La salle de réception était bondée. Dans ce décor luxueux fourni de maintes chandelles, colonnes et marches de marbre, toute la panoplie des célébrités du ministère et des grandes institutions de sorciers buvait sans modération. Quiconque n'avait pas sorti son 31 faisait tâche dans cette foule de gens parfaitement habillés. La moindre assiette était entourée de mille fleurs et de mille bougies. Ce lieu somptueux imposait le respect.
Aux tables, trônaient principalement ceux qui avaient passé l'âge de danser et qui préféraient dédier le temps à la conversation. Les plus réservés se contentaient d'observer les jeunes couples se pavaner sur la piste en sirotant silencieusement une potion de vignes.
Harry fut agréablement surpris par l'atmosphère qui régnait là. Lui qui s'attendait à une ambiance hypocrite, bourgeoise et coincée, s'étonna de voir tant de gens s'amuser sans retenue, animés par le groupe de Jazz. Il ne put s'empêcher de se demander à quand remontait sa dernière fête. Il n'avait même pas assez de doigts, orteils compris, pour comptabiliser les mois.
Alors qu'il s'avançait en compagnie d'Hermione en vue de petits fours appétissants, un homme dont le masque laissait apparaitre des yeux ténébreux vint demander la main d'Hermione.
-Laissez moi me présenter, je suis Karl Spencer, adjoint chef du département des aurors. Je remplace notre regretté Monsieur Corbeau. Permettez vous que je vous emprunte votre ravissante cavalière monsieur… ?
Harry avala sa salive, il ne devait pas commettre d'erreur. Hermione et lui avaient révisé toute l'après midi pour connaitre par cœur la vie qu'ils s'étaient inventée.
- Monsieur Ford, analyste de potions et matière non identifiées. Je vous en prie…
Il lâcha à contrecœur le bras d'Hermione. Elle-même ne se sentait pas très rassurée à l'idée de se trémousser avec un inconnu. La présence d'un masque, censée accorder un coté sexy à ce genre de fête, la remplissait de méfiance. Mais ils devaient rentrer en contact avec des invités, telle était la mission qu'ils s'étaient donné.
D'abord hésitante, elle fut plus à l'aise après les premiers pas de danse, lorsque la musique devint plus entrainante.
-Monsieur Ford est très chanceux d'avoir une telle compagnie, déclara Spencer d'une voie flatteuse.
La sorcière soupira intérieurement. Elle allait devoir se prendre au jeu, se laisser séduire pour obtenir quelques précieux renseignements. Le match de la drague était déjà lancé et marquer des points ne serait pas difficile. Il suffisait de faire semblant d'être une de ces femmes stupides que des phrases clichées pouvaient embrigader.
-Certaines cavalières sont aussi très chanceuses vous savez.
-Vous croyez ? Dites m'en plus…
-Pourquoi pas vous ? Qu'il y a-t-il d'important à savoir sur un chef d'aurors hormis son courage ?
Hermione se mordit la langue, regrettant d'avoir posé une question intéressée si vite. Elle devait à tout pris éviter d'attirer des soupçons.
-Oh vous savez, je règle principalement des problèmes administratifs, je suis rarement sur le terrain. Mais vous, que faites vous très chère ? Je ne connais même pas votre nom. Vu la douceur de vos mains et l'éclat de votre regard je dirais…Elizabeth ?
-Toutes les Elizabeth ont t-elles les mains douces ? le questionna-t-elle mimant un amusement très crédible.
-C'est ce que je retiendrai des Elizabeth si tel est votre nom, murmura Karl avec un œil langoureux.
-Alors vous devriez retenir ce détail pour les Betty.
-C'est un beau prénom, qui par conséquent vous va très bien.
Hermione fit mine de lâcher un petit rire un peu bête de fille facile.
-Qu'y a-t-il ?
-Vous me faites rire. Vous auriez dit la même chose pour n'importe quel prénom, aussi moches qu'ils puissent être. Mon petit doigt me dit que vous avez décidé de me plaire.
