(Dans cette fiction, Severus Rogue est resté le professeur de potions. J'ai peur de beaucoup me répéter et d'écrire toujours le même genre de scènes, dites moi s'il faut changer des choses ) Merci beaucoup de suivre cette fiction, je fais de mon mieux pour poster vite, je crois que je vais poster des plus longs chapitres à présent )
D'ailleurs petite anecdote, hier je suis passé devant l'endroit en Ecosse ou a été mise la maison d'Hagrid pour le tournage du troisième Harry Potter. Quel endroit magique =)
)

Les « 7 merveilles du monde », ces quelques mots se répétaient dans l'esprit d'Harry. Le garçon essayait tant bien que mal de se concentrer sur le cours mais son cerveau était obnubilé par le rôle qu'il devait remplir.

Saisissant un crayon il griffonna quelques termes et dessins qui lui venaient en tête. Les jardins suspendus de Babylone, le temple d'Artémis…il n'était même pas capable de les citer tous. Cette quête allait exiger beaucoup de recherches, mais était ce la bonne voie ? Le chiffre 7 était associé à beaucoup d'autres connaissances. Et s'il s'avérait vrai que ces diamants représentaient les 7 merveilles du monde, comment pourrait-il trouver un minuscule joyau auprès de ruines si gigantesques ? Seule la pyramide de Kheops était encore debout.

Il se mit à les maudire tous : Dumbledore, Lupin, les Weasley…Pour qui le prenaient-ils ? Un grand chercheur ? Pourquoi n'avaient-ils pas proposé leur aide ? Lire des livres n'avait rien de dangereux et des adultes expérimentés étaient probablement plus aptes à résoudre cette énigme.

-Monsieur Potter…

Le ton sec de Rogue le fit émerger de sa réflexion.

- Peut-être pourriez-vous nous dire quelle propriété de la dent de licorne la rend difficilement utilisable dans la préparation de la potion Babillage ?

-Je pense qu'en tant que professeur vous en êtes plus capable que moi.

Quelques élèves s'esclaffèrent dans la pièce tandis que Neville serrait les dents, effrayé par la punition qui allait s'abattre sur Harry. Le jeune sorcier put apercevoir Hermione se mordre la lèvre à la fois exaspérée et anxieuse.

-Moins 30 points pour Gryffondor. Vous viendrez dans mon bureau, payer pour votre insolence. Pas de commentaire Malfoy je vous prie…

Severus allait enchainer les critiques lorsqu'il aperçut le brouillon d'Harry. Il le saisit et le glissa discrètement dans sa poche, puis reprit son explication sur la licorne.

-Alors là vieux t'es dans un sale pétrin, chuchota Ron en passant devant lui, Bonne chance !

Harry fut agréablement surprit par son encouragement et le remercia d'un sourire puis il se dirigea vers le bureau de Rogue. En première année, il aurait trouvé cet instant angoissant et interminable. Mais aujourd'hui, ce genre de situation ne lui faisait plus aucun effet, hormis la sensation agréable de transgresser les règles.
Une fois devant la porte la plus immonde du cachot, il frappa et entra, étonné de voir Rogue debout et pensif au beau milieu de la pièce.

-Professeur, se força t-il à dire d'une voie polie et hypocrite.

-Vous êtes sur la mauvaise piste.

Severus tenait dans sa main, le brouillon froissé de Harry et ne cessait de le scruter. Son pouls s'accéléra sous la peur d'avoir commis une terrible erreur. Si Rogue s'avérait être un traitre, alors ce brouillon venait peut-être de lui donner une information très utile à Voldemort. Il se sentit bête et impuissant. Il chercha à savoir si Rogue était de son coté.

- Que savez-vous sur les diamants ?

-Je n'en sais pas plus que vous.

-Vous mentez, vous dites que je suis sur une fausse piste. Cela prouve que vous avez des informations. Vous avez infiltré les mangemorts, vous savez forcément quelque chose.

-Votre père avait la même arrogance et lui aussi ne parvenait pas à me faire totalement confiance.

-Je ne vous fais absolument pas confiance, corrigea Harry sur un ton agressif.

