Nous arrivons donc à la fin de cette histoire. Vous allez enfin avoir une scène tant attendue par bon nombre d'entre vous : je parle bien sûr du threesome ;)
En tout cas, je suis vraiment ravie de voir que vous avez tous aimé le précédent chapitre, notamment la révélation d'Harry sur ses sentiments :) Je dois vous avouer que c'était un point qui me faisait très peur, car je craignais vraiment d'être tombée dans la guimauve...
RàR :
Emily : Un très grand merci pour ce message enthousiaste ! :) Ça me fait vraiment très plaisir ! Malheureusement, toute bonne chose a une fin. Et il est temps pour cette histoire d'avoir la sienne. Mais je travaille sur d'autres histoires ;) Pas aussi longues que celle-ci, cependant (mais je ne donnerai pas d'ordre d'idée, la dernière fois que j'ai dit que je faisais un OS, me voilà avec une histoire de 17k mots alors que je n'en suis qu'à la moitié...)
Guest : Ravie que ça t'ait plu. Il est vrai que la réponse de Severus n'est peut-être pas ce qu'on pourrait attendre dans une situation pareille. Néanmoins, outre le fait que, effectivement, ça correspond mieux à Severus de répondre ainsi plutôt qu'avec des effusions de sentiments, je pense aussi qu'Harry n'était pas prêt à ce moment à recevoir l'amour des deux autres. Il a déjà réalisé ses propres sentiments et les acceptent, même ça lui fait peur. Mais il sera prêt bientôt, promis ;)
Lucy : Mais de rien ! Je trouve ça tout à fait normal ! Je trouve que si les lecteurs prennent le temps de laisser un message pour donner leur avis, il est normal que l'auteur y réponde n_n Et ce sont vos avis qui me permettent d'avancer et de m'améliorer. Je suis en tout cas contente que le précédent chapitre t'ait plu ! :) Pour la proposition de la Ministre, tu auras la réponse très bientôt ;) (dans l'épilogue en fait :p ) Toute bonne chose à une fin, oui, et celle-ci me permettra d'en commencer d'autres en me concentrant pleinement dessus :) J'espère que la fin de cette histoire sera à la hauteur de tes attentes ! n_n
Guest : Merci ! :)
Aria : Merci ! :D Pour répondre à ta question... Je pense que ce chapitre va y répondre, en fait ;)
Chapitre 53 : Une blague à trois, c'est mieux
Severus et ses deux calices étaient allongés sur le lit. Une longue discussion leur avait permis de vider leur sac, chacun parlant de ses doutes, de ses peurs et de tout ce qui pouvait occuper son esprit. Au départ, cela avait été plus difficile pour les deux adolescents. Mais le vampire avait tellement insisté sur le fait que leur relation devait reposer sur la confiance et ne comporter aucun non-dit pour que cela fonctionne, qu'ils avaient fini par se laisser aller. Draco avait été le plus réticent des deux, avant de se rendre compte qu'Harry ne le jugeait pas et était finalement bien loin du garçon qu'il avait toujours imaginé. Ces dernières semaines, quelques indices l'avaient mis sur la voie de sa méprise, mais il avait totalement déchanté quand le Survivant avait rapidement raconté comment il avait vécu avec les Dursley. On était bien loin d'un enfance pleine d'amour et d'un garçon qui avait profité de sa célébrité pour obtenir des privilèges.
Quoiqu'il en soit, cette discussion s'était terminée par la demande du Gryffondor de monter dans la chambre. Si les deux autres avaient été surpris, ils n'en avaient néanmoins rien dit.
D'habitude, le vampire était entre ses deux calices. Mais, étonnamment, Harry s'était placé à côté de Draco, laissant ainsi ce dernier au milieu. Plus inattendu encore, c'était lui qui avait initié les caresses et les baisers.
Tandis que le blond dégustait la bouche du plus âgé, Harry picorait de ses lèvres le cou de Malfoy, sachant que c'était devenu une zone particulièrement sensible. Il se redressa légèrement, ayant ainsi une vue imprenable sur le baiser échangé. Avec un sourire, il remonta sa main de la cuisse de Draco vers son torse, passant sous sa chemise. La chair de poule envahit la peau sous ses doigts, répondant à son contact.
— Tu es bien entreprenant aujourd'hui. Quelqu'un t'a lancé un sort ou t'a fait boire une potion bizarre ? demanda l'héritier Malfoy en se tournant vers lui.
