De retour ! Merci pour vos lectures =) ! . Je dois avouer que j'ai un peu manqué d'inspiration (je viens d'écrire aspirateur au lieu d'inspiration, j'ai du mal aujourd'hui lol) pour les prochains chapitres, en espérant que ça vous plaira quand même :s J'ai l'impression de répéter toujours le même genre de dialogue et de trop compliquer la relation Harry/Hermione. Je devrais ptet les laisser tranquilles ^^ Vous me direz ce que vous en pensez )
(Pour répondre à ta question mama , oui Harry doit lui poser une question, mais au final il regarde sa cicatrice sans la formuler à voix haute, sa question était tout simplement, comment a évolué la brûlure ?)
La petite villa dans laquelle se trouvaient les deux sorciers se situait à Multapuciano, une ville paisible en pleine Toscane. D'après les renseignements qu'Hermione avait analysés au ministère, le criminel Müller y avait vécu il y a une quinzaine d'années de cela. Ce fut à cet endroit, qu'il avait rassemblé une troupe de bandits aussi violents qu'efficaces.
Son goût pour la décoration se manifestait autant que dans la petite maison en bord de mer. Le rouge dominait. Les couleurs chaudes du mobilier leur rappelaient la salle commune des Gryffondors. De quoi laisser entrer une pointe de nostalgie.
Hermione s'était rhabillée et sirotait tranquillement une tasse de thé encore bouillante. Leur séance de bronzage avait été contrariée par l'arrivée soudaine d'une violente averse, les obligeant à rester à l'intérieur.
-Je donnerais beaucoup pour dormir de nouveau à Poudlard. Ne serait-ce qu'une seule nuit. Ca fait longtemps et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. Tu te rappelle des chants atroces de la Grosse dame ?
-Comment oublier ? Et le panneau d'affichage de la salle commune ! En première année je le regardais toujours pour dénicher des propositions d'échanges de choco-grenouilles. J'étais un sacré collectionneur, pire que Ron. Une fois, Fred et Georges ont déposé une demande de cobaye pour leurs nouvelles farces et attrapes.
-Oh oui je m'en rappelle ! s'exclama t-elle en laissant échapper un petit rire, McGonagall était furieuse!...Dis, est-ce que tu comptes restait longtemps ici Harry ?
-Je ne sais pas, je ne me suis pas trop posé la question, avoua le jeune Potter en enfilant son t-shirt, Le ministère me cherche, il n'y a plus aucun doute après la soirée d'hier. Rester longtemps au même endroit n'est pas raisonnable. Une semaine peut-être un peu moins. Pourquoi ?
-Oh rien…Je repensais juste au coffre que tu as trouvé au fond de l'eau. As-tu remarqué le petit symbole sur le bois ? On dirait une sorte de serpent transpercé d'une croix. Ce signe ne m'est pas familier. Nous pourrions profiter d'être en Italie, pour faire un saut à la bibliothèque des cachots. Il doit bien y avoir un auteur ou deux qui évoquent ce symbole.
« Bibliothèque » songea Harry, probablement le mot préféré et le plus employé d'Hermione, après « livre » et « sortilège ». Il ne se lasserait jamais de sa passion littéraire.
-La quoi ? demanda Harry amusé par cette appellation péjorative.
-La bibliothèque des cachots, répéta Hermione d'une voie rêveuse. Oh ce n'est plus dans les cachots bien sur. On l'appelle ainsi car elle fut fondée par des sorciers aux parents moldus à une époque ou ils étaient obligés de se cacher pour ne pas être persécutés. Cet endroit leur permettait de se préserver de cette société injuste tout en pouvant se cultiver. Ils y rassemblèrent le plus de grimoires possibles.
Ils ont finis par être dénoncés et attrapés, mais un sorcier dont on ignore le nom, a récupéré tous les livres. Il a crée une immense bibliothèque à Rome et y a disposé tous les ouvrages d'origine, ainsi que des milliers d'autres. Oh Harry, j'aimerais tellement y aller ! La description qui en est faite dans les romans est superbe ! Ca l'air magnifique !
-Tu tiens vraiment à prendre le risque d'aller dans une bibliothèque si réputée ? Et si des gens du ministère s'y renseignaient eux aussi ?