Elle marqua un point. Les hommes de ce style aimaient les femmes naïves, mais un minimum perspicace.
-Est-ce que je vous mets mal à l'aise ?
« Oui » rêva de répondre la jeune femme. Malheureusement, ses objectifs ne l'autorisaient pas à être honnête.
-Je cherche à vous plaire autant que vous me plaisez, continua Spencer de plus en plus insistant.
Quelle beau parleur…Assez des compliments incessants, il était temps de passer aux choses sérieuses.
-Ce doit être une période difficile pour vous en ce moment…commença Hermione qui opta stratégiquement pour le sentimental, J'admire beaucoup les aurors vous savez. Ma petite cousine a été sauvée par l'un d'entre vous. J'ai eu tellement peur pour elle. Comment s'appelait-il déjà….Folll Ye…Fol…
-Maugrey Fol'œil ?
-Oui c'est ça !
-Je vois de qui il s'agit. Cependant, je dois avouer que nous n'entretenons pas de très bonnes relations.
-Ah oui ? Il semble pourtant très respectable.
-Respectable certes, mais vous savez les gens au service de Dumbledore ne sont pas très appréciés ces temps-ci.
-Au service ?
-Oui, Dumbledore ne dirige personne officiellement, hormis à Poudlard. Mais tout le monde sait qu'il tient les reines de son organisation secrète.
-J'ai ouïs dire de cette organisation en effet. Mon mari dit que leurs actes vont dans le même sens que ceux du ministère. Je ne me suis pas trop fait d'avis sur la question.
Harry, son « soi disant mari » observait d'ailleurs le couple danser au loin, au sommet de la jalousie. Il n'appréciait guère ce qu'il pouvait apercevoir du visage de Spencer. Ses yeux vifs et ses cheveux extrêmement blonds peignaient un caractère prononcé et vicieux. La manière dont il faisait tourner et fixait Hermione le fit bouillir de rage. Cette sensation s'amplifia lorsque Spencer posa ses doigts sur la peau nue du dos d'Hermione.
Comment pouvait-il emprunter la femme d'un autre et la violer à ce point du regard ? Il ne pouvait entendre mais se doutait fortement que seules des phrases mielleuses sortaient de sa bouche. En colère, il reposa son verre de vin en le claquant sur la table. Quelques vieux politiques le dévisagèrent outrés par son manque de délicatesse.
Mais Harry n'en vit que du feu, trop occupé à surveiller son amie. Il savait au fond de lui qu'il n'avait aucune raison d'agir ainsi, du moins aucun motif valable. Hermione n'était pas sa petite amie, elle avait tous les droits et n'était pas aveugle au point de tomber dans les bras d'un dragueur imbécile. Elle ne remplissait que la tâche qu'ils s'étaient mutuellement confiée. « Ce n'est qu'un jeu » se répété t-il plusieurs fois à voix basse pour essayer de se calmer. Il se fit d'ailleurs la remarque qu'il n'avançait pas beaucoup dans leur mission.
Il se força à quitter la piste de danse des yeux et traversa la demeure animée. Tel un chasseur en quête de gibier, il guetta les alentours à la recherche de sa proie. Il reconnut James Lorelei, un des collègues de Monsieur Weasley. Se rappelant que l'homme était naïf et bavard, il fonça sans hésiter.
-James Lorelei c'est bien ça ?
-Tout à fait oui. Votre tête me dit quelque chose…
« Pas étonnant je suis Harry Potter, vous savez le mec que tout le monde emmerde à cause d'une croute en forme d'éclair » pensa t-il sarcastiquement.
-Nous ne nous sommes jamais rencontrés à vrai dire. J'ai juste aperçu votre photo dans la Gazette du Sorcier il y a quelques années. Vous aviez résolu une sombre affaire à l'aide d'Arthur Weasley. Je suis très physionomiste.
-En effet, quelle mémoire impressionnante, cette histoire date !
-Je me présente, Ford, analyste de potions et matière non identifiées, affirma Harry qui déballait son texte par cœur comme un acteur au Théâtre. Je regrette la disparition de Miss Granger. J'attendais impatiemment cette soirée pour la rencontrer.
