Je pense que certains seront déçus dans ce chapitre n_n" Navrée, mais le plus important ici n'est pas le repas de noël. Et je sens aussi qu'on va me détester pour ce que je fais subir aux personnages XD Le pire, c'est que je ne suis même pas désolée, en fait :p
RàR :
Guest : Merci ! :D Oui, un duo Harry/Draco est prévu, même si Snape ne sera jamais loin ;) Pour ce qui est de Ginny, j'avoue que ça m'agace de la voir devenir une folle hystérique dans les fics parce qu'Harry ne veut plus d'elle. Je pense au contraire que c'est une jeune fille intelligente et qu'elle est parfaitement à même de comprendre la situation et de l'accepter sans faire un caprice digne d'un enfant de 4 ans.
Pouika : Je te laisse découvrir ça :p
jess : Merci pour ta review ! J'espère que la suite te plaira tout autant ;)
Drayy : Merci pour tes reviews sur les chapitres précédents ! :) Je vois que tu as rattrapé ton retard pile à l'heure pour le nouveau chapitre XD
Chapitre 49 : L'arrivée d'une blague imprévue
La veille de Noël, tout le monde s'était mis d'accord pour se retrouver chez les Weasley à dix-huit heures. Ainsi, cinq minutes avant l'heure, Harry, Draco et Severus sortirent de la maison de ce dernier.
— C'est bon, vous n'avez rien oublié ? s'assura le plus âgé.
Deux hochements de tête lui répondirent et ils transplanèrent jusqu'au Terrier. Ils furent accueillis par Molly qui avait un sourire plus grand que ne l'avait jamais vu Harry. Elle les serra chacun dans ses bras, y compris Severus.
— Je pense que c'est sa manière de dire qu'elle accepte, chuchota le Survivant à l'intention du vampire.
— Quelle chance… Ce n'est pas comme si elle avait le choix, de toute façon.
— Mais au moins, on sait qu'elle n'a pas dans l'idée de me convaincre de me remettre avec Ginny.
— Harry ! Je suis content de te voir.
Lupin le serra à son tour dans ses bras. Mais il se contenta d'une poignée de main pour les deux Serpentards. Ils eurent droit ensuite à tout le reste de la famille Weasley, Tonks et finalement Sirius.
— C'est tellement bon de te revoir, Sirius, lui dit Harry en le serrant dans ses bras.
— Quand j'ai su que tu viendrais au repas de Noël organisé par Molly, je n'ai décemment pas pu refuser d'y participer. J'ai l'impression que ça fait des mois que je ne t'ai pas vu. Laisse-moi te regarder. Tu as l'air tellement… en forme. J'en suis heureux.
Le reste de la soirée se passa étonnamment bien. Comme promis, Draco ne fit aucun commentaire désobligeant sur la famille Weasley et les deux Serpentards firent de leur mieux pour au moins avoir l'air de s'intégrer. À la grande surprise d'Harry, Severus se révéla très amical avec les personnes présentes, y compris Sirius. Il savait que l'homme n'appréciait pas les Weasley et encore moins son parrain. Il s'était donc attendu à ce que les efforts soient visiblement forcés. Pourtant, le vampire semblait à l'aise et prendre réellement plaisir à être ici. Il fit d'ailleurs part de cet étonnement quand ils rentrèrent à la maison en plein milieu de la nuit.
— Je ne vois pas ce qu'il y a de si incroyable. Ma priorité est que tu te sentes bien. Je fais donc en sorte de m'entendre avec les gens qui comptent pour toi. Et, honnêtement, même si je n'apprécie pas vraiment Black, il reste toujours plus fréquentable que les Mangemorts avec qui j'ai passé bien du temps ces dernières années. Alors, oui, ce repas de Noël était agréable.
— J'avoue que c'était plutôt divertissant, fit à son tour Draco. C'était… animé.
Ça, pour être animé… Les jumeaux avaient offert un cadeau piégé à tout le monde, sans exception. Ginny avait invité Luna Lovegood et son père, sans prévenir Molly, et avait finalement avoué qu'elles sortaient ensemble. Quant à Ron, il avait voulu offrir un objet moldu à Hermione sans se renseigner sur son utilité et lui avait donc offert un canard vibrant. Donc, oui, on pouvait dire que la soirée avait été animée.
— Tu ne fêtais pas Noël comme ça avec tes parents ? demanda Harry en retirant ses chaussures à l'entrée.
