Hé oh ! *l'écho lui répond* Y a encore quelqu'un par ici ?

Vraiment, je suis désolée pour ce temps d'attente aussi long... Même si ceux qui me suivent en dehors de FFnet ont pu lire le deuxième bonus à Noël, je sais que mon manque de nouvelles ici a dû vous paraître très long. J'en donne les explications à la fin du chapitre, si vous souhaitez les connaître.

RàR :

Petite grenouille : Merci :D Il se pourrait que ton souhait soit réalisé dans ce chapitre ;)

Guest : Merci ! :)

Aria : Merci beaucoup ! :D Désolée pour le temps d'attente. J'espère que tu verras quand même cette mise à jour. Et je ne peux malheureusement pas dire quand le dernier arrivera.


Bonus 2.2 : Croquer dans la blague

Suite à l'accomplissement du fantasme de Draco pour fêter leur première année ensemble, les deux calices avaient dormi de nombreuses heures, visiblement épuisés par leurs efforts. Et Severus devait admettre qu'il était très bien, affalé sur le lit, sans bouger, se laissant aller au son des respirations lentes et profondes de ses amants. Même s'il n'avait pas besoin de se reposer, il appréciait pleinement.

La journée qui suivit fut très calme. Les deux humains mangèrent ce que Harry avait préparé. Ce dernier appréciait cuisiner et Draco ne s'en plaignait pas, bien au contraire. Ce n'était bien sûr pas aussi rapide qu'un repas préparé par un elfe de maison, mais ça restait très bon. Surtout que le Gryffondor lui avait fait découvrir des plats moldus succulents.

Alors qu'ils s'adonnaient à des activités diverses, comme lire un livre ou préparer un cours pour la rentrée, Draco s'exclama soudain :

— Et si on essayait vos fantasmes aussi ? Je suis trop curieux, je n'ai aucune envie d'attendre l'année prochaine et dans deux ans pour qu'on les fasse tous. Et puis, comme ça, on pourra donner d'autres fantasmes l'année prochaine et toutes celles qui suivront.

Severus releva un sourcil. Il était vrai que lui aussi était très curieux de connaître l'un des fantasmes du plus jeune. Surtout quand il le voyait rougir ainsi, essayant visiblement de faire concurrence à une écrevisse.

— Je n'y vois pas d'inconvénient, répondit-il. Harry ?

Le susnommé déglutit, détourna le regard et répondit dans un bafouillement en rougissant encore plus, si c'était possible :

— Pourquoi pas… ? On n'a qu'à faire celui de Severus d'abord.

— Certainement pas ! dirent en chœur les deux Serpentards.

— On tire au sort, poursuivit le vampire.

— C'est beaucoup plus drôle comme ça, compléta Draco.

Ils s'assirent alors tous les trois sur le canapé et Severus tira un nouveau papier des flammes. Harry priait intérieurement Merlin pour que ce ne soit pas le sien. Il n'aurait jamais dû écrire ça. C'était une mauvaise idée. Quel idiot. Il aurait mieux fait de choisir autre chose. Lui et sa foutue curiosité.

Mais son autoflagellation prit brusquement fin lorsque le maître des potions prit la parole.

— Être mordu à la queue. Entre parenthèses : je ne sais pas si c'est faisable, mais sinon je peux changer.

Les deux Serpentards se tournèrent dans un parfait ensemble vers le Survivant. Tous deux affichaient une expression clairement étonnée. Et apparemment, Merlin avait toujours une dent contre lui.

— Vous pourriez arrêter de me dévisager ainsi ? Je suis déjà suffisamment gêné d'avoir osé mettre ça… Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi j'ai fait ça. En y repensant, ce n'est sans doute pas possible. Mais Salazar me bassinait tellement avec ça quand il était dans ma tête que…

— C'est faisable, le coupa le vampire.

— Vous l'avez déjà fait ?

— Non. Mais je sais que des vampires ont déjà essayé.

— Et… ?

— Et c'est possible s'il y a assez de confiance entre le vampire et l'humain, et si le vampire peut se maîtriser suffisamment.

Un silence suivit ces mots avant que Severus reprenne la parole :

— Harry, es-tu sûr d'avoir confiance en moi au point de me laisser faire ça ?

