Comme dit au chapitre précédent, je pense que les fan de Draco vont apprécier ;) En fait, je pense que vous allez aimer les chapitres à venir. Oh ! Et j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer... Rendez-vous à la fin du chapitre pour savoir de quoi il s'agit :p
RàR :
Drayy : C'est plutôt Draco qui réserve des choses à Harry :p
Daealle : Merci beaucoup pour cette review ! :)
Guest : C'est déjà fini, regarde ;)
jess : Dommage, oui. Mais ça me permettra de mieux me concentrer sur mes projets persos :) Contente en tout cas que cette histoire te plaise de plus en plus ! n_n
Pour les reviews non anonymes, si vous n'avez pas encore reçu votre réponse, elle ne devrait pas tarder ;)
Chapitre 41 : L'accord d'une blague
Lorsque Draco entra dans l'appartement, il comprit tout de suite qu'il avait probablement interrompu quelque chose. Est-ce que le Gryffondor avait finalement décidé de compléter le lien, enfin ? Se dire que c'était peut-être bien le cas lui fit ressentir deux sentiments contradictoires.
D'un côté, il y avait le soulagement. Soulagement que Severus ne souffre plus du rejet qu'il subissait de la part du plus jeune. Soulagement de savoir que l'attention du vampire ne serait bientôt plus totalement tournée vers Harry.
D'un autre côté, il y avait la jalousie. Il avait beau dire tout ce qu'il voulait, savoir que les deux autres allaient prochainement s'envoyer en l'air le blessait bien plus qu'il n'aurait voulu l'admettre. Oui, ce n'était pas la faute du Survivant, et celui-ci avait bien cherché un moyen d'annuler tout ceci, sans succès. Mais savoir cela ne diminuait en rien son sentiment d'abandon. Et si Severus préférait le Gryffondor ? Et s'il lui disait qu'il n'avait plus besoin de lui ? Et si…
En une fraction de seconde, il se retrouva entouré par deux bras puissants, fermement plaqué contre un torse bien trop dur pour être humain.
— Arrête ça, Draco.
La phrase avait claqué comme un ordre. Et il abdiqua, soupirant tout à coup de soulagement en refoulant tous les doutes qui l'avaient soudainement envahi.
— Je crois que nous devrions parler, tous les trois, finit par dire le plus âgé en relâchant son étreinte.
Il invita son premier calice à s'asseoir sur le canapé, à côté d'Harry, et s'installa ensuite dans le fauteuil.
— J'ai bien conscience que cette situation est difficile pour l'un comme pour l'autre. Mais vous devez vraiment arrêter de penser, tous les deux, que vous n'êtes pas à votre place, que je vais peut-être en venir un jour à préférer l'un plutôt que l'autre, et à vous voir comme la cinquième roue du carrosse chaque fois que j'accorde plus d'attention à l'autre.
Les deux élèves se regardèrent avec stupéfaction. Harry n'imaginait pas un seul instant que Draco ait pu craindre que Severus puisse le préférer à lui. C'était tellement ridicule. Il représentait tout ce que le maître des potions haïssait. Certes, ce n'était peut-être plus entièrement d'actualité. Mais le Gryffondor restait persuadé qu'il n'y avait absolument aucune chance pour que l'homme affiche un jour une préférence pour lui. De son côté, Draco ne pensait pas que le Survivant se sentait exclu. On ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas fait d'efforts pour que le plus jeune tente de s'intégrer, pourtant. Surtout avec le temps que le brun passait seul avec leur professeur.
— Je pense que j'ai fait une erreur, reprit le vampire après un moment, ramenant l'attention des deux autres sur lui. J'ai passé principalement du temps avec chacun. Mais jamais vraiment avec vous deux en même temps, en dehors de la nuit, pour dormir.
Le Gryffondor se tendit instantanément. C'était quoi, ça ? Snape n'avait tout de même pas l'intention de lancer un plan à trois, n'est-ce pas ? Oui, il l'avait fantasmé plusieurs fois – merci Salazar –, mais de là à le vivre réellement, il y avait un fossé qu'il n'était clairement pas prêt à franchir.
— Harry, détends-toi. On ne fera rien que tu ne veuilles pas. Et ce que je compte vous proposer, vous l'avez déjà plus ou moins fait une fois. En fait, je pense que le plus gros problème dans notre… relation particulière, c'est que vous n'êtes que trop rarement confrontés à la présence de l'autre. Seul à seul, je veux dire.
— Viens-en au fait. Si tu tournes autour du pot, il ne va pas comprendre, encore, intervint Draco en pointant Harry du pouce.
— J'essaie de ne pas lui faire peur.
