Alors, avant toute chose, il semblerait que certains lecteurs n'aient pas compris qui est Moirage. Je vous remets donc ici l'édit que j'ai mis à la fin du précédent chapitre pour ceux qui ne l'auraient pas vu :
Au vu des reviews que j'ai reçues, je me sens obligée de donner quelques précisions... n_n"
1/ Daisy Moirage n'est pas Ombrage. Je me suis largement inspirée d'elle, c'est vrai. Mais ce sont deux personnes différentes. C'est donc un personnage que j'ai inventé pour les besoins de l'histoire (puisque je ne pouvais pas utiliser Ombrage, justement !)
2/ On rencontre Moirage pour la première fois dans le bureau de Dumbledore, quand le Ministère lui demande quand Harry pourra faire un communiqué public et que Severus vient rendre la pensine au directeur de Poudlard.
3/ Moirage est aussi celle qui a découvert le secret de Severus (que c'est un vampire) et l'a rendu public après que Harry ait été sauvé de Bellatrix. Elle interroge d'ailleurs Harry à son réveil pour récolter des informations contre Severus et ainsi convaincre la Ministre de le condamner à mort.
4/ Daisy Moirage n'est ni la soeur, ni la fille de Raphael. Relisez bien ;) Dumbledore demande le nom de sa "descendante encore en vie". Pas de sa fille :)
RàR :
Guest : Merci :)
Guest : Merci ! La suite arrive :)
Pouika : Merci à toi :) La suite et là, et la fin ce sera dans deux semaines ;)
Arya : J'en suis ravie ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant :)
Lucy : Un très grand merci pour ce gentil message qui me fait super plaisir ! :D La fin de ce chapitre n'est absolument pas frustrante ;) Elle aurait presque pu faire office de fin de fic, d'ailleurs. Je suis également contente que mes personnages te paraissent proches de ceux d'origine ! Surtout si en plus je t'ai fait aimer Harry :p L'action, je pensais que c'était mon point noir. Donc si ça t'a plu aussi, c'est que je m'améliore :D En tout cas, le prochain chapitre est là, et dans deux semaines, ce sera la fin ;)
Chapitre 52 : La compréhension d'une blague
Quelques heures après la révélation choc de Raphael, tout ce beau monde se retrouva au Ministère de la magie où les attendaient la Ministre elle-même et Moirage pour une entrevue spéciale. Aucune des deux n'avait la moindre idée de l'objet de cette demande d'entretien.
Lorsque Moirage vit le plus vieux des deux vampires, toujours mis hors d'état de nuire par divers sorts, elle pâlit de façon presque inquiétante.
— Qu'est-ce que tout ceci signifie ? demanda-t-elle d'une voix blanche.
— Nous espérions justement que vous pourriez nous donner une explication, répliqua Severus.
— Je ne comprends pas…
— Bien sûr. Vous allez donc nous faire croire que vous ne saviez pas que votre arrière grand-père était à Londres ? Et que vous ne lui avez pas communiqué mon adresse personnelle que seuls Poudlard et le Ministère connaissent ? Ou encore, que vous ne lui avez pas permis de passer outre les sorts qui entourent ma maison ?
— C'est parfaitement ridicule, voyons !
Raphael se débattit, semblant vouloir dire quelque chose, mais ne parvenant à émettre aucun son à cause des sorts dont il était victime.
— Pourquoi ne peut-il parler ? demanda la Ministre en le désignant.
— Raphael est le vampire qui m'a transformé, répondit le maître des potions. Il a un pouvoir de persuasion très puissant sur moi ainsi que sur mes calices. S'il parle et nous ordonne quelque chose, nous devrons lui obéir.
Amelia Bones sembla réfléchir un instant avant de se diriger vers son bureau pour sortir un objet d'un des tiroirs.
— Je pense que j'ai ce qu'il nous faut.
Elle s'approcha du vampire avec une sorte de boule bleue dont elle retira une partie, comme un couvercle, qu'elle posa sur la tête de Raphael. En d'autres circonstances, Harry en aurait ri. C'était affreusement ridicule. Mais il ne s'attarda pas sur ce détail et regarda ce qu'il restait de la boule dans la main de la Ministre. Un jet de lumière sortit de l'ouverture et afficha une suite de mots sans réel sens ensemble.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda le Survivant, intrigué.