— Tu sais te maîtriser, n'est-ce pas ? Tu n'as jamais perdu le contrôle jusqu'à présent.

— En effet.

Un détail s'imposa tout à coup à l'esprit de l'ancien Gryffondor.

— Ça fait mal ?

Severus hésita, semblant peser ses mots, avant de finalement choisir de ne pas y aller par quatre chemins :

— Oui. La peau est tellement sensible à cet endroit que même la salive d'un vampire n'est pas assez efficace pour supprimer toute douleur.

Draco, qui était resté étrangement calme pendant tout cet échange, ne put s'empêcher de ricaner en voyant le Survivant pâlir légèrement.

— J'espère que tu ne vas pas changer d'avis maintenant. Avec les images que ça m'a mis en tête, je suis très curieux. Et puis, si tu ne le fais pas, je suis sûr que tu le regretteras.

Quelqu'un qui ne connaissait pas aussi bien Draco qu'Harry aurait pu penser qu'il était en train de le mettre au défi, voire de le forcer. Mais le Survivant savait parfaitement qu'il n'en était rien. Il avait simplement une façon bien à lui de faire comprendre ce qu'il voulait. Et Harry devait également admettre qu'il avait raison : vu le nombre de fois où cette idée l'avait fait fantasmer à cause de Salazar Serpentard, il regretterait forcément de ne pas avoir au moins essayé.

— Au fait, petit lion, dit soudain Draco, le sortant de ses pensées. Je fais quoi, moi, pendant que tu te fais sucer dans tous les sens du terme ?

— Euh… Je ne sais pas. Je n'y ai pas pensé…

À cet instant, les deux Serpentards étaient pratiquement sûrs d'une chose : leur jeune amant venait sans doute de créer une nouvelle teinte de cramoisie. Aucun des deux ne se souvenait avoir vu quoique ce soit d'aussi rouge.

— Je vais devoir improviser alors.

Et au sourire qu'Harry pouvait voir sur les lèvres du blond, il était persuadé qu'il avait déjà une idée de ce qu'il allait faire.

— D'ailleurs, continua-t-il, si on faisait ça ici, sur le canapé ?

Le Survivant n'eut pas le temps de prononcer un mot que Severus approuvait déjà.

— Très bonne idée. Tu es d'accord, Harry ?

Celui-ci haussa les épaules. Il avait dans l'idée que c'était certainement plus confortable au lit, mais si les deux autres préféraient ici, il n'y voyait aucun inconvénient.

Contrairement à la veille, Draco ne sortit pas sa baguette pour les déshabiller tous les trois d'un sort. Pour mener à bien ce fantasme, il était nécessaire d'exciter le plus jeune au maximum, à la limite de ce qu'il pourrait supporter. Aussi, débuter par un lent effeuillage du trio était une bonne manière de commencer et se mettre dans l'ambiance. Chaque vêtement disparut alors l'un après l'autre, entrecoupé de baisers et de caresses. Harry devait avouer qu'il peinait par moment à savoir où donner de la tête. Il était rare qu'il soit au centre de l'attention, laissant avec joie cette place à Draco qui adorait cela.

Les deux Serpentards étaient déjà complètement nus. Harry pouvait sentir l'excitation de Draco dans son dos tandis qu'il s'occupait de lui retirer son t-shirt, en profitant au passage pour glisser ses doigts sur la peau découverte. Dans le même temps, Severus s'occupait de son pantalon et son boxer tout en l'embrassant.

Quand le vampire eut besoin de se baisser pour terminer de retirer les vêtements, il se laissa tomber à genoux, le visage à parfaite hauteur pour ce qu'il avait l'intention de faire. Et il ne s'en fit pas prier. Avant qu'Harry ait pu se rendre compte de ce qui allait se passer, son membre déjà à demi dur se retrouva prisonnier d'une antre tiède et humide. Au même moment, Draco se mit à lui titiller les tétons entre ses doigts. Submergé par les sensations, le Survivant rejeta sa tête sur l'épaule du blond, se laissant aller contre le corps derrière lui. Cette position permit à la bouche du jeune Malefoy de venir picorer la peau sensible du cou offert. Les yeux à demi clos, le souffle devenu erratique, Harry plongea l'une de ses mains dans la chevelure blonde derrière lui et l'autre main dans les cheveux noirs de son ancien professeur. Il avait la sensation de monter beaucoup trop haut, beaucoup trop vite dans son plaisir. Mais il se sentait totalement incapable de faire autre chose que haleter, geindre ou gémir. Aucun mot ne parvenait à sortir de sa gorge.

