Et voilà, ce sera le dernier chapitre de la semaine. Désolé mon emploi du temps va m'empêcher d'écrire pendant quelques jours…Mais j'en profiterai pour monter un schéma précis de la suite de l'histoire. Quelque chose d'un peu élaboré. Car l'affaire des diamants était pas du tout développée et c'était dommage. Bonne lecture et merci pour vos gentils messages )
Après une heure de festivités, les deux amis décidèrent qu'il était temps de s'échapper. Hermione remarqua une petite porte à l'arrière.
-Cela mène surement dehors. Allons y, ce sera plus discret qu'en empruntant le hall principal.
-Comme tu voudras.
Une fois la voie libre, ils se glissèrent le pas léger vers la fameuse porte. Ils ne mirent pas longtemps à se rendre compte qu'elle ne menait pas à l'extérieur... Le couple se retrouva dans une pièce plongée dans l'ombre.
Cette obscurité amena d'ailleurs Harry à foncer accidentellement dans Hermione. Il lui sembla qu'il avait touché ses fesses et la situation lui sembla ironique.
-Désolé, j'y vois rien.
- Lumos ! s'exclama la sorcière en agitant sa baguette.
Ils restèrent la bouche entrouverte en observant l'endroit dans lequel ils s'étaient aventurés.
-Waouh, il y en a des caisses de champagnes ici !
En effet, le long des 4 mètres de hauteur de la pièce, des centaines de bouteilles étaient mises en équilibre, attendant patiemment que des fêtes soient données.
-Harry, la porte ne veut plus s'ouvrir !
Il tira énergiquement sur la poignée et utilisa quelques sortilèges déjà tentés par Hermione, mais la porte fut capricieuse et resta coincée. Le transplanage était pour une raison ou pour une autre strictement contrôlé dans cette enceinte.
-Merde !
Une dernière fois, il mit toutes ses forces pour essayer de sortir, en vain.
-Ne t'épuise pas Harry c'est inutile. Je crois qu'il ne reste plus qu'à attendre qu'un serveur vienne ranger les bouteilles qui n'ont pas été bues. C'est ma faute, mon idée était stupide.
-Non ne t'en fais pas, l'intention était réfléchie. Bon…On n'a plus qu'à se poser. Je suppose que ce genre de fête ne s'arrête qu'au bout de la nuit.
Il cala son dos contre un mur et le fit glisser jusqu'à ce qu'il se trouve en position assise. Ses yeux se fermèrent paisiblement.
Hermione n'avait pas la tête à dormir pour le moment. Rapidement ennuyée par le manque d'intérêt des lieux, elle se contenta d'observer Harry. Sa tenue noire et blanche était très distinguée. Rarement elle l'avait vu dans ce genre de vêtements.
Elle repensa à la robe à froufrous que Ron avait du porter au bal et laissa échapper un petit rire. Elle se demanda ce que devenait le jeune Weasley et espéra qu'elle aurait l'occasion de le revoir. Qu'avait il pensé en apprenant qu'ils s'étaient enfui tous les deux sans le prévenir ? Plusieurs fois elle avait songé à envoyer un hibou pour lui fournir des excuses mais le risque que le courrier se fasse intercepté était considérable. Le ministère surveillait tout et partout.
Peu à peu, la pression retomba et elle commença elle aussi à sentir la fatigue. Sa robe dénudée ne la protégeait pas de la fraicheur de la pièce et la jeune femme frissonna avant d'éternuer de façon mignonne.
Alors qu'il somnolait, Harry sentit le corps d'Hermione s'installer dans ses bras. Ses doigts frôlèrent sa peau, visiblement recouverte de chair de poule. Elle était gelée. Il bougea ses membres afin de lui offrir un appui plus confortable.
Le cœur inaudible du sorcier s'emballa. Il eut du mal à croire ce qui était en train de se dérouler. Le cap de l'amitié avait manifestement été dépassé ce soir là. Un jour ou l'autre, elle s'ouvrirait de nouveau totalement à lui, il en était persuadé.
