Hello ! Je suis sincèrement désolée pour ce contre temps. Je vous ai finalement laissé sur une fin de chapitre frustrante pendant quatre semaines au lieu des deux prévues à la base... Je vous explique tout à la fin du chapitre.

Néanmoins, comme je suis super sympa, j'ai décidé de vous mettre le chapitre dès ce soir au lieu d'attendre mercredi matin. Vous l'avez donc avec un peu plus d'un jour d'avance (si on oublie les deux semaines de retard... lol mais comme vous êtes super sympas vous aussi, vous allez les oublier ! :D )

Je ne vous embête pas plus longtemps et vous laisse lire la suite ;) Bonne lecture ! (et joyeuse St Valentin ! :p )

RàR : (les Guest, va falloir mettre un pseudo, parce qu'on s'y perd un peu ! ;) )

Guest : Je n'ai jamais prétendu être sympa avec Severus, en même temps :p

Guest : Voici enfin la suite. Désolée pour l'attente :)

Lily : Dans la mesure où c'était le but que les lecteurs détestent Raphael, on peut dire que j'ai réussi mon coup ;)

Arya : Exactement ! Un peu de piment, ça fait du bien ;) (même si je pense que les persos ne sont pas d'accord là...) La suite est donc enfin là ! Navrée de l'attente.

jack cooper : Merci beaucoup ! :) Et non, ce serait beaucoup moins drôle si on les laissait tranquilles ;) Mais comme c'est bientôt la fin, ce sera quand même bientôt le cas.

aniar : C'est vrai, vu comme ça, ce serait plutôt à Raphael d'avoir peur ;)

(Pour les reviews non anonyme, je répondrai dans la journée de demain (donc mardi))


Chapitre 50 : Être plus malin que la blague

Lorsque les deux calices entendirent leur vampire crier de douleur, ils se regardèrent et purent lire la même crainte sur le visage de l'autre. Harry fut le premier à réagir et se leva. Après tout, Raphael leur avait ordonné d'aller se coucher. Mais il n'avait pas précisé combien de temps. Ils n'étaient donc plus sous son emprise en dehors de l'interdiction de retourner dans le salon.

— Il faut faire quelque chose. Et vite.

— Et tu comptes faire quoi ? On ne peut pas descendre.

— Je n'ai pas besoin de descendre.

Il se dirigea vers un petit bureau qui trônait de l'autre côté de la chambre et ouvrit un tiroir. Il savait que Severus y laissait des parchemins et de l'encre pour travailler parfois, pendant qu'ils dormaient profondément. Il prit donc ce dont il avait besoin et écrivit un message à l'intention de Ron et Hermione.

Ron, Hermione,

Ne posez aucune question. Faites-moi seulement confiance.

J'ai besoin que vous m'envoyiez un hibou en début d'après-midi pour me rappeler que je devais venir vous voir et que je suis en retard. Insistez sur le fait que vous vous inquiétez et que vous n'hésiterez pas à venir me chercher avec Dumbledore, chez Snape, s'il ne me laisse pas un peu plus de liberté.

Soyez le plus naturel possible. Ne laissez rien sous-entendre comme quoi je vous ai demandé ça.

S'il vous plaît, ne prévenez personne de cette lettre. Nous devons être très discrets.

Je ne peux rien vous dire pour l'instant. Mais vous savez que vous pouvez me faire confiance.

Je compte sur vous.

Harry.

Il ouvrit la fenêtre et, comme si elle savait que son maître allait l'appeler, Hedwige vint se poser sur le rebord. Harry lui confia le parchemin et lui donna pour consigne de le livrer à Ron ou Hermione, et seulement à eux. La chouette partit et le Gryffondor referma la fenêtre.

— Alors ? Tu vas m'expliquer ce que tu as en tête ? demanda Draco tandis qu'il retournait se coucher à côté de lui.

— Non. Plus il y aura de personnes au courant, plus ce sera risqué. Tout ce que tu dois savoir, c'est que j'ai besoin d'un peu de temps. Fais ton maximum pour attirer l'attention de Raphael sur toi afin qu'il me laisse le plus de champ d'action possible.

Le blond pâlit à ces mots.

— T'es complètement malade ! J'ai aucune envie d'attirer son attention sur moi !

— Chut !

Harry lui mit une main sur la bouche.

— Heureusement que je n'avais pas enlevé le sort d'insonorisation… Et je sais bien que ce que je te demande est difficile. Mais fais-moi confiance. Je sais qu'on n'a jamais été très proches, même ces deux derniers mois. Tout ce que tu as fait, tu l'as fait d'abord par nécessité et pour Severus, j'en suis parfaitement conscient. Je te demande encore un effort. Parce que si nous n'unissons pas nos forces, les choses risquent de très mal finir pour nous tous.

