Voici un chapitre où on apprend beaucoup de choses ! ;) Mais on approche dangereusement de la fin ! Plus que 2 chapitres et l'épilogue, après celui-ci n_n

Et oui, je poste un p'tit peu plus tôt que prévu. Mais j'imagine que vous n'allez pas vous en plaindre :p

RàR :

Dray : Merci pour tes review n_n Et je vois pas pourquoi tu le trouves flippant :p lol

Arya : Eh oui, il faut bien une fin à tout ;) Mais pourquoi tant de haine envers ce pauvre Raphael ? :p lol Merci en tout cas pour ton message :)


Chapitre 51 : Mettre fin à cette mauvaise blague

Harry courut jusqu'à l'entrée de la maison Weasley et arriva en trombe dans la cuisine. Par chance, il savait que toute la famille Weasley était partie voir leur fils Charlie qui n'avait pas pu venir les voir pour Noël.

— Ron ? Hermione ? appela-t-il, essoufflé.

— Harry ? Qu'est-ce que… commença Hermione avant d'être coupée par son ami.

— Non, pas de questions. Je n'ai pas de temps à perdre. Vous devez m'aider à faire une potion. Voilà les ingrédients dont j'ai besoin. Il me faudrait aussi le manuel du cours de potions de l'an dernier.

Le Survivant tendit une liste que prit la jeune femme pendant que Ron allait chercher un chaudron et d'autres instruments utiles pour préparer des potions.

— Harry, fit Hermione en revenant avec tout ce qu'avait demandé Harry. Tu veux faire un philtre de Mort Vivante ? Pourqu...

— J'ai dit pas de question. C'est sans importance. Tout ce qui compte, c'est que je dois retourner chez Severus dans environ une heure trente.

Pendant l'heure qui suivit, Harry tenta de se rappeler les astuces que le Prince de Sang Mêlé – et donc Severus Snape, lui-même – avait annotées. Quand il eut terminé, il fut soulagé de constater que la potion semblait aussi parfaite que lorsqu'il l'avait préparée un an plus tôt et avait gagné la fiole de Felix Felicis.

— Hermione, tu me confirmes qu'elle est parfaite ? demanda-t-il.

La jeune femme prit un instant pour vérifier et acquiesça.

— Parfait. J'ai besoin d'en avoir quelques gouttes dans une fiole. Ce doit être le plus discret possible.

Malgré leurs interrogations évidentes, le couple l'aida à verser la potion dans une toute petite fiole qui ne se verrait pas dans sa poche.

— Merci pour votre aide. Je dois y aller, je n'ai plus beaucoup de temps.

— Harry, tenta Ron.

— Je vous promets de tout vous expliquer aussi vite que possible.

Le Survivant leur fit un signe de la main, sortit en courant et transplana. Il passa la porte d'entrée de la maison de Snape cinq minutes avant la fin du temps autorisé. Il put entendre le soupir de soulagement de Malfoy. Celui-ci semblait tendu, mais n'avait apparemment subi aucun préjudice physique.

— Tu n'as rien dit à tes amis ? demanda Raphael quand il entra dans le salon.

— Non.

— Ils ont posé des questions ?

— Oui.

— Qu'as-tu répondu ?

— Que c'était sans importance.

— Et ils n'ont plus posé de questions après ça ?

— Non.

Le vampire parut satisfait de ces réponses et n'insista pas davantage, au plus grand soulagement d'Harry.

Le reste de la soirée se passa à peu près bien. Le Gryffondor dut à nouveau cuisiner un plat pour lui-même et Draco. Ce dernier ne comprenait pas pourquoi il leur ordonnait de se faire à manger. Harry se contenta d'hausser les épaules.

Peu avant minuit, Raphael leur donna les mêmes ordres que la veille : monter se laver les dents, se coucher et ne pas redescendre, peu importe ce qu'ils entendraient. Il ne fallut pas longtemps avant que les deux adolescents perçoivent les gémissements de douleur de leur vampire.

— J'espère que ton plan va fonctionner. Je ne suis pas sûr de pouvoir supporter ça encore longtemps.

Le lendemain matin, ils furent à nouveau réveillés par Raphael.

— Vous avez dix minutes pour vous rafraîchir et descendre. Une seule seconde de retard, et vous aurez la morsure la plus douloureuse de votre vie.

