Aujourd'hui, la fic fête son premier anniversaire ! Il y a un an, à la même date, je publiais le prologue. Aujourd'hui, j'ai écrit 39 chapitres et publié 38 ! Jamais je n'ai écrit une histoire aussi longue et aussi longtemps.

Pour fêter cela, je vous offre donc un premier bonus (car d'autres sont prévus). Il peut se lire un peu n'importe où dans l'histoire et même si vous n'avez pas encore commencé la fic (peut-être certains détails paraîtront flous, comme le lien, mais cela devrait être assez compréhensible)

Pour ce bonus, ce sont Draco et Snape qui sont à l'honneur. Et c'est du M ;)


Bonus 1 : L'avant blague (Snaco)

C'était le monde à l'envers. Vraiment. Severus était le plus âgé, et c'était pourtant lui le plus stressé. Bien sûr, il n'en montrait rien. Ou du moins, essayait-il. Parce qu'il savait que Draco Malfoy le connaissait trop bien pour ne pas avoir remarqué son trouble. Mais il avait des circonstances atténuantes.

Tout d'abord, il n'avait jamais eu de relation avec un autre homme. Il se doutait un peu de comment ça marchait, mais il n'en avait aucune certitude. Il n'y avait donc rien d'étonnant à ce qu'il ne soit pas du tout à l'aise avec l'idée de passer à l'acte. Même si son jeune et futur amant lui avait certifié que ce n'était pas un problème et qu'il saurait le guider.

Ensuite, il s'agissait quand même de Draco Malfoy, le fils de son meilleur ami et qu'il considérait comme son filleul. Et c'était aussi son élève. Enfin, pas en ce moment-même, puisque c'étaient les vacances d'été. Mais il le serait dans quelques semaines. Bref. D'un point de vue éthique, Severus trouvait cette situation malsaine.

Enfin, le fait qu'il soit un vampire et que Draco soit devenu son calice lui posait également problème. Il avait la désagréable impression de forcer le blond. Et rappelons qu'il avait l'âge d'être son père. Encore une fois, c'était trop malsain pour lui.

— Tu es sûr d'être prêt à faire ça ? demanda-t-il en voyant le blond retirer ses chaussures et poser sa veste sur une chaise.

Ce dernier eut un petit rire.

— Honnêtement, j'ai plutôt l'impression que c'est à toi qu'il faudrait poser cette question.

Il s'approcha de son aîné et commença à défaire lentement les boutons de sa chemise, en profitant pour glisser ses doigts sur le torse pâle au passage.

Quand Severus s'était rendu compte qu'il avait fait de Draco son calice, il avait récupéré tous les bouquins qu'il avait pu trouver sur le sujet et les avait lus pour avoir des réponses. À la base, il voulait obtenir un moyen de libérer le garçon. Mais il avait vite été obligé de se rendre à l'évidence : il n'y avait rien d'autre à faire que fermer le lien. Le plus jeune avait alors prétendu vouloir réviser ses potions et d'autres matières avec son professeur pour obtenir un optimal lors de ses ASPICs, et était venu s'installer chez lui pour le reste des vacances.

En moins d'une semaine, il avait pu découvrir que Draco savait se montrer très persuasif et entreprenant lorsqu'il voulait quelque chose. Ainsi, il n'avait pas fallu longtemps pour qu'un premier échange de sang ait lieu. Et maintenant, ils étaient à deux doigts de fermer leur lien.

La chemise tomba à terre. Le t-shirt la rejoignit quelques secondes après. Ils se mirent à s'explorer mutuellement de leurs lèvres, leurs langues et leurs mains. Sans trop savoir comment, Severus se retrouva allongé sur le dos, le blond à califourchon sur lui. Malgré leurs sous-vêtements toujours présents, la friction entre leurs deux sexes, à chaque mouvement de l'un ou de l'autre, électrisait ses nerfs. Sentir la même excitation physique et le même plaisir chez son calice ne faisait que décupler ses propres sensations.

— J'ai tellement envie de toi, susurra Draco à son oreille avant d'en mordiller le lobe.

Tous les doutes de Severus sur cette situation s'envolèrent. Le désir qu'il sentait émaner du plus jeune était tel qu'il occultait toutes ses réticences du début. Mais un problème restait présent : il ne savait pas comment s'y prendre. Déjà qu'il avait assez peu d'expérience avec les femmes…

Il ne sut si c'était parce que le blond était perdu dans le feu de l'action ou parce qu'il avait senti ses hésitations, mais sa main fut guidée jusqu'aux fesses rebondies. De lui-même, il y amena l'autre et fit descendre le boxer sur les cuisses tandis que Draco se redressait pour l'enlever complètement. Ce dernier attrapa sa baguette, la pointa un peu à l'aveuglette dans son dos et prononça un "lubrificus". Il amena ensuite les doigts lubrifiés de son professeur jusqu'à son intimité et lui dit :

— Commence avec un, lentement, puis deux, voire plus, jusqu'à ce que je sois bien détendu. N'hésite pas à fouiller un peu pour trouver ma prostate.