— C'est difficile de te faire confiance alors que je ne sais même pas ce que tu comptes faire.

— Je comprends, mais je ne peux pas prendre le risque de te dire quoique ce soit. Si jamais il m'attrape avant que je puisse faire ce que j'ai prévu, tu pourras nier être au courant, ce sera la vérité. Dans le cas contraire, il s'en prendra aussi à toi pour m'avoir aidé. Moins tu en sais, mieux c'est.

Vu sous cet angle, Draco devait avouer qu'il préférait finalement rester dans l'ignorance.

— Et ne crois pas que ce que je compte faire est sans risque, ajouta le Survivant. S'il s'en rend compte, il me tuera probablement…

À la grande surprise d'Harry, le Serpentard se rapprocha de lui et le prit dans ses bras.

— T'as pas intérêt de mourir. Severus ne me pardonnerait pas de t'avoir laissé faire un truc aussi stupide que défier son créateur.

Quelques heures plus tard, ils furent réveillés en sursaut par la voix de Raphael proche d'eux.

— Regardez-moi ça ! Comme ils sont mignons, ainsi enlacés.

Le ton utilisé transpirait la moquerie et le dégoût mal contenu.

— Allez, debout les marmottes ! Vos vampires ont les crocs.

Les deux adolescents eurent alors une montée de panique.

— Allons, les enfants ! Ne faites pas cette tête. Je ne vais pas vous manger !

Et le vampire partit dans un grand éclat de rire suite à sa blague de très mauvais goût, de l'avis de toutes les autres personnes présentes.

— Plus sérieusement, reprit-il après s'être calmé. Je vais seulement vous mordre. Je n'ai aucune envie de faire quoique ce soit d'autre avec vous.

Il eut une grimace de dégoût en disant cela. Puis, il quitta la chambre laissant Severus et ses deux calices, non sans avoir ordonné qu'ils soient tous descendus dans cinq minutes au plus tard.

— Sev', qu'est-ce qu'il t'a fait hier soir ? demanda Draco quand le bruit de pas eut disparu.

Pour toute réponse, le maître des potions montra son bras gauche dont la peau se reformait doucement mais sûrement.

— Ce n'est rien. Ça fait mal sur le coup, mais je ne sens déjà plus rien. Vous n'avez pas à vous inquiéter.

— Et pour la morsure ? demanda Harry.

— Je vais mordre l'un de vous, et Raphael mordra l'autre. Nous inverserons demain.

Les deux adolescents se regardèrent et Draco comprit sans mal ce que lui demandait silencieusement le Survivant. Il grimaça.

— Tu m'en devras une.

— Je ne te devrai rien du tout si je règle le problème. Et si je ne le règle pas, je ne serai de toute façon plus en mesure de te rendre la faveur…

— De quoi parlez-vous, tous les deux ? demanda l'ancien Mangemort qui ne parvenait plus à suivre la conversation.

— Ne t'occupe pas de ça. Contente-toi de jouer ton rôle : protège-nous au maximum de ce malade.

Sur ces paroles, les garçons enfilèrent rapidement des vêtements et ils descendirent tous les trois. Raphael les attendait dans le salon, assis sur le fauteuil qu'il s'était approprié. Il regarda sa montre et eut une moue déçue.

— Quatres minutes et quarante-sept secondes. Dommage, je n'ai donc aucune excuse pour vous punir. Soit ! Lequel des deux est le plus appétissant ? Que je commence bien cette journée avec le meilleur des sangs ?

Severus regarda ses deux calices, tour à tour. Jamais il ne pourrait répondre à une telle question. C'était comme lui demander s'il préférait qu'on lui coupe les jambes ou les bras. Il préférait garder les deux. Mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage que Draco prit la parole.

— C'est moi, évidemment. Je viens d'une famille de sang pur. Lui, dit-il en désignant l'autre calice, sa mère était une sang-de-bourbe.

Bien que Severus fût surpris de cette intervention, il fit en sorte de ne rien laisser paraître. Il avait compris que ses calices avaient une idée derrière la tête. Même si cette situation ne lui plaisait guère – c'était beaucoup trop dangereux de s'attaquer aveuglément à Raphael ! –, il ne pouvait rien y faire. Lui-même n'avait absolument aucune marge de manœuvre, l'autre vampire le tenant constamment à l'œil. Il devait donc se résigner à compter sur ses calices pour les sortir de ce mauvais pas.

Raphael sembla réfléchir un instant à l'argument du blond et finit par hausser les épaules.

— Très bien ! Si demain je trouve le sang de Potter meilleur que le tien, je te punirai pour ton arrogance.