Le jeune Potter avait toujours remis en question la présence de Rogue parmi l'Ordre et le fait qu'il n'ait aucun indice paressait plus que douteux.

-Si j'avais été du coté du seigneur des ténèbres, je ne vous aurais pas fait remarqué l'imbécilité de votre recherche.

-Elle n'a rien d'imbécile.

-Les 7 merveilles du monde sont issues de différentes civilisations et de différentes périodes de l'antiquité. Pourquoi diable ce bracelet aurait un rapport avec des notions si éparpillées ?

Harry n'avait pas vu la chose de cette angle et dut reconnaitre que son professeur n'avait pas tors.

-Il a envoyé des dizaines de fidèles à la recherche des diamants, vous devez avancer au plus vite. Eliminez ce genre d'hypothèses par commencer.

- Comment pourrai-je avancer ? Je ne vais nulle part, je ne sais rien, je ne sais même pas ou chercher. Pourquoi suis-je le seul à devoir accomplir cette tâche ? Les diamants sont dangereux mais les chercher dans des livres ne peut faire de mal à personne.

-Ne soyez pas stupide, comment voudriez-vous travailler en lien avec l'Ordre ? Envoyer chaque jour les résultats de vos recherches par hibou et risquer qu'il les intercepte ?
Vous ne pensez tout de même pas que l'ordre reste à rien faire et croise les doigts ? Vous avez le quotidien le plus naturel qui soit, jamais il ne se doutera que vous cherchez ces diamants. L'ordre se remue nuit et jour pour vous protéger et lutter contre les forces des ténèbres. Ils mettent leurs vies en jeu pendant que vous rêvez avec Madame je sais tout…

-Elle a un nom ! s'exclama Harry.

-Ne m'interrompez plus Potter, ou je risque de vous infliger une retenue pour de vrai.

Un silence gênant s'installa dans la pièce. Comme si toute tension avait cessé. Comme si les deux sorciers se rappelaient soudainement qu'ils vivaient la même guerre.

-Je sais que vous vous sentez abandonné dans cette mission, mais vous ne l'êtes pas. Dumbledore et moi…

Rogue mit quelques secondes à oser prononcer ses mots.

-Nous veillons sur vous.

Harry crut rêver. Severus venait de s'ouvrir, et le rassurant par cette phrase, il avait l'air presque humain et compatissant. Il y avait un cœur sous cette armure de noirceur. Il culpabilisa presque d'avoir été si désagréable avec son professeur.

-Vous pouvez disposer.

Cette expression glaciale le ramena à la réalité. Il s'agissait de Rogue tout de même, il était évident que ce moment de complicité ne pouvait n'éterniser.

-Sérieusement Harry ? Il t'a vraiment dit ça ?

Ron n'arrivait pas à y croire, dévorant une boite de dragées surprises il s'allongea avec plaisir sur le tapis devant la cheminée de la salle commune.

-Ba ça alors…ce vieux coincé a une âme il faut croire. Fred a dit qu'il l'avait vu pleuré une fois, mais c'était surement du à leurs farces. Je ne sais vraiment pas si on peut lui faire confiance, il t'a peut-être volontairement écarté de l'idée des 7 Merveilles pour ne pas que tu les trouves. Méfie-toi Harry.

-C'est ce que j'ai pensé aussi au début, mais après tout, son raisonnement n'était pas faux. Cette hypothèse des 7 Merveilles est bancale…Désolé de ne pas t'avoir parlé des diamants, s'excusa Harry en baissant en peu le ton pour ne pas se faire entendre par les autres. Avec tout ce qui s'est passé…je n'osais plus trop te parler, j'avais toujours peur que tu réagisses…

Harry chercha ses mots.

-Comme un con ? demanda Ron.

-Bien..euh…

-T'en fais pas tu peux le dire. J'ai été con. Tu sais avec la perte de Ginny et le reste…

-J'ai été un abruti aussi…

Harry se gratta les cheveux embarrassé tandis qu'Hermione se rapprochait du feu. Elle comprit qu'elle interrompait leurs excuses et se senti t gênée. Le fait qu'ils la regardaient tous deux amoureusement n'arrangea pas les choses. Elle aurait voulu se transformer en insecte et s'envoler loin d'ici.

