Salut à tous !
Nouveau chapitre, aujourd'hui, et on conclu le Tome 1 (bravo Clockie pour avoir réussi ça :3)
Merci à Mana.Y, Crowny et Olympe2 pour leur commentaire.
J'espère que le chapitre du jour vous plaira, très sincèrement.
Alors, bonne lecture à vous !
Oh, et ce qu'interprète les pirates en fin de chapitre est ce qu'on appel un Shanty (un chant marins) et ici, il s'agit de 'Fish in the Sea' pour avoir une petite idée, vous pourrez trouver une version assez potable dans la Bande Son de Assassin's Creed IV : Black Flag
Après une sale blague de Malfoy à Hermione et Neville, qui étaient partis avec le chien, les groupes furent échangés. Cette fois, c'était Harry et Ace qui ramassaient le Serpentard. Et quand Malfoy vit les crocs de la panthère agacée, il eut plus du tout envie de faire le mariole.
Néanmoins, les yeux de félins d'Ace se révélèrent très utiles, puisqu'il trouva rapidement une piste, avec d'abondantes taches de sang, qu'ils suivirent jusqu'à une clairière où ils virent la licorne morte. D'un signe de la tête, Ace leur fit comprendre de rester cachés derrière un arbre et se glissa silencieusement et souplement dans la clairière. Lentement, Harry le suivit, et se figea quand Ace se plaqua brusquement à terre.
En effet, quelque chose avait bougé dans un buisson, et une silhouette encapuchonnée en sortit. Elle rampa sur le sol jusqu'à la licorne, comme un bête traquant son gibier. Les jeunes et Crockdur étaient pétrifiés. Ace se ramassa sur lui-même, prêt à bondir au moment opportun. Malfoy hurla quand la silhouette commença à boire le sang de l'animal et prit la fuite avec le chien. Et Harry fut repéré.
Alors que l'étrange silhouette se jetait sur lui, Ace passa à l'action, et dans un rugissement, bondit sur la silhouette en prenant feu. C'était dingue… Harry avait compris qu'Ace était le feu, mais le voir ainsi en flamme…
Il ne put admirer plus car il se mit à hurler de douleur, sa cicatrice lui faisant mal comme jamais, l'aveuglant à moitié. Il recula en titubant, et parvint tout juste à percevoir le bruit d'un galop avant que quelque chose ne saute par dessus lui, faisant qu'Ace dégagea le terrain, reprenant sa forme humaine. Il se mit en position et hurla quelque chose, lançant un poing enflammé vers la silhouette qui s'esquiva juste à temps. D'un tour de main, Ace rappela le feu pour qu'il ne brûle pas partout. Harry tomba à genoux à l'instant où la silhouette prit la fuite.
- Aligatou, Firenze-san, remercia Ace en inclinant sa tête à l'adresse du centaure qui l'avait aidé.
- C'est naturel, jeune prince, assura le centaure.
Harry, trop obnubilé par la douleur, n'entendit pas ce qu'ils dirent, ni ne vit la grimace d'Ace. Il sentit juste les mains du jeune homme se poser sur lui. Quand il revint à lui, une fois la douleur apaisée, ce fut pour voir un éclair bleu et or percer le toit des arbres et atterrir au sol… avant de reprendre la forme du professeur Fushisho.
- Est-ce que ça va ? demanda le centaure en aidant Harry à se relever.
- Oui, merci… souffla Harry.
- Potter, Portgas, vous allez bien ? demanda Marco, les sourcils froncés d'inquiétude.
- On a trouvé ce qui attaque les licornes. Je sais que j'ai déjà sentit son odeur quelque part, elle m'est familière, mais j'arrive pas à savoir d'où, reporta Ace.
- Il est parti par où, yoi ?
Ace pointa une direction du doigt.
- Soyez prudent, Taïsho, demanda le jeune homme.
- Le jour où quelque chose arrivera à me tuer, tu ne seras plus une allumette. Firenze, je peux te les confier, yoi ?
- Allez-y, Phénix, je m'en charge.
Et Marco disparu dans les sous-bois, son coutelas en main, s'éclairant avec ses étranges flammes bleutées dans le creux de son autre main.
- Qu'est-ce que c'était ? demanda Harry.
Firenze ne répondit pas immédiatement. Il dévisagea Harry, son regard s'attardant sur la cicatrice livide, puis lui dit :
- Tu es le fils Potter. Il vaut mieux que toi et le jeune prince des océans retourniez auprès d'Hagrid.
- Le quoi ?
- Laisse tomber, Potter, c'est un centaure, ils parlent toujours par énigmes, marmonna Ace en foudroyant le centaure du regard.
- Sais-tu monter à cheval ? Ce sera plus rapide. Je me nomme Firenze.
Et Firenze se plia pour laisser Harry grimper sur son dos.
- On va se faire tuer par les autres, si tu es vu en train de laisser un humain monter sur ton dos, commenta Ace.
- Je fais ce que je veux, tout autant que les tiens.
Et comme l'avait prédit Ace, d'autres centaures débarquèrent et rouspétèrent auprès de Firenze pour laisser un humain monter sur son dos. Bane et Firenze s'engueulèrent tous les deux sur le fait qu'il ne devait pas laisser un humain le monter, et encore moins aller à l'encontre de la volonté des cieux.
- Je peux le porter, proposa Ace. Ma forme animale me permet de filer aussi vite que vous.
- Ce ne sera pas nécessaire. Allons-y.
Ace haussa les épaules et reprit sa forme animale, suivant à toutes pattes le galop effréné de Firenze au travers des bois, qui laissa sur place ses deux compagnons.
- Pourquoi Bane est-il en colère, est-ce à cause de ce dont tu m'as sauvé ?
Firenze ralentit, permettant au félin de remonter à son niveau. D'étranges lucioles vertes éclairèrent leur route.
- Merci, jeune Prince. Dis-moi, Harry Potter, sais-tu à quoi sert le sang des licornes ?
Harry était surpris de la question. Réfléchissant un instant, il avoua :
- Non. En potion, nous n'utilisons que leurs crins ou leur corne.
- Tuer une licorne est une chose monstrueuse. Pour commettre un tel crime, il faut n'avoir rien à perdre, et tout à gagner. Le sang de licorne permet de survivre, même si on est sur le point de mourir, mais à un prix terrible. Car il faut tuer un être pur et sans défense pour sauver sa propre vie. Et dès l'instant où les lèvres touchent le sang, ce n'est plus qu'une demi-vie, une vie maudite.
- Qui pourrait être désespéré à ce point ? Si on doit être maudit à jamais, mieux vaut mourir, non ?
Ace se figea, une patte en l'air, les yeux ronds.
Il émit un drôle de grognement, auquel Firenze répondit par un hochement grave de la tête. Ace baissa la tête et reprit sa route.
- Oui, il serait préférable, à moins qu'on n'ait simplement besoin de survivre suffisamment longtemps pour boire quelque chose d'autre, quelque chose qui redonne la force et la puissance, quelque chose qui permette de ne jamais mourir. Harry Potter, sais-tu ce qui est caché dans l'école, en ce moment ?