-Ah quelle histoire étrange…Vous devriez entendre toutes les rumeurs qui courent au ministère. Certains disent qu'elle est soudainement partie à la recherche d'Harry Potter, son ami d'enfance.
-J'ignorais qu'elle fréquentait le jeune Potter. Aucune trace de lui non plus.
-Pour plus longtemps vous savez. Je n'en sais pas plus, mais paraitrait que le ministère le recherche activement.
-Ont-ils besoin de lui ?
-Oh non c'est plus grave que ça. Je n'ai pas plus de détails mais cela est bien sur en rapport avec celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Connaissant les méthodes parfois immorales du ministère depuis le retour de vous savez qui, si j'étais Harry Potter, je ferais en sorte de ne pas me faire attrapé. Mes propres collègues m'étonnent parfois. Les gens deviennent prêts à tout pour protéger leur famille monsieur Ford. Vous au moins, vous restez surement éthique avec votre chimie.
Harry sentit une goute de sueur dévaler son front. Il se sentit soudain pétrifié. Bon sang qu'est ce qui lui avait pris de venir ici ? Les conséquences s'il se faisait repéré s'annonçaient désastreuses.
Ses peurs se confirmaient, l'Ordre avait du avertir le ministère qu'il fallait le retrouver de toute urgence. Le pays entier allait bientôt être conscient qu'il ne fallait pas laisser fuir le garçon à la cicatrice. Il se mit à maudire Dumbledore. Celui qu'il avait toujours considéré comme une seconde famille perdait de plus en plus son estime.
Paniquant de façon croissante, il décida de retrouver Hermione, il fallait sortir d'ici au plus vite.
-Veuillez m'excuser, répondit-Harry courtoisement, ma femme est probablement en train de se demander ou je suis. Vous connaissez les femmes, une absence prolongée et elles se font tout de suite des idées !
-Ne m'en parlez pas, la mienne serait capable de m'interroger avec la torture lorsque je rentre en retard du travail. Ce fut un plaisir monsieur Ford.
-Moi de même.
Il aurait pu s'éterniser afin d'en apprendre plus mais le courage lui manqua. Il savait que le ministère était après lui. Cela suffisait à le terroriser.
A sa grande joie, Hermione n'était plus accompagnée du séducteur raté lorsqu'il rejoignit la salle principale. L'apercevant au loin, elle lui désigna la chaise libre qui se trouvait à ses cotés. Ils se contemplèrent sans un mot puis Harry se pencha discrètement vers elle.
-Nous avons un sérieux problème…
-Je ne te le fais pas dire, répondit-elle avec une grimace inquiète.
Il devina à sa réaction qu'elle aussi avait apprit la nouvelle. Elle semblait déployer toute son énergie à essayer de paraitre détendue. Cela ne marchait pas bien entendue. Sa crainte pouvait se sentir à des kilomètres.
Sans s'en rendre compte, elle siffla sa dixième coupe de champagne, totalement perturbée par son stress incontrôlable.
-Allons nous en d'ici, ordonna Harry d'un ton rauque.
-Tu plaisantes ? Partir au bout d'une demi-heure, rien de mieux pour paraitre suspects. Qui voudrait quitter une telle soirée après si peu de temps ?
-On n'a qu'à dire que tu te sentais mal.
-J'ai connu plus crédible comme excuse. Je sais que ce que je demande est difficile Harry, mais nous devrions nous forcer à rester encore un peu. Le temps de disperser les risques d'être remarqués.
-T'entends tu parler Hermione ? La meilleure solution pour diminuer les risques est justement de se barrer d'ici en vitesse. Et puis j'en peux plus de voir tous ces sales pervers te regarder comme un morceau de viande. Ils viennent à une soirée chic mais se comportent comme des sauvages.
Hermione leva les yeux au ciel.
-Tu exagères Harry.
-Je ne plaisante pas. Si j'étais ton copain j'en aurais remis plus d'un à sa place. Ils bavent devant toi c'est répugnant.
-« si » répéta-t-elle.