Harry ne put réprimer un frisson. Était-il vraiment possible de faire pire que Bellatrix quelques mois auparavant ? Il préférait ne pas le savoir. Les deux adolescents allèrent dans la salle de bain rapidement.

Draco commença à sortir quelques minutes plus tard, mais le Gryffondor ne le suivit pas.

— Harry ? le pressa le blond.

— Pars devant, j'arrive.

Une fois seul, le Survivant récupéra la fiole de philtre de Mort Vivante. Après avoir étalé une crème qu'Hermione lui avait donnée, qui agirait comme un isolant sur sa peau, il respira un grand coup et appliqua le philtre. Puis il attendit quelques secondes pour être sûr que la potion n'avait aucun effet sur lui.

Soulagé, il descendit les escaliers quatre à quatre pour rattraper le Serpentard. Une fois en bas, ils ne purent s'empêcher de jeter un œil au bras de Severus. On aurait dit que la partie qui avait abrité la marque avait fondu. Un regard vers une bouteille d'acide dans un coin de la pièce leur fit froncer le nez. Harry se dirigea de lui-même vers Raphael et se posta devant lui. Celui-ci lui attrapa le bras et le tira à lui.

— Attendez, demanda Harry en essayant de se rattraper comme il pouvait pour pouvoir regarder le vampire. J'ai fait tout ce que vous me demandiez. S'il vous plait, ne me faites pas mal pendant la morsure.

— Hum… Il est vrai que tu as été très sage. Tu mérites une récompense, en effet.

Raphael l'amena plus près de lui et huma l'air près de son cou. Le Gryffondor se tendit, craignant un instant que l'autre reconnaisse l'odeur de la potion qu'il venait d'appliquer.

— Tu t'es parfumé pour moi ? Quelle délicate attention…

Sans plus de cérémonie, et faisant frissonner d'horreur le Survivant, Raphael donna un grand coup de langue sur la peau délicate. Il n'eut pas le temps de réagir qu'il tombait comme une pierre, profondément endormi. Harry se libéra alors et recula, le cœur battant à tout rompre et le souffle court. Lorsque le vampire avait parlé de l'odeur, il avait craint d'être démasqué. Mais ses soupçons étaient apparemment les bons : Raphael avait été un moldu avant de devenir un vampire. Il n'avait donc pas pu reconnaître l'odeur et avait cru simplement à un savon ou un parfum.

Severus réagit enfin et le prit par les épaules pour l'éloigner encore plus de son créateur.

— Par les quatre fondateurs de Poudlard réunis ! Harry, qu'as-tu fait ?

— Une goutte de Mort Vivante. Je l'ai préparée hier chez Ron. J'en ai mis sur mon cou avant de descendre.

— T'es complètement inconscient ? s'écria le vampire. Et s'il avait reconnu l'odeur ? Il aurait pu te tuer !

— Je pense que c'était un moldu avant d'être un vampire. Il y a trop de choses qu'il ne voit pas comme les verrait un sorcier, surtout avec l'âge qu'il doit avoir. Je suis même sûr qu'on ne trouvera aucune baguette sur lui.

— Quand bien même, il connaît notre monde et aurait pu se douter de quelque chose. Qu'aurais-tu fait s'il s'était méfié et avait ordonné que ce soit moi qui te morde, par exemple ? C'est moi qui me serais retrouvé inanimé. Pire ! Et si la potion t'avait affecté ? C'était stupide !

— Mais moi, j'ai fait quelque chose ! Tu aurais préféré qu'on reste ses toutous obéissants pour l'éternité, peut-être ?

— On n'aurait pas…

— Hé ! hurla Draco qui était resté en retrait jusque-là. On a un vampire psychopathe inconscient dans notre salon. On ne sait pas combien de temps il mettra à revenir à lui. Je sais pas vous, mais moi, j'aimerais bien qu'il soit dans l'incapacité de nous nuire à nouveau quand ce sera le cas. Alors, votre dispute, vous la ferez plus tard.

— C'est vrai. Ça agit combien de temps, normalement ? demanda Harry au maître des potions.

— Sur un être humain, ça dure jusqu'à l'administration de l'antidote. Mais sur un vampire… J'imagine que son corps va éliminer le poison.

— On n'a qu'à en faire un feu de cheminée, proposa le blond.

— Non ! Il faut le garder en vie.

— Pourquoi ?