- La Pierre Philosophale ! L'élixir de longue vie, bien sûr ! Mais je ne comprends pas qui…
- Ne connais-tu pas quelqu'un qui a passé des années à guetter la moindre occasion de retrouver son pouvoir, qui s'est cramponné à la vie en attendant sa chance ?
Harry eut l'impression qu'une main de fer venait de se refermer sur son cœur, alors qu'il se souvenait des mots d'Hagrid sur Voldemort.
Il allait poser des questions, quand les lucioles disparurent. L'instant suivant, ils entendirent Hermione débarquer avec Luffy. Ace se jeta sur son frangin et lui lécha le visage, faisant rire le petit D.
- Vous n'êtes pas blessés, tous les deux ? demanda Hermione.
- Ne t'en fait pas, ça va très bien. Ace m'a protégé avec Firenze. Merci encore. La licorne est morte, Hagrid. Elle est dans la clairière, là-bas.
Hagrid se précipita dans cette direction, alors que Firenze leur faisait ses adieux.
Pendant toute la nuit et jusqu'à l'aube, Harry marcha comme un loup en cage, racontant que Voldemort attendait dans la forêt que Rogue vole la pierre pour lui. Luffy se contentait de se curer le nez, et haussa les épaules en disant que si c'était vrai, ils n'auraient qu'à botter le cul du prof. Ace, quant à lui, était pensif.
- Quelque chose ne va pas ? demanda Hermione, qui paraissait aussi terrifiée que Ron.
- Malgré toute la haine que j'ai pour ce salaud… quelque chose me tracasse… j'arrive pas à mettre le doigt dessus.
- J'y pense, Ace… pourquoi Firenze t'a appelé "prince" ?
Luffy cessa de se curer le nez pour regarder son frère, une expression indéchiffrable sur le visage.
- Je te le dirais peut-être quand je quitterais Poudlard, Potter, pas avant, et encore. Si vous pouviez faire comme si Firenze n'avait rien dit, ça m'arrangerait pleinement. Ce n'est pas quelque chose que je puisse me permettre de crier sur les toits… si mon akuma no mi fait de moi un monstre, ce qui fait que Firenze me nomme 'Prince' … c'est la raison pour laquelle je n'ai tout simplement pas le droit d'exister pour beaucoup de gens. Si vous le permettez, je vais aller me coucher. Et je brûlerais vif quiconque posera des questions à Luffy à ce sujet. Ohyasoumi nasai.
- Ohyasoumi, nii-chan, salua Luffy, alors que son frère s'en allait se coucher.
Le trio le regarda, mais Luffy fit un signe comme quoi il avait les lèvres closes.
- Allons nous coucher, soupira Hermione.
Et ils se séparèrent dans la salle commune. Alors qu'Harry ouvrait son lit, il y retrouva sa cape d'invisibilité avec un petit mot : "Au cas où".
Ace débarqua en courant dans le bureau de Marco, essoufflé.
Le professeur était en train de se préparer pour un combat.
- Mauvais ! Hagrid a jacassé ! La façon de passer Touffu est dans la nature !
Marco s'immobilisa au moment où il allait mettre son pistolet à sa ceinture.
- Tu vas quelque part ? demanda Ace, en fronçant les sourcils.
- Ordre de Oyaji, et tu viens avec moi, yoi. J'allais venir te chercher. C'est vraiment mauvais, yoi. Je devrais normalement pas te le demander, mais il faut que ton frère garde un œil sur ce qu'il se passe avec le chien… Le vieux sénile qui tient l'école est parti il y a dix minutes, il a envoyé Fumeseck me prévenir, yoi.
- Je vais lui dire. Je vais me changer et j'arrive !
- Tu y arriveras pas tout seul, Harry, fit Luffy en entendant son ami dire qu'il allait chercher la pierre cette nuit. Marco et Ace sont partis, ils ont été rappelés par leur capitaine. Et je suis le seul à pouvoir passer l'épreuve de Marco, ici.
- Comment ça ? demanda Hermione avec une petite voix, alors que Luffy se laissait tomber sur un fauteuil avec eux.
- Ore wa kaizoku.
- Tu crois que la cape sera assez grande pour nous couvrir tous les quatre ? demanda Ron.
- Tous… tous les quatre ?
- Je me contre fiche du renvoi. Avec ou sans magie, je serais le Roi des Pirates.
- Je pourrais m'arranger, le professeur Flitwick m'a dit en secret que sur cent questions, j'avais cent douze bonnes réponses, fit Hermione. On va pas te laisser y aller seul. Je vais potasser mes livres, je trouverais peut-être quelque chose d'intéressant.
Neville essaya à tout prix de les empêcher d'y aller.
Il était prêt à se battre.
Hermione intervint, lui jetant le sortilège de pétrification, et Luffy déposa Neville sur le canapé, histoire qu'il soit mieux installé.
Après s'être de nouveau excusés auprès de Neville, ils se glissèrent sous la cape d'Harry.
Et ce ne fut que le début des emmerdes. Déjà qu'ils étaient serrés sous la cape, tous les quatre, en plus de ça, ils durent passer Miss Teigne qui les suivit de ses yeux jaunes, puis Peeves qui sentait qu'il y avait quelqu'un par là.
- Qui est là ? Je sais que vous êtes là, même si je ne peux pas vous voir. Qui êtes-vous ? Gnomes, fantômes ou sales mômes ?
Il s'éleva de sa tâche de plier le tapis pour observer le couloir où ils étaient.
- Je devrais appeler Rusard si quelque chose d'invisible rôde aux alentours… Peut-être que ce gamin de Portgas est rentré et essaye de voir l'efficacité de sa forme animale pour se cacher dans la nuit…
Luffy avala ses lèvres pour ne pas rire.
Harry les sauva avec sa brillante idée d'imiter le Baron Sanglant, ce qui fit déguerpir l'esprit. Ils parvinrent enfin là où était Touffu, et Harry tenta de les dissuader une nouvelle fois de ne pas l'accompagner, mais rien à faire.
Luffy sortit de la cape et s'avança souriant vers le chien à trois têtes… qui jappa joyeusement en le voyant.
- Konbanwa, Touffu ! Ne, tu veux pas nous laisser passer ?!
Luffy gratta chaque tête qui passait à sa portée et se fit lécher affectueusement en retour par le chien, qui le laissa ouvrir la trappe.
- Je passe devant !
Et il sauta dans le noir, sans chercher à savoir ce qu'il y avait en dessous. Il chuta un moment, tout en riant, avant de tomber sur quelque chose de mou. En haut, il parvint à entendre un son de musique, l'un des trois autres devait avoir joué une berceuse pour calmer Touffu, qui semblait n'avoir de l'affection que pour Luffy. Celui-ci se redressa et regarda autour de lui, une main sur son chapeau. Il semblait être sur une étrange plante.
- C'est O.K. ! Vous pouvez sauter, c'est mou ici ! lança Luffy.
Harry arriva en premier, suivit par Ron qui s'interrogea sur la plante, et enfin Hermione, qui échappa de justesse au cerbère.