C'était étrange cette inversion de rôle : Draco qui apprenait à Severus comme faire quelque chose. Mais ce n'était pas déplaisant. Appliqué, le plus âgé s'exécuta et enfonça doucement son majeur. Une première phalange. Il la ressortit et la fit rentrer à nouveau jusqu'à la deuxième. Il continua ainsi jusqu'à ce que son doigt soit totalement enfoncé. Il restait très attentif à ce que ressentait physiquement son calice, essayant de trouver ce qui lui plaisait le plus.

Un doigt supplémentaire et quelques tâtonnements plus tard, ils gémirent de concert. Le blond parce qu'il venait de recevoir une magnifique décharge électrique grâce à sa prostate, le brun parce qu'il avait trouvé ladite prostate et avait ressenti tout le bien qu'elle pouvait procurer.

— Je pense que je suis assez détendu, là, finit par dire Malfoy, tandis que le maître des potions ne cessait de titiller cette boule de nerfs qui lui faisait voir des étoiles.

Il l'embrassa, prononça à nouveau le sort de lubrification et se positionna avant de descendre lentement sur la hampe de chair. De son côté, Snape était tiraillé entre son propre plaisir et l'inconfort qu'il sentait de son calice. Il avait à la fois envie de l'arrêter pour lui dire qu'il devrait le préparer davantage, et à la fois envie de le pousser à aller plus vite pour être entièrement en lui. Cruel dilemme. Il n'eut finalement pas à se décider, le blond le fit pour lui, collant enfin ses fesses à ses cuisses.

— Ça va ? demanda l'ex-Mangemort.

— Bien sûr, c'est le pied.

Il releva un sourcil, sceptique face à cette réponse. Le pied ? Il ne ressentait aucun plaisir physique chez le jeune homme. Seulement de l'inconfort et un léger tiraillement. Il le regarda avec encore plus d'étonnement quand Draco se mit à ricaner.

— Arrête de t'inquiéter. Ça fait toujours ça au début. Et le plaisir n'est pas que là, dit le plus jeune en désignant leurs bas-ventres collés. Il est aussi ici, termina-t-il en pointant son crâne de son doigt.

Il se pencha alors pour embrasser son professeur et entama un lent mouvement du bassin. Très lent. C'était presque une torture. Mais c'était aussi tellement bon. Cependant, Severus n'osait pas l'inciter à accélérer, de peur de le blesser ou de mal faire. Il ne fallait pas oublier qu'il était un vampire depuis peu et qu'il ne mesurait pas toujours sa force.

Néanmoins, cette réserve ne semblait pas satisfaire son partenaire qui lui fit savoir.

— Ne te retiens pas.

Draco se retira et s'allongea sur le dos.

— Prends-moi. Fort, vite et profondément.

— Je risque de te blesser…

— Fais-moi confiance. Et fais-toi un peu confiance aussi. Moi, j'ai confiance en toi.

Cette dernière phrase eut le don de réchauffer le cœur de l'ex-Mangemort. Dans un élan de passion – d'amour même –, il captura les lèvres du plus jeune des siennes et s'allongea sur lui, entre ses cuisses. Il entama d'abord un lent va-et-vient, encore plus attentif que précédemment à ce que ressentait physiquement son calice. Mais ce dernier le poussa tellement à se laisser aller que le vampire finit par céder. Plus fort. Plus vite. Plus profondément. Draco s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait, ses doigts s'enfonçant dans son dos et ses talons dans ses fesses, invitation muette à ne pas s'arrêter. Mais Severus n'en avait aucunement intention. Et quand il entendit le cri de jouissance de l'étudiant tout en sentant la décharge de plaisir pur qui parcourut son corps, il ne put se retenir plus longtemps.

Ce fut à cet instant qu'il le sentit : le lien entre lui et Draco était désormais complet. Une vague de bien-être, de plénitude et de contentement le submergea. D'amour également, à sa plus grande surprise. Oh, bien sûr, il savait déjà que le garçon l'appréciait. Mais il n'aurait jamais imaginé que ce puisse être à ce point.

Il garda le blond dans ses bras pendant de longues minutes, sans bouger, sans dire un mot, attendant que le souffle erratique se calme. Ce fut finalement l'héritier Malfoy qui rompit le silence.

— Sev'... C'était franchement le meilleur orgasme que j'ai jamais eu. Mais je suis sûr qu'il peut être encore meilleur.

— Et comment ? demanda le professeur en relevant un sourcil, intrigué.

— Mords-moi pendant que tu me prends.

Le vampire regarda son calice. Non, il ne plaisantait pas.

— Je crains que ça ne fasse trop de sensations, répondit-il.

— Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir...

Avec un sourire digne d'un prédateur s'apprêtant à manger sa proie toute crue, Draco se remit à califourchon sur l'adulte et commença à frotter leurs bas-ventres l'un contre l'autre.

— … C'est d'essayer !

Visiblement, il était déjà prêt à repartir pour un second round.


Voilà, j'espère que ça vous aura plu :)

À mercredi prochain (le 20 juillet) pour la chapitre 39 !

PS : Pour les review du chapitre précédent, je répondrai le semaine prochaine avec les review de ce bonus ;)