Rassasié de confiance, il entreprit la contemplation de la jeune femme. Il regarda ses lèvres rouge écarlate et se rappela leur baiser sur la piste de danse. Il avait hâte de revivre cette expérience.
Sa respiration indiqua qu'elle s'était enfuie au pays des rêves. Il n'osa pas faire de mouvement brusque par peur de la réveiller. C'était à peine s'il osait respirer…
Il hésita pourtant à lui caresser la joue pour mieux la bercer. Mais sa main tremblante n'eut pas le cran. Il se promit d'être patient. Cracher contre le temps n'était pas nécessaire. L'attente permettrait de construire des bases solides.
Le devoir de faire le premier pas et de lui indiquer qu'elle était prête revenait à Hermione. Quelque part, il paria que l'initiative de la sorcière arriverait très bientôt…
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Lorsqu'Hermione ouvrit les paupières, la vision des bouteilles de champagne avait disparu. L'odeur d'amande des draps blancs lui était inconnue. Son premier réflex fut de jeter un coup d'œil à la fenêtre. Les arbres en fleurs qu'elle distingua confirmèrent qu'elle se trouvait à la campagne.
Harry débarqua dans la chambre muni d'un petit déjeuner servi sur un plateau.
-Salut Mione ! s'exclama t-il joyeusement. Bien dormi ?
-Euh oui…répondit elle un peu déboussolée.
Elle s'attacha rapidement les cheveux et se redressa en se frottant les yeux. Le jeune Potter posa la nourriture sur la table de chevet et s'assit auprès d'elle. D'un geste affectueux il l'aida à ranger quelques mèches rebelles.
-J'ai dormi combien de temps ?
-Je n'ai pas fait le calcul, mais j'ai bien cru que tu avais décidé de ne jamais te réveillé.
-Tu as été obligé de me porter ?
Il hocha la tête devant sa mine coupable.
-Oups…laissa t-elle échapper avec un sourire gêné.
-Heureusement que tu n'es pas obèse en effet.
Il regretta cette remarque pas très charmante.
-Qu'est il arrivé à l'appartement ou nous squattions ?
-J'ai voulu te faire la surprise. J'arrive de nouveau à transplaner. C'est un peu douloureux mais assez efficace. Je me suis dit que cet endroit te plairait.
Affamée elle se jeta sur la salade de fruits qu'il lui avait gentiment préparé.
-Humm…c'est délicieux Harry !
-Tu ne veux même pas savoir dans quel pays nous sommes ?
Elle s'arrêta soudain de mâcher et garda sa cuillère suspendue dans l'air.
-On a quitté le Royaume-Uni ?
-Et oui.
Un sourire mêlé d'un sentiment étrange se dessina sur sa bouche. La chaleur qui émanait de l'extérieur s'expliquait parfaitement. Ils étaient probablement dans un pays plus exotique que l'Angleterre.
-Alors devine, lui proposa Harry enjoué par ce défi.
-Espagne ?
Il secoua la tête pour exprimer une réponse négative.
-Grèce ?
-Non plus.
-Nous n'avons tout de même pas quitté l'Europe ?
Harry explosa de rire.
-Je suis de nouveau capable de supporter le transplanage mais je ne peux pas non plus faire le tour du monde ! Je suis pas Superman !
-Superman ? C'est quoi Superman ?
-Oh rien d'important, un héro moldu…
Le visage d'Hermione s'illumina, gagné par l'espoir.
-Nous sommes en Italie ?!
-Bingo ! En pleine Toscane. Je me suis dit que ça te ferait plaisir.
La joie prit le contrôle de son expression.
-Oh c'est génial Harry !
Le sorcier fut content de la voir s'enthousiasmer. Son moral et son optimisme avaient fait de très gros progrès durant les dernières semaines. Etait ce grâce à lui ?
Elle saisit une rondelle de banane et l'engouffra dans la bouche de son ami. Harry avala le fruit quelque peu troublé. Hermione aimait dessiner leur complicité à travers ce genre d'attentions. Un spectateur aurait pu les prendre pour un couple dévoué.
