Chapitre 8 : La perdre à nouveau
Clarke à nouveau aux mains de Murphy, Bellamy était encore plus inquiet qu'avant. C'était de sa faute, il aurait du rester près d'elle, la protéger. À peine l'avait-il retrouvée qu'il la perdait de nouveau mais maintenant il savait. Il savait que ce qu'il ressentait pour elle, ce n'était pas que de l'amitié, c'était de l'amour, il en était certain à présent, il aimait Clarke. C'était avec elle qu'il voulait passer le reste de sa vie sur terre. Il devait la retrouver mais comment ? Murphy était un salopard certes mais un salopard intelligent et une question torturait le cerveau de Bellamy, qu'allait-il faire d'elle ?
Ils marchaient depuis deux heures Clarke devant les mains liées par une vielle corde au bout de laquelle se trouvait Murphy.
« Aller merde Clarke, avance ! » s'énerva t-il
La jeune femme n'en pouvait plus, elle était déshydratée et n'avait rien mangé depuis un moment. Il lui restait néanmoins un peu de force, juste assez pour tenter de s'échapper. Elle se laissa tomber par terre feignant un malaise. Après avoir reçu quelques coups de pieds de la part de Murphy pour vérifier qu'elle était bien inconsciente, il parti près de la rivière chercher un peu d'eau. Elle en profita pour se relever et l'attaquer par derrière mais il était trop fort. Alors qu'elle s'était servie de ses liens pour tenter de l'étrangler, il la fit passer par-dessus son dos et la projeta dans l'eau peu profonde. Le claquement de son corps contre les cailloux composants le fond de l'eau résonna dans toute la forêt. Clarke se débattait alors que Murphy tentait de la noyer, elle n'avait plus d'oxygène, ses poumons lui brûlaient. Elle senti alors les mains de son assaillant sortir sa tête de l'eau, elle prit une profonde inspiration et tenta de reprendre son souffle. Elle pouvait sentir son sang pulser dans toutes les parties de son corps. Murphy la regardait d'un air désapprobateur.
« Tu sais que ça ne sert à rien de résister tu devrais garder tes forces pour la suite »
Clarke lui cracha alors au visage et détourna la tête. Le patiente de Murphy avait des limites et la jeune femme allait bientôt les dépasser. S'attendant à recevoir un coup en retour, elle ferma les yeux et attendit mais étonnement rien ne vint. Elle rouvrit les yeux, Murphy semblait attendre quelque chose. C'est alors qu'elle vit du mouvement dans les buissons, était-ce des natifs, des démons ou peut-être Bellamy. De toute façon elle n'avait plus rien à perdre et commença à crier. La réaction de son ravisseur fut immédiate, il lui asséna un coup assez violant à la tête avec la première pierre qu'il avait trouvé à sa portée. La jeune femme perdit immédiatement connaissance et Murphy paniqua à la vue du sang qui commençait à couler de sa tête. Un natif sortit des buissons et couru vers lui. Il n'eut même pas le temps d'attraper son arme que le natif l'avait déjà assommé. L'homme mit Clarke sur son épaule et parti laissant ainsi Murphy inconscient sur le bord de la rive.
Il marcha pendant un long moment avant d'arriver à l'entrée d'une grotte sombre. Il entra, déposa Clarke et alluma plusieurs torches. La blessure de la jeune femme ne saignait plus, il nettoya alors la plaie avec divers liquides présents dans de petites fioles de verre. La nuit était tombée depuis longtemps, le soleil n'allait pas tarder à se lever. Le natif veilla sur Clarke le reste de la soirée jusqu'à l'aube. Il prit la jeune femme sur on dos et parti. Elle reprenait doucement connaissance alors il fit un pose. Quand elle ouvrit enfin les yeux il lui tendit une vielle gourde remplie d'eau. Sa vision était trouble, sa tête lui faisait horriblement mal.
« Il faut que tu boive Clarke »
Comment connaissait-il son nom ? Qui était-il ? Ces question lui traversèrent l'esprit mais il ne semblait pas lui vouloir du mal. Elle tendit son bras pour attraper le récipient mais elle était faible et tremblait. L'inconnu l'aida donc à boire et voulu la reprendre sur son dos mais Clarke était têtue elle voulait marcher. À peine s'était-elle levée que sa tête se mit à tourner tellement fort que ça la fit vomir. Il la prit délicatement et se remit en marche. Clarke devinait une silhouette se dessiner au loin, certainement un village natif mais plus ils se rapprochaient, plus cette silhouette se précisait. Ce n'était pas un village natif, c'était le camp Jaha, elle rentrait enfin chez elle. Ils ne devaient plus être qu'à une centaine de mètres quand des gardes armés arrivèrent en pointant leurs armes sur eux. Le natif déposa Clarke, se mit à genou et leva les mains en l'aire.
« Des natifs , capturez-les » lança le Major Byrne.
Les gardes s'exécutaient et les assommèrent avec la crosse de leurs armes.