— C'est un Expenseur. Cela permet de voir les pensées de quelqu'un. Mais il faut qu'elles soient claires pour cela.
— C'est légal, ça ? fit Draco avec un air plus que sceptique.
— Il n'est pas autorisé de s'en servir sur un sorcier sans son accord, à moins qu'il ne puisse parler. Comme ce vampire ne peut parler, on peut dire que nous avons le droit de l'utiliser.
— Il ne pourra pas nous donner d'ordre avec ça ? intervint Severus.
Justement, la lumière venait de se mettre à bouger, affichant maintenant des phrases cohérentes : "Severus, sale traître ! Libère-moi immédiatement !". Mais le maître des potions n'eut aucune envie d'obéir, à son plus grand soulagement.
— Je n'en étais pas certaine à 100%, mais il semblerait que ce soit bon.
— Et vous auriez fait quoi si ça ne l'avait pas empêché de nous donner des ordres ? demanda Malfoy avec mauvaise humeur.
Amelia allait répondre mais fut coupée dans son élan par Dumbledore.
— Vous nous quittez déjà, Madame Moirage ?
En effet, l'horrible arc-en-ciel sur pattes était en train de profiter que personne ne fasse attention à elle pour essayer de sortir discrètement de la pièce. Elle s'arrêta en même temps que Severus lançait un sort sur la porte pour empêcher quiconque de l'ouvrir.
— Comment osez-vous ? s'emporta-t-elle. Espèce de sale…
— Allez-y, insultez-moi si ça vous fait plaisir, la coupa-t-il. Cela n'arrangera certainement pas votre cas.
— Je ne vois vraiment pas ce que je fais ici ! Vous n'avez aucune preuve contre moi.
— Vraiment ? fit Draco. Et ça, dit-il en désignant Raphael, c'est pas une preuve ?
— C'est sa parole contre la mienne. Et la parole d'un vampire ne vaut pas grand-chose contre celle d'un membre du Ministère de la magie.
— Excepté avec ceci.
Tout en disant cela, Severus sortit une fiole d'un liquide transparent.
— Du veritaserum ? C'est ridicule ! Il ne fera pas effet plus de cinq minutes.
— C'est amplement suffisant pour qu'il dise ce qu'il a à dire à Madame la Ministre.
Sans plus de cérémonie, il versa le contenu de la fiole dans la bouche de son créateur. Tous purent voir la lumière sortant de la boule que tenait toujours Bones devenir une véritable fontaine à injures. On ne pouvait pas reprocher à cet homme de manquer d'imagination à ce niveau.
— Bien, maintenant, tu vas répéter tout ce que tu nous as avoué il y a quelques heures.
Bien malgré lui, Raphael s'exécuta. Il raconta comment il avait toujours gardé un œil sur sa lignée dont faisait partie Moirage, comment il avait été séduit par les promesses de Voldemort et qu'il avait – sans grande difficulté – convaincu sa descendante de se joindre à eux. Ils avaient ainsi manœuvré de sorte qu'elle devienne influente au Ministère quand le Lord était tombé pour pouvoir prendre leur revanche sur Snape. Raphael étant son créateur, Moirage savait donc déjà qu'il était un vampire avant qu'il ne soit découvert. Mais leur plan d'aider Bellatrix pour le faire sortir de l'ombre et pour qu'il soit condamné avait lamentablement échoué. Alors, ils avaient échafaudé un autre plan : utiliser les calices de Severus pour le faire souffrir. Ce qu'avaient vécu les trois hommes pendant les deux jours de séquestration subie n'était en fait pas grand-chose en comparaison de ce que leur réservait le créateur du maître des potions.
Alors que Raphael était en train d'expliciter comment il aurait forcé Draco à mutiler Harry, Amélia mit fin à tout ça et rangea son Expenseur.
— C'est bon, j'en ai plus qu'assez. Daisy, je crois que vous avez des comptes à rendre.
La conseillère avait tellement pâli au fil du récit de son aïeul qu'elle lui faisait désormais concurrence.
— Mais… Je… Non ! Tout ceci n'est que mensonges !
Tandis qu'elle continuait de déblatérer des phrases plus ou moins cohérentes, essayant sans vraiment de succès de plaider sa cause, Kinglsey entra dans le bureau accompagné d'autres sorciers. Moirage et Raphael furent alors mis aux arrêts.