Lorsqu'enfin les deux autres le relâchèrent, il était clairement au bord du gouffre et se serait sans doute effondré sans le soutien de Draco. Et ce ne fut qu'après quelques minutes qu'il se rendit compte qu'il était allongé sur la canapé. Enfin, si on pouvait appeler ça "allongé". En effet, il avait le bas du dos sur l'accoudoir, de sorte à ce que ses fesses soient pratiquement dans le vide, et ses jambes reposaient sur les épaules du maître des potions. La position risquait de devenir rapidement inconfortable. Mais, pour le moment, le confort n'était pas vraiment sa préoccupation première. Pas quand il sentait les canines de son vampire se balader sur son membre, comme pour tâter le terrain, le faisant frissonner de peur et d'excitation mêlées.

Malgré lui, il se tendit, appréhendant ce qui allait bientôt arriver : la morsure qu'il avait tant fantasmée. Même s'il la désirait toujours autant, il ne pouvait s'empêcher de redouter la douleur. Il avait l'habitude de souffrir avec son passé chaotique. Mais cela lui était rarement arrivé à cet endroit précis.

Le souffle beaucoup trop court, le corps tremblant et les yeux résolument fermés, il lui fallut un moment pour se rendre compte que les bouches qui le léchaient, l'embrassaient et le mordillaient un peu plus tôt avaient totalement disparu pour ne laisser place qu'à quatre mains douces et légères. Surpris, il ouvrit les yeux et tomba directement dans les deux iris grisées de son ancien camarade de classe penché au-dessus de lui. Celui-ci jeta un regard en direction de Severus, et Harry eut un peu la désagréable impression qu'ils étaient si proches émotionnellement l'un de l'autre qu'ils pouvaient communiquer sans parler.

— Harry, l'appela Draco, le forçant à mettre de côté le trop plein d'émotions qui menaçaient de le submerger – peur et jalousie en tête de liste. Tu nous fais confiance, n'est-ce pas ?

Le Survivant se força à prendre une grande inspiration et à se calmer. Il avait envie de répondre que, oui, il avait confiance en eux, évidemment. Que ce n'était pas le problème. Mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge. Comme une boule qui l'empêcherait de respirer. Alors, il fit la seule chose que son instinct lui dictait pour tenter de faire passer cette boule d'angoisse : il leva une main pour l'amener sur la nuque du blond et, d'une pression, l'invita à l'embrasser. Draco ne se fit pas prier. Pourtant, contrairement à ses habitudes, celui-ci ne chercha pas à explorer de sa langue la bouche collée à la sienne. Il se contenta de poser ses lèvres, en un contact doux et tendre.

Harry ferma les yeux, se détendant perceptiblement. Pourquoi avait-il ressenti de la jalousie à cet instant précis ? En un an, ils avaient eu à maintes reprises l'occasion de se montrer les uns aux autres qu'il n'y avait aucune raison d'être jaloux. Chacun avait une relation particulière avec les deux autres. Sans qu'il y ait de préférence, Harry lui-même n'aimait pas Draco et Severus de la même façon. Il avait simplement paniqué en voyant à quel point la relation entre ses deux amants était fusionnelle, se disant que, peut-être, la sienne ne l'était pas assez avec le vampire pour faire ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Mais c'était une pensée stupide. Severus n'aurait jamais accepté de faire ça s'il n'était pas totalement sûr que c'était sans risque.

Harry laissa l'autre calice s'éloigner légèrement et lui sourit.

— Oui, je vous fais entièrement confiance, finit-il par répondre.

Alors, Draco reprit ses lèvres de façon bien plus passionnée et s'amusa à malmener ses mamelons entre ses doigts pendant que le vampire reprenait ses attentions sur sa hampe dressée. Seulement quelques secondes de ce traitement suffirent à ce que le Survivant soit de nouveau au bord de l'explosion. À tel point qu'il voulut arrêter Severus, ne se sentant plus capable de se retenir. Mais ce ne fut pas nécessaire.