Mais ces moments ensemble lui manquaient. Etre tous les trois rassemblés à discuter n'était pas arrivé depuis des lustres. Le trio de leur amitié n'avait plus été qu'une source de nostalgie ces derniers temps. Ce pourquoi elle avait foncé vers eux sans hésiter.

-Comment était ta journée Mione ? la questionna Ron pour détendre l'atmosphère.

-Hormis le moment ou tes génies de frères m'ont fait croire que mes livres avaient disparu, oui plutôt bien.

Ils explosèrent de rire en cœur. A vrai dire, Hermione avait passé une mauvaise journée. L'attitude d'Harry était difficile à accepter.

Le sorcier comprit à l'expression de son visage qu'elle repensait à ce qui s'était passé dans la matinée. Pour la énième fois, il allait devoir trouver un moyen de se faire pardonner. Il réalisa à quel point il avait fait des erreurs depuis le début de leur relation. Un jour elle n'aurait plus la force de supporter ses sautes d'humeur. Il fallait qu'il apprenne à se calmer.

-Prêt pour le match de Quidditch de samedi Harry ?

Le Quidditch…Harry avait complètement oublié. Il avait très peu été aux entrainements depuis la sortie de son coma. Il ne savait même pas si sa forme physique lui permettait de jouer correctement.

-Je suis pas bien sur d'être à la hauteur. Une petite heure sur le terrain demain ça te dit ?

-Ca ne se refuse pas ! accepta le jeune Weasley avec un clin d'œil.

Un sentiment de joie s'exprima sur les petites joues d'Hermione. Ceux qui s'étaient déchiré à cause d'elle étaient de nouveaux proches. Rien de mieux pour lui remonter le moral.

-Sur ce, je vais au lit moi ! Le devoir de potion m'a tué.

-Tu as à peine rédigé l'introduction Ron, lança la sorcière d'un ton moqueur.

-Ca m'a prit du temps !

-Si tu ne t'étais pas endormi sur la table, ça aurait été plus efficace.

Il lui tira gentiment la langue et monta au dortoir, laissant les deux amants seuls en silence devant le feu.

Harry regarda Hermione dans les yeux. Il aurait pu lui déballer un millier d'excuses, mais il savait qu'elle était lassée d'entendre sans cesse des prétextes. Il se contenta de se décaler légèrement de sorte à se retrouver collé contre elle, et le plus délicatement possible, déposa un bisou sur son front.

Attendrie, elle posa son menton sur son épaule et ferma les paupières. L'odeur du bois fumé, l'odeur d'Harry. La chaleur du feu, la chaleur d'Harry. Le crépitement du bois et le son de sa respiration. Ces douceurs l'enivrèrent. Au final, leur relation était plus simple quand ils gardaient le silence et se contentaient de se sentir bien.

Ils se comprenaient l'un l'autre à travers le silence. Ils oubliaient tous les deux leurs ral-le-bols du quotidien et savouraient un instant la chance de s'être trouvés l'un l'autre.

Harry prit une grande inspiration, légèrement nerveux et se lança.

-Je t'aime vraiment tu sais.

Surprise, Hermione redressa subitement la tête et croisa son regard. Ce n'était pas la première fois qu'Harry lui confiait ses sentiments de vive voie. En revanche, elle ne l'avait toujours pas fait.

Harry paniqua. Les secondes qui suivirent parurent infinies. L'aimait-elle vraiment ? Aimait-elle toujours Ron ? Pourquoi mettait-elle tant de temps à répondre ?

-Des fois j'ai du mal à le croire tu sais. Tu agis comme si j'étais juste l'objet de tes désirs. Un jour tu prends soin de moi et le jour d'après tu réagis comme si j'étais ton ennemie. C'est la même chose depuis…

-La mort de Sirius. Je sais…avoua Harry honteux.

Bam. Un « je t'aime » non réciproque. Hermione l'avait mis K.O. Mais il le méritait, il le savait. Les larmes lui montèrent aux yeux. Mais Harry refusa de pleurer. Premièrement parce que ce n'était pas viril, mais également parce qu''Hermione était celle qui devait avoir le plus souffert dans cette histoire.

