Merci à tous ceux qui m'ont souhaité un bon rétablissement (je commence enfin à aller mieux, même si je suis encore très fatiguée n_n) ainsi que de bonnes fêtes et m'ont encouragée pour surmonter mon passage à blanc. J'espère que vos fêtes se sont mieux déroulées que les miennes (aller se coucher à même pas 22h le soir du réveillon, c'est moche... lol)
Pour ce chapitre et le prochain, on prolonge un peu noël grâce à nos héros préférés ;)
RàR :
Aniar : Oui, il faut bien qu'il avance un peu aussi ;) Merci et bonne lecture :)
Guest : Merci ! Bonne année et bonne lecture ;)
Chapitre 48 : Préparation de la blague de noël
Les jours suivants ne se passèrent guère différemment. Des œillades, des murmures, des reproches. Harry essayait d'y faire abstraction. Mais ce n'était pas toujours facile. Surtout qu'il avait l'impression que même les Gryffondors y participaient.
Le vendredi, il se décida finalement. Après le dernier cours de la journée, il se dirigea vers la salle commune des Gryffondors. Il voulait trouver Ginny et lui parler. Il avait bien assez repoussé ce moment. Il était temps qu'il prenne enfin son courage à deux mains. C'était, après tout, censé être la première qualité de sa maison. Néanmoins, arrivé devant le tableau de la grosse dame, il se rendit compte qu'il ne connaissait pas le nouveau mot de passe. Il attendit alors dans les escaliers qu'un Rouge et Or montre le bout de sa baguette pour lui ouvrir.
— Harry ? Qu'est-ce que tu fiches en plein milieu du passage ?
Sans s'en rendre compte, le Survivant s'était totalement perdu dans ses pensées, oubliant par là même la notion du temps. Il releva la tête vers ses deux meilleurs amis qui venaient d'arriver, Ron en tête.
— Ron, Hermione. Je voulais venir faire un tour dans la salle commune, mais je ne connais pas le nouveau mot de passe.
Grâce à eux, il put enfin entrer. Revoir cette salle lui fit à la fois du bien et du mal. Il s'était attendu à ce que l'endroit lui ait manqué et qu'il se sente heureux d'y remettre les pieds. Mais, en vérité, il avait l'impression de ne plus vraiment appartenir à ce lieu. Il ne se sentait plus chez lui comme avant. Parce que, chez lui, c'était désormais auprès de Snape. En se rendant compte de cela, Harry fut choqué. D'accord, il avait accepté le fait qu'il appréciait le vampire à cause du lien. Mais est-ce que ça ne devenait pas un peu trop ? Est-ce qu'il était en train de développer des sentiments pour lui ?
— Harry ? Ça va ? Tu es devenu tout pâle, s'enquit Hermione.
Il secoua la tête pour sortir de ses pensées. Bien sûr que non, il ne développait pas des sentiments amoureux pour Severus Snape. Ce n'était qu'une conséquence normale du lien qui les unissait. Il se sentait chez lui avec le maître des potions uniquement à cause du lien. Il n'y avait aucune raison de se poser autant de questions.
— Oui, oui, ne t'inquiète pas. En fait, j'aurais voulu voir Ginny.
— Oh ! Je vois… Elle est sans doute dans le dortoir. Je vais la chercher.
La jeune femme grimpa les escaliers rapidement, laissant Ron et Harry ensemble. Ce dernier ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil aux alentours, remarquant ainsi qu'il était le centre d'attention. Encore. Il soupira.
— Écoutez, j'en peux plus de ces regards insistants. Surtout venant de vous... C'est encore pire que quand j'étais "l'Élu qui doit sauver le monde sorcier". Alors, si vous avez un truc à dire, dites-le, qu'on en finisse !
Il se passa presque une minute de silence, une interminable minute pour Harry, avant que Seamus prenne la parole.
— On raconte que Snape est violent avec toi. C'est vrai ?
— Absolument pas ! Il n'a jamais eu de geste déplacé à mon égard.
— Donc… Tu es vraiment consentant ? demanda Dean.