Malfoy jeta à Harry un regard inquiet. Il espérait vraiment que 1) son sang serait meilleur que celui du Gryffondor, 2) que ce dernier avait un plan infaillible et rapide pour que tout ça prenne fin dès le lendemain.

— Bon, t'attends quoi, blondinet ? Le déluge ? J'ai faim…

Déglutissant avec difficulté, il avança à contrecœur jusqu'au fauteuil où se trouvait Raphael. Celui-ci lui saisit alors le bras et le tira violemment à lui, se moquant bien que la position soit inconfortable pour le garçon. Snape eut le réflexe de faire un geste pour venir au secours de son premier calice, mais il fut arrêté par la voix de son créateur.

— Occupe-toi de ton autre calice, Severus. Ah, et bien sûr… Pas de coup de langue avant de planter tes canines. Je veux l'entendre.

Et sur ces belles paroles, le plus vieux mordit le cou qui lui était offert, faisant lâcher un gémissement de douleur à son propriétaire. De son côté, le maître des potions fulminait. Il sentait la douleur de Draco et ne pouvait même pas intervenir. Pire, il allait devoir infliger cette même douleur à Harry. Il avait mis tellement de temps à obtenir sa confiance, lui promettant qu'il ne lui ferait jamais de mal. Et voilà qu'il était forcé de rompre sa promesse.

Alors qu'il s'approchait, s'apprêtant à obéir à son créateur, le Survivant lui prit la main et chuchota le plus bas possible pour que seul lui l'entende :

— C'est bon, je sais que tu ne veux pas me faire mal. Fais ce que tu as à faire.

— Je suis désolé, répondit simplement Severus.

À son tour, le Gryffondor lâcha un gémissement de douleur. Il s'agrippa au vampire, priant intérieurement pour que ce soit rapide. Ce n'était pas insupportable, pas comme avec Bellatrix, mais c'était loin d'être agréable.

Quand ce fut terminé, les deux calices s'assirent sur le canapé, à la fois nauséeux et pris de vertiges.

— Vous devez manger avant de faire un malaise, dit Severus.

— Qu'ils aillent se préparer à manger dans la cuisine, ils sont grands.

Les deux adolescents se regardèrent, sceptiques. Se préparer à manger ? Ce serait pourtant tellement plus simple d'appeler un elfe de maison pour qu'il apporte quelque chose à manger, comme ils en avaient l'habitude. Et ce serait surtout plus rapide.

— Eh bien, vous attendez quoi encore ? Allez vous faire à manger. Et ne revenez pas avant d'avoir le ventre plein. Vous ne voudriez pas que je sois obligé de saigner votre cher vampire pour vous soigner ?

Harry et Draco partirent dans la cuisine aussi vite que leur état le leur permettait. Le premier commença à sortir de quoi faire une omelette et du bacon. Le second s'assit sur une chaise et le regarda. Quand le Survivant s'en rendit compte, il ne put s'empêcher de rire.

— J'imagine que le verbe "cuisiner" t'est totalement inconnu.

— Dobby faisait à manger. Je ne vois pas pourquoi je me serais fatigué à cuisiner quelque chose. Et pourquoi t'utilises pas ta baguette ?

— Quitte à cuisiner, je préfère le faire de façon moldue. Et je sais ce que tu penses : non, ce ne sera pas forcément plus long.

Harry battit les œufs dans un saladier, ajouta du fromage râpé et versa la mixture dans deux poêles préalablement beurrées et bien chaudes. Il fit cuire le bacon dans une troisième poêle, puis servit le tout quelques minutes plus tard.

— Tu vois, ce n'est pas difficile, dit-il à l'intention de Malfoy qui regardait son assiette d'un drôle d'air.

— T'es sûr que c'est comestible, hein ? Pas que je ne te fasse pas confiance, mais toute cette préparation, ça paraît tellement… bizarre.

— Tu peux y aller, répondit-il en enfournant la fourchette dans sa bouche. C'est moi qui cuisinait chez les Dursley, la plupart du temps. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis un cordon bleu, mais je me débrouille plutôt pas mal.

Haussant les épaules, et ayant de toute façon trop faim pour faire la fine bouche, le Serpentard attaqua à son tour l'omelette. Et il fut agréablement surpris de découvrir à quel point elle était bonne. C'était simple, mais délicieux.

Une fois leurs assiettes terminées, ils étaient rassasiés et se sentaient beaucoup mieux. Ils retournèrent donc dans le salon. Plus d'une heure s'écoula pendant laquelle Harry et Draco firent leurs devoirs dans un coin de la pièce alors que les deux vampires parlaient à voix basse. Tellement basse que les deux humains ne parvenaient pas à saisir le moindre mot.