— Parce que je suis persuadé qu'il n'était pas là par hasard. Quelqu'un l'a envoyé.

— Qui aurait fait ça ? demanda Severus.

— Je ne sais pas encore. C'est pour cela qu'on doit le faire parler. Je pense que quelqu'un en a après toi. Il n'y avait pas que moi que Bellatrix visait. Elle voulait te tuer. Et je suis sûr que lui aussi avait ce but et l'aurait fait tôt ou tard. Il cherchait des prétextes pour nous punir, Draco et moi.

— Le problème, c'est qu'on ne peut pas le faire parler sans prendre le risque qu'il nous ordonne de le libérer, dit Draco.

Après avoir jeté quelques sorts – une bonne dizaine, histoire d'être sûrs – sur Raphael pour qu'il ne puisse ni bouger ni parler s'il venait à se réveiller, ils transplanèrent avec le corps inerte au 12 square Grimmaurd. Ils avaient contacté Sirius qui s'était chargé de prévenir Dumbledore.

— Mettez-le là, dit l'ex-détenu en désignant la table.

Une fois le corps déposé sur le bois froid, Severus ajouta encore quelques sorts, notamment pour attacher son créateur le plus solidement possible à la table. Il se tourna ensuite vers Sirius qui le regardait avec un sourcil relevé.

— Quoi ? Mieux vaut être trop prudent que pas assez.

— Oh oui, bien sûr. Mais si tu veux qu'il parle, lui engluer la bouche n'est peut-être pas très adapté…

— T'auras qu'à lui enlever quand nous serons sortis. En supposant que tu connaisses le contre-sort, évidemment, termina le vampire avec un petit sourire narquois.

— Tu veux que je te montre ce que je connais comme sort ?

— C'est pas le moment de vous battre ! les rappela à l'ordre Harry. On doit trouver un moyen de le faire parler sans qu'il puisse nous donner d'ordre.

— Rien de plus simple, fit Dumbledore en entrant dans la pièce par la cheminée. Prenez ceci et montez à l'étage. Une fois que vous serez sortis, nous placerons un sort d'insonorisation sur la pièce pour que vous ne puissiez rien entendre de ce qu'il dira.

— Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry en prenant l'espèce de parchemin que lui tendait le vieux professeur.

— C'est un parchemin magique qui a la même fonctionnalité que ce que vous appelez, je crois, les "tally wally" chez les moldus.

— Les "tally wally" ? Ah ! Des "Talkie Walkie" ?

— Oui, peu importe. Ce qui sera dit en présence de ce parchemin, expliqua le vieil homme en désignant celui qu'il avait gardé dans sa main, sera retranscrit sur celui-ci, continua-t-il en montrant celui que tenait Harry. Et inversement. Nous pourrons ainsi communiquer simplement, sans que vous ne soyez affectés par les ordres qu'il pourrait essayer de donner.

Quelques minutes plus tard, Severus et ses deux calices étaient dans une chambre à l'étage, autour d'une petite table où était posé le parchemin. Ils attendirent patiemment – et avec une certaine appréhension – le réveil de Raphael. Ils surent très rapidement quand ce fut le cas.

"Raphael : Severus ! Où est ce sale traitre ? Comment as-tu osé me trahir ? Et ton foutu calice ! Je vais le tuer !"

— Bon retour parmi nous, dit Severus ironiquement. Au lieu de jurer à tout va, si tu nous disais quel était ton but en t'attaquant à mes calices et à moi ?

"Raphael : À ton avis, pauvre idiot ? Le Seigneur des Ténèbres n'est plus à cause de toi et ce foutu Potter ! Les vampires auraient pu vivre librement sous son règne !"

— Tu es bien naïf, si tu penses vraiment ça. Les vampires seraient restés des créatures inférieures aux sorciers. Au-dessus des moldus, certes. Mais certainement pas libres.

"Raphael : Il avait promis que nous pourrions nous nourrir à volonté ! Et tu sais parfaitement qu'il n'aurait pas rechigné à ce qu'on tue des moldus, bien au contraire !"

— En parlant de moldus… Tu en étais un avant de devenir un vampire, n'est-ce pas ?

Le parchemin resta vierge un long moment avant que Raphael ne réponde enfin.

"Raphael : Je ne vois pas ce qui te fait penser ça."