-On s'est bien incrustés dans une soirée ou ils étaient des dizaines, en nous cachant d'un masque minable.
Harry la gratifia d'un sourire approbateur.
-C'est pas faux, et puis on peut toujours utiliser ma cape. On ira, affirma t-il.
Le visage de la jeune femme rayonna. Son rêve de gamine intellectuelle allait enfin se réaliser. Alors que la plupart des enfants visaient les sucreries et les montagnes de jouets, Hermione elle, avait toujours souhaité se rendre dans une bibliothèque renommée. Elle n'était décidemment pas une fille comme les autres.
Harry aurait aimé qu'elle lui saute au cou pour le remercier de son accord. Mais depuis qu'ils avaient quitté le lit ou ils s'étaient longuement câliné, la sorcière se montrait particulièrement distante. Il essaya d'évacuer ces pensées négatives, se trouvant trop exigeant. Elle n'avait pas cessé d'être veuve, il ne devait pas s'attendre à une relation parfaite d'un jour au lendemain.
-D'ailleurs, tu as réfléchi à ce que tu veux faire ? changea t'elle de sujet.
-Comment ça ?
-Ben…Les révélations d'hier soir sont plutôt claires. Il ne faut pas tarder à quitter l'Europe. As-tu une idée de nos futures destinations ?
L'ambition d'Harry s'affola. Hermione n'avait pas tors, il fallait s'en aller encore plus loin. Mais ou ? Mais pour faire quoi ? Il ne pouvait pas s'occuper indéfiniment de sa fuite. Une fois fixés dans un endroit sur, ils allaient devoir entreprendre quelques projets pour ne pas s'ennuyer.
Il réalisa l'ampleur de son ignorance. Plongé dans son amour pour Hermione, il avait totalement oublié qu'il avait une vie à mener.
-L'Amérique m'attire pas mal.
- Que voudrais-tu faire là bas ?
Harry eut l'impression de subir l'interrogatoire d'un jury d'ASPIC. Malheureusement, il n'avait aucune réponse à la question posée.
Son silence traduisit son manque de confiance envers l'avenir.
-Tu as des projets toi ? demanda t'il l'air triste.
-J'ai toujours voulu écrire un livre. Les sorciers et divinités des indiens d'Amérique pourraient être un bon sujet d'écriture.
Le garçon à la cicatrice leva les yeux au ciel, impressionné par son obsession pour la culture. Au fonds, il l'enviait. Elle ne se laissait pas abattre et avait trouvé un point positif à leur fuite. Quelque soit l'endroit ou ils allaient elle semblait capable de s'adapter et de trouver sa tasse de thé.
Lui n'avait envie de rien. Hormis d'être avec elle. Etait-ce suffisant pour tracer le chemin des prochaines années ? Probablement pas.
Il se remémora un vieux livre de géographie qu'il avait piqué à Dudley. Les buildings de New York paraissaient remarquables. Content, de montrer à Hermione qu'il s'y connaissait un peu, il exprima son envie de voir les deux tours.
-Oh…Tu n'as pas appris ? Les deux tours se sont effondrées. Je me vois encore horrifiée devant le journal télévisé avec mes parents il y a environ deux ans.
-Est-ce l'œuvre des mangemorts ?
Hermione lâcha un gloussement, honteuse de rire d'un sujet si grave mais amusé par sa réflexion.
-Tu sais qui n'est pas responsable de tout tu sais ! Les moldus ont leurs propres mages noirs. « terroristes », c'est ainsi qu'ils les appellent.
-Ah, se contenta de murmurer Harry se sentant un peu ridicule.
-Mais je serais ravie de voir les bâtiments restants avec toi, déclara t'elle avec un clin d'œil qui le remplit d'adrénaline.
Il mourut d'envie d'avancer vers elle pour l'embrasser, mais n'eut pas le cran.
Alors qu'il la contemplait douloureusement, Harry vit la bouche d'Hermione s'entrouvrir animée par la joie.
-Je n'avais pas vu !
Heureuse comme jamais, la sorcière s'élança vers le piano qui trônait dans le coin de la pièce. Avec le plus d'attention possible, elle s'installa sur le petit banc de velours. Elle dépoussiéra les touches et appuya sur la première venue.