- On doit être à des kilomètres sous le château, dit-elle.
- Une chance qu'il y ait cette plante, constata Ron.
- Une chance ! Regardez-vous !
Hermione se leva d'un bond et parvint péniblement à se réfugier contre une paroi humide. Péniblement, car dès l'instant où elle avait atterri, les vrilles de la plante qui avait amorti la chute, longues comme des tentacules, avaient commencé à s'enrouler autour de ses chevilles. Quant aux garçons, des sortes de lianes leur avaient déjà ligotés les jambes sans qu'ils s'en rendent compte. Hermione avait réussi à se libérer avant que la plante n'ait le temps de l'immobiliser. Elle regarda avec horreur Harry et Ron qui essayaient de se libérer, mais plus ils tiraient sur les tentacules, plus l'emprise du monstre végétal se resserrait autour d'eux. Luffy, lui, se contentait de regarder avec curiosité les lianes qui lui enserraient les jambes, sans que ça lui fasse le moindre mal.
- Ne bougez plus ! ordonna Hermione. Je connais cette plante, c'est un Filet du Diable !
- Je suis ravi de le savoir, ça nous aide beaucoup ! commenta Ron en se battant avec une liane qui essayait de s'enrouler autour de son cou.
- Silence, j'essaye de me rappeler comment il faut faire pour la tuer, dit Hermione.
- Dépêche-toi, parce que j'ai du mal à respirer, dit Harry d'une voix haletante pendant que la plante étreignait sa poitrine.
La plante fini par laisser Luffy tranquille, puisqu'il n'avait pas bougé d'un cheveu et avait fini par désintéresser le végétal, qui préféra s'occuper des deux autres paniqués. Il étira ses bras et s'accrocha au mur, sous les yeux ronds des trois autres, avant de se projeter conter la pierre, se mettant hors de portée des lianes. C'est vrai que Luffy était le caoutchouc. Les deux frères montraient si peu souvent leurs pouvoirs que ça les surprenait toujours.
- Comment on fait pour tuer la plante ? demanda Luffy à Hermione, en arrangeant son chapeau de paille.
Cela ramena Hermione à la réalité et elle s'empressa de réfléchir à nouveau.
- Elle aime l'humidité et l'obscurité, marmonna Hermione.
- Dans ce cas, allume un feu, dit Harry, à moitié étouffé.
- Oui, bien sûr, mais il n'y a pas de bois ! s'écria Hermione en se tordant les mains.
- TU ES FOLLE ? hurla Ron. TU ES UNE SORCIERE OU PAS ?
- Ah, c'est vrai ! dit Hermione.
Sans prendre la peine de sortir sa baguette, dans l'urgence, elle agita sa main et marmonna quelque chose, et un jet de flammes bleues, semblables à celles qui avait mis le feu aux robes de Rogue, mais aussi aux flammes utilisées par Marco dans la forêt, jaillit vers la plante. L'effet de la chaleur et de la lumière fit que la plante libéra rapidement Ron et Harry, qui virent se réfugier auprès des deux autres.
- C'est une chance que tu écoutes bien en classe, Hermione, commenta Harry, le visage ruisselant de sueur.
- Comment ça se fait que la plante t'a libéré ? demanda Ron.
- Je sais pas, avoua Luffy.
- Tu n'as pas paniqué, pointa Hermione. Si une fois prisonnier du Filet du Diable, on ne panique pas, elle nous relâche.
- Difficile de pas paniquer quand elle essaye de t'étouffer, pointa Ron, appuyé sur ses genoux pour reprendre son souffle.
- Elle essayait de nous étouffer ? Ah bon ? s'étonna Luffy, penchant la tête sur le côté.
Les trois autres se regardèrent, et malgré la situation, ils ne purent s'empêcher de rire devant le manque d'intellect de Luffy.
- Bravo Hermione, les cours d'Ace et Marco ont payés, t'a réussi de la magie sans baguette, sourit Luffy.
Hermione regarda sa main et offrit un magnifique sourire aux trois garçons, toute contente de son exploit.
Ils reprirent leur route dans un passage qui s'enfonçait sous terre, jusqu'à une nouvelle salle avec de la lumière… et des bruits d'ailes.
Au bout, une autre porte.
Harry passa devant, courant à toutes jambes, s'attendant à se faire attaquer par les oiseaux, mais ceux-ci l'ignorèrent. Les trois autres le rejoignirent et, après examen de la porte, il s'avéra qu'ils ne pouvaient pas l'ouvrir, malgré les nombreux sorts que tentèrent les jeunes sorciers.
- On pourrait la forcer à l'ancienne… ou tout simplement détruire la porte, proposa Luffy.
- Et tu veux faire ça comment ? demanda Ron.
- De la même façon que j'ai botté le cul du troll, sourit le garçon. Ecartez-vous !
Le trio échangea un regard et recula. Avec un peu d'effroi, ils virent Luffy, qui avait reculé de quelques pas, jeter en arrière ses bras, qui s'étirèrent jusqu'à la porte par laquelle ils étaient entrés, et relâcher le tout, faisant que l'élasticité ramena les bras vers l'avant, percutant à toute vitesse la porte. Celle-ci se brisa, avec un morceau du mur, tirant un sourire à tout le monde… qui s'effaça vite quand le mur se reforma avec la porte.
- Désolé, Luffy… c'était bien essayé, lui dit Harry en posant une main pleine de compassion sur son épaule.
- Et maintenant ? demanda Ron.
Hermione observa les oiseaux au-dessus de leur tête et dit :
- Ces oiseaux ne sont pas là pour faire joli.
- Ils sont bizarres, ces oiseaux, commenta Luffy en se curant le nez.
- Ce ne sont pas des oiseaux ! Ce sont des clefs ! Des clefs volantes ! Regardez bien ! pointa Harry. Ce qui veut dire…
Il jeta un coup d'œil dans toute la salle pendant que les autres observaient les clefs.
- Là, des balais ! s'exclama Harry. Il faut attraper la clef qui ouvre la porte !
- Mais il y en a des centaines !
- Il faut trouver celle qui ressemble à la serrure, pointa Luffy.
Ron examina la serrure et commenta :
- Il faut une grosse clef à l'ancienne, probablement en argent, comme la poignée.
Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ils furent tous sur un balais, et après quelques instants où Harry observa les alentours, il prit les choses en main, la cible enfin repérée. Ron attaquerait par au-dessus et Hermione par en-dessous. Luffy, lui, couperait la route de la clef, pendant qu'Harry attraperait la clef.
Potter n'était pas le plus jeune attrapeur depuis un siècle pour rien !
Et avec une efficacité redoutable, la clef se retrouva vite plaquée au mur, et ils purent ouvrir la porte, avant qu'elle ne s'en aille, piteusement.
- Prêt ? demanda Harry, la main sur la poignée de porte déverrouillée.
Tout le monde hocha la tête.
Et ils passèrent dans la salle suivante.
D'abord, il n'eut rien. Puis enfin, une lumière jaillit sur un côté de la salle, lentement, comme un lever de soleil… sur l'océan.
