Hey buddies, c'est de nouveau moi, je reviens avec un peu de retard ( épisode examens ) pour ce chapitre quatre, un peu plus court que le reste. J'espère que vous ne m'en voulait pas... Pas vraiment de Brittana dans ce passage, mais plus l'amitié Quinntana. Je voudrais juste préciser que Quinn et Puck n'ont jamais eu Beth.
Voilà Voilà, je vous dis "Bonne lecture" ! Et laissez des reviews ça me permets d'avoir l'avis générale et de corriger mes erreurs donc n'hésitez pas à mettre des reviews constructives ;) Dites-moi ce que vous aimeriez lire par la suite, histoire que je vois un peu ce que vous imaginez ^^
Chapitre 4 : Darwin's Mind
« Dans la vie, il y a deux sortes de personnes : les loups et les moutons. Les bouffeurs et les bouffés. », disait mon père quand j'étais petite et qu'il voulait absolument que je gagne ces foutus représentations de danse classique ou bien les concours du petit génie organisés par l'école privée dans laquelle il m'avait inscrite. D'après lui, l'un dévore et l'autre se fait dévorer. Allez comprendre ça quand vous avez six ans et que tout ce qui vous intéresse est de jouer aux Barbie® et de manger des Chocapic®… C'est pourquoi, encore aujourd'hui, je pense ne toujours pas avoir ce point de vue sur la vie et les gens. Déjà quand j'étais petite, la seule réponse que je lui adressais une fois son discours sur les animaux terminé, était : « Et si, moi, j'ai envie d'être une licorne ? ». A l'âge de six ans, je savais déjà que la philosophie de mon père n'allait pas m'emmener très loin dans ce parcours semé d'embûches qu'est la vie.
Aujourd'hui, je me définirai plutôt comme une chenille, ce lépidoptère qui, une fois avoir atteint l'âge adulte s'enveloppe dans sa chrysalide afin d'en sortir sous la forme d'un papillon. Seulement, mon problème est que je suis prisonnière de ma propre chrysalide, je n'arrive pas à en sortir et à être enfin moi-même, ce papillon qui vit au plus profond de mon être. D'après Darwin et sa théorie de l'évolution des espèces ainsi que la sélection naturelle, mon analyse serait totalement fausse est inconvenue, mais je trouve que pour avoir été l'enfant voulant devenir une licorne, je me suis plutôt bien arrangée, non ?
Après cet entretien avec Mademoiselle Pierce, la journée fut plutôt morose et ennuyante, j'étais donc partie plus tôt afin de faire un tour chez Quinn et Puck et rattraper tout ce temps perdu. Bien sûr, nous nous étions appelé et envoyer des e-mails et SMS, mais rien ne vaut le visage de Quinn en face du mien avec son air rassurant, ou ses bras m'entourant la taille et me caressant doucement le dos afin de me rassurer ou son bras enroulé autour du mien en marchant côte à côte dans la rue. En fait, après mure réflexion, rien ne vaut Quinn. Non, pas même mon café du matin, les gars. Allez avouez-le, vous êtes surpris, là ?! Oui, il est effectivement peut-être, éventuellement, potentiellement, hypothétiquement, possible que je la considère comme ma sœur ou mon âme-sœur d'amitié. Mais surtout n'allez pas lui dire, elle prendrait la grosse tête et je vous assure que c'est la dernière chose que vous recherchez. Mon amitié avec Quinn se résume à des piques lancées afin d'énerver l'autre, en revanche si jamais l'une à besoin de soutien, nous sommes certaines que l'une sera présente pour l'autre.
Après plusieurs moments d'hésitation et le magazine « Star » dans la main, je toquai à la porte de l'appartement de Puck et Quinn. La porte s'ouvrit après quelques secondes d'attente. Une chevelure ébouriffée blonde se présenta devant moi et m'adressa un sourire. Je baissai les yeux et vis qu'elle ne portait qu'un débardeur, un boxer Superman et une chaussette Adidas®. Je compris très vite que j'interrompais des activités conjugales assez privées. Je levai les yeux aux ciels puis passai à côté d'elle afin d'entrer dans l'appartement et de faire comme chez moi en me prenant une bouteille d'eau dans le frigo.
« Qu'est-ce que tu fous là, Lopez ? s'empressa de dire Quinn.
- T'empêcher de faire une énorme connerie avec Puck…genre…le baiser, rétorquai-je comme si c'était évident.
- Ben, tu peux faire comme chez toi, il y a la télé, du café et de la lecture, ta présence ne nous a jamais dérangé pendant nos petits moments, grogna-t-elle frustrée. »
Elle se dirigea alors vers la porte de leur chambre où Puck devait sûrement l'attendre nu comme un vers dans une position assez subjective.
