surprise se lisant très clairement dans ses yeux. Tandis que le Yonkou s'esclaffe.

_Gurararararara ! Tu es très intéressante gamine. C'est d'accord. Mais il y a certaines consignes à respecter pour le bon déroulement du trajet. Marco en tant que garant te les expliquera...

« Et merde ! » Je ne peux m'empêcher de le penser tout bas.

_Des questions ?

_quand arrivons nous à la prochaine île ? Barbe Blanche se tourne vers son second qui me répond calmement.

_Dans une semaine si la météo est bonne.

_Où vais-je dormir ?

_Dans la chambre d'Ace, il dormira avec moi.

_Quelles sont les heures de repas ?

_De 7 à 10h20 pour le petit déjeuner, de 12 à 14h pour le déjeuner, de 21 à 23h30 pour le dîner et pour ceux qui ont faim entre 14h et 21h, les cuisines sont ouvertes de 16 à 17h30.

_Dois-je participer aux tours de gardes ?

_Non, le planning serait trop long à refaire.

_En cas d'attaque, que dois-je faire ?

_Enferme toi dans ta chambre et attend qu'un commandant viennent te chercher.

_Où puis-je me doucher ?

_Tu trouvera une salle de bain équipée dans la chambre d'Ace.

_Où puis-je trouver des habits propres?

_Les infirmières t'en donneront.

_Je peux me balader n'importe où librement ?

_Tu es notre invitée. Tant que les pièce ne sont pas privées, tu as les même droits que n'importe quel membre de l'équipage, si tu respectes bien évidemment certaines règles de vie.

_Très bien. Je n'ai plus de questions. Je me retire désormais. Sans attendre l'accord d'un des deux pirates, je sors de cette pièce.

Une fois dehors, je souffle un bon coup. C'est le dialogue le plus formel que j'ai eu de toute ma vie. La tension était tellement palpable que je pouvais presque la toucher. Des sueurs froides me parviennent quand je repense au regard blasé de cet ananas. Ananas qui possède une prime plutôt élevée. Faut dire que le capitaine a bien choisi son second. Aussi imposant l'un que l'autre. Quoique, je préférerais me mettre à dos Marco que le terrifiant Yonkou.

Mais même si la peur me tiraille encore les tripes, je ne peux m'empêcher d'être fier de moi pour leur avoir tenu tête. Il y a peu de temps, j'en aurai été incapable. Je me demande même si j'aurai eu la force de prononcer une phrase décente.

Une fois remise, je me dirige à l'aide de ma mémoire dans ces dédales de couloirs pour retrouver ma chambre, que je finis par trouver sans trop de mal.

P.O.V DE BARBE BLANCHE :

«Guararararararararara ! C'est qu'elle en a dans le ventre cette gamine. Plus aucun doute. C'est bien la fille de son père.

_Faut dire qu'on ne s'y attendait pas. Le Roux ne n'a jamais mentionné un quelconque enfant.

Mon second semble pensif. Cette petite est un vrai phénomène pour arriver à intriguer Marco en si peu de temps. De plus en plus intéressante. Je reprends après avoir prit une gorgée de saké.

_Il n'est peut-être pas au courant. D'ailleurs, elle ne semble pas savoir non plus qui est réellement son père, car pour balancer son lien de parenté avec cette canaille sur un bateau ennemie, il faut en avoir dans pantalon. Plus étonnant encore, il semblerait qu'elle possède le Haki des rois.

_En parlant de ça, contrairement à son père qui lui, sait ce qu'il fait, elle ne contrôle pas du tout son Haki. Si elle lâche une vague à chaque fois que quelque chose ne va pas dans son sens, ça risque de poser problème.

Je regarde Marco tendrement. Même s'il ne le montre pas, il s'inquiète du bien être de chaque personne présente à bord. Si seulement il se débarrassait de ce masque... Mais il n'a pas totalement tort. Déjà hier, elle avait lâcher une vague assez puissante pour faire tomber dans les pommes une grande partie de mon équipage, et ce matin, voila qu'elle en lâche une autre. Heureusement, celle-ci était moins puissante et elle se trouvait assez loin du reste de l'équipage. Mais néanmoins, je l'ai quand même ressentit jusque de la salle des commandant...

_C'est justement pour ça que je t'ai choisit comme garant. Tu lui apprendra à maîtriser un maximum son pouvoir durant cette semaine.

_Capitaine, vous savez bien que c'est impossible. La maîtrise du Haki est longue surtout s'il s'agit de celui des rois.

_Justement, je veux voire ce qu'elle est capable de faire, en une courte période. Si ses résultats sont convainquant, je lui demanderai de rejoindre mes rangs. Cela fait longtemps que je n'ai pas recruté, et elle ne semble pas avoir d'endroit où aller.

Marco, loin d'être surpris, me sourit doucement.

_Et si elle vous déçoit ?

J'affiche un air fourbe en prenant le Den Den Mushi avant de composer un numéro.

_Hmmm. Il se pourrait que si jamais je me trouve déçu par cette jeune demoiselle, son père soit présent sur l'île le même jour que nous pour récupérer sa fille adorée. Tout ça bien sûr, par le plus grand des hasards.

Marco me dévisage ahuris avant de murmurer :

_Vous n'allez pas oser ? Une voix familière résonne dans le Den Den, donnant une réponse très claire à mon second.

_Que me vaut cet honneur Barbe Blanche ? Mon second pâli considérablement affichant des yeux de merlans frits. Un sourire malsain se dessine sur mes lèvres.

_Le Roux. Ça faisait un bail. »


Voilà ! Donc comme vous avez pu le remarquer, c'était un peu un chapitre de transition ou l'on en apprend plus sur la personne présente dans la tête de Yuuki. J'adore depuis que je suis toute petite la mythologie Grecque, donc je me suis fait un petit kiff. ;)

Au fait, si vous n'avez pas tout compris ( ou carrément rien compris ) à la malédiction ne vous inquiétez pas, c'est fait exprès, ça deviendra plus clair au fil du temps. Mais pour ceux qui sont vraiment trop largués, demandez moi par review de vous expliquer, je me ferai un plaisir de vous embrouiller encore plus ! ;)

Je tiens juste à vous dire que le passage avec la déesse à été le plus compliqué à écrire et que maintenant encore, je n'en suis pas totalement satisfaite, mais je pense que je vous ai suffisamment fait attendre comme ça. J'ai essayé de décrire un maximum les émotions de Yuuki sans trop en faire, et à la fois, tout en étant cohérente, car je ne voulais pas que mon personnage principale soit trop dans le dénis. Breeeef, c'était la galère, mais si ce chapitre vous a laissé sur votre faim, ne vous inquiétez pas, le suivant arrive très vite ( j'espère ), et cette fois ci j'aurai plus de temps pour bien décrire les sensations que va vivre notre petite Yuuki.

Comme d'hab, laissez une petite review, ça me fait trop plaisir ! Je vous aime !

Et merci d'avoir lu ce chapitre !

bisous ! :)