Hey ! Ça faisait longtemps ! Vous m'avez manqués n_n J'espère que vous avez eu un aussi bon mois d'août que moi. Même si je l'ai trouvé beaucoup trop court pour ma part XD

RàR :

Drayy : Merci pour ta review :)

Anonymuse : Merci pour ta review ! En effet, ça va devenir chaud dans les prochains chapitres ;)

jess : Merci pour ta review ;)

kj : Merci ! Je suis contente de savoir que tu ne t'ennuies pas et ne te lasses pas de ma fic :)


Chapitre 40 : Une blague qui a du mordant

Le soir, Harry avait accepté de prendre sa douche avec Draco. Après tout, il avait déjà pris une douche avec Ron et d'autres garçons de la maison Gryffondor. Cela ne devrait donc pas être différent avec l'héritier Malfoy, n'est-ce pas ? Et, pour le moment, ça ne se passait pas si mal. Ils étaient tous les deux dans la cabine de douche, se tournant le dos, chacun affairé à se savonner.

Harry se retourna pour reprendre un peu de gel douche. Et ce qu'il vit le laissa coi. Draco était en train de se laver les fesses. Mais de façon très, très minutieuse. Une main du blond écartait largement les deux globes de chair l'un de l'autre, ce qui lui offrait une vue imprenable. Il suivit du regard le doigt qui sillonnait entre les deux vallées, laissant un peu de mousse blanche sur son passage et s'arrêtant parfois sur l'ouverture. Jamais, avant ce soir, il n'aurait imaginé qu'une telle vision puisse être excitante. Et pourtant…

Alors que ses yeux étaient toujours hypnotisés par ce doigt aventureux, il eut tout à coup du mal à déglutir. L'appendice venait de pénétrer dans l'antre qu'il titillait plus tôt. Moins d'une phalange, à peine un centimètre, mais cela paraissait déjà extraordinaire et énorme pour le Gryffondor. Il ne put alors s'empêcher de se demander ce que cela faisait. Que ressentirait-il si lui-même glissait un doigt – ou une certaine autre partie de son corps qui était en train de s'éveiller – à cet endroit ? Et que ressentirait-il si on lui faisait ça ?

— Le spectacle te plaît, on dirait.

La voix de Draco le sortit tout à coup de son voyeurisme et il détourna le regard. Ses joues brûlaient tant, qu'il avait l'impression qu'elles n'allaient pas tarder à partir en combustion spontanée. Pour donner le change, il voulut prendre le savon – action qu'il comptait faire initialement, d'ailleurs –, mais le blond le lui prit des mains pour le reposer.

— Qu'est-ce que…

— Tu veux essayer ? le coupa le Serpentard.

— Quoi ?

Essayer ? Mais essayer quoi ? De se mettre lui-même un doigt dans les fesses ? Non, il n'avait pas besoin de Draco pour ça, merci bien...

— Je me demande ce qui t'excite le plus : l'idée de me pénétrer ou l'idée d'être pénétré.

En cet instant, Harry ressemblait à un poisson. Il ouvrait et fermait la bouche, sans qu'aucun son n'en sorte, ne sachant visiblement pas quoi répondre.

"C'est une très bonne question, ça, en fait !", fit la voix de Salazar dans sa tête. "Pourquoi pas les deux en même temps ? Prendre Draco pendant que Severus te prend."

Tandis que l'idée faisait son petit bonhomme de chemin dans l'esprit du plus jeune, l'image s'imposa tout à coup à lui. Autant dire qu'il n'avait jamais aussi bien porté la couleur des Gryffondors que maintenant. Il aurait aisément pu faire concurrence à une tomate bien mûre tant il était devenu écarlate, de la base du cou jusqu'à la racine de ses cheveux.

— Euh… Je… J'ai fini. Je sors, bafouilla-t-il avant de s'enfuir de la douche le plus rapidement possible.

Draco ne dit rien, mais son sourire moqueur parlait pour lui. Ceci dit, comme le Survivant mettait un point d'honneur à éviter soigneusement de le regarder, il ne pouvait pas le voir. Le Serpentard termina donc de se rincer et se sécha. Alors qu'il passait à côté de l'autre adolescent, il lui asséna une petite claque sur les fesses, plus sonore que douloureuse.

