salut !
Et là vous allez vous dire : quoi ? déjà ? Deux chapitres en une journée ? Mais qu'est ce qu'il lui prend, elle est malade ?
Et bien non je vais très bien figurez vous ! Comme je l'expliquais dans le chapitre 7, en l'écrivant j'avais beaucoup trop d'idées, ce qui fait qu'à la fin il était beaucoup mais alors beaucoup trop long. Donc je l'ai coupé en deux ( et j'ai encore un peu de rab pour le début du 9ème chapitre ). Donc comme cadeau d'excuse, au lieu de vous donner un pendentif bien chelou comme Teach l'a fait pour Yuuki, moi je vous donne un chapitre en plus. Pour mes deux mois d'absences... On peut dire que vous l'avez bien mérité !
C'est dingue... J'ai tellement l'habitude de me justifier pour mes retards que je maintenant je me justifie pour mes avances ;)
Bref, comme je les sorts à la suite, il n'y a pas de ''réponses aux reviews'' du chapitre 7, mais ce n'est pas pour autant que je ne les lirai pas !
Merci à vous pour votre patience et bonne lecture !
Chapitre 8 : Un pirate un peu trop tactile.
La nuit étant tombée depuis longtemps, j'en déduis l'arrivée imminente du repas et me décide à aller prendre une douche.
Paisiblement je me dirige vers la salle de bain et fait couler l'eau qui d'abord froide se réchauffe rapidement. Rien de mieux qu'une bonne douche pour ne faire plus qu'un avec sois même disait ma mère. Plutôt ironique vu la situation... Prudemment, je me glisse sous le jet et instantanément, au contact du liquide pur, tous mes muscles se détendent. Mon corps est pris de frissons alors que j'entreprends de laver mon corps bleuis par la rudesse des coups de ce cher Marco. Toute endolorie je profite du doux massages que procure l'eau contre mon dos.
Après de longues minutes sous la douche, je me décide à sortir, enroulant une serviette autour de mon corps que je pourrai qualifier... d'en cours de développement. Il faut dire que, pour 17 ans, j'ai une petite poitrine, des petites fesses et des hanches peu marquées. Tout le contraire de ma mère. A croire que je suis adoptée...
Je secoue la tête vivement, mettant de coté mes complexes, et sors de la salle de bain pour me changer. Une fois mes sous-vêtements enfilés, je me dirige vers une robe assez moulante, qu'une infirmière a eu la gentillesse de me donner. Mais alors que je m'apprête à prendre le vêtement, la porte s'ouvre grand, sous mes yeux ébahis, laissant apparaître un connard de pirate au chapeau orange qui semble tout aussi surpris que moi. Complètement paralysée par le ridicule de la situation je ne fais aucun mouvement, m'affichant donc en petite tenue devant le pirate à la prime de 550 000 000 de berries.
Celui-ci reprend plus rapidement ses esprits et finit par s'avancer vers moi, refermant la porte derrière lui d'un mouvement de pied, un petit sourire fixé sur ses lèvres. Nous sommes en un instant à quelques centimètres l'un de l'autre. Proche. Très proche. Trop proche.
Essayant de garder le peu de fierté qu'il me reste, je couvre ma poitrine de la robe, et mets le plus de distance possible entre ce pirate dangereusement sexy et moi même. Mes efforts sont bien évidemment vain étant donné que la distance entre mon dos et le mur est nulle tandis que celle entre le visage du pirate et le mien ne va pas tarder à faire de même. Après m'avoir plaqué contre le mur pour empêcher toute tentative de fuite – ce qui est inutile vu que je suis actuellement en état de crise cardiaque – Ace se décide finalement à parler.
« Hmmm. Alors comme ça, pendant que je me trouve obligé de partager une chambre avec Marco, la mienne se trouve habitée par un être tout à fait charmant en sous-vêtement ?
Incapable de répondre quoique ce soit et sachant pertinemment que sa remarque est plus de l'ordre de la constatation que de la question, je me contente de me noyer dans ses yeux ébènes.
_Yuu-chan, petit chaton, tu ne devrai pas laisser ta porte déverrouillée quand tu te trouves dans une situation si alléchante pour un équipage qui n'a pas profité des délices d'un corps féminin depuis plus d'un mois...