— Il se fait peur tout seul à essayer d'imaginer ce que tu sous-entends.
— Je suis toujours là, vous savez, finit par dire le principal concerné. Et pour une fois, je suis plutôt d'accord avec Draco.
— Très bien. Ce que j'aimerais, c'est que vous passiez du temps ensemble pour apprendre à vous apprécier. De façon plus intime. Comme samedi après-midi. Je pense que vous avez besoin de comprendre que vous pouvez être… des alliés et non des concurrents.
Le silence se fit dans le salon, Severus laissant le temps à ses calices d'assimiler ce qu'il venait de dire. Il espérait qu'ils comprendraient tous les deux l'importance d'être plus proches et d'arrêter de voir l'autre comme un ennemi potentiel. Autant dire que, dans le cas contraire, la cohabitation finirait forcément par être un enfer. Déjà que ce n'était pas l'idéal, actuellement… Même si c'était toujours mieux qu'un peu plus d'un mois auparavant.
Au plus grand étonnement des deux Serpentards, ce fut Harry qui répondit le premier.
— Je suis d'accord pour essayer.
— Vraiment ? demanda Snape, ayant du mal à croire ce qu'il venait d'entendre.
Le Gryffondor jeta un œil au blond avant de reprendre la parole. Après tout, l'adulte n'avait pas tort : ils allaient vivre à trois et non chacun avec Severus.
— Tout à l'heure, tu m'as demandé si ce qu'il s'est passé avec Bellatrix m'avait fait réfléchir. La réponse est oui. Quand elle m'a mordu et, pire encore, quand elle m'a fait boire son sang, j'ai regretté d'avoir été si borné et de ne pas avoir fermé le lien. Parce que, si je l'avais fait, vous m'auriez retrouvé plus rapidement. Peut-être même que le Ministère n'aurait rien découvert sur nous.
— Ce qui est fait est fait. Ce n'est peut-être pas si mal, au fond, que tout le monde soit au courant. Je ne pense pas que nous aurions pu garder le secret indéfiniment. Et, avec ton discours, les conditions de vie des vampires et des autres créatures magiques devraient s'améliorer.
— Je me suis fait une promesse aussi, quand je pensais que j'allais mourir.
— Laquelle ? finit par demander Draco, alors qu'un nouveau silence s'éternisait.
— Je… Je me suis promis de… de fermer le lien avant la fin de la semaine, si je m'en sortais vivant…
Il avait fallu au Survivant une bonne dose de son courage tant vanté chez les Gryffondors pour parvenir à avouer ce fait. Il avait baissé la tête et n'osait regarder à nouveau les deux autres, persuadé qu'ils allaient se moquer de lui. Et maintenant qu'il l'avait dit à voix haute, lui-même trouvait ça ridicule.
— Mais quel crétin.
Alors qu'il venait de prononcer ces mots, Malfoy le força à le regarder, d'un doigt placé sous le menton.
— Sérieusement ? Je ne te pensais pas aussi stupide.
— Hein ?
— Y a un mois, tu ne voulais pas le faire sans sentiments. Et, aujourd'hui, tu as l'intention de sauter le pas pour une superstition de grand-mère ?
Harry fronça les sourcils et se dégagea de la main du blond.
— Ça devrait pourtant te réjouir, toi qui n'as eu de cesse de me répéter que je devais fermer le lien. Hier encore, tu affirmais même que j'étais prêt, mais que je ne voulais pas me l'avouer.
— Entre être prêt parce qu'on en a envie et être prêt parce qu'on s'est fait une promesse bidon, y a une grosse différence, Potty.
— Arrête de m'appeler comme ça.
— Tu mérites ce surnom quand tu fais l'imbécile.
— Vous avez terminé vos enfantillages ? intervint le vampire, ramenant l'attention des deux adolescents sur lui. Ceci dit, Draco n'a pas tort. Si je t'ai dit que j'attendrais que tu sois prêt, Harry, c'est pour que tu en aies envie. Pas pour que tu le fasses uniquement parce que tu t'y sens obligé. Sinon, on aurait fermé le lien quand tu as bu mon sang la première fois, ça aurait été pareil.
Suite à cette discussion, les deux étudiants repartirent dans leurs devoirs. Mais le plus jeune devait avouer qu'il n'était pas vraiment concentré. Ce que lui avaient dit les deux Serpentards un peu plus tôt ne cessait de tourner en boucle dans sa tête. Il devait en avoir envie. D'accord. Mais, comme la plupart des ados, il en avait envie. Ce n'était pas pour autant qu'il était vraiment prêt, n'est-ce pas ? Il avait les hormones en ébullition, mais comment savoir si c'était vraiment du désir qu'il ressentait ou simplement l'appel du lien et ses hormones ? Il jeta un coup d'œil au blond qui venait de faire apparaître du jus de citrouille. Peut-être que c'était là la clé de ses interrogations.