— Hé ! Mais t'es complètement malade ! s'insurgea le brun, ne faisant que provoquer un ricanement en réponse.

Néanmoins, si Malfoy pensait qu'il allait se laisser faire sans riposter, il se mettait le doigt dans l'œil… Foi de Potter !

Le lendemain matin, Harry se réveilla à cause d'une désagréable sensation de froid. Il ouvrit les yeux et remarqua qu'il était seul.

— Le petit déjeuner est déjà prêt, fit tout à coup la voix du vampire, le faisant sursauter.

— Je croyais que je ne devais pas rester seul, même pour seulement deux minutes, dit le Gryffondor en s'installant sur le canapé quelques minutes plus tard.

— Tu dormais. Mis à part tomber du lit parce que tu es trop près du bord, il ne peut pas t'arriver grand-chose.

Il se servit un verre de jus de citrouille et but une gorgée.

— Et que penses-tu qu'il puisse m'arriver dans la salle de bain ? Que je me noie dans la douche ?

— Tu as mis le feu à tes mains.

Cette phrase combinée au regard noir de son professeur termina de le persuader qu'il ne pourrait pas le faire changer d'avis. Il reprit alors son verre et avala son contenu d'une traite.

— Belle descente, Potty. Je serais curieux de savoir si tu avales tout, aussi bien que ce jus de citrouille.

Le blond le regardait avec un sourire goguenard, et le Survivant devait avouer qu'il ne comprenait pas vraiment où il voulait en venir.

"Il faut vraiment te faire un dessin ?", souffla la petite voix dans sa tête tandis qu'il avait décidé d'ignorer simplement l'intervention de Draco.

Pendant qu'il buvait un deuxième verre, la lumière se fit enfin dans son esprit. Et bien sûr, il avala de travers, se mettant à tousser pour tenter de faire ressortir le liquide qui avait emprunté le mauvais chemin dans sa descente. Une main chaude lui tapota le dos, et il put entendre son propriétaire rire à gorge déployée.

— C'est tellement facile de te surprendre, même si t'es un peu lent à la détente, fit l'autre calice en se marrant de plus belle.

Harry dégagea la main dans son dos d'une tape sur le bras et le fusilla du regard. Ce fut alors qu'il percuta que le blond ne prenait pas son petit déjeuner avec lui, habituellement.

— Mais au fait, pourquoi tu n'es pas dans la grande salle ?

— Parce que je n'ai plus besoin de faire semblant de ne pas vivre avec Severus. Et, de toute façon, il ne doit pas y avoir grand monde.

— Pourquoi ça ?

Draco le regarda avec étonnement.

— C'est les vacances. La plupart des élèves sont repartis chez eux.

Les vacances ! Le Gryffondor avait complètement oublié ! Cela voulait dire que Malfoy allait rester avec eux tout le temps. Comment allait-il pouvoir tenir sa promesse dans ces conditions ?

— Et… On est quel jour ?

— Mercredi, répondit Malfoy en relevant un sourcil, sceptique.

Mercredi, déjà. Cela ne laissait que très peu de temps avant la fin de la semaine, finalement. Pourquoi avait-il dit "semaine", bon sang ? Il n'aurait pas pu dire "avant la fin du mois de novembre" ? En même temps, s'il devait être honnête avec lui-même, même sans promesse, il doutait de tenir jusqu'au mois de décembre.

— Harry ? Quelque chose ne va pas ? demanda Severus en le voyant soudain pâlir.

— Euh… Non, non, c'est rien. J'avais juste oublié que c'étaient les vacances…

Il n'allait quand même pas dire haut et fort : "C'est juste que je pensais conclure avec toi cette semaine. Du coup, ce serait bien que Draco s'en aille". Non, définitivement non. Pour autant, l'adulte n'était pas dupe et avait parfaitement compris que, même si le plus jeune avait répondu la vérité, il n'avait pas tout dit.

Par chance pour Harry, après ce petit déjeuner un peu plus mouvementé que d'habitude, le blond partit à la bibliothèque pour travailler avec Blaise.

— J'espère ne pas croiser Pansy sur le chemin, avait-il marmonné en prenant ses affaires avant de sortir de l'appartement.