— Pas vraiment, non. Je te rappelle que mes parents ne sont pas exactement un modèle de démonstration d'affection.
Alors que les deux adolescents rentraient dans le salon, ils remarquèrent tout de suite que quelque chose n'allait pas. Severus était raide comme un piquet, figé au milieu de la pièce. Quand Harry regarda dans la direction qu'observait le vampire, il comprit immédiatement pourquoi.
— Draco et Harry ! Je suis tellement content de vous rencontrez enfin, les enfants ! fit l'homme assis sur le fauteuil devant eux.
Raphael, le vampire qui avait transformé Severus, les fixait de son regard écarlate avec un sourire mauvais. Même si Harry n'avait pu voir distinctement l'homme dans les souvenirs de Snape, il n'avait aucun doute sur son identité.
— Severus, tu ne fais pas les présentations ? C'est très malpoli. Tu ne voudrais pas que je me fâche, n'est-ce pas ?
Les yeux rouges luirent davantage et Harry ressentit un étrange malaise. Il avait l'impression que le nouveau venu possédait une puissance cachée qu'il n'avait aucune envie de découvrir.
— Draco, Harry, je vous présente Raphael.
— Voilà qui est mieux, dit Raphael d'un ton satisfait en se levant.
Il se dirigea vers le Survivant et fit glisser un doigt sur sa joue. Ce simple geste eut le don de glacer d'effroi le plus jeune.
— Ne le touche pas ! gronda Snape en attrapant le poignet de l'autre vampire.
Harry en profita pour s'éloigner, se mettant bien en arrière. Raphael regarda le maître des potions d'un air mauvais, les sourcils froncés, et retira son bras de la prise.
— Je vais être clément pour cette fois. Mais tâche de ne pas oublier qui est le maître ici. Si je veux toucher tes calices, je toucherai tes calices. Je peux même me les approprier si l'envie m'en prend ! Il me suffit d'ordonner pour que chacun d'entre vous obéisse au doigt et à l'œil.
Les deux adolescents se regardèrent, horrifiés. C'était une blague, n'est-ce pas ? Une très mauvaise blague… Quand un vampire ordonnait, on avait toujours le choix d'abdiquer ou non, même quand on est un calice. C'était ce que Severus leur avait toujours dit.
— Oh ! Ils ne savent pas ? fit Raphael en ricanant. Un vampire peut obliger le vampire qu'il a engendré à lui obéir, juste en ordonnant, continua-t-il en s'adressant aux deux calices. Tout ça grâce à la morsure que je lui ai infligé et qui l'a transformé. Une partie de mon pouvoir coule dans ses veines par le biais du poison que je lui ai injecté à ce si délicieux moment. Et donc, dans les vôtres également. Parce que ça marche aussi sur les calices du vampire engendré. Je peux faire absolument tout ce que je veux de vous.
— Qu'est-ce que tu veux, Raphael ? demanda Snape qui faisait visiblement beaucoup d'efforts pour ne rien faire de stupide.
— Ce que je veux ? C'est pourtant évident, non ? Cela fait des décennies que je cherche un calice à me mettre sous les crocs. Toi, tu es vampire depuis quelques mois et tu en trouves deux ! Tu défies toutes les statistiques, mon enfant. Du coup, je me disais que tu pourrais partager avec ton cher créateur. Après tout, une relation vampire-calice n'est pas forcément exclusive.
Tout en disant cela, le plus vieux des deux vampires avait reporté son attention sur le maître des potions. Il s'était avancé jusqu'à être tellement proche de lui que, s'ils avaient respiré, leurs souffles se seraient mélangés. La tension était si palpable, qu'Harry avait l'impression qu'elle l'écrasait. Un coup d'œil à Draco lui apprit qu'il ne devait pas se sentir mieux. Il avait même carrément retenu son souffle.
— Mais détendons-nous ! s'exclama soudain Raphael en retournant s'asseoir dans le fauteuil qu'il avait quitté plus tôt. Asseyez-vous les enfants ! Non, Severus, en face de moi. Les garçons, sur le canapé.
Ainsi, Snape s'installa dans le fauteuil face à son créateur, tandis que les deux calices s'asseyaient sur le canapé. Ils n'avaient pas particulièrement tenté de résister à l'ordre donné. Mais Harry avait bien senti au fond de lui que, même s'il en avait envie, il ne pourrait pas aller contre la volonté de l'intrus. Et c'était horriblement flippant. Il craignait ce que l'homme avait en tête.