Sa bouche se rapprochant dangereusement de la mienne, je tente d'aligner deux mots, mais à m'entendre, on pourrait croire que je n'ai pas parlé depuis plus dix ans.
_J...je.. que.. m'...
M'empêchant de continuer – même si la suite n'aurai pas été glorieuse – il pose un doigt sur mes lèvres et dépose délicatement un baiser à la commissure de celles-ci. Effleurant ma bouche de la sienne sans pour autant m'embrasser, il dépose un baiser à l'autre coin puis sans hésitation, entoure ma taille de sa main. Il poursuit sa course en embrassant tendrement mon coup, sans se douter du débat politique qui a lieu dans ma tête entre ma raison, ma libido, ma peur et mon incompréhension.
_Dis moi princesse, est-ce que tu sais ce que ça fait de rester longtemps enfermé sur un bateau avec des personnes du même sexe. Murmure-t-il contre mon cou.
Après avoir jeté un coup d'œil à la robe que je sers contre moi comme un rempart, il rajoute d'un air moqueur :
_Si tu penses que ce bout de tissus va couvrir quoique ce soit de ton joli corps, tu fais faut bond Yuu-chan ~
Et sans me demander mon avis, il envoie valser la ''robe'' que m'avait passé l'infirmière, et à la place pose sur mes épaules sa chemise. Tout d'abord surprise, je comprends son intention lorsque je le vois prendre un malin plaisir à la boutonner de bas en haut tout en caressant des endroits sensibles tels que mon décolleté, mon bas ventre ou bien mes cuisses sans jamais aller jusqu'au bout de ses gestes.
Tout mon être est en feu. Littéralement. C'est à se demander s'il n'a pas perdu le contrôle de son pouvoir. Mon cœur cogne si fort contre ma poitrine que je serai prête à parier qu'il l'entend. Je n'ose même plus respirer. Ses lèvres, ses mains, son corps ! Tout est si chaud, si rassurant, je voudrai me fondre en lui. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Je le connais depuis quelques jours à peine, et puis c'est un pirate, et il l'a dit lui même qu'il était en manque. Tout ce que je suis pour lui, c'est un moyen de se soulager. Bordel Yuuki résiste ! T'es pas une catin !
Mon esprit reprenant le contrôle sur le reste, je comprends que je suis totalement à sa merci.
Sans que je ne m'en rende compte, mon corps se met à tressauter ce qui coupe Ace dans son élan. Il se redresse, délogeant ainsi sa tête de mon coup et me regarde, toute trace de désir ayant quitté ses yeux, laissant place à de l'inquiétude mais surtout du regret.
_Désolé Yuu-chan ! Je suis allé trop loin. C'était juste une blague. Je suis vraiment désolé, je n'aurai pas dû...
Mon cerveau à défaut d'avoir retrouvé son calme, bug littéralement. Une... blague ? C'était une putain de blague ?!
Le seul désire que je ressens à ce moment, c'est de lui foutre mon point dans la gueule. Au lieu de ça, sûrement encore secouée, je me dégage de ses bras brutalement. Et alors qu'il s'apprête à rajouter quelque chose, je me dirige vers la sortie, en lui donnant un coup d'épaule au passage. La colère ayant toujours le dessus sur ma raison je ne peux m'empêcher de lui cracher à la figure une dernière remarque, m'assurant ainsi qu'il n'essayera pas de me retenir pour s'expliquer.
_T'es vraiment une ordure. »
Sans lui prêter plus d'attention, je claque la porte derrière moi et m'enfonce dans les longs couloirs ne m'attardant pas sur les regards insistants des autres pirates qui me dévisagent à cause de ma tenue constituée actuellement que d'une chemise qui m'arrive à mi-cuisse... Certains essayent de m'aborder en me demandant ce qu'il ne va pas, mais je les ignore superbement et continue ma route jusqu'au pont à la recherche d'un endroit isolé.
Je ne veux rien avoir à faire avec eux. J'ai été stupide ! Et dire que pendant un instant j'ai cru qu'ils étaient différents. Qu'il était différent. Ça m'apprendra !
Le regard morne, je m'assoie dans un coin reculé où je suis sûre que personne ne viendra me chercher. Alors que je me laisse bercer par les vagues et le chant de la mer, le sommeil me gagne petit à petit et ce n'est que peu de temps après que je sombre totalement.