Une fois la porte fermée, le maître des potions vint s'asseoir à côté de l'étudiant qui était plongé dans un livre d'histoire de la magie. Ou plutôt, faisait semblant de l'être. Il était déjà compliqué de se concentrer sur cette matière. Alors, avec les hormones en ébullition et le problème de la présence de Draco quasiment en permanence, c'était tout simplement impossible. Aussi referma-t-il son manuel presque avec soulagement quand le plus âgé prit la parole.

— Maintenant que Draco n'est plus là, tu vas me dire ce qui te tracasse ?

Harry hésita. Devrait-il lui dire ce qu'il avait en tête ? La matinée était déjà bien avancée et Malfoy allait sans doute rentrer pour le déjeuner. Ce qui ne laissait pas beaucoup de temps. Il décida donc de faire part d'autre chose, qui lui trottait tout autant dans la tête depuis son enlèvement.

— J'aimerais que tu me mordes, répondit-il en regardant le vampire dans les yeux.

Ce dernier amorça un geste pour prendre son bras, mais le Gryffondor l'arrêta.

— Non. Au cou.

L'ex-Mangemort le regarda avec un étonnement évident. Il ne s'attendait visiblement pas à une telle demande.

— Tu es sûr ?

— Certain.

Oui, il y avait longuement réfléchi. Certes, l'idée que des crocs se plantent dans son cou le faisait toujours autant flipper. Mais la morsure de Bellatrix lui avait fait comprendre une chose : seul Severus avait le droit de le mordre et il était hors de question de rester sur cet horrible souvenir.

— Très bien. Tu préfères être allongé ou rester assis ?

— Euh… Je sais pas…

— Tu me fais confiance ?

— Oui.

La réponse était sortie sans la moindre hésitation. Oui, il lui faisait confiance. Déjà, lors de la guerre contre Voldemort, Snape avait prouvé qu'il était digne de sa confiance. Et depuis qu'ils étaient vampire et calice, cela s'était largement confirmé. Oui, Harry savait qu'il pouvait faire confiance aveuglément à son professeur. Celui-ci ne pouvait de toute façon pas lui faire de mal.

— Assez pour t'allonger sur ce canapé et me laisser venir sur toi pour te mordre au cou ?

Le souvenir de la scène du chantage, quand il tentait d'obtenir à nouveau de la potion de sommeil sans rêve et qui avait finalement débouché sur sa première vraie morsure de calice, se rappela à sa mémoire. Il se souvenait de la peur qui l'avait envahi à cet instant. Pourtant, aujourd'hui, il n'était pas effrayé. Il était persuadé que le vampire s'arrêterait immédiatement s'il le lui demandait. Qu'avait-il donc à craindre ? Pas la douleur, puisque la morsure d'un vampire sur son calice en était totalement dénuée. Et certainement pas de perdre sa vertu non plus. Même s'il n'était plus aussi contre cette idée que quelques semaines auparavant, il ne pensait pas qu'ils disposaient d'assez de temps pour cela. Et puis, chaque chose l'une après l'autre. Il ne fallait pas brûler les étapes. D'abord la morsure dans le cou. Il verrait la suite plus tard.

— Oui, finit-il par répondre, tout en s'allongeant.

Severus vint s'installer au dessus de lui, entre ses jambes, les bras de chaque côté de la tête du plus jeune. Leurs bassins étaient collés l'un à l'autre. Mais le Survivant était trop concentré sur ce qui allait arriver pour y prêter vraiment attention. Un bras passa autour de ses épaules, la main froide se posant à l'arrière de sa tête, comme pour la soutenir.

— Tu es prêt ? demanda le vampire en fixant d'un air envieux l'artère qui palpitait sous la peau du cou.

— Oui.

Ce n'était qu'un souffle, un murmure. Mais, s'il y avait bien une légère trace d'anxiété, il n'y en avait aucune d'hésitation. Cela suffit au maître des potions pour plonger vers l'objet de ses désirs. Il retraça la carotide avec son nez, humant au passage la délicieuse odeur qui se dégageait de son calice. Puis, ce fut au tour de la langue. Il sentit le garçon tressaillir. D'envie ou d'appréhension, il n'aurait su dire. Mais, tant que le Gryffondor ne lui demanderait pas expressément d'arrêter, il avait bien l'intention de continuer et d'aller jusqu'au bout.