Une note aigue et stridente émana de l'instrument, torturant leurs oreilles.
-Pas dur de deviner qu'il n'a pas servi depuis longtemps ! déclara la jeune Granger, Heureusement, je connais un sort pour l'accorder.
En deux, trois coups de Baguette elle rendit le piano comme neuf.
-Je ne savais pas que tu jouais du piano.
-Jouer est un grand mot. Mes parents m'ont offert des cours à l'âge de dix ans. Mais j'ai du arrêter pour rejoindre Poudlard.
La jeune femme faisait la modeste mais Harry était persuadé qu'elle se débrouillait à Merveille. C'était Hermione après tout ! Les domaines ou elle échouait s'avéraient très rares.
Tandis qu'elle faisait danser les quelques notes des nocturnes de Chopin, il vint se positionner derrière elle pour écouter de plus prés.
-Tu m'apprendrais ? lui demanda t-il, décidé à faire quelque chose de sa journée.
Acquiesçant d'un signe de tête, elle se décala et lui fit signe de s'asseoir à coté de lui.
-Do ré mi…
-Fa sol La si do , continua Harry qui visiblement possédait déjà quelques bases.
-Exactement ! lâcha t'elle en le récompensant d'une petite tape sur l'épaule.
Harry sentit son moral remonter en flèche, certain qu'Hermione aurait la patience nécessaire pour lui faire aimer la musique. La petite fille qui autrefois s'indignait très vite du bas niveau de ses camarades, avait acquis un caractère beaucoup plus sage au fil de sa scolarité.
Cette derrière saisit délicatement sa main et la posa à gauche du clavier.
-Voilà le Do. C'est la première touche à repérer lorsque tu joues. A partir du Do, tu devras repérer toutes les autres notes.
Le cours s'éternisa jusqu'à la fin de l'après-midi sans les ennuyer. L'acharnement des deux amants amena à un résultat satisfaisant. Harry maitrisait déjà la douce mélodie d' « Au clair de la Lune ».
Une fois cette leçon particulière terminée, il s'assit en tailleur sur le vieux parquet, écoutant le talent d'Hermione. Elle éblouissait ses oreilles par sa justesse et le choix judicieux de ses morceaux. Les compositeurs moldus avaient réalisé de véritables chefs d'œuvre.
De temps en temps, elle se retournait pour découvrir, ravie, qu'il était toujours attentif à son jeu. Il prit plaisir à l'applaudir et continuant dans le même humour, elle mimait un salut de grand artiste, ne se prenant évidemment pas au sérieux.
Au moment de dormir, Hermione informa Harry qu'elle le rejoindrait n'ayant pas encore sommeil. Mais à aucun moment de la nuit elle ne rejoint le sorcier…
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Harry retrouva en effet Hermione assoupie dans le canapé. Avait-elle volontairement évité de dormir avec lui ? Si oui à quoi cela rimait ? Regrettait-elle leur étreinte intime de la veille ?
Plus que contrarié, il ne fit aucun effort pour éviter de la réveiller. Trainant des pieds nonchalamment, il se dirigea vers la porte, se forçant à aller prendre l'air.
A peine eut-il franchit le seuil de la maison, qu'une langue baveuse traversa son visage.
-Buck !
Harry n'en crut pas ses yeux. Le fidèle hippogriffe avait fait tout ce chemin et réussi à le retrouver. Cette créature était incroyable. Il avait le don d'apparaitre et de lui changer les idées quand quelque chose le tracassait.
Impatient de le voir se régaler, le sorcier courut chercher quelques poissons frais dans le garde manger et les fourra généreusement dans la bouche de son compagnon. Il le regarda mâcher, attendri, et caressa le dessus de son bec.
-Il est là depuis longtemps ?
Hermione était apparue, les cheveux ébouriffés par le sommeil. Ses yeux étincelants furent la preuve d'une nuit difficile. Avait-elle de nouveau vécue une crise de déprime ?
-Quelques minutes à peine, lui répondit froidement Harry.
Elle intercepta son attitude glaciale et ne mit pas longtemps à en comprendre la cause. Harry était blessé par son comportement indécis vis-à-vis de leur relation.