« Une grande salle éclairée par des flammes. Sur les côtés, de grands meubles en bois sculptés, de magnifiques tapisseries filées d'or et à droite une grande porte en granit bordée d'argent et de pierres précieuses. Au fond de la pièce, non loin de la cheminée, se trouve un lit à baldaquin. Dessus, dors une jeune femme. Protégée par son rempart de soie rouge, ses cheveux d'or s'éparpillent autour d'elle, semblables à une couronne sous un jet de lumière divine. Elle semble si paisible, rien ne semble pouvoir la sortir de son sommeil, pas même le crépitement du bois, pourtant, lentement, elle ouvre les yeux. Deux magnifiques perles bleus.
Elles se défait de ses draps carmins et sort de son lit gracieusement, pas le moins du monde endormie. C'est alors que la grande porte s'ouvre soudainement, faisant se retourner la jeune femme.
A l'autre bout de la pièce se tient un jeune homme. Une aura imposante, une silhouette allongée, des yeux ébènes, de longs cheveux noirs ondulés tombant sur ses épaules, un haut sans manches laissant apparaître des bras parfaitement musclés. Il semble essoufflé.
Sans plus attendre, la jeune femme court se jeter dans ses bras, entourant les siens autour de sa nuque. L'homme enfouissant sa tête dans le cou de son amante, humant son doux parfum, il ressert sa prise autour de la fine taille de sa compagne.
«_ Vous m'avez tant manqué ! Vous tardiez tellement que j'en suis venue à douter de votre retour !
_ Je suis sincèrement désolé ! Ce voyage n'était pas sensé durer aussi longtemps ! Tout est finit maintenant, sèche tes larmes
Attrapant entre ses mains le doux visage de la blonde, il la consume par son regard de braise exprimant toute la passion qu'il ressent envers elle.
_Je t'en prie ne pleure plus. Tes larmes me tuent. Si seulement tu savais à quel point je t'aime.
_Alors ne partez plus ! Restez avec moi pour toujours. S'exclame-t-elle, les yeux suppliants.
_Tu sais bien que c'est impossible.
Résignée, elle reprend, une rougeur tintant ses joues.
_Alors restez avec moi au moins cette nuit.
Un sourire passionné prend place sur les lèvres du brun.
_Dit le moi. Dit moi à quel point tu m'aimes.
_Je vous ai-
_Non. Ne me vouvoie pas. Derrière ce ''vous'' peut se cacher tant d'autres personnes. Je veux être le seul à posséder ton cœur. Dit mon prénom.
_Je ne peux pas ! Cela m'effraie !
_Alors je le ferai avant toi. Il lui sourit tendrement puis se rapproche d'elle avant de murmurer au creux de son oreille :
« Je t'aime Perséphone»
_Je t'aime aussi -...
...- DU COUP JE ME SUIS FAIT SA SOEUR !
_Ha ha ha ! C'est pas vrai t'as pas osé !?
_Tch ! T'es vraiment un porc ! »
Réveillée en sursaut par les éclats de voix des pirates, je m'aperçois avec étonnement que le pont est désormais bondé et le repas déjà servi depuis un bon moment étant donné l'état de sobriété de l'équipage.
« Elle était majeure au moins ?
_J'sais pas... En tout cas ce qui est sûr c'est qu'elle avait plus de 16 ans et qu'elle était consentante ! Ha ha ha ! »
Encore endormie et préférant préserver mon innocence, je dévie immédiatement mon attention de leur discussion pour réfléchir à mon précédent rêve.
L'atmosphère étrange de la chambre me revient en tête. Il n'y a aucun doute la dessus : c'était bel et bien Perséphone. Sa chevelure d'or et ses yeux océan reconnaissables entre mille ne me laissent aucune autre option. Tout chez la jeune femme du rêve correspond. Sa voix, sa démarche, son aura, sa beauté. Mais qui peut bien être cet homme ? Immanquablement je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement entre cette personne et Ace. Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau.
Mais ce rêve veut-il vraiment dire quelque chose ? N'est-ce pas juste mon imagination et non un message significatif ?