— Bien, fit Raphael, visiblement satisfait, en croisant ses jambes et ses mains par-dessus. Je vais vous énoncer les règles. Premièrement, quand je parle, on se tait et on écoute. Si je pose une question, vous répondez. Et n'essayez même pas de me mentir. Cela vous coûterait très cher…
La menace resta quelques instants en suspens, laissant les trois autres imaginer ce que pouvait signifier "coûter très cher" pour ce vampire. Celui-ci se tourna vers les deux adolescents, les yeux étrécis.
— Deuxièmement, c'est moi qui commande. Peu importe ce que dira Severus, mes ordres seront toujours prioritaires. Troisièmement, lorsque j'ordonne, j'attends qu'on m'obéisse tout de suite et sans discuter. Et enfin, interdiction de parler de tout ceci à qui que ce soit. Est-ce que tout est clair ?
Trois têtes furent secouées de haut en bas.
— Parfait ! Des questions ?
— Comment m'as-tu retrouvé ? demanda Severus.
— Allons, je suis ton créateur. Je peux te retrouver quand je veux, où que tu te caches. D'autres questions ?
Seul un silence pesant lui répondit.
— Très bien ! Dans ce cas, les garçons, vous allez monter vous brosser les dents et vous coucher. Je vous veux en forme demain. Enfin, tout à l'heure, puisqu'il est déjà plus de quatre heures du matin.
Sans un mot, et bien trop heureux d'avoir une opportunité de ne plus être dans la même pièce que Raphael, les deux élèves de Poudlard prirent la poudre d'escampette. Mais la voix du vampire retentit au moment où ils arrivaient à l'escalier.
— J'oubliais ! Quoi que vous entendiez, interdiction de redescendre.
Une fois à l'étage, Draco allait dire quelque chose, mais Harry lui mit un doigt sur la bouche et secoua la tête. Il désigna ensuite l'escalier d'une main et une de ses oreilles de l'autre. En silence, ils se brossèrent les dents, comme demandé, et allèrent ensuite dans la chambre. Par chance, le vampire leur avait seulement ordonné de se coucher. Pas de dormir.
Quand ils furent tous les deux entre les draps, Harry sortit sa baguette et murmura le plus bas possible le sort d'insonorisation.
— Tu penses qu'il peut nous entendre d'en bas ? demanda le Serpentard dans un chuchotement.
— J'en sais rien. Mais je préfère ne prendre aucun risque. Severus m'a montré les souvenirs de sa transformation. Ce type est dangereux. Et il a tout pouvoir sur nous. Il nous faut trouver un moyen de s'en débarrasser.
— À part lui jeter un incendio quand il a le dos tourné, je ne vois pas trop ce qu'on pourrait faire, pour le moment.
— Même le dos tourné, il l'éviterait. Nous n'avons pas le choix : on doit faire ce qu'il demande et lui faire croire que nous sommes résignés. Quand il aura confiance en nous et que sa garde sera baissée, nous pourrons frapper.
— Et comment ? Il est trop rapide et trop fort. Et nous n'avons aucun moyen de mettre Severus dans la confidence.
— J'ai ma petite idée… Mais il faudra que je puisse échapper à sa surveillance.
Pendant ce temps, dans le salon, les deux vampires se regardaient en chien de faïence. Le plus vieux fut le premier à briser le silence.
— Alors comme ça, tu étais un espion… Tu l'étais déjà quand je t'ai transformé ?
— Oui.
— Depuis quand, alors ?
— Depuis la mort des Potter.
Raphael sembla réfléchir un instant avant de reprendre son interrogatoire.
— Pourquoi n'as-tu pas profité de tes nouveaux pouvoirs de vampire pour tuer Voldemort ?
— Parce que tu m'aurais tué, probablement avant même que j'aie le temps d'agir.
Un sourire étira les lèvres fines du plus vieux.
— Je suis heureux de voir que tu es aussi intelligent que le Maître le disait. Il est néanmoins dommage que tu n'aies pas eu l'intelligence de te ranger du bon côté.
À ces mots, Severus frissonna intérieurement. S'il avait eu des doutes, ce n'était désormais plus le cas : Raphael avait suivi Voldemort de son plein gré et était un vrai Mangemort.
— Est-ce toi qui as tué Bellatrix ? reprit son créateur.
— Non.
— Qui alors ?