Faisant comme si de rien n'était, elle fit le tour de l'animal pour atteindre sa tête et passer à son tour la main dans ses plumes.
Voulant calmer les tensions, elle entreprit de déposer un léger baiser sur les lèvres d'Harry afin de lui dire bonjour. Ce geste était moindre et très court mais qu'il la pardonne ou non, Hermione n'était pas capable de lui offrir plus pour le moment.
Elle avait grandement besoin que cette relation se mette lentement en place. Son emportement de la veille avait été intensément agréable, mais intensément déraisonnable.
Réconforté par ce bisou rapide, il saisit la sorcière par la taille et la hissa sur Buck.
-Qu'est ce que tu fais ? s'écria t'elle surprise qu'il la soulève aussi facilement.
-Je t'emmène faire un tour. Tu ne vas pas me dire que tu as peur, tu l'as déjà fait en troisième année.
Il monta à son tour, s'asseyant derrière elle. Le teint d'Hermione devint pâle. Toujours en pyjama, elle ne semblait pas rassurée par ce moyen de locomotion.
-Fais pas cette tête là Mione, ça va bien se passer !
Déclenchant un petit cri chez la jeune Granger, il fit décoller l'hippogriffe. Après sa course élancée, l'animal s'éleva rapidement dans les airs, leur procurant une sensation vertigineuse.
La hauteur leur offrit une vue magnifique de la région Italienne. Le vert du paysage était tacheté de quelques formes blanches, manifestement d'autres villas de riches sorciers ou moldus. La brise matinale soufflait fort et ils durent fermer les yeux plusieurs fois.
Voulant rassurer sa passagère, Harry se colla contre elle et posa sa tête sur son épaule. Elle sembla d'abord réticente à son étreinte, puis se laissa volontiers aller dans ses bras. Elle appuya ses mains sur les siennes, le forçant à ne plus la lâcher.
-Ca te plait ? murmura-t-il à son oreille.
-C'est génial ! s'enthousiasma la sorcière qui s'était un peu décrispée.
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Harry fut soulagé par cette ballade. Néanmoins, il ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres lorsqu'ils rejoignirent la villa. Tandis qu'elle coupait des fruits pour le petit déjeuner, il inspira et prit son courage à deux mains.
-Est-ce abusé de vouloir savoir pourquoi tu as dormi dans le canapé cette nuit ?
Il vit à son cou qu'elle venait d'avaler sa salive, se retrouvant noyée dans l'embarras.
-Euh…Je me suis bêtement endormie pendant que je lisais, prétendit la jeune femme en accélérant le mouvement du couteau.
-Je ne vois aucun livre qui traine.
Il approcha d'elle, lui attrapa le bras afin qu'elle cesse de cuisiner et lui porte toute son attention. Voulant éviter d'entrainer une énième dispute, il prit le ton le plus pacifique possible.
-Il faut qu'on parle.
Elle accepta de poser son ustensile, prête à l'écouter.
-Hum…
Harry chercha la formulation la plus apte à la faire réagir sans lui mettre la pression.
-Je suis un peu perdu…Je n'arrive pas à comprendre ce que tu veux. Un jour on se saute dessus, puis tu prends soudain énormément de distance. Etait ce juste du sexe hier? Je ne veux pas te faire de reproche. Ta situation amoureuse est compliquée, je l'ai compris.
Mais j'ai juste besoin de savoir ou on en est. Je ne veux pas me réveiller tous les matins en me demandant si j'ai l'autorisation de t'embrasser. Je ne veux pas me coucher tous les soirs sans oser te serrer dans mes bras alors que tu as froid.
Je ne te force à rien, on ira dans la direction que tu prendras, mais il faut que ce soit mis au clair. Tu ne peux pas éternellement flirter avec moi par ci par là dés que l'envie te prend et me laisser dans l'interrogation.
Elle ne répondit pas, laissant son monologue se prolonger.
-Je ne te demande pas d'accélérer les choses. Je veux juste savoir si je me fais de faux espoirs pour la suite. Rêver dangereusement me bouffe de l'intérieur Hermione. J'aimerais tellement que nous deux ce soit plus simple.