Le quatuor était au bord de ce qui ressemblait à une plage, avec de l'eau cristalline léchant le sable blanc.
En se retournant, ils voyaient la porte qu'ils venaient de passer se tenir comme ça, sur le sable, sans mur, laissant entrevoir la salle précédente. Pourtant, tout autour, c'était une île vierge.
- Whouawe… soufflèrent Ron et Harry.
- C'est de la puissante magie, murmura Hermione, abasourdie.
Luffy se mit à genoux au bord de l'eau et y plongea les mains, pour les remonter, laissant le liquide glisser entre ses doigts.
- C'est l'épreuve de Marco, annonça Luffy.
- Et on doit faire quoi ? demanda Hermione.
- De ce que je sais, enfin, de ce qu'Ace a accepté de me dire, y a quelque chose de caché sur l'île par la météo…
- La météo ? Comment la météo peut cacher quelque chose ? interrogea Harry.
- Les mirages ! s'exclama Hermione.
Luffy ferma les yeux et leva une main vers le ciel.
L'air s'irisa et ondula, avant d'éclater dans un bruit de verre brisé. Un pont apparu, sortant de nulle part, et se perdant dans l'horizon.
- Et voilà le travail ! sourit Luffy.
- Comment t'as fait ? demanda Ron.
- Ma navigatrice aime bien jouer avec les mirages. Je sais que si on change l'humidité de l'air, on peut faire apparaitre ou disparaître des mirages. Je comprends pas grand-chose à ça, mais je sais au moins ce genre de choses.
- Nami est douée… commenta Hermione.
- Marco l'est encore plus, mais il a de l'expérience et son instinct aviaire.
- C'est quoi au final ? demanda Harry.
- Marco ?
- Oui.
- J'ai pas le droit de le dire. Wari. S'il a envie que vous sachiez, il vous le dira.
Luffy laissa retomber son bras, et s'engagea sur le pont, suivi par les trois autres. Ils marchèrent un instant tranquillement, avant de voir du sang sur les plaques de bois et des cadavres d'étranges monstres jonchant les eaux.
- C'est quoi ? demanda Harry.
- Des Kai-Ô. Au vu de la taille, je dirais qu'ils sont du Paradis, commenta Luffy, pas plus déstabilisé que ça.
- Le Paradis ? répéta Ron.
- C'est le nom de la première partie de la Grand Line, non ? demanda Hermione. Tu y as déjà été ?
- Hai. J'attends d'avoir un peu plus d'expérience en magie pour m'aventurer dans le Shin Sekai. Et un nouveau navire. On z un portoloin de prêt pour nous déposer sur la dernière île où on s'est arrêté, quand le moment viendra. On y est.
Face à eux, il y avait une sorte de pyramide à degrés, comme on en trouve en Amérique Latine. Le pont se stoppait à sa base.
- On doit l'escalader, je présume, commenta Harry.
- Et éviter les pièges, sourit Luffy.
- Des pièges ? s'étrangla Ron.
- C'est l'épreuve du professeur Fushisho, forcément que ça ne sera pas aussi facile, pointa Hermione. Tu saurais les trouver, Luffy ?
- J'ai mieux ! Accrochez-vous à moi le plus fort possible.
Et Luffy lança ses bras vers le sommet, sous le regard perplexe de ses amis qui obtempérèrent. Une fois qu'il eut une bonne prise au sommet de la pyramide, Luffy se projeta vers le sommet, sous le hurlement des trois autres, avant de poser le pied à son sommet. Le trio se laissa tomber sur le sol, le cœur battant.
- Plus jamais… plus jamais je ne t'écouterais... se jura Ron.
- Ben quoi ? demanda Luffy, ne comprenant pas ce qu'il y avait.
Tout en reprenant son souffle, Harry observa l'endroit où ils se trouvaient. C'était une sorte de terrasse aménagée entre le sommet de la pyramide et le reste, entre des piliers. Dans le fond, on discernait deux portes.
- Y a encore autre chose ? gémit Hermione.
- C'est Marco, fit Luffy, comme si ça expliquait tout.
Les trois autres se mirent debout et marchèrent vers les portes. Le mur entre elles ondula et de la pierre se détachèrent deux créatures aussi grande que des hommes adultes. Ça avait un corps de félins et des ailes d'oiseaux, avec le buste de ravissantes femmes couverts de bijoux, de plumes et de pierreries.
- Des sphinxs, souffla Hermione.
Les deux créatures se séparèrent et se mirent chacune devant une porte, avant de dire d'une voix identique et morne :
- Nous sommes les gardiennes de la voie menant à un immense trésor. Une question, et vous pourrez passer. Mais il vous faut choisir. L'une des portes mène à la mort, l'autre à la fortune. L'une de nous ne peut que mentir, et l'autre ne peut dire que la vérité. Vous n'avez le droit qu'à une question pour trouver la bonne porte.
Et elles s'allongèrent devant les portes, regardant les quatre élèves.
- Une énigme ? gémit Ron.
- C'est du Marco tout craché, commenta Luffy en se curant le nez.
- Laissez-moi réfléchir, demanda Hermione.
Elle s'éloigna du groupe et se mit à faire les cents pas, se mordant frénétiquement le pouce.
- Pourquoi on ne choisit pas au pif ? demanda Luffy.
- J'aimerais ne pas mourir par erreur, Luffy, commenta Harry avec un sourire forcé.
Hermione cessa de s'agiter et respira profondément, avant de s'avancer vers le gardien de droite et lui demander d'une voix légèrement tremblante.
- Ma demande est la suivante : indiquez-moi la porte qui mène vers la Pierre Philosophale selon l'autre gardien, s'il vous plaît.
- T'es certaine que c'est la bonne question ? demanda Ron. Si c'est le gardien menteur…
Le sphinx se redressa et répondit :
- Selon l'autre gardien, la porte menant vers la Pierre Philosophale est celle derrière moi.
- Merci ! sourit Luffy en s'avançant pour l'ouvrir.
- Non, Luffy ! C'est pas celle-là ! lui dit Hermione.
Elle le prit par la main et l'entraîna vers l'autre gardien.
- Nous allons prendre cette porte, annonça la jeune fille au gardien de gauche.
Le gardien se leva et s'écarta.
- Comment tu sais que c'est la bonne ? demanda Ron.
- Le gardien menteur dira toujours le contraire de celui qui dit la vérité, et le gardien honnête dira ce que dira le gardien menteur. Dans les deux cas, comme j'ai demandé la porte vers la Pierre Philosophale selon l'autre gardien, ils me donneront celle vers la mort. Il suffit donc de prendre l'autre porte, expliqua Hermione.
- Tu es un génie, très sincèrement, complimenta Harry.
Hermione rougit alors qu'ils passaient la porte.
Ils arrivèrent dans une salle noire, qui fut bientôt éclairée par de la lumière, dévoilant un jeu d'échec avec des pièces encore plus grandes qu'eux.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Luffy.
- Un jeu d'échec. Je présume qu'il va falloir jouer pour parvenir à passer, commenta Ron. Regardez en face !
