Bonjour tout le petit monde qui a été assez gentil de lire ma fanfic', vous ne vous imaginez pas à quel point j'ai été ravie de vos commentaires. Je n'ai jamais réellement eu confiance en moi quant à mes histoires alors je pense que vous imaginez bien la quantité de courage que j'ai dû rassembler pour commencer à poster celle-là... Enfin bref, tout ça pour vous dire que j'apprécie vraiment vos petites reviews et ça m'a donné le sourire pendant au moins deux heures aujourd'hui. Demandez à mes amis, il vont vous dire qu'ils m'ont prit pour une folle à sourire toute seule. ;)

Par contre je vous demanderai d'être indulgent avec moi sur ce chapitre, parce qu'il n'est pas trop génial, mais disons que c'est pour vous mettre dans l'ambiance au niveau des problèmes familiaux. Toujours pas de Brittany dans ce chapitre mais ne vous inquiétez pas, dans le prochain, elle est là ;)

Bonne lecture guys :*

Chapitre 2 : Desperate need to drown

Un bruit strident me sortit de mes pensées assez rapidement. J'étais, en effet, en train de me remémorer tous ces magnifiques souvenirs devant un passage piéton en attendant que le feu devienne vert. Je me suis malheureusement perdue dans mes pensées et les voitures ont, tout de suite, commencé à s'affoler… Vive la vie à New York ! Cet enchaînement permanent de klaxons, de voitures, de piétons, de visages inconnus et d'odeurs, commencent réellement à me peser. Ma mère me manque. Ma grand-mère me manque. Puck et Quinn, sa petite amie, me manquent. Ma jeunesse me manque. Mon innocence me manque.

Mon petit instant mélancolique eut raison de moi. Ce matin, je m'étais levée d'humeur normale. Enfin, « normale »… je reste une Lopez, alors « normale » chez moi revient à « humeur massacrante et envie de meurtre tant que ma bouche n'est pas entrée en contact avec une seule goutte de café » chez le reste de la population mondiale. Après avoir ingurgité une quantité de caféine décente, je pris mon portable en main et vit que j'avais un message de mon paternel disant que je devais le rejoindre d'urgence, enfin dès que je me levais, pour prendre le petit-déjeuner chez « Annie's », mon restaurant préféré quand j'étais petite. Tout cela ne voulait dire qu'une seule chose. Il allait y avoir Antonella et par-dessus le marché, Anna. Je ne pouvais pas rêver mieux, franchement, comment voulez-vous ne pas avoir des envies suicidaires quand votre belle-mère est plus hypocrite avec vous que Bel-Ami de Maupassant avec sa maîtresse ?! Et puis cette petite peste de Anna, toujours à faire l'enfant parfaite autour de mon père pour avoir ses faveurs, je ne la supporte pas et je ne la supporterai sans doute jamais.

J'ouvris la porte d'entrée de chez « Annie's » et tout de suite une odeur de pancakes emplie mes poumons et un léger sourire apparu sur mon visage aux vues des souvenirs que renfermait cet endroit pour moi ; tous ces petits-déjeuners du dimanche matin quand j'avais cinq ans avec mon père, les pancakes en forme de tête de Mickey et surtout le sourire de ma mère lorsque mon paternel faisait son petit tour de magie en faisant apparaître du sirop d'érable dans mon assiette. Je me dirigeais tranquillement vers la table ronde où se trouvaient mon père et sa famille et m'assis sans dire un mot sur la chaise opposée à celle de Anna.

« Tu es en retard. » fut la seule phrase prononcée à mon égard de la part de mon paternel. Antonella tenta vainement de me demander si j'allais bien mais je décidai de l'ignorer en retour.

« Mon réveil n'a pas sonné, répondis-je sèchement, j'ai plus quatre ans alors lâche moi, s'il-te plaît.

Santana, tu es la PDG de l'entreprise maintenant, alors je te prierai de te prendre en main parce que je…, commença mon père d'un ton agacé et sévère.

« …ne tolèrerai pas que tu foutes ta vie en l'air pour une stupide petite prostituée rencontrée au coin de la rue. » Je sais, Papa, c'est bon, j'ai déjà entendu le refrain une bonne cinquantaine de fois…, finis-je pour lui avec ennui en enfouissant mon nez dans la carte juste quand un serveur vint prendre nos commande. »

Une fois les plats arrivés sur la table, alors que l'ambiance était déjà bien plate, Anna décida d'ouvrir la bouche :

« Papa, est-ce que je peux aller avec Madison faire les magasins cet aprem', s'il-te plaît ?

Evidemment, mais je te veux de retour à la maison à dix-huit heures, mon cœur, répondit mon père avec une voix de sucre d'orge qu'il n'avait pas utilisé depuis bien longtemps à mon égard. »

Je ne pu m'empêcher de lever les yeux au ciel en entendant le ton de cette échange. Antonella s'en rendit compte et décida de changer de sujet :

« Alors, San', comment se passe le travail ? Prête pour l'emménagement avec l'autre entreprise ? Quel est son nom, déjà ?