« Quinn. Tu ne vas quand même pas me laisser en plan, espèce de connasse. J'ai fais vingt minutes pour venir ici, s'il-te-plaît, alors reste avec moi, mon amour, suppliai-je les yeux rivés sur mes mains. »
Elle se retourna d'un coup lorsque la deuxième phrase prononcée sortit de ma bouche. Elle savait. Elle avait remarqué que quelque chose n'allait pas. Après tout, elle n'est pas ma meilleure amie pour rien. Quinn s'avança vers moi et posa ses mains sur mes bras, qui étaient à présents croisés sur ma poitrine. Elle chercha mon regard en inclinant légèrement la tête.
« 'tana, qu'est-ce qui ne va pas ? questionna la blonde puis son regard se déposa sur le magazine que je tenais encore dans mes mains. »
Je hochai simplement la tête. Elle décida alors de prendre le magazine et l'ouvrit directement à la page m'étant consacrée : « La traînée de NY a encore frappé ! »
« Oh non, il ont pas osé quand même… Dis-moi que c'est une blague, s'écria-t-elle après avoir lu l'article accompagné de photos prises de moi accrochée aux bras d'un jolie blonde vénitienne à la sortie d'une boîte de nuit, sérieusement ?! Quelle bande de chacals, des vrais rats. »
Elle leva enfin la tête et vit mon visage, les yeux baissés et rivés sur le sol, les mains jouant l'une avec l'autre, n'étant qu'une manie que j'avais seulement lorsque j'étais gênée ou stressée.
« Ohh ma chérie, viens ici. Tout le monde ne partage pas cet opinion, tu sais ?! Seulement les gens qui apprennent vraiment à te connaître savent qui tu es réellement et que ce genre de merde, dit-elle en pointant le magazine du doigt, t'atteint autant que n'importe qui. »
Je me laissais lentement enfermer dans ses bras et enroulai mes bras autour de sa taille tout en enfouissant mon nez dans le creux de sa nuque. Elle déposa de temps en temps des petits baisers sur le haut de mon crâne tout en caressant mon dos gentiment. Aucun mot n'était nécessaire, car elle savait très bien autant que moi, que rien ne pouvait me remonter le moral en ce moment précis.
Vous avez pu apercevoir une partie de mon amitié avec la grande Ice Queen, ou devrais-je l'appeler « Ice Quinn » ? Après m'être rendu chez elle et aillant bien énervé Puck qui n'a pas pu soulager son besoin néandertalien et animal, de forniquer, je suis rentrée chez moi avec le moral au plus bas. Allongée sur mon canapé donnant sur une baie vitrée laissant passer les lumières des buildings m'entourant, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à mon père et son fameux dicton : « Dans la vie, il y a deux sortes de personnes : les loups et les moutons. Les bouffeurs et les bouffés. ». Peut-être n'avait-il pas tort finalement, après tout, c'est comme ça que la nature fonctionne, n'est-ce pas ? La chaîne alimentaire, la sélection naturelle, les chasseurs et leurs proies. A ce moment précis, je me sentais oppressée par mon propre environnement, par ma propre famille. Je me sentais hors de mon corps, plus capable de réagir à toutes ces insultes des magazines peoples, à tous les reproches que me fait mon père. Je ne me sentais plus capable de rien, à vrai dire, même pas de me lever pour aller me coucher. Je décidai donc de rester allonger sur mon canapé, plutôt confortable au passage, et observer toutes ses petites lumières m'entourant. La bouteille de vodka que j'avais commencée en passant le palier de mon appartement était déjà à trois-quarts vide et elle était à présent contre ma poitrine comme une peluche qui me protégerait de nos peurs étant enfant.
Je fermai les yeux et senti une larme coulait le long de ma joue gauche. Je me redressai d'un coup et m'essuyai cette larme d'un air énervé. Pourquoi pleurais-je, pourquoi ?! Ces gens ne connaissaient rien de ma vie, ils ne savent pas ce que je vis au quotidien, ils ne savent pas ce que mon père pense de moi, ils ne savent rien et se permettent de juger.
Mon père avait peut-être raison, il y avait effectivement les chasseurs et les proies, mais ce qu'il ne savait pas c'est que tout ce raisonnement n'était que primaire. Il fallait aller bien plus au-delà de ça, chercher plus loin, penser plus loin. D'après Darwin, la nature ne se résume pas au chasseur et à sa proie, ni à la survie des espèces les plus fortes et les plus menaçantes. D'après lui, les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements.
Tout d'un coup, je sautais du canapé et me précipitais sur mon portable se trouvant sur le table basse. Je fis défiler mes contacts pour enfin tomber sur le bon : Mlle Pierce. Comment j'avais eu son numéro ? Inscrit sur le contrat de colocation. J'appuyai sur son nom et tapai rapidement un message simple : « Demain matin. 8h00. A la cafèt' du 29ème étage. Vous et moi. ». Ravie de ma simplicité pour une fois, je reposai mon téléphone là où je l'avais pris et partie dans ma salle de bain pour me doucher et me coucher. Un sourire imprimer sur le visage. Mlle Pierce voulait avoir le pouvoir, très bien, mais pas sans se battre. Darwin voulait que je m'adapte, j'allais m'adapter. Mon père devrait être fière de moi, c'est bien la première fois que j'allais écouter ce que l'on me disait de faire…