-On devrait aller dormir, déclara Harry désirant mettre fin à cet instant de malaise si douloureux.

-Tu ne penses pas qu'il faudrait en parler ?

Harry ne voulait pas en parler. Il détestait se montrer vulnérable. Il ne voulait l'aide de personne. Sa langue mourrait d'envie de répondre méchamment. Un mécanisme d'autodéfense en lui tentait de s'activer. Mais sa raison l'en empêcha.

-Je ne vois pas ce qui pourrait justifier mes actes. Je peux te dire que je suis désolé mais je sais que ça ne suffit pas.

-Mon amour regarde moi.

Elle le prit par les épaules et le força à la regarder droit dans les yeux. Elle aperçut une brillance qui traduisait le chagrin du sorcier.

-Si tu déballais tout simplement ce qui ne va pas.

-Je ne suis pas à plaindre.

-Tout le monde a des problèmes. Tout le monde a le droit d'en parler, quelque soit la gravité.

-Bonne nuit Hermione, dit-il en essayant de se redresser.

Mais la sorcière utilisa sa force pour le maintenir sur le tapis.

-Arrête de fuir.

Le jeune homme soupira et se mit à chercher ses mots. Etre honnête, s'ouvrir lui sembla si dur. Comme si la vérité ne voulait pas s'extirper de sa bouche.

-Je…je me sens…je

-Prends ton temps, le conseilla Hermione qui ressentit sa difficulté à parler.

Mais une fois sortis, les mots d'Harry ne s'arrêtèrent plus.

-Je suis orphelin. J'ai perdu Sirius, ma seule famille. On me voit comme l'élu, comme le seul espoir contre Voldemort. J'ai peur. Je sais qu'il me cherche, qu'il me trouvera comme il m'a toujours trouvé.
Les gens oublient que j'ai peur. Il se disent que je me suis déjà débarrassé de lui, ils me prennent pour un super héro infaillible. Mais je suis rien. Je suis normal.
Je ne supporte plus cette pression. Et il y a toi…Tu es magnifique, intelligente, attentionnée…tu es la copine parfaite, en dehors ta fâcheuse habitude de me materner. Et pourtant je foire tout. Et je sais que tu l'aimes encore. Je sais que tu finiras par me laisser…

-Harry je ne te laisserai pas.

-Tu me laisseras Hermione. Ce matin je t'ai laissé en plan parce que tu ne voulais pas coucher avec moi. Quelle fille peut supporter ça ? Je ne peux même pas te promettre de changer car quand ce vide à l'intérieur me prend, je ne contrôle plus rien. C'est comme si je devenais quelqu'un d'autre. Ca me bouffe depuis des mois.

Hermione voulut le réconforter mais elle ne pouvait rien répondre.

-Je ressens de la colère tout le temps. En particulier contre toi, j'ai besoin de me défouler sur toi. J'ai besoin de te faire fuir, pour mieux te voir revenir. J'ai besoin de te faire mal et de constater ta peine pour être sur que tu tiens à moi.

-Crois moi Harry tu n'as pas besoin de faire ça.

-Hermione tu ne comprends pas. On a été de simples amis pendant des années. C'est si étrange tout ça. Comment as-tu pu du jour au lendemain oublié Ron et tomber amoureuse de moi ? Je n'y crois pas, je n'arrive pas à y croire. Tu te trompes surement sur tes sentiments.

-Je pourrais te dire la même chose. N'étais tu pas amoureux de Cho Chang ? Jamais tu n'as manifesté aucun désir à mon égard auparavant.

-Parce que tu as changé. Tu es devenu une femme extrêmement jolie. Et parce que je n'ai jamais réussi à m'avouer que tu me plaisais beaucoup. Ca a changé cette année parce que…quand j'ai vu Ron merder, j'ai réalisé que je voulais être à sa place.

-Tu as changé aussi Harry.

Hermione s'avança vers lui et le serra très fort. Il se laissa tomber sur elle, si soulagé d'avoir vidé ses pensées. Il s'était montré fragile mais il n'en avait plus rien à faire. il était prêt à se montrer dans tous les états pour ne pas la perdre.

-Je t'aime Harry. Ne doute jamais là-dessus.