Et il pointa une porte de l'autre côté des figurines blanches.
- Et tu veux jouer comment ? s'enquit Hermione.
Ron alla au niveau d'un cavalier noir et le toucha. Immédiatement, la pierre s'anima.
- Euh… on doit se joindre à vous pour passer de l'autre côté ? demanda Ron.
Le cavalier hocha la tête.
- T'es le meilleur d'entre nous aux échecs, il vaut mieux que tu t'en charges, fit Harry.
- Oui, je vais m'en occuper. Luffy, tu te mets à la place du roi. Harry, tu prends celle de ce fou, et toi Hermione, tu te mets sur la case de cette tour, là-bas.
- Et toi ? demanda Hermione.
- Je serais un cavalier.
Et chacun alla se mettre aux places libérées par les pièces noires. Les blanches devaient les avoir entendus car peu après, un pion blanc s'avança de deux cases.
Ron donna des ordres aux pièces, qui s'avancèrent en conséquence, sans bruit, pour se faire assommer par les pièces blanches et traîner au bord de l'échiquier. Après, Ron se vengeait en prenant autant de pièces pour leur camp.
- C'est la seule solution, commenta Ron, à un moment.
Voyant l'état du terrain et ce que s'apprêtait à faire leur ami, Hermione et Harry protestèrent.
- Ron, appela Luffy.
Ron se tourna vers le jeune garçon qui le regarda avec un sourire, les yeux fermés pour ne pas montrer son inquiétude pour lui.
- Attention à la chute.
- Merci, Luffy, sourit Ron.
Et il avança. Immédiatement, la reine fut sur lui et l'assomma. Hermione poussa un cri, mais ne quitta pas sa case.
Harry s'avança sur la gauche, les mâchoires serrées, et s'arrêta, faisant face au roi blanc qui jeta sa couronne à ses pieds. Les pièces blanches s'écartèrent, leur libérant la route vers l'autre porte.
- Allez-y, je m'occupe de Ron, assura Luffy en se précipitant vers le rouquin.
- Merci, Luffy, firent les deux autres.
Après un dernier regard pour leurs deux amis, Harry et Hermione filèrent dans l'autre salle.
Luffy soupira et leva les yeux en voyant un phénix de flammes en argent voleter vers lui.
Le Patronus de son frère.
- Dis à Ace qu'on a un blessé, et qu'on a passé presque toutes les épreuves.
L'oiseau hocha la tête et s'en alla. Hermione revint vite après et se précipita vers Luffy.
- L'épreuve de Rogue ne nous permet pas d'aller à deux plus loin. Je suis revenue en arrière pour qu'on puisse conduire Ron chez Madame Pomfresh ! Tu le feras, pendant ce temps, j'enverrais Hedwige à Dumbledore.
- Ace et Marco sont de retour, annonça Luffy en chargeant Ron sur son dos avec l'aide d'Hermione. Allons-y !
Harry voulait crier, mais il était incapable d'émettre le moindre son.
Déjà, apprendre que c'était Quirrell qui servait Voldemort et voulait la pierre, c'était un choc, en plus de découvrir que c'était lui qui avait voulu le tuer… mais ça…
Quirrell avait retiré son turban à un point de la conversation et s'était retourné.
Derrière sa tête, au lieu de son crâne, il y avait un visage, le visage le plus terrifiant que Harry eût jamais vu. D'une blancheur de craie, agrémenté d'yeux rouges flamboyants et de fentes en guise de narine. Un visage digne d'un serpent albinos, en gros.
- Harry Potter… murmura le visage.
Echec de tentative de pas en arrière pour le garçon. Ses jambes ne lui obéissaient plus.
- Tu vois ce que je suis devenu ? Ombre et vapeur… Je ne prends forme qu'en partageant le corps de quelqu'un d'autre… Heureusement, il en reste toujours qui sont prêts à m'accueillir dans leur cœur et leur tête… Le sang de licorne m'a redonné des forces, ces dernières semaines… Dans la forêt, tu as vu le fidèle Quirrell s'en abreuver pour moi… Et lorsque j'aurai l'élixir de longue vie, je pourrai recréer un corps qui sera bien à moi… Maintenant… Donne-moi cette Pierre qui se trouve dans ta poche.
Il savait donc. Harry sentit soudain se jambes revenir à lui, lui permettant de reculer.
Il faudrait qu'il sache comment la Pierre avait réussi à passer du Miroir à sa poche… peut-être que Hermione aurait une réponse !
- Ne sois pas stupide, dit le visage en colère. Tu ferais mieux de sauver ta vie et de me rejoindre… ou alors, tu connaîtras le même sort que tes parents… ils sont morts en me suppliant de leur faire grâce…
- MENTEUR !
Que ce soit par instinct ou simplement parce qu'il refusait d'y croire, Harry n'arrivait pas à assimilé l'idée de voir ses parents demander grâce pour leur vie.
Quirrell bougea afin de s'assurer que Voldemort ne le perde pas de vue. Le visage maléfique souriait, à présent.
- Comme c'est émouvant… siffla-t-il. J'apprécie toujours le courage… Oui, mon garçon, tes parents ont été courageux... J'ai d'abord tué ton père et il m'a résisté avec une grande bravoure… Quant à ta mère, je n'avais pas prévu qu'elle meure… mais elle essayait de te protéger… Alors, donne-moi la Pierre ou sinon, elle sera morte en vain.
- JAMAIS !
Harry bondit vers la seule échappatoire.
Obéissant à Voldemort, Quirrell se jeta sur Harry et lui saisit le poignet, lui causant une douleur aiguë à l'emplacement de sa cicatrice, comme si sa tête allait se fendre en deux.
Il hurla en se débattant de toutes ses forces et Quirrell le lâcha, pour la plus grande surprise du garçon, diminuant la douleur du jeune. Quirrell, en revanche, était plié en deux par la douleur, le regard fixé sur ses doigts qui se couvraient d'ampoules à vue d'œil, comme brûlés par une flamme.
- Attrape-le ! ATTRAPE-LE ! répéta Voldemort.
A nouveau, Quirell plongea sur Harry. Il le fit tomber à terre et l'immobilisa en l'écrasant sous lui, les deux mains serrées autour de son cou.
La douleur de la cicatrice aveugla presque Harry. Il parvenait néanmoins à distinguer Quirrell qui hurlait de douleur, comme en proie à une effroyable souffrance. Il finit par lâcher son cou, le maintenant à terre avec ses genoux. Ses mains avaient la chair à vif, écarlates, complètements brûlées.
- Alors, tue-le, imbécile ! Qu'on en finisse ! couina Voldemort d'une voix suraiguë.
Quirrell leva le bras pour lancer un maléfice mortel, mais agissant par instinct, Harry se redressa assez pour plaquer ses mains sur le visage de son ennemi.
En hurlant, Quirrel roula sur le sol, le visage totalement brûlé. Réalisant son avantage, et saisissant l'opportunité, Harry se releva d'un bond et lui attrapa un bras, pour le serrer de toutes ses forces. Son adversaire poussa un hurlement de douleur tout en tentant de se dégager et malgré la douleur de sa cicatrice qui faisait qu'il n'y voyait plus rien, Harry tint bon.