— Non, répondit Harry avec un petit rire. Je suis juste prêt.
— Prêt ?
— Oui, prêt. Prêt à ce qu'on soit tous les trois, ensemble, pleinement et entièrement.
En disant cette dernière phrase, il releva les yeux sur Severus et sourit. Un sourire qui lui fut rendu. C'était rare de voir ce genre d'expression sur le visage de l'ancien Mangemort. Et Harry, parfaitement conscient de ce fait, savourait chaque occasion qu'il avait de le voir ainsi.
— Tu veux dire que tu ne vas pas t'enfuir dans le salon si je saute sur Severus pour qu'il me fasse l'amour ?
Le Survivant fut à la fois gêné et amusé par cette question. Il était vrai que les quelques fois où Draco avait tenté d'aller plus loin que des fellations ou une masturbation mutuelle, Harry s'était dérobé, se réfugiant dans le salon ou la salle de bains et laissant ainsi les deux autres terminer. Bien sûr, la fermeture du lien n'avait pas été la seule pénétration qu'il avait expérimentée. Mais il attendait chaque fois d'être seul avec Severus. Et si Draco avait plus de mal que lui avec cet état de fait, il ne l'avait néanmoins jamais vraiment bousculé, se moquant simplement et gentiment de lui et de sa réserve sur le sujet, même s'il ne cachait pas son exaspération.
— Je veux dire que je compte rester ici et regarder, voire participer, répondit-il.
S'il devait être honnête, il lui faudrait avouer que s'il s'enfuyait à chaque fois, c'était parce qu'il était persuadé de ne pouvoir se contenter de regarder si le vampire prenait Draco sous ses yeux. Et, jusque-là, c'était un aspect de leur relation à trois qui l'effrayait. Notamment parce que, malgré lui, il ne pouvait s'empêcher de penser "et pendant que Severus prend l'un de nous, que pourrait faire l'autre pour ne pas se sentir de trop ?". Il avait toujours ce souvenir, quand il n'avait pas encore fermé le lien, du soir où il avait regardé les deux Serpentards s'adonner aux plaisirs de la chair, jouant les voyeurs et espérant ne pas être vu, comme un intrus. Évidemment, il n'avait toujours pas de réponse à cette question. Mais il n'avait plus peur d'être en trop et se disait qu'il trouverait bien, le moment venu, quoi faire de ses mains et de sa bouche pour participer.
De son côté, Severus n'avait émis aucun commentaire, préférant rester attentif à ce que ressentait vraiment son deuxième calice. Disait-il ça parce qu'il en avait vraiment envie ou parce qu'il s'en sentait obligé d'une quelconque façon ? Peut-être craignait-il d'être rejeté à force de refuser de se donner totalement dans cette relation particulière ? Aussi crut-il bon de rappeler qu'il était libre d'accepter ou non et qu'ils ne le forceraient pas.
— Je sais, répondit le plus jeune. Mais je ne me sens pas forcé. J'en ai simplement envie.
Le vampire put sentir l'assurance et la confiance dont faisait preuve le Survivant en affirmant cela. Peut-être y avait-il une petite touche d'appréhension, mais il disait la vérité.
Alors, ils décidèrent de ne pas s'épancher davantage sur le sujet. Dans un ballet de bouches et de mains, ils se caressèrent. Ils ne se préoccupaient pas vraiment de savoir qui était le propriétaire de cette peau sous leurs doigts ou de cette bouche collée à la leur. Tout ce qui comptait était d'être tous les trois, ensemble, pour prendre et donner du plaisir.
Ils n'eurent pas besoin de se consulter pour savoir lequel des deux calices le vampire prendrait en premier. Harry était toujours un peu plus long à se mettre dans l'ambiance, à cause de sa retenue sur le sujet. Il semblait avoir besoin de voir les deux autres se lâcher pour enfin lâcher prise à son tour. Ce fut pourquoi Draco n'hésita pas une seconde. Alors qu'ils étaient maintenant nus, il se redressa et enfourcha les hanches du maître des potions. Puis, il se mit à dévorer la bouche du Gryffondor. Ils avalaient mutuellement leurs gémissements tandis que le vampire préparait le blond à le recevoir, profitant au passage de la vue plus qu'excitante que lui offraient les deux adolescents.
