Coucou everybody, c'est de nouveau moi, je voulais vous remercier de vos commentaires vraiment mignons. Sachez qu'ils me motivent vraiment à continuer à écrire et faire des trucs potables pour vous. Alors un big MERCI à mes petits followers. Ne me tuez pas pour ce chapitre au niveau de la relation du Brittana, mais sachez que ça ne va pas être du fluffy tout de suite, loin de là. Alors accrochez vous, my friends ;)

Sur ce, je vous laisse lire et je serais ravie de lire des nouveaux commentaires, constructifs, positifs ou négatifs, j'accepte tout, les gens :*

Chapitre 3 : The Meeting

« Santana. Est-ce que tu m'écoutes ? demanda mon père légèrement agacé de devoir répéter chaque phrase quatre fois suite à mon inattention. »

J'émis un léger grognement afin de lui faire comprendre que j'écoutais, certes d'une seule oreille, mais j'écoutais. Il reprit alors son discours.

« Je t'en prie, Santanita, pour l'amour de Dieu, tiens-toi correctement. Sois gentille et ne laisse pas tes habitudes prendre le dessus. J'ai élevé une jeune femme correcte qui a des manières et une éducation alors ne va pas tout gâcher comme à ton habitude. C'est notre dernière chance de nous sortir de la mouise dans laquelle tu nous as fourré, alors, je t'en conjure, respecte cette pauvre femme, déblatéra-t-il à la vitesse de la lumière. »

J'étais debout dans mon nouveau bureau dans le nouveau bâtiment avec les nouvelles fournitures qui nous avaient été acheminées. La seule chose qui n'était pas nouvelle dans ce tableau était mon père me faisant la morale, encore une fois. Tout en regardant les voitures, qui n'étaient pas plus grande que la tête d'une épingle du haut du cinquante-neuvième étage du building, passer dans la rue adjacente à la nôtre, je ravalais bien sagement la colère qui s'était accumulée au fond de ma gorge durant le speech de mon paternel. Je me retournai lentement vers mon père et lâchai un petit sourire timide et largement hypocrite afin qu'il me foute la paix. J'étais déjà de mauvaise humeur de base car j'avais dû me lever à cinq heure trente du matin pour arriver à l'heure dans les nouveaux locaux, donc je n'avais absolument pas eu le temps d'aller prendre un café et voilà que mon père me rabaisse comme à son habitude. Je devais justement aller retrouver ma nouvelle colocataire de bureau dans quelques minutes, merci Dieu, sans mon père, dans la nouvelle salle de réunion.

Je sorti de mon bureau à la fin du monologue de mon père sans lui adresser un seul mot et parti alors à la recherche de cette fameuse salle de réunion dans laquelle j'allais bientôt recevoir cette inconnue femme d'affaire. Tout ce dont je connaissais de sa personne était qu'elle était visiblement une femme. Ce qui en soi, si vous voulais mon avis, était déjà un point très positif, mais après, cela reste mon avis. Une fois la porte avec l'écriteau « Meeting Room » trouvée, j'entrai lentement. La pièce était dans les nuances grises et noires. Elle était élégante et professionnelle à la fois. Une grande baie vitrée donnait sur tout Central Park, ce qui illuminait considérablement l'endroit. Je m'avançais lentement vers l'immense vitre et restai littéralement scotchée devant la vue qu'il y avait. Le ciel était teinté de rose et jaune comme le soleil venait à peine de se lever, aucun nuage aux alentours. L'infinité du ciel me captiva pendant ce qui me parut quelques secondes mais en réalité étaient des minutes. Soudain j'entendis un léger bruit de fond qui n'eut la capacité de me distraire de ce paysage époustouflant. Des bruits de pas s'avancèrent lentement dans ma direction et une douce voix se fit entendre : « Madame Lopez ? ».

Je me retournai lentement sur moi-même en laissant mes cheveux ébène cascader naturellement sur ma poitrine. Je rencontrai les yeux les plus bleues de mon entière existence. Des cheveux blonds soleil, un nez recouvert de petites tâches de rousseurs presque invisible et une bouche avec de fines lèvres rosées. Le temps de reprendre mes esprits, j'étais déjà passée pour une folle à balbutier pour réussir à répondre. Non, mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi, bordel de merde.