Son ventre se serra. Pourquoi fallait-il qu'il pense à ce vide amoureux dés le matin ? Son amour pour Hermione ne pouvait-il pas lui laisser ne serait ce qu'une heure de répit ?
Cupidon pourrait t-il un jour lui foutre la paix ?
Il ne se doutait pas que l'esprit de son amie était aussi tourmenté. Rien que la frustration physique s'avérait un poids insupportable. Il suffisait parfois qu'il lui lance un sourire pour que le souffle lui soit coupé.
-On va se balader ? proposa la jeune femme de bonne humeur.
Harry n'était pas contre cette idée, mais avant il souhaitait régler un léger détail.
-Dit Mione, je peux te poser une question ?
-Si tu t'apprête à me demander comment j'ai pu enfiler autant de champagne l'autre soir, je n'en sais rien !
Il sourit amusé par son humour. Puis, il s'approcha doucement d'elle, poussant les draps au passage. Avec précaution, il passa son index sous le débardeur d'Hermione qui commença à se demander ce qu'il comptait faire.
Toujours aussi délicatement, il souleva le bout de tissus de quelques centimètres.
La jeune femme comprit ou il voulait en venir. Harry profitait de leur proximité pour observer l'évolution de sa cicatrice. Six ans auparavant, il avait brûlé Hermione, perdant le contrôle sous l'effet de la drogue. Sa culpabilité ne s'était toujours pas éteinte.
-Tu m'as fait peur, j'ai cru que tu voulais…
Elle ne finit pas la fin de sa phrase tandis que leurs regards se croisèrent. La couleur de leur joue vira aussitôt au rouge.
Hermione frissonna de désir. Elle était assez proche d'Harry pour entendre sa respiration et cette dernière démontrait sans aucun doute qu'il avait envie d'elle. Il semblait lutter tout comme elle.
Elle aurait pu éviter encore quelques jours que son cœur en peine soit exposé au risque d'une relation. Mais Hermione en avait plus qu'assez d'attendre. Elle en avait ra le bol de se poser 36000 questions et de s'imposer des limites. La douceur d'Harry méritait qu'elle s'ouvre à lui.
Un nombre incalculable de fois elle s'était fait le film de leur histoire d'amour. Seulement voilà, le cinéma devient vite lassant. La bobine arrive à la fin et on reste sur sa faim. Un court-métrage ne vaut pas la réalité. Les frissons derrière l'écran ne valent pas les véritables étreintes.
Elle décida de ne pas bouger, jusqu'à ce que leurs corps cèdent.
Quelque chose d'étonnant se produisit. Ce fut comme si leurs regards remplaçaient leur paroles. Sans un mot, ils se mirent d'accord sur une chose. Ils allaient craquer, c'était sur et rien ne pouvait empêcher que ça arrive.
La main d'Harry était toujours sur le ventre d'Hermione. D'un geste tendre, il la glissa dans son dos afin de la rapprocher de lui. 10 centimètres, 9 centimètres, 8 centimètres… le contact de leur visage approchait.
Leurs lèvres se frôlèrent. Leurs bouches se cherchèrent avant de se dédier l'une à l'autre. Le cour des choses s'inversait enfin.
La frustration qui les avait fait souffrir leur faisait maintenant du bien.
Tout pouvait s'oublier. La douleur était enfin terminée. Tout irait bien maintenant…
Les deux amants cherchèrent à faire monter cette pression sexuelle au maximum pour rendre ce petit jeu plus intéressant.
Aucun mangemort ne risquait de venir les déranger dans cette petite maison italienne. Le pêché qu'ils étaient sur le point de commettre pouvait durer des heures et des heures, peu importait. Ils n'avaient rien d'urgent à faire après tout. Hormis l'amour justement.
Harry eut des impatiences dans les jambes mais parvint à contrôler son corps. Plein de retenue, il embrassa tendrement Hermione en caressant ses cheveux. Il avait imaginé cet instant des centaines de fois, mais toujours il avait sous estimé le bonheur qui parcourait ses veines lors d'un baiser.