Après plusieurs minutes ainsi, Draco décida qu'il était plus que temps de passer aux choses sérieuses. D'un mouvement ample et rapide, il se libéra des doigts inquisiteurs de son vampire et délaissa un instant le Survivant pour se placer correctement avant d'entamer une lente descente. Enfin, lente, tout était relatif. Pour Harry, ça lui semblait plutôt rapide. Une question lui traversa alors l'esprit : est-ce que lui aussi s'habituerait plus vite avec le temps et la pratique ? C'était une question à laquelle il ne pourrait répondre qu'en essayant.
Un gémissement et une main sur son sexe le firent revenir au moment présent. Severus s'était redressé pour aider plus facilement Draco à effectuer ses mouvements de bassin. Harry aurait voulu glisser lui aussi sa main sur le membre du blond, lui rendant ainsi ses caresses et l'aidant à sa manière à accéder à l'extase. Mais la position des deux amants n'était pas franchement propice à cela. Il eut alors une idée, mais hésita.
Le vampire, sentant probablement son trouble, fixa son attention sur lui et finit par dire :
— Si tu veux quelque chose, Harry, tu as juste à le demander.
Draco le regarda alors à son tour, les yeux presque noirs tant ils étaient remplis de désir et de plaisir.
— De quoi as-tu envie, petit lion ?
Ledit petit lion eut un frisson et la chair de poule courut sur sa peau. Il ne s'en était jamais rendu compte jusqu'à présent, mais la voix de Draco était diablement sexy dans ce genre de situation. Dans un élan complètement incontrôlé de désir, il l'embrassa fougueusement. Quand il le relâcha, il murmura :
— Tourne-toi.
L'héritier Malfoy releva un sourcil interrogateur, se demandant probablement ce que le Survivant avait en tête, mais obéit. Une fois fait, il se retrouva donc pris en sandwich entre Severus et Harry. Le premier dans son dos, les mains sur ses hanches pour l'aider à se mouvoir sur lui. Le second devant lui, l'embrassant et le masturbant au rythme de ses va-et-vient. Il devait avouer que le plus jeune avait eu une très bonne idée. Et ce n'était apparemment pas sa dernière. Car quelques minutes plus tard, il émit une nouvelle requête.
— Severus, mords-le.
Les deux Serpentards n'étaient pas habitués à ce que le si innocent petit Gryffondor prenne les devants. Mais ce n'était pas pour leur déplaire, bien au contraire. Aussi, le vampire accéda à cette demande. Il pensait que, comme souvent, Harry se perdrait dans ses yeux rouges. Pourtant, il se détourna et plongea à son tour dans le cou du blond. Ce dernier ne mit pas longtemps à laisser exploser son plaisir, s'accrochant aux épaules du plus jeune et criant son extase.
Quand Draco eut repris son souffle et son esprit, il regarda Harry avec étonnement et porta la main à son cou.
— Tu m'as fait un suçon ? demanda-t-il, incrédule.
— Il semblerait, répondit le Survivant en posant ses yeux sur la tâche sombre qui était apparue dans le cou du blond.
Il se dit tout à coup qu'il n'aurait peut-être pas dû faire ça, surtout pas sans l'accord du principal concerné.
— Ça te dérange ?
— Non. Je suis juste surpris. Et j'espère que tu n'as pas l'envie de me mordre, parce que je refuserai.
— Non, rassure-toi, répondit-il avec un petit rire.
— Par contre, si c'est un geste de possession, j'aimerais autant que tu me roules le patin du siècle dans les couloirs de l'école.
Draco fit un clin d'œil en disant cela, provoquant un nouveau rire du Survivant. Le sérieux revint rapidement lorsque ce dernier leva sa main à hauteur de son visage. Elle était couverte du sperme de l'autre jeune homme. Jusque-là, il n'avait jamais osé goûter. Il eut alors une soudaine envie de le faire, curieux de savoir quel goût ça avait. Il porta donc deux doigts à sa bouche et les lécha. Il ferma finalement les yeux en enfournant totalement ses doigts pour les sucer.
Quand il les ressortit avec un bruit de succion, il rouvrit les yeux pour tomber sur les visages effarés des deux Serpentards.
— Quoi ? demanda-t-il, ne comprenant pas ce qu'il avait fait de bizarre.
Draco goûtait souvent son sperme ou celui du vampire. Que lui-même le fasse ne devrait pas autant les étonner.
— Si je ne venais pas de jouir à l'instant, je serais de nouveau dur et parfaitement prêt à l'emploi, répondit le blond.