— Je vais prendre ma douche, dit-il tout à coup. Tu viens avec moi, Draco ?
Ce dernier s'étouffa dans le verre qu'il était en train de boire à cette demande. Depuis quand Monsieur Pudeur prenait des initiatives ?
— C'est facile de te surprendre aussi, on dirait, se moqua Harry.
— On ne peut pas dire que tu m'aies habitué à prendre les devants, en même temps.
Une fois livres et parchemins rangés, ils se retrouvèrent tous les deux dans la salle de bain. Ils se déshabillèrent en silence et rentrèrent dans la cabine de douche. Ce ne fut qu'après plusieurs minutes de silence que le Gryffondor se lança enfin.
— Comment tu as su que tu étais prêt ?
Malfoy se tourna vers lui et le toisa quelques secondes.
— J'en ai eu envie sur le moment, c'est tout. Ce n'est pas un truc qui se calcule et se prévoit.
Autant dire que ce n'était pas vraiment la réponse attendue.
— Mais… Il n'y a rien d'autre ?
— Comme quoi ? Que voudrais-tu que ce soit de plus ?
— Je ne sais pas… La peur qui disparaît, par exemple ?
— T'es bête ou quoi ? fit Draco en ricanant. L'inconnu fait forcément peur. Si tu attends qu'elle s'en aille, tu ne passeras jamais à l'acte.
— Tout ça ne m'aide pas vraiment, en fait, marmonna le Survivant.
Le blond poussa un soupir.
— Très bien. Qu'est-ce qui te fait peur exactement ? De ne pas savoir comme faire et d'être ridicule ? D'avoir mal ? De ne pas aimer ça ?
— Euh… Je sais pas. Un peu tout ça à la fois, je suppose.
— Pour le premier point, c'est cette peur qui est ridicule, franchement. Tant que tout le monde dit ce dont il a envie et comment, tout ira bien. Pour la douleur, Severus a exagéré quand il t'a dit ça. C'était plutôt une vengeance de sa part pour ton insolence. Ce n'est certes pas l'extase dès le début, mais ce n'est pas non plus vraiment douloureux. Je dirais plus que c'est une gêne. Quant à aimer ça… T'en connais beaucoup, qui n'aiment pas le sexe ?
— Ce n'est pas le sexe en général que j'ai peur de ne pas aimer…
Malfoy se retint de justesse de rire. Pour une fois que Potter s'ouvrait à la chose, ce n'était pas le moment de le faire se refermer comme une huître.
— Ma question d'hier tient toujours, tu sais ?
— Euh… Quelle question ?
— Tu veux essayer ?
Ah oui, cette question.
— Seulement avec ça, ajouta le blond avec son index en l'air en voyant l'hésitation du plus jeune.
"Arrête de tergiverser et dis oui, bon sang !" fit la voix de Salazar dans son esprit, outrée.
Harry en aurait presque ri, si la situation ne le stressait pas autant. Mais le fondateur de la maison Serpentard avait raison, au fond. Il s'était demandé ce que ça faisait, et c'était là l'occasion de le savoir. Et peut-être de débloquer toutes ses appréhensions qui le retenaient. Il hocha donc la tête, son cœur battant tout à coup bien trop vite quand l'autre s'approcha de lui. Il s'était attendu à ce que Draco entre tout de suite dans le vif du sujet – littéralement, pourrait-on dire. Pourtant, au lieu de ça, le blond l'embrassa, le plaquant au passage contre le mur de la douche. Il fit courir ses doigts fins sur le torse pâle et encore un peu trop chétif à son goût.
— Écarte les jambes, dit-il en tapotant les chevilles de son pied pour les faire se décaler. Encore.
Une fois satisfait de la position, le Serpentard prit en main le membre du brun qui avait déjà commencé à se dresser. Tout en reprenant les lèvres de l'autre, il entama un lent mouvement sur la hampe qu'il tenait.
— Tu as le droit de participer aussi, finit-il par dire tandis que le Gryffondor ne bougeait pas.
Celui-ci leva alors une main hésitante pour saisir le membre qui se tendait vers lui. Il tenta de calquer ses mouvements sur ceux qu'il ressentait. Même si tout ceci était agréable, il ne put retenir un sursaut lorsqu'une deuxième main se saisit de ses bourses, jouant quelques instants avec avant de descendre un peu plus, se glissant derrière. Malgré lui, il se crispa d'appréhension. Et ce n'était apparemment pas discret.