Un grand "boum" retentit soudain, attirant l'attention de tout le monde sur la fenêtre qui donnait dans le jardin. Le Survivant fut le premier à réagir et ouvrit un battant pour laisser entrer le pauvre hibou un peu sonné.

— Errol, quand apprendras-tu à voir les vitres ?

— Qu'est-ce que c'est ? demanda Raphael qui s'était posté derrière lui alors qu'il récupérait la lettre que le hibou lui tendait.

— C'est un message de mon meilleur ami. Il se demande sans doute pourquoi je ne suis pas encore là…

Méfiant, le vampire lui ordonna de lire la missive à voix haute.

— "Harry, Hermione et moi, on commence à se faire du soucis. On s'était mis d'accord pour que tu viennes un peu après midi. Severus aussi était d'accord. Tu as le droit de voir tes amis ! Dis-lui que s'il ne te laisse pas venir, on viendra te chercher nous-même avec Dumbledore. Et je te jure qu'on le fera ! Ton meilleur ami, Ron."

Harry ne put retenir un petit sourire de fleurir sur ses lèvres. Si c'était bien l'écriture de Ron, il reconnaissait les paroles de son amie Hermione.

— C'est quoi cette histoire ? demanda Raphael en prenant la lettre pour la lire lui-même. Pourquoi tu devrais aller les voir ?

— Ron et Hermione sont mes meilleurs amis. Je n'ai pas passé beaucoup de temps avec eux depuis que je suis devenu le calice de Severus.

Comme il ne pouvait pas mentir à cause des ordres, il préférait donner le moins de détails possible. Le vampire sembla réfléchir.

— Très bien, tu vas les contacter et leur dire que tu ne peux pas aujourd'hui, finalement.

— Si je fais ça, mes amis risquent de venir ici, me chercher eux-même. Ron l'a déjà fait quand mon oncle m'enfermait…

— Alors vas-y et reviens tout de suite.

— Ils se douteront que quelque chose ne va pas si je repars trop tôt.

— Mais tu m'emmerdes avec tes foutus amis ! s'énerva Raphael en le prenant par le col.

Harry ne touchait presque plus le sol et la poigne était si serrée qu'il commençait à avoir des difficultés à respirer normalement. Il avait seulement souhaité faire peur au vampire pour qu'il le laisse partir quelques heures. Il n'avait pas imaginé qu'il s'énerverait aussi facilement.

— Raphael ! intervint Severus. Il vaudrait mieux le laisser y aller. Je connais ces gamins. Si Harry n'est pas chez les Weasley très bientôt, ils débarqueront avec Albus. Tu ne veux pas que ta présence ici se sache, et moi je ne veux pas d'un combat dans ma maison.

— Très bien ! abdiqua le plus vieux en relâchant le Survivant. Mais je te préviens : si je découvre que tu essaies de me rouler dans la farine, je te le ferai tellement regretter que tu me supplieras de te tuer.

Les deux Serpentards regardèrent le Gryffondor avec inquiétude. Si ce dernier avait pu lire dans leurs pensées, il aurait pu entendre un "j'espère que tu sais ce que tu fais" commun.

Sans perdre de temps, le plus jeune enfila son manteau et ses chaussures. Il avait la main sur la poignée de la porte, prêt à l'ouvrir et sortir enfin, quand la voix de Raphael retentit derrière lui.

— Reviens avant la nuit. Ou c'est ton petit copain qui regrettera que je ne le tue pas, finit-il en désignant Draco.

Celui-ci regarda Harry avec les yeux exorbités d'horreur. Le Survivant ne releva pas le fait que Draco n'était pas son petit ami et lui fit un petit signe de tête pour tenter de le rassurer avant de sortir.

Une fois dans la rue, il regarda l'heure. Il avait environ deux heures. Ça risquait d'être juste, mais il n'avait pas le choix. Sans perdre une minute de plus, il transplana au Terrier.


Oui, je sais, c'est encore une fin frustrante, désolée n_n"

Donc, pour ceux qui n'ont pas suivi, la raison pour laquelle ce chapitre a été si long à venir est que j'ai appris la dégradation de santé subite d'un proche. Son état est pour le moment stable, mais la fin est proche. Et dans ces conditions, plus particulièrement quand je l'ai su et les jours qui ont suivi, il m'était impossible de faire des réponses aux reviews et vous poster joyeusement le chapitre. J'espère donc que vous comprenez et que vous me pardonnerez encore si jamais les événements font que je mets encore du temps à poster la suite.

Mais, et pour revenir à des notes plus joyeuses, je tiens à vous annoncer que j'ai terminé d'écrire l'épilogue et que le chapitre 53 est en excellente voie. La fic est donc presque finie :) Il ne me restera donc plus que les trois bonus que j'ai en tête ;)