— Oui. Je ne dis pas que ça a été simple à accepter. D'où ces deux mois d'absence. Mais je n'ai jamais été aussi bien que maintenant. Vraiment.
Tous les élèves présents le regardèrent. Les visages semblèrent se détendre. Comme s'ils avaient simplement attendu la confirmation que leur ami allait vraiment bien.
— Harry ?
Le susnommé se tourna vers l'origine de la voix pour se retrouver face à Ginny.
— Tu voulais me voir ?
— Euh… Oui. Est-ce qu'on pourrait… aller quelque part pour parler ?
— Bien sûr.
La cadette Weasley lui prit la main et il sortirent de la salle commune. Sans trop de surprise, elle l'entraîna dans la salle sur demande. Celle-ci avait pris la forme d'un salon chaleureux, qui ressemblait à s'y méprendre à celui de la maison Weasley, ce qui fit rire Harry.
— Désolée. Je voulais un endroit où on se sent bien pour discuter. On peut aller ailleurs, si tu préfères.
— Non, c'est parfait comme ça. J'aime la maison de tes parents.
Ils s'installèrent tous les deux sur le canapé, face à face, devant la cheminée dont les flammes crépitaient doucement et dégageaient une agréable chaleur.
— Je… J'imagine que tu sais pourquoi je voulais te parler, commença Harry avec hésitation.
— J'en ai une petite idée, oui.
— Je suis sincèrement désolé, Ginny. J'aurais dû venir te voir plus tôt. J'aurais dû te le dire bien avant. Mais, la vérité, c'est que j'avais peur de te perdre. J'avais peur que tu ne comprennes pas et que tu me rejettes. Moi-même j'ai mis du temps à comprendre, alors…
— C'est bon, Harry. Hermione m'a expliqué. Je ne t'en veux pas. Je comprends. Et j'aimerais vraiment qu'on reste amis aussi.
La jeune fille rousse souriait tandis qu'Harry la regardait avec effarement.
— Hermione t'a expliqué ?
— Oui. Peu après que tu as arrêté de venir en cours, on a un peu parlé. Bien sûr, elle ne m'a pas dit que Snape était un vampire et que tu étais devenu son calice. Mais elle m'a fait comprendre que je devrais faire une croix sur notre histoire, que tu ne reviendrais jamais vers moi.
Comment Hermione avait pu être aussi sûre qu'il ne voudrait plus sortir avec Ginny, même une fois le lien fermé ? Avoir une relation avec un vampire n'empêchait pas forcément d'avoir une relation avec quelqu'un d'autre. Même si c'était rare. Et Severus avait toujours été clair sur le fait qu'il ne verrait aucune objection à ce qu'il aille voir ailleurs. Est-ce que sa meilleure amie avait pensé que ses sentiments pour la sœur de Ron ne seraient pas assez forts pour résister au lien ? En y réfléchissant bien, ce n'était pas faux. Il n'arrivait plus à considérer Ginny comme une potentielle petite amie. Bien sûr, il la trouvait toujours aussi séduisante et attirante. Mais l'envie de faire quoique ce soit de non amical avec elle s'était totalement envolée. Est-ce que cela voulait dire qu'il n'avait pas autant aimé la jolie rousse qu'il l'avait cru ?
— Harry ? Youhou !
Il fut soudainement ramené à la réalité par ladite jolie rousse.
— Hein ? Excuse-moi, je me suis perdu dans mes pensées…
— J'ai vu ça, répondit-elle en riant doucement. À quoi pensais-tu ?
— Hermione t'a donné plus de détails sur le lien entre un vampire et un calice ?
— Oui. Après ton enlèvement par Bellatrix, elle m'a tout expliqué.
— Donc tu sais qu'une relation vampire-calice n'est pas forcément exclusive. Et Severus n'est pas contre l'idée que j'aie une relation en dehors du lien. Il a une relation exclusive avec Draco parce que c'est ce que veut Draco. Mais si je le souhaite, je pourrais à nouveau être avec toi.