Par dessus les glapissements de Voldemort ordonnant à Quirell de le tuer, il entendit quelqu'un crier : « Potter ! K'ssou, Potter ! ».
Soudain, il sentit le bras de Quirrell s'arracher à son étreinte et il sombra dans l'inconscience, persuadé que tout était perdu.
Marco arriva après le départ de Dumbledore, et s'installa sur le bord du lit d'Harry.
- Mes félicitations, Potter, vous voilà un héros, yoi, commenta Marco.
- J'aurais pas réussi à sauver la pierre dans l'aide de mes amis… et sans Luffy, je doute qu'on aurait compris quoique ce soit à votre épreuve, avoua Harry. Merci de m'avoir sauvé de Quirell. Le professeur Dumbledore m'a dit que c'est vous qui êtes arrivé quand je pensais que tout était fini, et qu'il aurait la Pierre.
- Tu as fait la majorité du boulot, Potter, le reste, ce n'est pas grand-chose ce que j'ai fait, à part l'achever et te remonter. Tu avais sans doute bien des questions, non, pour Dumbledore. Tu as eu tes réponses, yoi ?
- Pas toutes, mais il a dit que je n'étais pas prêt pour certaines.
- J'ai une question pour toi, Potter… n'as-tu pas remarqué quelque chose durant que tu passais les épreuves ?
- Que voulez-vous dire ?
- Réfléchis… La pierre philosophale est un objet de grande valeur, bien des gens auraient donné tout ce qu'ils avaient pour l'avoir. Penses-tu qu'une série d'épreuves que des enfants, qui commencent tout juste à apprendre la magie, ont réussi à passer avec très peu de difficultés, est efficace comme protection contre un mage confirmé, yoi ?
Harry battit un instant des paupières et fronça les sourcils.
- Garde en tête ce que je viens de te dire, Potter. Je vais te laisser, yoi. Mais avant de partir, j'ai un cadeau pour toi. Un porte bonheur.
Marco fit apparaître d'un tour de main une longue plume, parcourue d'un feu turquoise parsemé d'or, qu'il tendit au jeune sorcier.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry en la prenant.
- Ne la montre à personne. Jamais personne ne doit la voir, yoi. Vu le chemin parsemé d'embuches qui t'attend, tu auras besoin de ça. C'est la seule protection contre les sortilèges capables d'infliger la mort, yoi. Une plume d'une espèce très rare de phénix. Je vais y aller, Weasley, Granger et Luffy espèrent pouvoir te voir, et je crains que Madame Pomfresh ne craigne que je te fatigue.
- Je peux vous poser une question, professeur ?
- Si j'ai la réponse, je te la fournirai, dans la mesure du possible.
- Est-ce que… que vous avez connu mes parents ?
- Oui, Potter. J'ai commencé à enseigner quand ils sont arrivés à Poudlard. J'étais le plus jeune enseignant qui soit, puisqu'à l'époque j'avais l'âge qu'a aujourd'hui Ace. C'est avec moi que le début de la pratique de magie sans baguette a vu le jour à Poudlard, yoi.
- Est-ce… est-ce que vous savez pourquoi le professeur Rogue détestait mon père ?
Marco soupira et regarda Harry faire tourner pensivement l'étrange plume entre ses doigts.
- Oui. Severus ne vient pas d'un milieu des plus… favorable, dirons nous. Il avait pas mal de soucis avec son père. En entrant ici, il s'est démontré être un élève brillant et studieux, non seulement dans la pratique des potions, mais aussi dans les Défenses contre les Forces du Mal… et malheureusement, il a montré un intérêt pour la magie dite noire. Mais ce qui fait qu'il haïssait James Potter, c'est parce que votre père, avec son meilleur ami, Sirius Black, avait la mauvaise habitude de le tourner en ridicule et de l'humilier. Leurs blagues contre lui était très cruelles, parfois. Un soir, Black a eu la mauvaise idée de croire que ça serait drôle que Rogue trouve un loup-garou et votre père lui a sauvé la vie, après avoir appris ce que son ami avait fait, yoi. Au risque de briser l'image sans doute héroïque et merveilleuse que vous vous faisiez de votre père, Potter, James était assez orgueilleux quand il s'y mettait. Et un bel idiot. Je me demande parfois si votre mère ne lui a pas mis une droite pour lui mettre le cerveau en place et lui dégonfler son énorme égo, yoi.
- Merci… merci d'avoir été honnête avec moi, professeur.
- N'oubliez pas ce que je vous ai dit au sujet des épreuves et ne vous séparez jamais de cette plume, Potter.
Marco se leva et s'en alla.
Peu après, avec d'intenses négociations entre Harry et madame Pomfresh, Hermione, Ron et Luffy parvinrent à voir leur ami.
Hermione se retint tout juste de le serrer dans ses bras, sous le rire de Luffy.
Harry leur rapporta ce que Dumbledore lui avait dit, mais garda pour lui la conversation avec Marco.
- Alors, la pierre n'existe plus ? fit Ron à la fin du récit. Et Flamel va mourir ?
- C'est ce que je lui ai dit, mais Dumbledore m'a répondu… euh, ah oui, « pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une aventure de plus. »
- Et alors ? fit Luffy, qui se servait sans que ça ne gêne le malade dans les bonbons et autres friandises que Potter avait reçus. Je vois pas le souci de mourir, du moment qu'on meurt pour ses rêves.
- J'ai toujours dit que Dumbledore était cinglé, mais toi, Luffy, tu l'es encore plus, commenta Ron.
- Et vous, qu'est-ce qui vous est arrivé ? demanda Harry.
- Je n'ai eu aucun mal à revenir sur mes pas. Luffy a pris Ron sur son dos, et il m'a dit avoir reçu un message de son frère comme quoi lui et le professeur Fushisho étaient de retour. On les a vus juste au moment où on quittait le troisième étage. Ils se sont précipités vers Touffu pour te porter secours. Pendant que Luffy allait déposer Ron à l'infirmerie, je suis allée vers la volière, mais dans le hall, j'ai vu Dumbledore, qui semblait déjà au courant. Il a juste demandé si tu étais allé le rejoindre, puis il a filé, lui aussi.
- Tu crois qu'il voulait vraiment que tu y ailles ? demanda Ron. C'est pour ça qu'il t'a envoyé la cape d'invisibilité ?
- Ji-chan disait que sous ses airs de vieux sage, c'est un manipulateur, commenta Luffy.
- Le professeur Fushisho m'a poussé dans cette piste, aussi… C'est vrai qu'à part son épreuve et celle de Rogue, si des premières années ont réussi à arriver jusque-là, imaginez un sorcier confirmé…
- Si c'est vrai, c'est terrible ! s'écria Hermione. Tu aurais pu te faire tuer !