— Harry, commença la Ministre quand le calme fut revenu. Si tu es d'accord, une fois que tu auras obtenu tes ASPICs, j'aimerais te proposer une place au Ministère. Le monde magique a grand besoin de sorciers de ton envergure et de ton ouverture d'esprit. Moirage est la preuve qu'il reste des partisans de Tu-Sais… de Voldemort, rectifia-t-elle en voyant le roulement d'yeux du jeune homme.
Celui-ci détourna le regard et eut une légère grimace.
— Je ne sais pas. J'ai l'impression de passer ma vie à courir. Je ne suis pas sûr que travailler au Ministère soit vraiment ce que je veux.
— Je ne te demande pas de réponse tout de suite. Tu as encore six mois d'études à Poudlard. Cela te laisse le temps d'y réfléchir et de me dire ce que tu as décidé à ce moment-là.
Il soupira. Il en avait tout simplement marre du Ministère. Chaque fois que quelque chose avait mal tourné dans sa vie, le Ministère avait été impliqué d'une façon ou d'une autre. Alors non, là, il n'avait aucune envie d'y travailler. Néanmoins, il fit l'effort de répondre ce qu'on attendait de lui, comme souvent.
— Très bien, je vais y penser sérieusement.
Quelques heures plus tard, le vampire et ses deux calices étaient de nouveau dans la maison du plus âgé. Alors que les deux adolescents retiraient leur manteau, Severus alluma un feu pour réchauffer l'atmosphère. Raphael n'était plus là, mais il avait l'impression que l'homme avait souillé l'endroit et que la tension qu'il avait apportée subsistait. Il n'avait qu'une envie : s'enfermer dans la chambre avec les garçons, les mordre jusqu'à plus soif et se rouler dans les draps avec eux jusqu'à ce que tous les trois soient incapables d'énoncer une parole cohérente. Et il pouvait sentir dans le lien que les deux adolescents ne seraient absolument pas contre, au contraire. Même Harry transpirait l'envie et le besoin. D'ailleurs, il sentait un changement dans l'attitude et les émotions du jeune homme. Quelque chose qui n'était pas là avant mais sur lequel il n'arrivait pas à mettre le doigt. C'était trop confus et mélangé à plusieurs autres émotions : le soulagement, un reste d'angoisse, le doute aussi.
Ainsi, malgré son envie, il décida d'entamer une discussion qu'il jugeait nécessaire. Après tout, c'était lui qui avait longuement insisté pour qu'il y ait un maximum de communication entre eux. S'il commençait à faire passer ses envies primaires avant, il n'aurait plus qu'à remballer ses leçons de morale.
— Je pense qu'on devrait parler de tout ce qu'il s'est passé ces derniers jours, commença-t-il en s'asseyant sur le canapé et en invitant ses calices à le rejoindre.
— Pour dire quoi ? demanda Harry de façon bien trop agressive pour que ça ne paraisse pas suspect.
Néanmoins, le jeune homme s'assit quand même, à l'autre bout du canapé, laissant Draco au milieu. Ce dernier avait d'ailleurs la désagréable impression d'être tout à coup devenu un arbitre. De quoi ? Il ne savait pas encore mais sentait que ça n'allait pas tarder.
— Si tu commençais par me dire ce que tu ressens par rapport à tout ça ? proposa le maître des potions.
— Je n'en vois pas l'intérêt. Tu le sais déjà avec le lien.
Severus soupira. Soit il n'avait pas été assez clair sur l'importance de la communication, y compris avec le lien, soit le Gryffondor était vraiment dans un mauvais jour pour ça.
— Le lien ne doit pas remplacer la communication, Harry. Et en fait, non : je ne le sais pas, même avec le lien. Il y a tellement de choses qui émanent de toi, parfois contradictoires, que je ne parviens pas à faire le tri.
— Peut-être parce que moi-même je n'y arrive pas, déclara le Survivant après un bref silence en se passant la main dans les cheveux et en détournant le regard. Et puis, pourquoi ce serait à moi de commencer ? Pourquoi Draco ne dirait pas ce qu'il ressent ?
— Parce que je ne ressemble pas à un chaudron de Finnigan prêt à exploser ? répondit le blond avec un sarcasme qui fit froncer les sourcils de Severus.
— Je ne suis pas prêt à exploser !