Cette nuance les embarrassa et les mis davantage de mauvais poil.
-Tu sais Harry, tu es beau et élégant aussi ce soir, il y a un paquet de vieilles femmes aigries qui ont du te bouffer des yeux aussi. Je ne fais pas une crise de jalousie pour autant.
-Je ne fais pas une crise de jalousie. Je ne suis pas ton copain comme tu l'as si bien insinué. Et puis c'est différent…les femmes n'ont pas d'arrières pensées en nous regardant.
-Alors là…Tu connais mal les femmes Harry…
Cette affirmation le vexa de façon évidente. En effet, il ne connaissait pas les femmes. La seule enfant de Vénus qu'il avait eu dans ses bras était Hermione elle-même en pleine adolescente. Les six longues années qui avaient suivie s'étaient traduites par un désert sentimental.
-Pourquoi faut-il toujours qu'on s'énerve pour rien?
-Je ne sais pas, je pense qu'on est juste en train de te paniquer! avoua Hermione en soupirant.
-Il est vrai que le fait que nous pourrions être annoncés « retrouvés » par les trois quarts de la pièce est à prendre en compte.
-Essayons de nous changer les idées. Je vais mourir de peur si je reste sur cette chaise pendant une heure.
-Tu as supporté la compagnie de l'autre Don Juan, lança Harry qui repensait à la figure détestable de Karl Spencer, tu peux très bien supporter de rester assise.
-Au moins, il m'a fait danser lui…
-J'étais sur le point de le faire avant qu'il vienne te faire la cour comme un vieux coq.
-T'es vraiment lourd tu sais ! s'exclama Hermione agacée par son comportement si désagréable.
Décidée à le laisser se calmer dans son coin, elle s'échappa vers le buffet. Culpabilisant aussitôt après son départ, le jeune Potter la suivit et se mit juste derrière elle tandis qu'elle remplissait une assiette de salade de potiron. Après tout, une danse en sa compagnie paraissait plutôt attrayante.
Il posa une première main sur son épaule tandis qu'il lui confisquait son repas de l'autre. Puis, il la retourna tendrement vers lui, l'obligeant à l'écouter.
-J'ai menti. En vérité je ne comptais pas t'inviter à danser. Tout simplement parce que je suis piètre danseur. J'ai eu trop honte pour oser te demander. Mais à vrai dire, j'en ai très envie.
Hermione apprécia son honnêteté et le gratifia d'un sourire plein de reconnaissance. Harry l'entraina avec enthousiaste sur la piste, laissant sa pudeur de coté.
La douce mélodie du « blues de la sirène » conquit la pièce tandis que les lumières s'abaissaient pour installer une ambiance tamisée propice au slow. Légèrement maladroit, Harry parvint tout de même à bercer sa partenaire la main légèrement crispée sur sa taille.
La progression des notes les rapprocha. Petit à petit, le visage de la jeune femme s'accolait à son épaule.
-J'avais oublié que la danse était un sujet délicat, s'excusa Harry. Je sais que tu as déjà été privée de l'occasion de danser avec Marc. J'aurais du t'inviter à danser dés la première seconde.
Il sentit le corps de son amie se raidir et s'en voulut d'aborder ce sujet qui risquait de tout gâcher. Elle fut surprise qu'il soit au courant et supposa que le petit elfe Luno lui avait conté cette terrible histoire.
- Pardonne-moi. Je ne voulais pas te rappeler tout ça.
-Ca ne fait rien, le rassura t'elle d'une voie féminine.
Harry la serra un peu plus fort. Il sentit les bras de la jeune femme faire de même.
Il se sentit moins stressé et se laissa aller. La danse…Quel prétexte formidable pour la tenir si longtemps dans ses bras. Une chaleur réconfortante envahit son cœur.
Hermione se laissa également emporté par la tendresse. Les bras d'Harry étaient une forteresse rassurante. Etait il conscient du bien qu'il lui faisait en la protégeant ainsi ?
-C'était bien hein ? Nous deux à Poudlard…murmura Hermione en tanguant légèrement.