Draco se redressa à nouveau et entrelaça leurs mains ensemble. Pendant une seconde, ce fut comme s'il n'y avait rien d'autre que le vert émeraude perdu dans ces yeux gris bleuté. Puis tout bascula.

Bien que ce fut très rapide du point de vue des deux autres, Harry eut l'impression que cela dura des minutes entières. Il sentit d'abord les crocs percer la peau trop sensible de son membre tendu, lui envoyant un pic de douleur qui lui arracha un cri. Un cri qui se transforma rapidement en gémissements et plaintes de jouissance lorsque le vampire aspira sa première gorgée de sang. Ses yeux avaient déjà roulé dans leurs orbites et il serrait fortement les mains de Draco dans les siennes tandis que son dos se cambrait de façon presque inquiétante. Il n'aurait su dire avec précision combien de gorgées but le vampire, mais il était sûr d'avoir joui à chacune d'elle.

Lorsqu'il reprit ses esprits quelques minutes plus tard, il était allongé dans le lit, encore un peu tremblant, serré dans les bras de ses deux amants. Sa respiration était trop rapide, mais il commençait à se remettre de ses émotions.

— Qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ? Je me souviens vaguement de la morsure, mais…

— C'était trop intense, répondit Severus en lui caressant les cheveux à la base de la nuque. Tu étais en état de choc.

— Mais ça veut dire que… Vous n'avez pas… J'ai été le seul à prendre du plaisir ?

Harry était pratiquement mortifié par cette pensée. Jamais il n'avait fait preuve d'égoïsme dans leurs moments intimes. Mais il fut rapidement rassuré par le rire de Draco à son oreille.

— Tu plaisantes ? Tu étais tellement sexy pendant la morsure que je me suis à peine touché pour jouir.

— Quant à moi, poursuivit Severus, je pense n'avoir jamais pris autant de plaisir pendant une morsure. C'était une très bonne idée de fantasme. On peut recommencer quand vous voulez.

— Parfait ! J'ai très envie d'essayer moi aussi !

Harry sourit devant l'enthousiasme de Draco. Néanmoins, il n'était pas sûr de vraiment vouloir réitérer cette expérience. Il avait l'impression que c'était un peu trop.


Avant d'entrer dans les explications, peut-être avez-vous remarqué le changement d'image de couverture. Je la dois à la talentueuse Keya Shiro qui m'a généreusement offert cette illustration pour la publication de ce bonus dans le calendrier de l'avent 2017, pour noël. Je l'aime tellement ce dessin que je lui ai demandé son accord pour en faire l'image de couverture.

Concernant le troisième bonus, encore une fois, je ne vous donnerai pas de date. Ce n'est pas que je ne veux pas... Mais je ne peux pas. Et je vais en venir aux raisons qui ont fait que je ne poste presque plus de fanfics.

Il y a deux ans, en 2016, j'ai participé à l'Académie de l'Imaginaire. En terme d'écriture, ce fut une expérience extrêmement enrichissante pour moi et je pense que ça se ressent dans mes écrits. Mais ce fut aussi très éprouvant. Je me suis mis beaucoup de pression. Ajoutée à celle de cette fanfic et du rythme que j'ai voulu m'imposer d'une fic par semaine. J'ai tenté de descendre ce rythme à une toutes les deux semaines, puis une par mois. Mais, même là, c'était trop. Car, en plus de cela, ma santé n'était pas toujours au beau fixe l'année dernière et ça ne va pas forcément en s'arrangeant. Je ne vais pas rentrer dans les détails (et je vous rassure, je n'ai rien de grave!), mais j'ai eu de plus en plus besoin de faire des breaks, de vraies déconnexions. J'ai malgré tout participé à des AT. Mais même là, je n'ai pas toujours réussi. Parce que je n'écris plus autant. Que j'ai du mal à trouver le temps pour et la motivation pour.

Mais pas de panique ! Je n'arrête pas d'écrire. J'ai simplement besoin de relancer la machine. Et je pense qu'en finir définitivement avec cette histoire, et donc publier le troisième bonus, sera un bon point de départ :) J'espère donc pouvoir vous l'offrir très rapidement ! n_n