- Ce n'est pas tout à fait ça, répondit Harry d'un air songeur. C'est un drôle de personnage, ce Dumbledore. Je crois qu'il a voulu me laisser une chance. Il doit savoir à peu près tout ce qui se passe dans l'école et je pense qu'il devait savoir pour notre projet, mais au lieu d'essayer de nous arrêter, il a cherché à nous aider. Je ne crois pas que ce soit un hasard s'il m'a laissé découvrir comment le Miroir fonctionnait. C'est peu comme s'il me reconnaissait le droit d'affronter Voldemort face à face, si je le pouvais.
- Ace dit que Voldemort n'aurait jamais pu entrer ici en utilisant Quirell, si Dumbledore ne l'avait pas voulu. Marco l'a mis en garde plus d'une fois contre cet homme, dès la première fois qu'il l'a vu, avant le début de l'année. La seule chose que le directeur a faite, c'est de demander au professeur Rogue de le surveiller, fit Luffy. Quelque chose ne va pas dans tout ça.
- Décidément, Dumbledore est bizarre, fit Ron pensivement. Et maintenant, écoute : il faut absolument que tu sois debout pour le banquet de fin d'année, demain. Le compte des points a été fait et bien entendu, ce sont les Serpentards qui ont gagné la coupe. Tu n'étais pas là pour le dernier match, et on s'est fait écrasé par Serdaigle. Mais il y aura de bonnes choses à manger.
C'est à cet instant que madame Pomfresh décida de les mettre dehors.
Ace rejoignit, peu avant le festin, Marco au lac.
- Quelque chose se prépare Ace… souffla Marco. Et je n'aime pas ça.
- Quels sont mes ordres ? demanda le jeune homme, en se mettant limite au garde à vous, derrière son supérieur.
- Sois prudent, et demande à ton frère de l'être aussi, yoi. Je ne veux pas que vous soyez blessés ou tués. Surtout toi.
Ace lutta contre un rougissement mais assura qu'ils le seraient.
- C'est bientôt l'heure, allons voir Serpentard se réjouir encore une fois de sa victoire, soupira Marco en se retournant.
Il ébouriffa affectueusement les cheveux d'Ace et l'embrassa rapidement sur le sommet du crâne, profitant qu'ils soient seuls, avant de prendre la route du château.
Luffy se leva sur son banc pour faire signe à Harry de les rejoindre, alors qu'il entrait dans la Grande Salle.
Le garçon fit de son mieux pour ignorer les murmures et tous ceux qui essayaient de mieux le voir.
- Pourquoi tu as dû t'absenter, Ace ? demanda Harry en s'asseyant à table.
- Le jour de l'attaque contre la pierre philosophale ? Des hommes de Kaidou avaient débarqué à Pré-au-lard, alors, avec Marco, nous sommes partis sur le terrain. On a vite fait le ménage, à nous deux, et bien heureusement, on était loin de la zone habitée, commenta Ace. Pas eu trop de mal ?
- C'était de la magie magnifique l'épreuve du professeur Fushisho… commenta Hermione. On se serait vraiment cru au bord de la mer !
- Estime-toi heureuse qu'il n'ait pas eu assez de puissance pour ce qu'il prévoyait à l'origine, sinon, je suis pas certain que vous y seriez parvenus. Il voulait reproduire la météo et une île du Shin Sekai.
- Et ça aurait donné quoi ? demanda Ron.
- Va savoir ? Peut-être les lois de la gravité qui font ce qu'elles veulent, ou une pluie d'éclair… voir même un océan de flammes ! Enfin… Té, voilà le directeur.
En effet, Dumbledore venait d'arriver, faisant tomber le silence sur les élèves comme sur les professeurs.
- Une autre année se termine, dit joyeusement Dumbledore, et je vais encore vous importuner avec des bavardages de vieillard, avant que nous entamions enfin ce délicieux festin. Quelle année ! Fort heureusement, vos têtes sont un peu plus remplies qu'auparavant… et vous avez tout l'été pour les vider à nouveau, en attendant le début de l'année prochaine… Je tiens aussi à vous signaler à l'avance que l'an prochain, nous accueillerons quelques élèves de l'école de magie américaine de Salem, suite à sa destruction mystérieuse. J'espère très sincèrement que vous les accueillerez à bras ouverts. Maintenant, le moment est venu de décerner la coupe des Quatre Maisons. Le décompte des points nous donne le résultat suivant : en quatrième place, Gryffondor avec trois cent douze points. En troisième, Poufsouffle avec trois cent cinquante-deux points. Serdaigle a obtenu quatre cent vingt-six points et Serpentard quatre cent soixante-douze points.
Bien entendu, la table en question fit la fête et Hermione vit avec inquiétude que malgré son impassibilité, les doigts d'Ace, en tapotant avec agacement le bois de la table, laissaient quelques traces de brûlé.
- Hotarubi… souffla-t-il.
De discrètes lucioles vertes jaillirent de l'une de ses mains et disparurent dans la salle, sous le regard perplexe de ceux qui l'avaient vu faire.
- Oui, oui, très bien Serpentard, reprit Dumbledore. Il convient cependant de prendre en compte des évènements récents.
Il y eut un grand silence, et les sourires des vainqueurs devinrent moins triomphants.
- J'ai quelques points de dernières minutes à distribuer. Tout d'abord, même si cela n'a rien à voir avec Poudlard et que le cadre n'est pas tout à fait… légal, dirons-nous, j'aimerais voir Monsieur Ace D. Portgas.
Avec un air surpris, Ace se leva de sa place, les bras croisés, les sourcils froncés, attendant qu'on lui dise ce qu'on lui voulait.
- Pour votre bravoure, votre fougue et votre victoire au côté de votre vice-capitaine, durant l'attaque de Pré-au-lard… j'accorde vingt points à Gryffondor et saluez pour moi ce cher Newgate.
Marco leva brièvement un sourcil alors que tous les Gryffondors applaudissaient Ace qui reprit sa place, toujours aussi impassible.
- Mais de quoi s'occupe ce vieux chnoque, marmonna Ace.
- Sa na, répondit Luffy avec un sourire.
- Maintenant, passons à ce qu'il s'est passé dans l'enceinte du château. Je commencerai par Monsieur Ronald Weasley.
Ron devint écarlate. Il avait soudain l'air d'un radis qui aurait pris un coup de soleil.
- Pour la plus belle partie d'échecs qu'on ait jouée à Poudlard depuis de nombreuses années, je donne à Gryffondor vingt points.
Les acclamations de Gryffondor atteignirent presque le plafond enchanté et on pouvait entendre Percy se vanter de son frère auprès des autres préfets.
Puis, le silence revint.
- Ensuite, je voudrais accorder dix points à Monsieur Luffy D. Monkey pour ses prouesses en matière de magie sans baguette et son instinct, qui lui permirent de troubler la météo et dévoiler la route au travers des mirages et illusions.
Luffy se contenta de rire, alors que son frère, juste à côté de lui, lui ébouriffait affectueusement les cheveux.
- J'en viens à Miss Granger… pour la froide logique dont elle a fait preuve face à des flammes redoutables et devant l'énigme où dans les deux cas, la mort n'était qu'à un mauvais choix… j'accorde à Gryffondor cinquante points.