Elle réalisa qu'elle était un peu pompette et regretta d'avoir autant bu. Elle se réfugia de plus belle au creux de son cou.
Son comportement fit rire Harry. Ses joues étaient si rouges que c'était visible malgré son masque. Il eut envie de lui retirer son masque, pour mieux admirer son visage.
-Il n'y a pas un jour sans que j'y pense, avoua Harry apprivoisé par le romantisme du moment.
Il sentit un peu d'humidité sur sa joue. Une larme s'échappait effectivement des yeux d'Hermione.
-Je suis désolée Harry, je sais ce que je te fais endurer.
-Tu t'apprête à t'enfuir avec moi à l'autre bout du monde Mione. C'est à moi d'être désolé d'être venu t'arracher à ton quotidien.
-Je sais ce que tu ressens avec la distance qui est maintenu entre nous.
Hermione hésita à continuer sa phrase. Elle savait que c'était l'alcool qui la rendait honnête et niaise à ce point. Elle n'aurait pas autant déballées ses pensées si elle avait été sobre.
-Je sais ce que tu ressens, car je ressens la même chose. Mais avec ce qui m'est arrivé j'ai peur de…
Sanglotant, elle ne parvint pas à achever sa phrase. Elle se sentit honteuse, à fondre en larmes au milieu de la piste. Heureusement, le masque s'avéra utile et dissimula son chagrin.
Cependant, un détail inquiétant l'empêchait de perdre totalement ses moyens.
-Harry ?
-Oui ?
-On nous observe.
-Ou ça ? demanda t-il d'une voie la plus basse possible.
-L'homme en vert, prés de la colonne. Ca fait déjà un quart d'heure.
Le jeune Potter fut impressionné. Sa partenaire avait l'œil. Lui n'avait rien remarqué.
-Tu sais qui c'est?
-J'ai eu à travailler avec lui au ministère. Il scrute mon visage sans arrêt. Je crois qu'il m'a reconnu. Il va falloir lui faire détourner le regard.
-Comment ?
Un long silence indiqua qu'elle s'était plongée dans une réflexion intense.
-Je crois que tu as raison. Il s'approche maintenant…Hermione il faut trouver une solution très vite !
-Oui, oui je fais de mon mieux.
Un éclat dans ses yeux annonça qu'une idée lui avait traversé l'esprit.
-Embrasse-moi.
-Quoi ?! s'exclama Harry croyant qu'il avait mal entendu. Hermione non, je ne vais pas...
L'homme n'était plus qu'à quelques mètres d'eux et n'allait pas tarder à les aborder.
-Harry fais ce que je te dis.
Le jeune Potter ne réfléchit pas à deux fois. Saisissant le visage de la danseuse entre ses mains, il captura passionnément ses lèvres. Il ne se plongea pas totalement dans ce baiser dans un premier temps, voulant rester respectueux. Mais la manière dont Hermione répondait à cette étreinte lui indiqua qu'il pouvait se permettre d'aller un peu plus loin.
Son ventre se colla à son nombril. Enivré, il sentit sa langue chatouiller la sienne. Déçu de devoir dédoubler sa concentration, il glissa un regard discret vers l'homme en vert tout en continuant de l'embrasser. Leur spectateur fut embarrassé par leur baiser langoureux et stoppa son espionnage. Le plan avait fonctionné.
Il se demanda si Hermione avait aperçu l'homme s'éloigner. Apparemment pas, car la jeune femme ne semblait pas vouloir s'arrêter. S'agrippant à sa chemise elle ne paraissait pas motivée à le lâcher. L'excitation qui émanait de ce baiser s'éleva davantage.
Intimidé par l'ampleur des sensations, Harry s'écarta d'Hermione. Il ne fallait pas qu'il oublie que ce rapprochement était seulement stratégique. Il n'avait peut-être aucune raison sentimentale pour la jeune femme.
-Ah il est parti, s'empressa t-il de chuchoter pour à tout prix éviter un silence gênant.
-Je sais, ça fait un petit moment déjà, avoua la sorcière…