— Non, bien sûr… C'est évident.
— Stop ! coupa le vampire avant que ça ne dégénère. Vous ne voulez pas en parler ? Très bien. Alors je vais le faire. Je me sens terriblement mal de vous avoir fait endurer ces deux jours de calvaire.
— Mais ce n'est pas…
— Non, Draco. Laisse-moi finir. J'avais déjà été imprudent quand Bellatrix a frappé. J'ai pensé qu'ici nous ne risquions rien. J'avais mis des sorts de protection, dont certains de magie noire. Ce qui, quand on y réfléchit bien, était totalement stupide. N'importe qui voulant nous nuire a toutes les chances d'en connaître un bon rayon sur la magie noire. Et à cause de ça, je n'ai pas pu vous protéger. J'ai échoué dans mon rôle de vampire protecteur de son calice. Mes calices, en l'occurrence.
Un court silence s'abattit dans la pièce avant que Malfoy ne réponde.
— Ce n'est pas de ta faute. Qui aurait pu prévoir que ton créateur allait revenir et essayer de venger Voldemort ? Et plus encore concernant Moirage. Même si je l'ai toujours trouvée aussi détestable et louche qu'Ombrage.
— Dit celui qui a justement aidé Ombrage en cinquième année…
Il fit un geste de la main, comme pour chasser cette parole du vampire.
— J'étais jeune et con, ça compte pas. Ce que je veux dire, c'est qu'on ne t'en veut pas. Ni moi ni Harry. N'est-ce pas ? termina-t-il en se tournant vers le susnommé. Harry ?
Celui-ci avait la tête baissée et les poings crispés sur ses genoux, le souffle semblant se faire de plus en plus court. Severus l'observa attentivement et tenta de faire le tri dans les sentiments qui venaient du jeune homme. C'était un tel tourbillon qu'il eut du mal à trouver celle qui dominait : la peur.
— Harry, l'appela-t-il doucement en se penchant par-dessus le blond pour lui saisir une main.
Main qu'il relâcha immédiatement quand le Survivant voulut se dégager et qu'une pointe de douleur venant du garçon se mêla à la sienne.
— Pourquoi as-tu peur ? De quoi as-tu peur ?
Les deux Serpentards remarquèrent les gouttes qui tombaient parfois sur les mains serrées ou sur le pantalon, créant une petite auréole d'eau salée. Ils se regardèrent, s'interrogeant silencieusement du regard, se demandant ce qu'ils devraient faire. Aucun des deux n'était très doué pour ce genre de situation. Severus en venait presque à regretter d'avoir insisté. Mais quelque chose pesait visiblement sur le Gryffondor et mieux valait crever l'abcès au plus tôt.
Il fallut plusieurs minutes avant qu'Harry ne réponde enfin, d'une voix un peu tremblante mais néanmoins contrôlée.
— Je n'étais pas prêt pour ça. J'aurais préféré m'en rendre compte de façon moins… violente.
Il fit une pause, tentant de calmer les battements de son cœur, bien que conscient que les deux autres étaient pendus à ses lèvres, se demandant sûrement de quoi il parlait et mourant d'envie de le questionner. S'il n'était pas aussi choqué par ce qu'il venait de comprendre, il en aurait probablement ri et les aurait fait mariner encore un peu.
— Je me rends compte que j'ai eu peur. Pas pour moi. J'ai l'habitude de faire des trucs stupides et dangereux. J'ai eu peur de vous perdre. Tous les deux. Je pensais que c'était le lien qui me faisait ressentir ça. Mais le lien n'existe pas entre Draco et moi. Je… Je pensais que ce serait beaucoup plus long. Et que ça commencerait par Severus, à cause du lien encore. Pourtant j'ai eu autant peur pour vous deux. Parce que j'aime ce qu'on a tous les trois, j'aime ce qu'il y a entre nous. Notre relation n'est peut-être pas normale aux yeux des autres, mais je m'y sens bien. Quand Raphael était sur le point de me mordre, j'ai imaginé tout un tas de scénarios où ça tournerait mal. J'étais tétanisé à l'idée que mon plan échoue et que je détruise ainsi ce qu'on a commencé à construire ensemble. Et puis j'ai été sous le choc de voir que ça avait finalement marché. Tout s'est passé si vite ensuite que je n'ai pas pu y repenser. Jusqu'à maintenant. Et j'ai compris. On ne peut pas avoir une telle peur pour des personnes qu'on n'aime pas. Et par-dessus tout, j'ai peur de n'être que la cinquième roue du carrosse, parce que vous avez déjà quelque chose ensemble et que je ne suis qu'un élément perturbateur qui n'aurait jamais dû se retrouver au milieu de tout ça à l'origine.
