Chapitre 11 : Une promesse est une promesse
Octavia attendait, les mains en l'air devant l'entrée de Polis scandant « Ai laik Okteivia kom Skaikru en ai don won imfou gon Heda kom Klark kom Skaikru »
La porte s'ouvrit le commandant ainsi que deux gardes se dirigèrent vers elle. Lexa, intriguée, l'interrogea sur le message à lui transmettre.
« Nous savons que vous détenez l'un des nôtres et nous aimerions faire un marché pour le récupérer.
- Pourquoi t'envoyer toi, Clarke n'aurait-elle pas pu venir en personne ?
- Non commandant, Clarke a été blessée et ne peut pas se déplacer sur d'aussi longues distances.
- Est-ce qu'elle va bien ? S'inquiéta Lexa.
- Ça ira, elle vous propose un rendez-vous, demain au couché du soleil à la lisière de la forêt, pas d'armes et Clarke veut s'assurer de la santé du nôtre.
- Et qu'est-ce que j'ai en échange ?
- … Clarke »
Sans réfléchir Lexa accepta et les deux femmes partirent chacune de leur côtés. Octavia devait annoncer la bonne nouvelle à Clarke quand elle se rendit compte qu'elle venait d'échanger son amie contre son frère. Il était trop tard pour faire demi-tour.
« Quoi mais t'es malade ? Comment t'as pu faire ça, c'est irresponsable et égoïste ! Cria Raven.
- Je … je suis désolée c'est sorti tout seul et je … sanglota Octavia.
- Arrête Raven, elle a eu raison de faire ça, c'est ma faute si Bellamy a été capturé.
- Non Clarke, c'est la faute de Murphy tout ça, oh qu'est-ce j'ai fait …
- Octavia, tu as fait ce qu'il fallait, Lexa ne me fera aucun mal »
Le lendemain matin Abby fit son injection à Clarke ce qui la rendit malade le reste de la matinée. Elle était faible mais devait prendre des forces pour la confrontation de ce soir. Une fois les nausées passées, elle s'obligea à avaler un maigre repas et retourna dormir. Son lit lui semblait si confortable et doux, pourtant elle s'y sentait terriblement seule. Elle était tellement épuisée qu'Octavia dû la secouer à maintes reprises pour la réveiller. Comme prévu, Raven les fit sortir du camp en discrétion et le deux jeunes femmes se mirent en route.
Arrivées au point de rendez-vous, Octavia aida Clarke à descendre de son cheval. Lexa ainsi que deux de ses gardes étaient là à les regarder. Le commandant fut choquée de voir la jeune femme si affaiblie. Elle avait l'impression qu'au moindre coup de vent Clarke s'envolerait.
« Je pourrais te parler ... seule à seule », demanda t-elle en fixant Octavia.
La blonde acquiesça d'un signe de tête et elles s'écartèrent dans un endroit à l'abri des regards.
« Tu n'as vraiment pas bonne mine Clarke.
- Je sais ce qu'Octavia t'as promis alors finissons en vite, répondit-elle sèchement en s'appuyant sur un arbre.
- Tu es sûre que ça va ? Tu semble bien pâle.
- J'ai juste reçu un mauvais coup sur la tête.
- Bon allons y alors »
Les deux femmes retournèrent près des autres.
« Lid honon-de in !
- Qu'est-ce qu'elle a dit ? Chuchota Clarke.
- Amener les prisonniers.
- Les ? »
C'est alors qu'elles virent deux gardes amener Bellamy et Murphy. Une rage monta alors en Clarke, elle était prête à foncer sur Murphy mais Octavia la retint.
« Heda pourquoi avez-vous fait prisonniers deux de mes hommes ?
- Nous en avons trouvé un inconscient avec une arme près de lui et l'autre fusil au poing sur notre territoire, répondit Lexa assez surprise par la question.
- Il s'avère que l'arme que vous avez trouvé près de Murphy, est la mienne. Il a essayé de me tuer, heureusement un natif est arrivé juste à temps pour me sauver. Bellamy voulait le retrouver pour lui faire payer.
- Où veut tu en venir Clarke ?
- Donc vous avez fait prisonnier l'un des miens juste parce qu'il était inconscient sur vos terres. Là c'est toi qui déshonore les condition de notre trêve. Murphy m'a agressé et devrait donc être jugé par mon peuple. Vous il vous faut un coupable pour la utilisation d'une arme sur votre territoire.
- Clarke, qu'est-ce que tu fous c'est Bellamy qu'on doit sauver pas Murphy, murmura Octavia.
- Ce que je te propose c'est qu'on fasse un échange, je vous laisse Murphy, tu pourras le juger comme bon te semble et en échange tu me donne Bellamy.
- Ce n'est pas Murphy qui a commis un crime envers nous, je ne vois pas pourquoi devrait-on le garder lui plutôt que l'autre.
- Je préfère avoir à mes côtés celui qui a tenté de me venger plutôt que celui qui a tenté de me tuer.
- Attendez je peux vous donner des informations sur les Skaikru je … Murphy n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un des gardes le bâillonna.
- C'est d'accord »
Les deux femmes se serrèrent la main mais avant de repartir, le commandant regard Clarke.
« Je vois que même blessée tu ne perds pas le sens de la négociation. Mais n'oublie pas, tu as toujours une dette envers nous » lança Lexa en repartant avec Murphy.
Bellamy avait honte il n'avait pas pu sauver Clarke et maintenant elle s'était mise en danger pour le sauver lui. Le chemin allait être long, le silence était pesant jusqu'au moment où Clarke vacilla de son cheval. Bellamy la rattrapa juste avant qu'elle ne touche le sol, se sentant encore plus coupable.
« Clarke je suis tellement désolé, j'aurais du te protéger … »
Elle le coupa et l'embrassa.
« Tu n'a peut-être pas reçu la médaille d'honneur que l'on donne au héros mais tu est mon héro » dit elle avant de l'embrasser à nouveau.
De retour au camp Abby gronda sa fille pendant plus de deux heures. Heureusement pour Clarke, l'avantage d'avoir une commotion cérébrale était de pouvoir se déconnecter totalement du monde qui l'entourait. Abby s'en rendit compte mais continua à la sermonner jusqu'à ce que des signes de fatigue apparaissent sur le visage de la jeune femme. Elle l'envoya alors dormir comme une enfant.