Harry retint son souffle lorsqu'il sentit les dents acérées dangereusement proches de sa peau. La prise du vampire autour de lui se resserra légèrement, comme s'il craignait qu'il change d'avis. Mais le Gryffondor n'avait aucune intention de reculer.

Quand les canines se plantèrent finalement dans la carotide, aucun des deux hommes n'aurait su dire lequel avait gémi d'un plaisir non dissimulé. Peut-être bien les deux, à bien y réfléchir.

Severus dégusta autant qu'il put, aspirant lentement le liquide carmin, le laissant glisser sur sa langue, son palet puis dans sa gorge. Il était tellement absorbé par le sang qu'il ingurgitait, qu'il ne se rendit même pas compte que son calice venait de passer ses bras et ses jambes autour de lui. Ce ne fut que lorsqu'il mit fin à la morsure qu'il le remarqua. Cela le fit sourire. Pour un qui refusait catégoriquement de se faire mordre au cou il y avait encore quelques jours, voilà qu'il ne voulait plus que ça s'arrête. Malheureusement, toute bonne chose a une fin.

Le plus âgé, après avoir refermé la plaie, posa sa tête sur l'épaule de l'adolescent et ne bougea plus, écoutant simplement le rythme effréné des battements de cœur. Pour être tout à fait honnête, si Severus avait été un chat en cet instant, nul doute qu'il se serait mis à ronronner aussi fort qu'un moteur. Mais jamais il ne l'avouerait, bien entendu.

De son côté, Harry reprenait lentement son souffle. S'il était étonné de cette proximité avec l'adulte, et plus particulièrement de l'aspect câlin qu'elle avait pris, il décida de tout simplement en profiter. Il se détendait de plus en plus, au point que sa jambe la plus proche du vide finit par retomber au sol. Un peu plus, et il en serait sans doute venu à s'endormir.

Mais le vampire releva la tête après plusieurs minutes ainsi, s'appuyant sur ses bras pour soulager le jeune homme de son poids, et lui demanda :

— Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?

Le Survivant haussa vaguement des épaules, laissant ses bras retomber à leur tour, avant de répondre.

— Bellatrix. Je détestais cette idée qu'elle soit la dernière à m'avoir mordu à cet endroit. Et puis, je suis un Gryffondor. Tu savais que je repousserai ma peur un jour ou l'autre, termina-t-il avec un petit sourire.

— Dois-je en déduire que cette fâcheuse expérience t'a permis de réfléchir ?

Harry hésita quelques secondes. Devrait-il en profiter pour avouer la promesse qu'il s'était faite durant son enlèvement ? Il n'eut finalement pas le loisir de se poser davantage la question. La porte de l'appartement s'ouvrit, laissant entrer Draco tandis que les deux autres se séparaient.


Tout ce que je dirai sur le chapitre suivant, c'est que les fans de Draco vont probablement beaucoup aimer ! ;) Malheureusement, il vous faudra attendre le 21 septembre. Je sais, c'est dans longtemps encore... Néanmoins, j'ai une petite annonce à vous faire.

Comme vous le savez, je participe à l'Académie de l'Imaginaire. Ou, devrai-je dire, "participais". Cela n'a pas encore été annoncé officiellement et publiquement (ça devrait se faire demain sur la page Facebook de l'événement), mais je sais d'ores et déjà et que je suis la candidate éliminée de ce tour dans mon équipe. Je vais donc pouvoir, prochainement, reprendre le rythme de publication d'un chapitre par semaine. Et les mini fic seront postées en bonus, probablement le weekend. MAIS ! Parce qu'il y a un "mais". J'avais établi un calendrier jusque fin novembre en poursuivant le rythme d'une publication de cette fic toutes les deux semaines. Je vais maintenir ce calendrier et ne reprendre la publication normale qu'après. Ainsi, en trois mois, j'espère pouvoir reprendre une bonne avance et permettre ainsi une bonne reprise du rythme :)

Bref. En résumé, je ne suis plus accaparée par l'Académie et les publications reprendront donc leur cours normal fin novembre n_n

Merci en tout cas à ceux qui m'ont suivie et encouragée dans cette aventure. Cette expérience m'a beaucoup offert en terme de qualité d'écriture, et j'espère donc pouvoir vous offrir de meilleures histoires à l'avenir.