— Mais tu ne le souhaites pas…
Ginny avait un petit sourire triste en disant ces mots. Et cela fit mal au Survivant. Mais c'était pourtant la vérité. Il n'avait plus envie d'être avec elle. Il ne saurait pas dire exactement pourquoi, mais il la voyait désormais de la même façon qu'il voyait Hermione.
— Je suis désolé.
— Ne le sois pas. Je te l'ai dit : je comprends. J'ai eu le temps de m'y faire. Et je pense que c'est mieux ainsi. Je préférerais avoir une relation exclusive. C'est probablement ce que s'est dit Hermione aussi.
Harry fut soulagé par ces paroles. Ils se laissèrent aller à une étreinte, profitant d'un peu de calme et de la sérénité que leur offrait la pièce.
— Au fait, Harry… Je comprendrais que tu ne veuilles pas mais… Maman insiste très lourdement pour qu'on arrive à te convaincre de venir à Noël. Quitte à ce que Malfoy et Snape viennent aussi.
Noël… Il avait failli oublier que c'était très bientôt. Il avait envie de revoir les Weasley, évidemment. Mais il avait aussi envie de passer ces vacances avec les deux Serpentards.
Il soupira. Il allait encore devoir supporter une discussion qui risquait d'être pénible…
oOoOo
Les jours passèrent à nouveau. Harry tenta de repousser au maximum la fameuse discussion sur Noël. Mais, lorsque Draco aborda le sujet le premier décembre, il sut qu'il ne pouvait pas retarder l'échéance plus longtemps.
— Au fait, Sev. On reste ici pour Noël ou on va chez toi ? demanda le blond.
— Je pensais que ce serait pas mal d'aller chez moi. Histoire de sortir un peu de Poudlard.
— Justement, à ce propos…
Le Survivant ne savait pas trop comment aborder le sujet. Il connaissait l'aversion des deux autres pour les Weasley. Mais il avait vraiment envie de revoir ceux qu'il considérait comme sa famille. Et il savait que s'il devait choisir entre passer les fêtes avec les rouquins ou les Serpentards, il se sentirait déchiré.
— Les Weasley nous invitent à passer Noël avec eux.
Il avait finalement opté pour simple, clair et direct. Tourner autour du pot ne leur avait jamais réussi.
— Tu veux dire nous trois ? Chez les Weasley ? demanda Snape pour s'assurer d'avoir bien compris.
— Oui... Je sais que vous ne les appréciez pas vraiment, s'empressa d'ajouter le plus jeune. Mais ce ne serait que pour la soirée, ça passera vite.
— Je suis d'accord.
Contre toute attente, ce fut Draco qui accepta le premier. Pour le Gryffondor, cela cachait forcément quelque chose.
— Et ce sera quoi la contrepartie ? s'enquit-il.
— Tout de suite, s'offusqua Draco.
Un silence et deux paires d'yeux rivées sur lui, Malfoy comprit rapidement qu'il ne trompait personne.
— D'accord. Je me disais simplement que, pour me remercier de ma bonté et de bien me tenir avec tes amis, tu pourrais consentir à faire quelque chose avec moi. Que tu n'as jamais fait.
— Un truc sexuel, j'imagine…
— Tu imagines bien. Et, de mon côté, j'imagine que tu sais à quoi je pense.
Oui, Harry avait son idée. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi Draco insistait autant sur ce point. Cela faisait des jours qu'il tentait de le convaincre de coucher avec lui. Uniquement tous les deux. Certes, il était d'accord avec l'autre adolescent qu'il serait mieux pour leur relation à trois qu'ils aient aussi tous les deux des interactions sans le vampire. Mais, surtout, il ne comprenait pas pourquoi Draco voulait tellement que ce soit Harry qui le prenne et non l'inverse.
— J'ai bien une idée, oui, répondit-il avant de soupirer. Cependant, je ne comprends vraiment pas pourquoi tu y tiens tant.
— Je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant. J'aime avoir une queue en moi. Je prends plus de plaisir ainsi.
— Je ne sais pas… J'ai l'impression que… celui qui pénètre est celui qui… domine ? Du coup, je ne me sens pas…
— Je t'arrête tout de suite, le coupa Malfoy. On peut très bien être "le passif", comme disent certains, et être celui qui domine l'échange. Sinon, ça veut dire que les femmes sont forcément soumises aux hommes ?