« Mademoiselle. C'est Mademoiselle Lopez, furent les seuls mots qui me vinrent à l'esprit en ce moment. »

Elle se pencha afin de me serrer la main et sa blouse s'entre-ouvrit lentement au niveau de sa poitrine, révélant légèrement un soutien-gorge noir en dentelle. Je pris sa main dans la mienne et la secoua vigoureusement. Je devais absolument regagner un petit peu de contenance si je voulais être un tant soit peu crédible.

« Ravie de finalement vous rencontrer. Je suis Mademoiselle Pierce, débuta-elle d'une voix plus forte ayant surement remarqué que je l'avais maté.

- Mademoiselle Lopez, mais vous le savais visiblement déjà. Ravie de vous rencontrer aussi, dis-je d'un ton plus posé.

- La vue est magnifique. Central Park aux aurores est imprenable, s'exclama-t-elle avec joie et un léger sourire qui fit briller ses yeux bleu océan.

- Magnifique, murmurais-je, ne sachant moi-même pas si je parlais effectivement de la vue ou d'elle, alors qu'elle se tenait à présent à côté de moi et que nos deux épaules se frottaient doucement. Alors dites-moi, pourquoi avez-vous besoin de mon entreprise ? »

Elle réfléchit pendant quelques instants en faisant une adorable petite moue avant de se lancer :

« Et vous ? Pourquoi avez-vous besoin de nous ? répondit-elle d'une voix malicieuse.

- Vous n'avez pas répondu à ma question, déblatérais-je en pointant l'évidence.

- Vous non plus, rétorqua-t-elle avec un peu plus de confiance au fur et à mesure que le temps passait. »

Mes yeux ne quittèrent pas les siens durant tout notre échange. Mes yeux noirs charbon ne quittèrent pas une seule fois ses yeux bleus saphir. Un frisson me traversa lorsqu'elle acheva sa phrase. L'autorité lui allait à merveille. Elle fit claquer le talon de ses escarpins sur le sol, surement pour capter à nouveau mon attention et reprit :

« Visiblement aucune de nous deux et prête à avouer à l'autre pourquoi cette situation nous est bénéfique à chacune. Je propose donc que l'on s'occupe des formalités, déclara-t-elle d'un ton agacé mélangé à de la déception.

- Très bien, rétorquais-je de la même voix en lui indiquant de la main la table sur laquelle avaient été préalablement posés les papiers de l'accord. »

Nous nous assîmes dans les chaises mises à disposition, en prenant soin de se mettre l'une en face de l'autre. Comme la table en verre était large, cela allait éviter tout contact physique, ce qui, je crois, était pour le mieux.

« Alors, Mademoiselle Pierce, d'où venez-vous ? osais-je d'une voix décidée. »

Elle me contempla quelques secondes, décidant d'ignorer ma question, elle serra fermement les lèvres et baissa les yeux sur les papiers éparpillés devant elle.

« L'accord stipule que le loyer mensuel sera divisé en deux parties égales et afin de faciliter la cohabitation des deux parties, il sera réglé le quinzième jour du mois par les deux compagnies, lut-elle à haute voix, les deux représentants de chaque entreprises devront signer ci-dessous afin de démontrer qu'ils sont en accord avec cet accord. »

Elle prit le stylo et émargea la feuille puis me la tendit. Je la regardai et secoua la tête telle une enfant faisant un caprice. Elle déposa alors ce qui se trouvait dans ses mains devant moi et me fixa longuement d'un regard agacé.

« Je suis persuadée que vous venez d'une petite ville. Exemple, ville de paysans ou d'agriculteur. Attendez, non. Un ranch, vos parents possèdent un ranch dans le Texas. C'est ça ?! Dites-moi que j'ai raison, suppliais-je ironiquement en voyant ses narines se dilater je savais que j'avais peut-être atteint un point sensible.