Pourquoi Ace et Perséphone s'aimeraient-ils ? Ou plutôt, comment pourrait-ils se connaître ?
Cela n'a aucun sens. Et dire qu'elle était à deux doigts de prononcer le nom du mystérieux jeune homme... Au moins j'aurai été fixée ! Sans ses abrutis.
Je me force à mettre de côté mes nombreuses questions, la lune étant déjà haute dans le ciel. On devrait être aux alentours de minuit... Parfait !
« Perséphone ? Prête ?
_Ce plan pue la merde. Mais violent !
_Mais noooon ! C'est sans risques je te dis !
_De toute façon prête ou pas, c'est toi qui a les commendes.
_C'est pas faux ~ ! »
Discrètement alors que les pirates sont occupés à brailler, je prends congé en direction des cabines. D'une certaine salle précisément. M'assurant que le voie est libre, je me faufile dans la salle, refermant la porte derrière moi aussi rapidement que possible. Je n'allume qu'une seule lampe pour ne pas me faire remarquer et éveiller les soupçons étant donné que personne n'est sensé s'entraîner à cette heure avancée de la nuit.
« Et si quelqu'un te grille tu comptes faire quoi ?
_Je ne fais rien de mal ! Marco à dit que je n'avais pas le droit de m'entraîner toute seule. Je ne suis pas toute seule puisque tu es là !
_Oh ! Alors c'est ça ton excuse ? Et tu vas leur dire quoi : « Noooon, mais en fait, je ne suis pas toute seule, parce que y a une deuxième personne présente sauf que vous ne pouvez ni la voire ni l'entendre parce qu'en fait elle est dans ma tête... Mais je promets qu'elle est là, même qu'elle dit que c'est une déesse. Perséphone qu'elle s'appelle ! ». Super idée !
_Non mais là, dit comme ça oui, ça fait un peu gros à avaler, mais avec un peu d'imagination je suis sûre que je peux m'en tirer plutôt bien !
_Dans le meilleur des cas, ils te prennent pour une grosse mytho, dans le pire... pour une schizophrène et te font interner dès qu'on pose un pied sur l'île.
_De toute façon je ne vois même pas pourquoi on parle de ça puisque je ne me ferai pas prendre. Ils sont tous sur le pont en train de se gaver comme des oies. Et puis je ne comptes pas rester ici toute la nuit, juste une heure ou deux, histoire de comprendre comment fonctionne le machin et puis on remballe.
_Fait comme tu veux. De toute façon, moi je ne risque rien. »
Je me mets alors à genoux et ferme les yeux. Me concentrant tout d'abord sur ma respiration, puis petit à petit, des battements me parviennent. Calmes et réguliers. Pourtant il y a comme une barrière. Quelque chose me bloque et m'empêche d'aller au delà de ma vision oculaire restreinte par mes paupières. J'inspire profondément plusieurs fois puis expire doucement mais rien à faire. Un mur se dresse entre ma vision noircie et le monde extérieur.
Puis me faisant frôler la crise cardiaque un bras vient se loger sous ma poitrine, collant mon dos à un torse brûlant, tandis qu'une grande main chaude vient se plaque contre mes lèvre coupant ainsi un cri de protestation. J'ouvre subitement les yeux et tente de me tourner pour voir le visage de mon agresseur mais le bras me maintient fermement contre celui-ci. Une voix grave et suave me parvient, coupant alors toutes tentatives de fuite de ma part.
« Chuuuuut ! Tu ne voudrais pas que Marco entre ici, alerté par les cris d'une certaines personnes n'est-ce pas ? Respire calmement et referme les yeux lorsque tu es capable d'entendre ton cœur.
Essayant de lui répondre je tente de me déloger mais le pirate reprend de plus belle.
_Marco n'est pas loin... Tu ferai mieux de m'écouter et de faire ce que je dis.
A contre cœur, je reprends ma séance là où elle s'était arrêtée. Revenue au stade précédent, je ferme alors les yeux et me retrouve une fois de plus face au problème du mur.
_Bien. Est-ce que tu le sens ?
Inclinant légèrement la tête sur le côté pour lui faire parvenir mon incompréhension, il finit sa phrase sans la moindre gène.
_Mon bras contre ta poitrine ?
