Chapitre 9 : Héros

Alors que la porte s'ouvrait tous les regards curieux étaient dirigés vers les gardes ayant capturés deux natifs. Octavia couru vers l'entrée du camp, elle était devenue assez proche des natifs et veillait à leur bon traitement au sein du camp. Elle reconnu immédiatement les visages des prisonniers, la colère montait en elle, elle se dirigea furieusement vers le Major Byrne et la gifla. D'un coup toutes les armes furent tournées veste elle.

« Qu'est-ce qu'il vous a prit ! C'est Lincoln et … oh mon dieu appelez Abby et Bellamy, c'est Clarke ! »

Ils furent emmenés à la baie médicale, la rumeur s'était vite propagée dans le camp, un natif avait sauvé et ramené la fille de la chancelière. Cet acte était peut-être le début d'un espoir de paix.

Pendant ce temps, Abby et Jackson s'activaient autour de Clarke dont l'état était plus qu'inquiétant. Lincoln allait bien, il était juste un peu sonné et Octavia veillait auprès de lui.

La journée passa extrêmement vite, les deux médecins avaient passés leur temps à essayer de stabiliser Clarke toujours inconsciente. Leur plus grande priorité était ses nombreuses plaies au crâne. Elle avait été assommée de nombreuses fois, Abby suspectait une commotion cérébrale et redoutait un traumatisme crânien plus grave. Elle aurait tant voulu avoir toute la technologie présente sur l'arche mais elle devait se contenter du matériel rudimentaire ayant survécu au crash.

Le soir alors qu'elle prenait les constantes de se fille, Clarke commença à convulser. Abby appela Jackson pour l'aider, il commença alors à fouiller tous les tiroirs pour trouver un antiépileptique. Par chance il trouva cinq ampoules de clonazepam, en préleva dans une seringue et la tendit à Abby qui l'injecta dans l'intraveineuse de sa fille. Les convulsions cessèrent mais lorsque ils voulurent prendre le pouls de Clarke, ils remarquèrent que son cœur ne battait plus. Abby fondit en larmes, elle ne pouvait pas perdre Clarke, elle avait perdu tous ces moyens. Jackson l'écarta et commença un massage cardiaque. Rapidement la chancelière se reconcentra, sorti un flacon d'adrénaline et en injecta une dose à sa fille mais rien n'y faisait Clarke était toujours en arrêt. Elle prit la décision de lui redonner une dose tandis que son collègue continuait les compressions.

« Abby …

- Non n'y pense même pas ! Je ne la laisserai pas mourir !

- Si son cœur ne reprends pas …

- Je vais lui refaire une dose d'adrénaline.

- Tu dois penser entant que chancelière, si tu continues tu vas vider notre stock de médicaments … »

Jackson attrapa alors une matraque électrique et pointa la chancelière avec.

« Abby écartes-toi !

- Jackson qu'est-ce que …

- Abby je vous demande de vous écarter ! »

La chancelière s'exécuta, tomba à genoux et commença à pleurer. Jackson posa le bout de la matraque sur la poitrine de Clarke et actionna la décharge. Abby, qui avait entendu le bruit caractéristique des décharges se releva pour regarder ce qu'il se passait. Elle vit son collègue essayant d'utiliser le bâton électrique comme défibrillateur.

« J'ai senti son pouls mais elle fibrillait. Désolé d'avoir été si brusque, j'ai voulu faire au plus vite, j'avais peur de la perdre à nouveau » répondit la médecin, désolé.

Abby attrapa le poignet de sa fille afin de vérifier si elle avait un rythme cardiaque. Une vague de soulagement la traversa alors, Clarke était en vie.

La chancelière était exténué, elle tenait néanmoins à rester au chevet de sa fille. De nombreuses personnes étaient venues prendre des nouvelles de la jeune femme mais étrangement Bellamy n'avait pas fait d'apparitions ce qui était assez inquiétant.

Clarke commençait à se réveiller, sa tête la faisait toujours souffrir. Quand elle ouvrit les yeux, le peu de lumière présente dans la pièce l'éblouit. Voyant ça, Abby qui veillait toujours fouilla dans un des tiroirs pour en sortir une paire de lunettes de soleil et les mit devant les yeux de sa fille ce qui soulagea la jeune femme. Elle était encore confuse mais elle se rappela rapidement le natif qui l'avait aidé.

« Où est-il ?

- Qui ça Clarke ?

- Le natif qui m'a sauver, il ne faut pas lui faire de mal …

- Mais voyons Clarke, pourquoi ferions nous du mal à Lincoln ?

- Lincoln ?

- Oui c'est lui le natif qui t'as sauvé. Tu ne te souviens pas, s'inquiéta Abby.

- Je ne savais pas que c'était Lincoln, je n'arrivais pas à bien voir son visage, tout était flou et … Est-ce qu'il va bien ? Pourquoi vous l'avez assommé ? Des nouvelles de Murphy ? »

Abby tenta de calmer ça fille en lui expliquant que le Major Byrne et les gardes ne les avaient pas reconnus et qu'ils étaient désolés d'avoir utilisé la violence mais que Lincoln allait bien, qu'il avait la tête dure. Elle lui expliqua aussi que ça avait apaisé les tentions du camp vis-à-vis des natifs avant de passer sur le cas de Murphy. La chancelière révéla à sa fille que pour le moment, ils n'avaient pas essayés de chercher le garçon et qu'il était certainement au mains des natifs.