Il avait obstinément gardé la tête baissée, n'osant pas regarder les deux autres. Il n'avait certes pas dit explicitement qu'il les aimait, mais c'était tout comme. Il avait désormais l'impression que son cœur battait si vite et si fort qu'il allait finir par sortir de sa poitrine ou exploser. Lorsque les chaussures noires et le pantalon tout aussi noir du maître des potions apparurent dans son champ de vision, il n'osa toujours pas relever la tête. Mais il n'eut plus le choix quand les doigts froids lui saisir le menton pour le relever. Il plongea alors ses yeux aux contours rougis dans ceux du vampire qui prit la parole.
— Les choses sont comme elles sont. Aucun de nous n'a choisi cette situation. Mais nous avons tous les trois choisi de l'accepter. C'est pour cela que tu ne seras jamais la cinquième roue du carrosse. Ni aucun d'entre nous. Et tu as simplement choisi d'augmenter ton degré d'acceptation. Ça ne change rien.
Harry ne put s'empêcher de tourner la tête vers Draco pour vérifier si celui-ci était d'accord avec ces paroles. Il eut alors un doute en le voyant les sourcils froncés.
— Pourquoi un carrosse aurait une cinquième roue ? C'est quoi cette expression stupide ? Un truc moldu, j'imagine…
Le Survivant ne put s'empêcher de rire aux interrogations du blond. Oui, décidément, même l'arrogant et suffisant héritier Malfoy qui n'aime pas trop les moldus faisait partie des choses qu'il avait acceptées et qu'il avait fini par aimer. En se penchant vers lui dans le but de l'embrasser, il entendit un bruit qui lui rappela un détail.
— J'ai failli oublier ! s'exclama-t-il en sortant une pochette en velour de sa poche. Je ne vous ai pas donné votre cadeau de Noël.
Il ouvrit la pochette et en sortit trois chaînes en argent. Sur chacune étaient accrochées les initiales "HSD" dont le S semblait s'enrouler aux deux autres lettres, tel un serpent, pour les lier. Il en tendit une à chacun des Serpentards et garda la troisième pour lui, l'enroulant autour de son poignet. Le bijou se transforma alors en bracelet.
— Je me suis inspiré de la pièce que tu m'as donné le premier jour, expliqua-t-il. Ils peuvent être portés comme un collier, un bracelet, une chaîne de cheville ou même une bague, peu importe. Il suffit de l'avoir sur soi et de penser très fort à celui qu'on veut voir pour que celui-ci sache où on est et savoir où il est également.
— C'est impressionnant, dit Severus en examinant l'objet sous toutes les coutures. Tu as fait ça tout seul ?
— Non, bien sûr. Rémus et Hermione m'ont aidé. Je sais que tu n'as pas besoin de ça pour savoir où on est, Severus. Mais…
— Mais ce n'est pas votre cas à tous les deux, termina le maître des potions en attachant le bijou autour de son cou. C'est une excellente idée. Je suis d'avis que vous avez également le droit de savoir où je me trouve et de me trouver plus facilement.
Draco, pour sa part, le mit autour de son doigt, le transformant en bague.
— J'aime bien. C'est assez élégant pour vouloir le rendre visible aux yeux de tous. Par contre, mes cadeaux font pâle figure à côté, dit-il avec une moue boudeuse.
Ce fut amusé qu'Harry découvrit que Draco et Severus avaient eu la même idée de cadeau : des livres. Le Gryffondor se retrouva alors avec un double exemplaire du dernier livre édité parlant de Quidditch.
Voilà, nous arrivons donc très bientôt à la fin de cette histoire... Bon sang que ça fait bizarre n_n" Je suis à la fois contente est triste. Contente parce que, mine de rien, cette fic m'a accaparée pendant presque 2 ans. Et triste parce que je l'aime quand même.
On se retrouve donc dans deux semaines (le 29 mars) pour le dernier chapitre et l'épilogue !