Un moment de flottement me prend avant de me débattre comme une forcenée pour échapper au mains de ce pervers. Pourtant, il ne flanche pas d'un poil et continue resserrant sa prise.
Un rire léger me parvient même si la trace de moquerie dans sa voix est beaucoup plus présente.
_Du calme petite lionne ! Le problème avec le Haki de l'observation, c'est qu'il faut s'aider de la réalité pour s'en détacher après. La barrière contre laquelle tu bloques est ce lien entre le réel et l'imagination, aussi réaliste qu'elle puisse l'être. Pour briser cette barrière, je vais faire mon possible pour t'encrer dans la réalité tandis que toi, tu devra faire ton possible pour visualiser les choses que je te demanderai de situer. D'accord ?
Un peu septique quand à sa manière d'enseigner, j'acquiesce doucement, avant de refermer mes yeux pour la énième fois.
_Bien maintenant, es-tu capable de me dire à peu près combien il y a d'homme sur le pont ?
J'écoute attentivement les voix des pirates qui me parviennent et me trouve capable d'estimer une cinquantaine d'hommes sur le pont. Malgré cela je reste insatisfaite de mon résultat. Cela me paraît trop vague... Et puis n'importe qui en déduirait la même chose. J'essaye alors de visualiser le pont en m'aidant de mes souvenirs et des quelques pirates que j'avais vu dont je me rappelle la position avant que je ne parte en ''mission commando''. Je peux alors déjà situer une bonne dizaines de personnes. En entendant des voix plus portantes que d'autre je situe à peu près vingt personnes sur les cinquante évaluées.
N'ayant plus de ressources exploitables, je décide de changer de tactique et me projette alors comme si j'étais moi même en ce moment présente sur le pont. J'imagine, en m'aidant des voix, les pirates qui pourraient se trouver sur le pont.
J'imagine une grande table ou beaucoup sont réunis pour jouer aux cartes, quelques un déjà assommés par l'effet de l'alcool, d'autres en train de danser bras-dessus bras-dessous et sans m'en rendre compte, il me devient plus facile de me représenter les hommes présents. Bien sûr, il m'est impossible de voir leur visage ni même de les différencier mais je perçois comme une sorte d'aura pour chaque être vivant. Ou plutôt une flamme. Bleue. Je peux alors aisément compter et arrive au résultat final de 58 hommes.
Je m'apprête à annoncer mon résultat, mais de ma bouche toujours entravée ne sort aucun son. Le pirate prend alors la parole.
_Voilà, tu commences à comprendre comment ça fonctionne. Est-ce que tu es capable de me dire si Thatch est sur le pont ?
La tâche cette fois beaucoup plus compliquée, je me concentre un maximum mais alors, la chaleur corporelle du pirate derrière moi augmente considérablement, me ramenant fermement à la réalité. Je grogne pour lui faire comprendre mon mécontentement, mais ça ne semble pas l'embêter plus que ça puisqu'il se sert un peu plus contre mon dos.
Il me chuchote alors son souffle effleurant le creux de mon cou.
_Avec le temps, tu apprendra que chaque personne a une aura bien définie. Thatch, lui, a une aura chaleureuse.
Je cherche de plus belle, mais pour moi, toutes les flammes se ressemblent. Et j'ai beau chercher ailleurs que sur le pont, aucune ne sort du lot. Je cherche encore et encore une aura ''chaleureuse''. Longtemps. Très longtemps. Il doit bien s'être écoulé une heure et demie, mais rien. Et puis, il ne me facilite pas la tâche. Pourquoi augmente-t il sa chaleu-... ?
Je me stoppe un instant, me rendant compte brutalement de ma stupidité. Comme une imbécile j'ai cru qu'il augmentait sa chaleur pour me gêner alors qu'il ne faisait que m'aider. Et ce depuis le début.
« Il faut s'aider de la réalité pour s'en détacher après ».
Si je n'arrive pas à remarquer l'aura chaleureuse de Thatch c'est parce que je refuse de faire attention à la chaleur qui m'entoure ! Alors qu'elle n'est là que pour me servir de comparant.
Comprenant ainsi le réel piège, je reprends alors mes recherches, cette fois-ci en m'aidant du pirate pour trouver une aura semblable à cette sensation. Je remarque alors que Thatch n'est effectivement pas sur le pont mais qu'il se trouve dans une salle qui me semble être la cuisine.