Ne m'appelle pas « San' », ça restera « Santana » pour toi. Et, tu crois vraiment que je suis prête à emménager avec une tierce, soi-disant, femme d'affaire qui est à la tête de « Pierce Management », après le cou de pute que mon ex-manager m'a fait ?! T'as mangé un clown ce matin ou quoi ?! déblatérais-je énervée qu'une personne de plus remette cette histoire sur le tapis.

Santana, ne parle pas comme ça à 'Ella, je te signale que tu lui dois autant de respect qu'à moi, ordonna José d'une voix forte.

J'aurai du respect pour elle le jour où elle aura pris ses valises et sa fille, m'exclamais-je en pointant vaguement Anna du doigt, et aura foutu le camp de notre vie. »

La douleur qui suivie mes mots, se fit ressentir sur ma joue telle les piqûres de centaines de guêpe en même temps. La main de main père était encore levée comme pour m'avertir que la prochaine ferait encore plus mal. J'avais vingt-trois ans et je venais juste de me faire gifler devant la femme que je détestais le plus au monde. Super pour la dignité, mais je n'étais absolument pas désolée, je pensais chaque mot que j'avais dit et je n'allais surement pas m'excuser pour avoir exprimé mon opinion. J'entendis le rire étouffé d'Anna au loin et vit rouge d'un seul coup. Je me levais tellement vite que ma chaise valsa par terre et une bonne partie de la salle nous regardait à présent. Les sourcils froncés, la mâchoire crispée et les poings serrées, je fis le tour de la table et tourna la chaise de la petite peste afin qu'elle me fasse face.

« Ecoute-moi bien, espèce de lèche-cul de première classe, si je suis sensée te considérer comme ma petite sœur, soit. Mais ne t'attends pas ce que je te ramène des cadeaux d'endroits où je suis partie en vacances ou que je t'aide à faire tes devoirs ou encore que tu puisses m'appeler en plein milieu de la nuit parce que ton petit copain a largué ton misérable cul pour la pute du collège ou bien que je sois là le jour où mon père n'aura pas accepté de t'acheter ce que tu voulais et que tu es en train de faire ton petit caprice de princesse pourri-gâtée. Parce que rien de ça ne va arriver. Rien. Je n'ai jamais voulu qu'on soit relier par quoique ce soit, ni par les liens de famille ni par les liens d'alliance. Alors ne pense même pas qu'un jour, je puisse te supporter, ni en vrai ni en photo. Je te conseille tout simplement de ne jamais refaire ce que tu viens de faire et tu t'en sortiras éventuellement vivante, tout dépendra de mon humeur au moment venu, sortis-je d'un coup sans prendre une seule respiration. » Je vis au fur et à mesure de mon discours les larmes se former aux coins de ses yeux parfaitement bleues. Ne me confondez pas avec une tyran mais je dois vous avouer que cette vue m'a énormément plu. Oui, je sais, ce n'est pas bien de s'attaquer aux plus petits que soi, mais il faut dire qu'elle l'avait cherché, elle n'avait qu'à pas rire.

L'entière population de la salle nous regardait, à présent. Je pris cela comme mon message pour mettre les voiles.

« Oui papa, je ne dois pas oublier que demain matin la PDG de l'autre compagnie et moi avons une réunion autour d'un café pour mettre les choses aux clairs par rapport à la cohabitation, balançais-je avant que mon père n'ait le temps de faire un seul commentaire quant à mon comportement inapproprié face à une gamine de douze ans, diable incarné soit elle ou pas. »

La première bouffée d'air que je pris une fois sortie du restaurant fut libératrice, j'expirai le souffle que je ne savais pas que je retenais et fermai mes yeux, je sentis des larmes coulait le long de mes joues. Je n'avais même pas remarqué que des larmes de colère s'étaient formées en même temps que celles d'Anna, aux coins de mes yeux couleur chocolat. Je rejoignis ma voiture le plus vite possible et une fois installée dans ma Audi A8 blanche, je perdis tout contrôle de mon corps et criai pour évacuer le surplus de colère encore en moi. Après avoir frappé de toutes mes forces le volant plusieurs fois, je posais ma tête contre le repose-tête et soufflais longuement. Ce rendez-vous s'était donc passé comme tous les autres depuis maintenant cinq ans. Une fois de plus, je suis passée pour la méchante alors que la fautive dans toute cette histoire n'est surement pas moi, mais bien Antonella.

Je jugeais plus prudent d'essayer de penser à autre chose pendant que je conduisais vers l'appartement de Puck et Quinn. Il fallait absolument que je les vois, ça faisait tellement longtemps, presque six mois alors que j'habite à seulement quelques pâtés de maison de chez eux. Il faut avouer que je n'ai pas vraiment cherché à les contacter dernièrement mais j'étais plutôt occupée entre les licenciements à la chaîne, chercher un nouvel endroit pour l'entreprise et jongler avec mon père qui me faisait des remarques à chaque fois qu'il me voyait.