— Je l'ignore. J'étais trop occupé à sauver la vie d'Harry pour me demander qui lui portait le coup de grâce.
— C'est fort dommage. Montre-moi ta Marque, Severus, fit Raphael d'un ton beaucoup trop mielleux pour être rassurant.
À contrecœur, le maître des potions tendit son bras gauche et releva sa manche, dévoilant la Marque des Ténèbres qui y avait été apposée presque vingt ans plus tôt. Avec la disparition totale de Voldemort, elle s'était estompée.
— Tu aimerais pouvoir l'effacer complètement, n'est-ce pas ?
— Oui.
— Tu ne mérites vraiment pas d'avoir cette Marque, mon enfant. Tu n'en es pas digne.
Tout en disant cela, Raphael se leva pour venir saisir le poignet tendu d'une main ferme. Il prit alors un cutter de sa poche et en sortit la lame.
— Mais ne t'inquiète pas. Je vais t'en débarrasser.
Les yeux de Severus s'agrandirent de stupeur. Son créateur n'allait tout de même pas…
— Oh oui, je vais le faire. Et je t'interdis de te soustraire. Néanmoins, je t'autorise à crier.
L'horrible vampire s'approcha encore, jusqu'à mettre sa bouche au niveau de l'oreille du maître des potions.
— En fait, je trouverai ça très drôle de savoir que tes petits calices s'inquiètent pour toi et qu'ils ont l'impossibilité de venir voir ce qu'il se passe.
Avec un sourire des plus vicieux, il commença à découper la chair autour de la marque. Severus avait déjà subi des tortures – aucun Mangemort ne pouvait se vanter d'y avoir échappé –, et il avait une plus grande résistance physique grâce à sa condition de vampire. Il se contenta donc de serrer les dents pendant la durée de cette opération. Mais lorsque l'autre commença à dépecer la partie de son bras qui contenait la Marque, il ne put retenir plus longtemps un cri de douleur de traverser ses lèvres. Être un vampire n'empêchait malheureusement pas d'avoir mal. Il sentit instantanément l'inquiétude émanant de ses calices, ainsi que leur frustration devant leur impuissance. Mais, au fond, il préférait que Raphael se venge sur lui plutôt que sur les garçons. Autant qu'il soit le seul à souffrir.
— Et voilà ! s'exclama joyeusement son créateur en tenant le morceau de peau comme un trophée. Tu n'as plus la Marque !
— Ma peau va se reformer et la Marque avec elle. C'est un tatouage magique. On ne peut pas l'enlever simplement en enlevant la peau…
Severus hésitait entre lassitude et agacement. D'où sortait ce type pour ne pas savoir un truc pareil ? Parce que, à voir la tête ahurie qu'il faisait, Raphael ignorait que la Marque serait de nouveau là après régénération de sa peau.
— Eh bien… Nous essaierons une autre méthode demain, alors ! Et nous essaierons de nouvelles méthodes chaque jour, jusqu'à ce que la Marque disparaisse totalement de ton bras.
D'accord, le maître des potions n'avait plus aucun doute, désormais : son créateur était un dangereux psychopathe et un sadique qui adorait voir ses victimes souffrir.
Ai-je raison de penser que Raphael risque d'avoir beaucoup d'ennemis parmi mes lecteurs ? XD
Alors, selon vous, comment vont-ils arriver à se dépatouiller de cette mauvaise passe ? ;)
EDIT du 31/01/2017 :
INFO IMPORTANTE (postée aussi sur ma page Facebook) :
Bonjour.
J'ai appris ce matin une mauvaise nouvelle... De ce fait, je ne suis pas sûre d'être en état de poster le chapitre qui devait sortir demain. Je ne peux vous dire pour le moment si je pourrai poster la semaine prochaine, mais... Je vous avoue que je n'ai absolument pas la tête à ça et que, pour le moment, je m'en fous, c'est le dernier de mes soucis.
J'espère que vous comprendrez et serez patients.
Je vous tiendrai au courant de la reprise des publications.
Prenez soin de vous.
Édit du 07/02/2017 :
Comme annoncé sur ma page Facebook, je vais tenter de reprendre le rythme de mes publications. Je recommence doucement en terminant la Samifer version Tobias & Guy, parce qu'il représente beaucoup moins de boulot que le reste. Le chapitre 50 de la fic HP devrait donc arriver la semaine prochaine, le 15 février. Normalement. Je ne promets rien.
Merci de votre patience et de votre compréhension.