Vu comme ça, il était vrai que son raisonnement était complètement stupide.
— Et, crois-moi, reprit le blond. Je sais parfaitement dominer des ébats, même en ayant une queue entre les fesses.
Finalement, Snape accepta aussi. Sa condition à lui était de regarder. Simplement regarder. Harry devait avouer qu'au final cela le rassurait. Parce que, honnêtement, sa plus grande crainte était de faire quelque chose qu'il ne fallait pas et de blesser l'autre. Avec le vampire, c'était facile : non seulement celui-ci ne pouvait pas lui faire mal, mais il y avait très peu de chance qu'Harry puisse lui faire mal également.
Pour le coup, convaincre les deux Serpentards avait été bien plus simple qu'il ne s'y était attendu.
oOoOo
Les vacances de Noël arrivèrent rapidement. Harry fut le premier à être prêt pour partir de Poudlard. Il avait hâte de voir autre chose que l'école. À cause de son retard dans ses études, il avait passé le plus clair de son temps à travailler. Et, quand ce n'était pas le cas, il prenait du bon temps avec Severus ou Draco. Ou les deux ensemble. Il avait découvert que Malfoy était plutôt du genre insatiable. C'était pourquoi une sorte de routine s'était mise en place entre eux, plus particulièrement pour la morsure. Le blond était le premier que Severus mordait, tandis qu'Harry l'aidait à atteindre l'extase, généralement de sa main. Néanmoins, il avait tenté une fois de le faire avec sa bouche. Ça avait été plutôt balbutiant. Mais Draco lui avait dit qu'il avait du potentiel et qu'il lui apprendrait. Ils avaient l'éternité pour ça, après tout. Ensuite, le vampire mordait Harry. Cette partie était la plupart du temps la plus rapide. Le Gryffondor avait parfois l'impression que Draco tentait de lui faire battre le record de la jouissance la plus rapide. Après ça, le Survivant s'écroulait de fatigue alors que les deux Serpentards s'en donnaient à cœur joie ensemble entre les draps. Où le blond trouvait toute cette énergie était un mystère pour le plus jeune. Et il était aussi assez embarrassé de tomber de sommeil pratiquement à chaque fois qu'il avait une activité sexuelle. Peut-être était-ce le manque de sport ? Il aurait sans doute dû accepter de réintégrer l'équipe de Quidditch.
— Harry ?
Severus le sortit de ses pensées. Quelques instants plus tard, ils transplanaient dans une impasse, face à une imposante maison. Elle ne semblait pas en très bon état mais, bizarrement, elle inspirait confiance à Harry. Ils pénétrèrent dans la demeure et le Survivant eut le souffle coupé face à ce qu'il découvrit. L'intérieur était à l'exact opposé de l'extérieur. Là où les tuiles semblaient prêtes à tomber du toit et où les lierres mangeaient facilement les trois quart de la façade, montrant un évident manque d'entretien, l'intérieur était impeccable, lumineux et moderne.
— Un sort montre la maison comme inhabitée, expliqua le vampire. J'aime avoir ma tranquillité.
— Et en plus, il n'y a pas de voisins à moins de deux kilomètres… On va pouvoir s'époumoner gaiement pendant nos parties de jambes en l'air !
— En fait, tu ne penses vraiment qu'à ça, Draco, dit Harry avec un sourire amusé.
— C'est parce que tu n'as pas encore essayé toutes les possibilités qu'offre le sexe. Tu ne peux pas comprendre.
— Parce que toi, tu as tout essayé, peut-être ? intervint Snape tout en rangeant leurs affaires d'un coup de baguette.
— Non, c'est vrai. Mais je compte bien y remédier. On pourrait commencer maintenant, d'ailleurs.
Et dire que ce n'était que le premier jour des vacances. La cohabitation en dehors de Poudlard promettait d'être mouvementée. Et intéressante.
Au chapitre suivant, on aura à nouveau un peu d'action ;) À votre avis, comment va se passer le repas de noël ? :p