- Les deux entreprises devront respecter une charte de sécurité et de respect du caractère privée de chaque firme. Pour se faire, deux bureaux différents seront mis à disposition des employés afin de ne pas créer de soucis, continua-t-elle les mains crispées.

- Bon alors si vous ne voulez pas me dire d'où vous venez, Mademoiselle Pierce, dites-moi au moins qu'est-ce que fait votre entreprise ? demandais-je sur un ton mesquin voyant que ce petit jeu la poussait lentement à bout. Lavage de vitre, peut-être ? Formation de ramassage de poubelles dans la rue ? Soupe populaire pour les sans-abris de New York ? »

Je fis une pose pour la regarder attentivement et jauger sa réaction. Ses narines se dilataient de plus en plus et quelques petits cheveux sortaient de son chignon parfaitement tiré. Ses mains devenaient blanches au niveau de leurs jointures tellement la pression qu'elle leurs imposait était élevée. Un petit rictus s'afficha petit à petit sur mon visage. J'adorais jouer avec les gens, les pousser à un tel point qu'ils atteignent leurs limites. Je crois que je n'en étais pas loin avec cette Mademoiselle Pierce. Ses yeux qui, auparavant, étaient d'une couleur saphir, étaient à présent bien plus foncés. Ils étaient surplombés de deux sourcils froncés parfaitement épilés. Je fis claquer ma langue contre mon palais et décidai de reprendre la parole :

« Mon troisième œil mexicain extra-lucide me dit que ce n'est visiblement pas ça. Votre entreprise donne peut-être des formations pour futur escort girl dans ce cas ? lançais-je durement. »

Elle se leva d'un coup et fit valser la chaise derrière elle tout en se penchant vers moi d'un air menaçant. De ma position je pouvais parfaitement voir dans son décolleté, à savoir si elle l'avait fait exprès ou non. Remarquez, d'après son regard noir, je pense que non. Elle m'arracha les papiers des mains et s'écria :

« Votre père avait en effet raison. Deux choses seulement vous intéressent dans la vie. Le sexe, à juger par la façon dont vous regardez mes seins depuis le début de l'entretien, et faire chier les gens à un point que je croyais humainement impossible d'atteindre. Visiblement en l'espace de dix minutes vous avez réussi à accomplir les deux parfaitement. Alors je ne sais pas si c'est tout simplement le manque d'éducation, ce qui m'étonnerait fortement vu la personnalité de votre père, ou si c'est tout simplement votre mauvaise foi réputée mondialement. Je pensais que ce que j'avais lu dans les magazines étaient faux. Je pensais qu'ils mentaient, que vous n'étiez pas une misérable petite fille de riche pourrie gâtée qui s'ennuie tellement que par certain moment on pourrait la confondre avec une prostituée tellement elle écarte les jambes facilement. Est-ce que c'est vrai ce que TMZ racontait ?! Votre vagin est-il réellement passé sur toutes les bites de New York que vous vous en êtes lassée et vous vous êtes donc finalement tournée vers les chattes ?! Et, est-ce que la fois où vous avez conduis bourrée et écrasé un chat et ensuite posté la photo de ses restes explosés sur la route sur Instagram avec comme légende : « Et une chatte en moins pour moi… », est-elle vraie ? Vous êtes une personne égocentrique qui croit que le monde tourne autour d'elle et qui n'a aucune forme d'estime de soi. Alors si j'étais vous, Santana Lopez, je prendrais ces papiers et je les signerai gentiment sans rajouter un seul mot. »

Elle me lança ensuite les papiers dans la figure et posa ses mains sur ses hanches et attendant patiemment ma réaction. Je clignai des yeux, une fois, deux fois, trois fois…et finalement ouvris la bouche à mon tour :

« Qui vous a permis de m'appeler par mon prénom ?! »

Elle laissa s'échapper un souffle de rage et passa à côté de moi pour sortir de la salle. Avant qu'elle ne soit complètement hors de portée je lançais un dernier pique : « A demain, Mademoiselle Pierce, ravie d'avoir fait votre connaissance. »

Une porte claqua et marqua la fin de cette réunion. Je quittai à mon tour la pièce avec un sourire mesquin imprimé sur les lèvres.