Clarke voulu se lever pour aller remercier Lincoln, elle était encore beaucoup trop faible et pensait déjà au sermon qu'allait lui faire ça mère comme quoi elle devait se reposer, … Mais au lieu de ça Abby l'aida à enfiler des chaussures et une tenue décente.

Tous la camp était heureux de voir Clarke debout, avec l'aide de sa mère certes mais c'était déjà ça.

« Où va-t-on ? Demanda la jeune femme. Lincoln n'a pas emménagé dans la tente d'Octavia ?

- Tu vas voir … »

Elles arrivèrent devant une estrade, Marcus y était ainsi que Jackson et Lincoln. Il y avait quelques rondins de bois placés juste devant faisant office de banc. Elles s'y assirent et une sorte de cérémonie commença. Clarke était fatiguée et n'écoutait pas à moitié ce qu'il se disait jusqu'à ce qu'elle entende son nom.

« Pour avoir sauvé Clarke Griffin, la fille de la chancelière, les habitants de l'arche sont fières de vous attribuer à vous Lincoln du la tribu des Trikru, la médaille de l'honneur. Et pour vous Éric Jackson, le prix du citoyen du mois pour avoir en plus veillé à nos réserves » déclara solennellement Marcus.

S'en suit un discourt valorisant sur les natifs, sur l'importance de faire la paix avec eux et sur le nouveau mode de fonctionnement du camp rebaptisé Arkadia. Il ne sera plus uniquement question de sanctions pour fauteurs de troubles mais aussi et dès à présent de récompenses pour les héros. Car oui Lincoln et Jackson étaient devenus des héros.

Après la cérémonie Clarke remercia ses deux sauveurs et en particulier Lincoln avant d'aller se reposer. C'est à mis chemin qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait pas vu Bellamy de la journée.

« Maman, tu as vu Bellamy ?

- Non désolé Clarke, je suis restée près de toi dans le baie médicale »

C'est alors qu'Octavia passa avec Lincoln pour retourner à leur tente. Clarke les interpella et leur demanda si ils n'avaient pas vu Bellamy. Ils déclarèrent que non mais elle savait que c'était faux, elle le voyait dans les yeux d'Octavia, la jeune femme savait quelque chose.

« Clarke, il faut qu'on rentre tu dois te reposer, ça a été une longue journée, déclara doucement Abby.

- Non ! Où est Bellamy Octavia ?

- …

- Lincoln ?

- … après notre retour, il m'a demandé à quel endroit je t'avais trouvée et ce que j'avais fait de Murphy …

- Il s'en veut Clarke, il n'a pas arrêté de me répéter qu'il aurait dû te protéger et rester avec toi » le coupa alors Octavia.

Bellamy voulait retrouver Murphy et lui faire payer pour ce qu'il avait fait à Clarke. Mais ça voulait surtout dire qu'il était parti seul, certainement armé dans le territoire des natifs. La jeune femme prit peur, ce scénario elle le connaissait, elle l'avait déjà vécu avec Finn. Elle ne voulais pas que ça se reproduise, Bellamy pouvait être très impulsif quand il était énervé.

Clarke lâcha sa mère et se dirigea vers la clôture, elle devait le retrouver avant qu'il ne fasse une bêtise. Mais à peine avait-elle fait quelques mètres qu'une violente douleur apparu dans sa tête, paralysant tous ces membres. Elle s'effondra sur le sol avant de perdre connaissance. Abby accourt auprès de se fille dont corps commençait à trembler de plus en plus fort. Plusieurs personnes l'aidèrent à transporter le jeune femme jusqu'à la baie médicale. Abby appela Jackson et les deux médecins conclurent rapidement qu'elle faisait une nouvelle crise de convulsions. Ils lui firent une injection de clonazepam mais il n'eut aucun effet. Ils devaient absolument stopper cette crise ou le cœur de Clarke risquait de lâcher. Ils réitérèrent la procédure ce qui calma enfin le jeune femme néanmoins sa respiration était faible et préoccupante. Ils devaient absolument trouver la cause de ces crises si ils voulaient la sauver mais comment, ils n'avaient aucun matériel médical assez précis.

« Ça doit forcément venir des coups qu'elle à reçu à la tête, déclara Jackson.

- Ce qui nous laisse une panoplie de traumatismes crâniens et de lésions graves. Elle est peut-être entrain de mourir devant nos yeux et on n'en sait strictement rien, pleura Abby.

- Procédons par élimination alors, proposa le second médecin. Je ne pense pas que se soit un œdème ou un hématome, elle n'est pas tombée dans le coma après sa première crise de convulsions ce qui aurait été logique vu qu'elle n'a pas reçu de traitement médicale. On peut aussi écarter les traumatismes sévères parce que, sans vous offenser, même si c'est une battante elle n'aurait pas survécu jusqu'à présent. Tous ces reflexes sont bons, on peut donc écarter les lésions physiques du cerveau. Ce qui nous laisse une hémorragie, une thrombose et une commotion »

Ils étaient face à une impasse, ils avaient besoins de plus d'examens. Abby était assez pessimiste, vu la gravité des symptômes de sa fille elle penchait plus pour l'hémorragie mais elle n'avait aucun moyen de s'en assurer. La seule façon de s'en assurer aurait été d'ouvrir mais c'était impossible, pas dans ces conditions.