-J'aimerais aussi, murmura t-elle lui offrant un regard désolé.
-Alors pourquoi ne fais tu pas en sorte que ça marche ?
-Je ne sais pas.
Harry soupira, déçu par ses réponses aussi inutiles que blasées.
-Si tu regrette de t'être enfuie avec moi, tu peux toujours faire demi-tour tu sais. Une maison et un travail t'attendent là bas.
-Ne dis pas de sottises, tu sais que je suis heureuse avec toi.
-On ne dirait pas. Et honnêtement, je ne suis pas heureux moi comme ça. On reste à une frontière malsaine et embarrassante entre l'amitié et…une relation vide d'énergie. Est-ce que tu pense à lui quand tu m'embrasses ?
-Harry ne parlons pas de Marc s'il te plait, le pria t-elle en commençant à quitter la pièce.
Il accourut devant elle, afin de l'empêcher de sortir.
-Mione, ne fuis pas s'il te plait. Je ne cherche pas à t'engueuler. J'aimerais juste qu'on soit honnête l'un envers l'autre, qu'on s'assure d'être sur la même longueur d'ondes. Accorde-moi le temps d'en parler un peu. Fuir ne te ressemble pas, tu n'as jamais été quelqu'un de lâche. Tu as toujours fait appel à ton bon sens Hermione. Ne me déçois pas.
-Tu as raison, avoue t'elle simplement avant de prendre place sur un fauteuil.
Alors qu'il restait debout à attendre qu'elle prenne la parole, un mal de crâne insupportable le saisit. Crispé, il mit ses mains contre ses tempes et se plia en deux.
-Harry ! Qu'est ce qui se passe ?
Le seul son qui émana de la bouche du sorcier fut un cri de douleur. Sa vue se troubla et il eut presque l'impression de distinguer une silhouette noire en face de lui. Sa cicatrice le brula comme si on lui avait appliqué une cigarette encore allumée sur le front.
Hermione se jeta sur lui et tenta de l'immobiliser pour comprendre ce qui se passait. Mais envahi par cette crise, il finit par tomber à genoux sur le carrelage, s'allongeant presque.
La jeune femme sortit sa baguette mais réalisa, paniquée, que son bâton magique ne servait à rien si elle ne savait pas ce qui arrivait à Harry.
Il continua à se tordre de douleurs, apercevant maintenant plusieurs ombres d'hommes en capuches. Des mangemorts…L'élu comprit…Voldemort était en train de pénétrer son esprit.
Il sentit la main d'Hermione attraper fermement son bras pour le contraindre de se lever. Son ouïe devint anormalement floue. L'environnement qui l'entourait s'envolait pour laisser place à celui du mage noir…
Il put entendre un bruit de robinet. Quelques secondes plus tard, une sensation de froid conquit son corps fiévreux. Il devina qu'Hermione l'avait forcé à se coucher dans la baignoire.
Petit à petit, le feu en lui s'éteignit. La voix de sa partenaire fut de nouveau audible.
-Harry ! Harry ! Tu m'entends ?
Il décela de l'angoisse dans sa voie mais fut encore incapable de répondre, comme si son âme était prisonnière d'un autre monde. Elle tenait son visage entre ses deux mains. Il supposa qu'elle était en face de lui mais ne parvint pas à la voir.
Naguini , l'horrible serpent du maitre des ténèbres obscurcit sa vue. Les dents serrées, il serra les poings et contracta tous ses muscles, priant pour sortir de cette torpeur.
Son effort paya, le doux visage d'Hermione commença à réapparaitre. Elle lui employait un gant de toilette tiède pour essuyer la sueur de son front.
-Ca…ca va mieux ? parvint-elle à murmurer les yeux criblés de larmes, rongée d'inquiétude.
Il attendit de retrouver son souffle pour répondre.
-Il est entré en moi, déclara Harry déclenchant un regard paniquée chez la sorcière.
-Comment est ce possible ?
-Je ne sais pas, dit-il d'une voix blessée, je me sens complètement vide…
Ne prenant pas la peine d'enlever ses vêtements, Hermione enjamba la baignoire pour se poser derrière lui et le soutenir. Il s'appuya sur elle tremblant de la tête au pied…