Elle s'accrocha à lui comme s'il était la dernière chose qui la maintenait en vie. Il en profita pour mordiller son cou comme un vampire assoiffé, avant de croquer son oreille de façon mignonne.
Impatiente, elle déboutonna un par un les boutons de sa chemises. Ses mains froides parcoururent son torse. Elles redécouvrirent ces muscles agrandis par le temps.
Puis, il saisit ses fesses d'une main ferme pour la presser amoureusement contre lui. Il captura de nouveau ses lèvres et la débarrassa de son haut. Il butina son ventre brûlant en remontant petit à petit.
Tel un explorateur, il fit le nécessaire pour dévoiler sa poitrine. Il l'admira pendant quelques secondes avant de la caresser. Alors qu'il savourait le bruit de ses gémissements il se posa une question, Comment faisait-elle pour être belle jusqu'au bout des seins ?
Un quart d'heure plus tard, ils se sentirent seuls au monde, leurs vêtements éparpillés sur le sol. Leurs frottements sages et sensuels commençaient à les enflammer. Leurs souffles ne faisaient plus qu'un.
Hermione sentait que le moment ultime approchait. Harry la dévorait, nu au dessus d'elle. Alors qu'il fit une pause pour lutter contre la frustration de devoir prendre son temps, il décida de la regarder droit dans les yeux.
Ce qu'il y vit l'alarma. Des torrents de détresses se lisaient dans ses pupilles.
Le cœur d'Hermione ressentait la même tempête. A contrecœur, elle réalisa que son excitation s'envolait. Le regret ou la peur, ou peut-être une sensation d'infidélité la parcourait.
Elle tenta de dissimuler son angoisse. Harry était sur la point d'agir. Elle l'avait laissé faire depuis le début. Ce n'était pas le moment de flancher. Elle avait ressenti du plaisir dés la première caresse, elle apprécierait forcément la suite.
Mais Harry n'était pas dupe et il comprit qu'elle tentait de se mentir à elle-même. Hermione n'était pas prête.
Seul son physique réclamait ce feu d'artifice. Son moral semblait pétrifié. Il aurait pu lui faire l'amour malgré tout, mais à quoi bon ?
D'un geste décisif, il attrapa l'épaule d'Hermione afin de l'allonger à plat ventre sur le lit.
Alors que la sorcière s'attendait au passage à l'acte, elle sentit les mains de son amant caresser son dos avant d'appuyer un peu plus fortement. Elle sourit, les larmes aux yeux, émue par le geste d'Harry. Il avait laissé le sexe derrière la porte, avait compris sa détresse. Son désir avait fait demi tour pour laisser place à la tendresse. Il avait mis ses envies de coté pour elle. Il l'aimait comme aime un gentleman.
Son massage se prolongea, dans un silence réconfortant. Les gestes s'exprimaient mieux que les mots. Etre nus tous les deux sous ses draps suffisait à passer un moment agréable.
Une fois terminé, Hermione se retourna et remercia Harry d'un baiser tendre. Elle s'apprêtait à s'excuser mais il comprit et déposa un doigt sur ses lèvres.
-Ne dis rien, murmura t'il avant de la serrer fort contre lui, c'est ma faute. J'aurais du deviner que c'était trop tôt.
-C'était à moi de connaitre mes limites.
-C'était très agréable quand même.
-Oui, confirma t-elle avec un sourire.
Il vint poser sa tête sur son ventre et elle se mit à caresser ses cheveux noirs corbeau.
-Est-ce qu'on est vraiment obligés de faire cette ballade Mione ? J'aimerais te garder ainsi sous la couette toute la journée, avoua t-il avec un regard coquin.
-Est-ce que le jardin est à l'abris des regards ?
-Oui pourquoi ?
Elle se leva, et toujours nue, tendit sa main à Harry.
-Alors restons ainsi mais sur l'herbe. Votre joli petit cul blanc a besoin de bronzage monsieur Potter !