— Même si j'ai joui, je n'ai aucun effort à faire pour la lever à nouveau après cette vision, ajouta Severus.
— Mais… Je n'ai rien fait d'extraordinaire.
— Harry, navré de te le dire, mais tu es l'incarnation de l'innocence dans cette relation. Alors te voir faire un truc aussi osé, c'est extraordinaire.
Une interrogation revint soudain à la mémoire du Survivant : Severus n'avait jamais avalé la moindre goutte de sperme, et il se demandait toujours pourquoi. Aussi posa-t-il la question.
— Je ne peux rien avaler d'autre que du sang, répondit le vampire.
— Mais pourtant, avant que ta nature de vampire soit découverte, tu mangeais dans la grande salle, comme tout le monde.
— On appelle ça "donner le change", Harry. Je ne faisais que semblant. La vitesse à laquelle je peux effectuer les actions me permettait de faire croire que je mangeais alors que je mettais tout dans l'assiette d'Hagrid discrètement.
— Hagrid ? Je comprends mieux pourquoi il a l'air de plus en plus imposant...
Après cette petite pause, Draco s'allongea sur le dos et entraina Harry à sa suite. Celui-ci se retrouva donc à quatre pattes au-dessus du blond. Il en profita pour l'embrasser. Les mains chaudes de Draco parcouraient son sexe pour l'une et son flanc pour l'autre, tandis que celles, froides, de Severus retraçaient sa colonne vertébrale. Il frissonna et laissa échapper une plainte de plaisir quand un doigt humide glissa sur son ouverture, puis en lui. Sans vraiment s'en rendre compte il se mit à bouger les hanches, allant tantôt à la rencontre du poing de Draco autour de lui, tantôt à la rencontre des doigts de Severus en lui. Il était tellement perdu dans le plaisir, qu'il ne se rendit pas compte tout de suite que le vampire avait remplacé ses doigts par la pointe de son sexe. Malgré lui, il se crispa légèrement. La position ne le mettait pas très à l'aise. Il préférait voir le maître des potions.
— Quelque chose ne va pas, Harry ? demanda Severus en arrêtant immédiatement son avancée.
Le Survivant tourna la tête vers l'arrière, mais ne put le voir correctement. Alors, il reporta son attention face à lui, plongeant dans les iris bleu de Draco. Et là, il comprit : sans Draco, oui, il y aurait eu un problème. Parce qu'il aurait trouvé ça trop froid d'être pris purement et simplement par derrière, comme on le ferait sans doute avec un inconnu. Comme avec un coup d'un soir qu'on ne voudrait jamais revoir. Mais il était avec les deux hommes de sa vie. Et l'un d'eux était devant lui, lui témoignant bien assez de tendresse pour qu'il se sente aimé et non juste baisé. Même si l'héritier Malfoy ne l'avouerait sûrement pas si on lui posait la question.
— Non, tout va bien, continue, finit-il par répondre avec un sourire.
Une fois entièrement en lui, le vampire entama un lent mouvement qui devint rapidement erratique, à l'image de la respiration du Survivant. Ce dernier sentait qu'il n'allait plus tenir très longtemps à ce rythme. Severus dut certainement le deviner, puisqu'il choisit cet instant pour le mordre. Harry sentit vaguement une autre bouche sur son cou, du côté opposé au vampire, mais il ne s'en soucia nullement. Les muscles tendus à l'extrême, il cria son extase alors qu'un flot de sensations l'innondait implacablement.
Il lui fallut plusieurs minutes pour reprendre contenance. Draco l'avait poussé à s'allonger à côté, se sentant probablement un peu écrasé sous son poids. Harry remarqua le regard de Severus sur son cou et releva un sourcil interrogateur.
— Vous comptez faire le concours de celui qui fera le plus gros suçon ?
— Y a pas de raison que je sois le seul à en arborer un, répliqua Draco.
Harry se retint difficilement de rire. Avec un soupir exaspéré, Severus s'installa entre ses deux calices. Ces derniers avaient chacun une main sur son torse. Dans un demi-sommeil, le Gryffondor bougea la sienne pour trouver celle de Draco.
Le lendemain, les deux étudiants se réveillèrent avec leurs doigts entrelacés, le sourire aux lèvres.
Comme cadeau de fin de fic, je vous offre l'épilogue en même temps que le dernier chapitre.