— L'absence de baguette ou cette manie à nous faire faire les choses comme des moldus, peut-être, répondit Harry.

"Sirius : On dirait qu'il a décidé de fermer sa grande gueule.", écrivit le parchemin après un nouveau blanc.

— Je me demande comment tu as fait pour cacher cela au Seigneur des Ténèbres alors que nous avons réussi à te percer à jour en quelques jours à peine, dit Severus.

"Raphael : Qu'est-ce que tu crois ? J'ai été transformé par un sorcier. Il m'a tout appris avant que je le tue."

— Tu n'aurais peut-être pas dû le tuer, il a apparemment omis quelques détails pour arriver à te faire passer convenablement pour un sorcier.

"Raphael : Ça a suffit à Voldemort, et c'est ce qui compte. De toute façon, je ne restais pas assez longtemps en sa présence pour qu'il s'en rende compte. Et je n'allais pas laisser en vie ce sale vampire arrogant qui m'a transformé plus longtemps que nécessaire alors qu'il menaçait de s'en prendre à ma fille."

— Tu as eu une famille avant de devenir un vampire, donc. Quelqu'un est encore en vie ?

Plus rien ne s'afficha sur le parchemin durant plusieurs minutes, à part des commentaires de Sirius et Dumbledore qui tentaient de lui faire cracher le morceau.

"Raphael : Je ne dirai rien de plus sans être nourri."

— Sirius, donne-lui quelques gouttes de ton sang.

— S'il te plait ! intervint Harry.

Le vampire lui envoya un regard noir qui ne l'intimida absolument pas. Il se contenta de hausser les épaules et de chuchoter le plus bas possible pour que ça ne se répercute pas sur le parchemin :

— Quoi ? C'est toi qui mets toujours un point d'honneur à ce qu'on reste poli. Montre l'exemple.

"Sirius : Et puis quoi encore ? Je ne vais pas donner mon sang à cette vermine."

— Harry et Draco ne le peuvent pas. Il ne reste que toi et Albus. Tu ne laisserais tout de même pas un vieil homme à la santé fragile se sacrifier…

"Sirius : Tu m'en devras une, Snape !"

Le Survivant se tourna vers Malfoy et lui dit :

— Si je comprends bien, Draco, ta manie "je ne donne rien sans contrepartie" vient du côté de ta mère…

"Sirius : On se passera de tes commentaires, Harry."

Il y eut encore un blanc avant que l'encre s'affiche à nouveau sur le papier.

"Sirius : Bon, maintenant, parle.

Raphael : C'était quoi la question, déjà ?

Sirius : Il nous prend pour des cons, en plus !

Albus : Allons, ne nous énervons pas. Raphael, quel est le nom de votre descendante encore en vie ? Je suis sûr que vous êtes parfaitement conscient que nous finirons tôt ou tard par découvrir cette information, avec ou sans votre aide."

La réponse tomba alors comme un couperet, surprenant tout le monde.

"Daisy Moirage."


Comme le savent déjà ceux qui me suivent sur Facebook, le chapitre 53 est terminé. Comme j'avais déjà écrit l'épilogue, ça veut dire que... l'histoire est complète ! :D Elle est actuellement en cours de correction. Le 29 mars, vous devriez donc avoir l'histoire complète ici ! :)

Edit :
Au vu des reviews que j'ai reçues, je me sens obligée de donner quelques précisions... n_n"
1/ Daisy Moirage n'est pas Ombrage. Je me suis largement inspirée d'elle, c'est vrai. Mais ce sont deux personnes différentes. C'est donc un personnage que j'ai inventé pour les besoins de l'histoire (puisque je ne pouvais pas utiliser Ombrage, justement !)
2/ On rencontre Moirage pour la première fois dans le bureau de Dumbledore, quand le Ministère lui demande quand Harry pourra faire un communiqué public et que Severus vient rendre la pensine au directeur de Poudlard.
3/ Moirage est aussi celle qui a découvert le secret de Severus (que c'est un vampire) et l'a rendu public après que Harry ait été sauvé de Bellatrix. Elle interroge d'ailleurs Harry à son réveil pour récolter des informations contre Severus et ainsi convaincre la Ministre de le condamner à mort.
4/ Daisy Moirage n'est ni la soeur, ni la fille de Raphael. Relisez bien ;) Dumbledore demande le nom de sa "descendante encore en vie". Pas de sa fille :)