Hermione enfouit sa tête dans ses bras. C'était facile de deviner qu'elle devait pleurer d'émotion. Ace fit de son mieux pour ne lui faire aucun commentaire, malgré qu'il haïsse les pleurnichards. Tout autour de la table, les élèves ne pouvaient pas contenir leur joie. Après tout, ils venaient de gagner cent points de plus.
- Enfin, parlons de Monsieur Harry Potter.
Le silence ce fit dans la salle.
- Pour le sang-froid et le courage exceptionnel qu'il a manifestés, je donne à Gryffondor soixante points.
Le vacarme devint assourdissant.
- On est ex-aequo avec Serpentard, souffla Ace.
- Si seulement on avait eu un seul point en plus, bouda Ron. Juste un.
Dumbledore leva la main et le silence revint peu à peu.
- Le courage peut prendre de nombreuses formes, dit-il avec un sourire. Il faut beaucoup de bravoure pour faire face à ses ennemis, comme l'ont montré Messieurs Portgas et Potter, mais il n'en faut pas moins pour affronter ses amis. Et par conséquent, j'accorde dix points à Monsieur Neville Londubat.
- Bravo, Neville ! acclama Luffy dans le vacarme des plus assourdissant.
Le pauvre Neville disparut bientôt sous les accolades de ses camarades.
Et la tête de Malfoy face à ça était collector.
- Ce qui signifie, poursuivit Dumbledore en essayant de couvrir le tonnerre d'applaudissements (les deux autres maisons étaient ravies de la chute de Serpentard), que nous allons devoir changer le décor de cette salle.
- Hidaruma… murmura Ace avec un mauvais sourire.
Avant que Dumbledore ne puisse frapper dans ses mains, les bannières aux couleurs vert et argent prirent feu.
Il suffisait de voir le sourire discret mais satisfait d'Ace et l'air presque exaspéré de Marco pour comprendre ce qu'il s'était passé, mais peu le firent.
- Eh bien, merci à celui ou celle qui vient de me faciliter le travail, commenta Dumbledore, légèrement surpris.
Il frappa dans ses mains, et les restes des bannières se transformèrent en celles de Gryffondor, sans la moindre flamme.
Et ce fut une magnifique soirée avec de supers souvenirs.
- Comment tu as réussi à t'en sortir en potion, très sincèrement, Luffy ? demanda Ace en s'installant dans le train pour le retour.
- Pas la moindre idée.
Ace soupira et regarda de nouveau les notes de son frère. Il finit par sourire et lui dit :
- Je suis très fier de toi, Lu'. Avec tout ce que tu apprends, tu feras un malheur dans le Shin Sekai. Tu seras le Kaizoku Ou.
- Et tu seras le Nibantaï Taïsho le plus féroce de l'histoire de l'équipage de Shirohige ! répondit Luffy. Na, Nii-chan, on se fait un shanty ?
La porte s'ouvrit à cet instant sur le Golden Trio.
- On peut s'installer ? demanda Harry.
- Si vous voulez. Luffy essaye de me persuader de chanter un chant de marin.
- Allez… Nii-chan…
Luffy fit ses yeux de chiots qui en aurait fait craquer plus d'un et Ace soupira, alors que les autres s'installaient.
- Que dalle ! lui répondit Ace en lui tirant la langue. Je vous laisse mon frère, je vais faire un malheur dans le train avec les jumeaux et Lee. Je vais me changer dans les toilettes.
Et il se leva.
Le trajet se passa en riant et en mangeant des friandises.
Bientôt, ils arrivèrent à la gare et retrouvèrent les moldus. Ace alla s'excuser auprès de la mère des jumeaux pour avoir annulé à la dernière minute le Noël sur le Red Force, et lui dit qu'il se devait de voir avec son capitaine pour passer les vacances avec eux.
- Oi ! Ace ! Luffy ! appela quelqu'un.
Les deux interpellés se retournèrent pour voir un jeune garçon de l'âge d'Ace, blond, leur faire de grands signes sur le quai de la gare, avec Marco habillé en moldu, deux casques de moto dans les mains, un garçon aux cheveux verts et un homme assez âgé et l'air malicieux.
- C'est ici qu'on se quitte, Potter, fit Ace en retirant sa chemise pour la mettre dans son sac, sans se soucier des regards des passants qui le dévisageaient, pour le coup. Bonne chance avec ces idiots. Mon fuku-senshô m'attend, avec Sabo et Ji-chan.
- Oh, c'est votre famille ? s'étonna Harry.
- Le blond, c'est notre frère, le vieux, notre oncle, et le marimo, Zoro, mon second, sourit Luffy.
- Oi ! Arrête de me traiter de marimo ! s'indigna Zoro.
- On se voit l'an prochain !
Et les deux frères s'en allèrent. Les chariots de bagages furent poussés entre les civils au travers de la gare.
- Come all you young sailor men, listen to me,
I'll sing you a song of the fish in the sea;
And it's... chantonna Rayleigh à mi-voix, en se frayant un chemin dans la foule.
- Windy weather, boys, stormy weather, boys,
When the wind blows, we're all together, boys;
Blow ye winds westerly, blow ye winds, blow,
Jolly sou'wester, boys, steady she goes... répondirent les autres avec un sourire.
Les pirates revenaient de l'école… ils retournaient à l'océan pour faire parler d'eux.
Note de Clockie
Navrée, j'ai eu quelques problèmes... En fait, je n'avais plus d'accès à l'ordinateur...
Mais j'ai pu reterminer Zelda TP ! *Une nuée d'objets contondants fonce vers Clockie* Oï ! Pas taper ! *Un piano à queue l'atteint en pleine tête (50 points pour le lanceur)* D'accord, je ne sauverais plus le monde au lieu de bosser, promis. *Un pot lui écrase les orteils, très douloureux ça. (70 points pour le lanceur) Et puis, sauver le monde ? Poser des bombes partout, c'est sauver le monde ?* De quoi elle se mêle, la voix off ? *Une baleine bleue, un tank, la Maison Blanche et de la glace à la vanille heurtent Clockie (respectivement 75, 60, 300 et 120 points)* Contre-attaque ! *Par on ne sait quel miracle, Clockie se frappe elle-même avec son dictionnaire. Un panda en peluche et Ganondorf l'attaquent par derrière (90 et 1500 points)* Euh... Je me rends ? *Pas trop tôt. Maintenant, demande pardon aux lecteurs.* Pardon. *Mouais. Pas fameux.* Auriez-vous, chers lecteurs, l'extrême amabilité de m'excuser de mon affreux retard, même s'il est inexcusable ? *Mieux. Et file moi la manette.* Non. *Ganondorf s'approche de Clockie pour lui ravir son clavier.* Kyaaaaa ! *Cours gamine. Cours.*
*Voilà, elle s'excuse aussi pour l'énorme note. Pas vrai que tu t'excuses ?* Désol-argh ! *Houlà, ça a dû faire mal ça.* Désolééée ! *Pas passé loin, ce rayon laser.*