— Détends-toi. Plus tu seras tendu, plus ce sera désagréable.
— C'est censé m'aider à me détendre, ça ? demanda-t-il avec un rire nerveux.
— C'est pareil dans l'autre sens, si tu préfères : plus tu te détendras, plus ce sera agréable.
D'accord, il avait juste à se relaxer. Respirer un grand coup. Tout irait bien. Bon sang, s'il paniquait déjà comme ça pour un simple doigt, qu'est-ce que ça allait être le moment venu ? Finalement, tout ceci n'était peut-être pas une si bonne idée. Il avait l'impression qu'il flippait encore plus qu'avant.
— Arrête de penser. Je peux presque entendre ton cerveau bouillonner. Laisse-toi simplement aller.
Se laisser aller, c'était facile à dire quand on n'était pas celui qui se faisait titiller l'intimité par un doigt envahisseur. Il se força néanmoins au calme, fermant les yeux et essayant de se concentrer davantage sur les caresses qu'il prodiguait au sexe de Draco et celles qu'il recevait.
Quand le doigt commença légèrement à le pénétrer, il eut un frisson. Mais, en effet, ce n'était pas douloureux. Étrange, sans le moindre doute. Peut-être un peu désagréable aussi. Alors, il se détendit considérablement. Et le reste de l'appendice n'eut aucune difficulté à rentrer à coup de petits va-et-vients. Ce n'était toujours pas très agréable, mais c'était largement supportable.
Tandis qu'il commençait à s'habituer, trouvant presque cela plaisant, il sentit tout à coup comme une violente décharge électrique remonter le long de sa colonne vertébrale. Il ne put empêcher le cri qui avait monté dans sa gorge de sortir de sa bouche, sa tête partant en arrière dans le même temps.
— Trouvé, fit le blond avec un air victorieux
Alors, c'était cela, la prostate ? Il était un peu mitigé, à vrai dire. Il avait l'impression que c'était trop. Beaucoup trop. Qu'il n'allait pas le supporter. Et que ses jambes allaient bientôt le lâcher.
— Reste détendu.
— C'est trop, parvint-il à articuler.
— Mais non. Laisse-toi aller. Laisse l'extase t'emporter. Tu ne risques rien.
Harry ne sut dire combien d'éclairs il vit passer devant ses yeux alors qu'il se libérait finalement, ni combien de temps cela avait duré. Mais une chose était sûre : il n'avait jamais eu un orgasme aussi fort. Même avec les nombreux fantasmes que lui avait balancé Salazar.
Il reprenait son souffle, la tête sur l'épaule de Draco, agrippé à ses hanches pour rester debout, quand il remarqua que ce dernier était en train de se masturber. Il pouvait entendre de faibles gémissements à son oreille et il se surprit à trouver ça agréable. Excitant, même. Mais pas au point d'avoir une nouvelle érection, pas après la jouissance qu'il venait d'avoir. En revanche, il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait cessé de le caresser. Quel piètre amant il faisait. Alors, dans un sursaut de courage et d'énergie, il remonta l'une de ses mains vers le téton et passa son doigt dessus. Il se souvenait que Severus l'avait déjà fait sur lui et qu'il avait aimé. Et, à en juger par le gémissement plus prononcé qu'il venait d'entendre, il ne se trompait pas. Il continua donc jusqu'à ce qu'il sente quelque chose de chaud couler sur sa cuisse, et il regarda le liquide blanc s'échapper, comme hypnotisé.
Comme je vous le disais, j'ai une bonne nouvelle. Beaucoup ont déjà fait remarquer que la fermeture du lien était très longue à arriver. Trop. Vous voyez où je veux en venir ? ;) Eh oui, je suis presque arrivée à ce moment fatidique ! Il devrait donc arriver dans le chapitre 45. Chapitre prévu le 16 novembre. D'ici-là, Harry va encore évoluer un peu et en apprendre un peu plus sur nos deux Serpentards préférés ;)
Au passage, pour ceux qui ne me suivent pas sur Facebook, sachez que je vais lancer un nouveau concours samedi 24 septembre :) C'est le jour de mon anniversaire, et c'est moi qui vous fais un cadeau, eh oui XD Ne vous inquiétez pas, comme d'habitude, il n'est pas nécessaire d'avoir Facebook. Je mettrai le lien vers le concours sur mon profil dans la journée, et je le rappellerai dans le chapitre de la semaine prochaine (le chapitre 3 de "On n'est pas dans un conte de fées" dans le fandom Teen Wolf). Il durera jusqu'au 30 septembre inclus :)