J'ouvre donc les yeux, fière de moi, et, alors que la main du pirate libère mes lèvres et que son emprise se relâche, je m'exclame surexcitée :
_Tu as vu ça ! J'ai réussi ! Je sais ou se trouve-...
_Je sais. Il me regarde, un fin sourire aux coins des lèvres.
Je prends alors le temps de me questionner. Pourquoi m'avoir aidé, surtout après les derniers événements.
_Pourquoi ?
Je ne prends pas la peine de formuler une question complète, sachant pertinemment qu'il comprend de quoi je parle.
_Pour me faire pardonner de ce que j'ai fait plus tôt. Son regard s'assombrit. T'as raison... J'ai vraiment été une ordure avec toi.
Sans vraiment savoir pourquoi, un flot de culpabilité surgit en moi. Je me sens obligée de m'excuser pourtant il ne m'en laisse pas le temps.
_Ne t'excuse pas ! C'était légitime. Un sourire triste et amère remplace le précédent et sans un mot de plus, se tourne vers la sortie et ouvre la porte pour partir.
_Merci... Ace. » Même si ce n'est qu'un murmure, je suis pratiquement sûre qu'il l'a entendu. En tout cas je l'espère.
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P.O.V D' ACE:
Alors que je ferme la porte derrière moi un grand sourire prend place sur mon visage. « J'ai bien entendu Yuuki. ». Alors que je m'apprête à partir j'aperçois une ombre à ma droite.
« Alors ? Comment s'est passée la séance ? Elle a réussi à l'utiliser ?
_Avec quelques difficultés au début mais elle a finit par comprendre le mécanisme.
_Ça tombe bien. Parce que le paternel semble de plus en plus intéressé par cette jeune demoiselle.
_Tu vas la punir pour t'avoir désobéi ?
Un rire moqueur me parvient. Comme je le pensais, il avait prévu le coup.
_C'est parce que je savais qu'elle désobéirai que je lui ai imposé cette contrainte. Ce n'est pas comme si son Haki incontrôlé représentait une quelconque menace pour l'équipage.
_Alors tu voulais qu'elle s'entraîne toute seule ?
_Tout du moins avec une personne contre qui elle ne perd pas son sang froid. Ses entraînements avec moi sont utiles pour son Haki des rois et de l'armement, mais pour le sensitif il lui faut une personne en qui elle a confiance.
_...Moi.
_Toi.
_Rhaaaa. Tu ne changera jamais ! Toujours là à magouiller des plans et à considérer les autres comme des pions... Ça te perdra.
Ma réplique semble faire mouche car je perçois dans la noirceur du couloir un froncement de sourcils de la part de mon camarade.
_Je magouille peut-être des plans mais je connais la valeur de la vie et n'utiliserai à aucun moment la vie de mes amis pour servir mon propre intérêt.
Je regarde amicalement le blond adossé au mur nonchalamment.
_Bien sur Marco. Sinon le vieux ne t'aurai jamais pris dans l'équipage et encore moins nommé 1er commandant. Après tout, on est une famille, non ?
Il reprend alors rapidement son air blasé mais je parviens à décerner un subtil sourire de sa part malgré la pénombre.
_Effectivement. »
Voilà !
Au fait j'ai oublié de le dire mais je ne compte plus sortir (essayer de sortir) des chapitres régulièrement mais plutôt de les sortir quand l'inspiration me prend, comme ça je ne serai pas stressée par le temps et donc je sortirai des chapitres plus longs et de meilleurs qualité. Bon bien sûr je ne sortirais pas un chapitre tous les six mois. Je vais essayer de trouver un équilibre.
D'ailleurs, j'ai aussi oublié de vous dire que je vais prendre une Bêta ( ma meilleure amie s'occupera de cette tâche ingrate :), ce qui fera prendre plus de temps pour chaque publication...
J'espère que ça vous a plus ! Mettez moi des reviews ça me fait trop trop trop plaisir à chaque fois ( si tu écris des fanfic tu sais de quoi je parle ;)
Je vous aime tous très fort, et merci de continuer à lire l'histoire de Yuuki, c'est un projet qui me tient vraiment à cœur.
Bye
