Salut à tous !
Vous l'avez attendu, et le voilà, le début du Tome II ! On remercie tous Clockie pour son admirable travail de correction, plus Momo-okami ; zewol D. 43 et Man.Y pour les commentaires. J'espère que l'année II vous plaira autant que l'année I et bonne lecture :)
- Souviens-toi, mon garçon. Un seul bruit et...
Harry rejoignit sa chambre sur la pointe des pieds. Pas de souci, il ne l'entendrait pas. Avec toutes les corvées qu'il avait dû faire durant la journée, le garçon n'avait pas encore eut le temps de méditer. Outre le sport, c'était la seule chose qu'il pouvait faire n'incluant pas d'usage réel de la magie et sans devoir prendre quoique ce soit dans sa valise. Il pourrait aussi relire les lettres qu'il avait reçues de Luffy. Quoique ce soit qui empêchait Harry de recevoir les lettres d'Hermione et Ron, ça n'arrivait pas à empêcher Spades de l'atteindre, et de lui donner des nouvelles des autres... et de faire peur à son cousin au passage.
Le garçon se glissa dans sa chambre et referma la porte le plus silencieusement possible, avant de s'avancer vers son lit pour s'y installer et commencer à méditer.
L'ennui, c'est que quelqu'un y était déjà assis.
Si Harry n'avait pas vu des choses bizarres à Poudlard, il aurait crié. Il s'en fallut de peu pour que cela n'arrive, d'ailleurs. La petite créature sur son lit était bizarre, avec des oreilles semblables à celles d'une chauve-souris et des yeux verts globuleux de la taille d'une balle de tennis.
Tandis que Harry et la créature restaient là à s'observer, la voix de Dudley retentit dans le hall d'entrée :
- Puis-je vous débarrasser de vos manteaux, Mr et Mrs Mason ?
Pendant ce temps, la créature se laissa glisser du lit et s'inclina si bas que le bout de son nez toucha le tapis. Harry remarqua qu'elle était vêtue d'une espèce de taie d'oreiller dans laquelle on avait découpé des trous pour laisser passer les bras et les jambes.
- Heu... bonjour... dit Harry, pas très à l'aise.
Il porta une main nerveuse à sa poitrine, et se rassura en sentant la douce et chaude plume attachée à une cordelette qui pendait autour de son cou, cachée sous ses vêtements.
C'était peut-être ridicule, mais c'était rassurant. D'autant plus qu'un homme était passé en début de vacances, peu après que Harry ait eu une altercation avec son oncle qui s'était finie avec des coups pour le jeune sorcier. Harry ne connaissait peut-être pas l'homme, mais lui, oui, et son flingue entre les deux yeux de Vernon avait été des plus explicites. Qu'il lève de nouveau la main sur Harry et il aura une balle dans le cerveau. C'était suffisant. Tant qu'Harry avait cette plume, il se savait protégé.
Revenant à la situation présente, il se glissa vers sa chaise de bureau et essaya de comprendre ce qu'il avait face à lui.
La créature se présenta comme Dobby, un elfe de maison.
Il l'échappa belle en prenant la situation en main, quand Dobby manqua d'alerter les invités en pleurant d'émotion, juste parce qu'Harry lui avait proposé de s'asseoir.
Après avoir vu un sale portrait des sorciers que Dobby servait, il parvint à arriver au vrai sujet de sa visite.
- Harry Potter ne doit pas retourner à Poudlard !
Harry eut beau chercher à savoir qui en serait le responsable, il ne parvint qu'à donner une excuse (involontairement) à Dobby pour se punir, ce qui fit rameuter Vernon. Une fois l'oncle partit, Harry montra à quel point sa place n'était pas ici, mais il réussi à obtenir une information qu'il n'apprécia pas, quand il amena le sujet de Ron et Hermione...
Dobby avait intercepté les lettres de ses amis.
S'il n'avait pas réussi avec Spades, c'est tout simplement que l'aigle semblait avoir d'étranges pouvoirs et plus d'une protection, empêchant quiconque de l'intercepter.
S'en suivit une poursuite dans la maison qui termina dans la cuisine, et l'elfe utilisa sa magie pour jeter le dessert de Pétunia à terre. Quand il prit la fuite, Harry se retrouva face à Vernon et une lettre qui signa son enfer.
Une lettre du ministère lui disant que c'était son seul avertissement et que la prochaine fois qu'il ferait de la magie sans y être autorisé, il serait renvoyé de Poudlard.
Tout ce qui restait à Harry, c'était de prier que Spades se pointe rapidement, parce qu'il allait avoir besoin d'aide. Et vite.
Fuir.
Harry devait fuir cet endroit, et vite.
Il crispa une main sur la plume attachée à une simple ficelle, cachée sous son pull, (tic qu'il avait développé assez vite en moment de stress) alors qu'il tentait de s'éloigner de la sorcière peu avenante face à lui.
C'est là qu'une barre de métal le sépara définitivement de la sorcière. Barre tenue par un jeune vêtu comme un lord du dix-huitième, mais dans les tons bleus.
La sorcière se recroquevilla et disparu dans un recoin de l'endroit.
- Tout va bien ? demanda le sauveur d'Harry.
Il se redressa, le bâton négligemment appuyé contre une de ses épaules, alors qu'il arrangeait son chapeau haut-de-forme bleu sur ses cheveux blonds ondulés.
- Euh... oui, merci, souffla Harry.
Et le garçon lui sourit avant de lui tendre sa main libre. Il semblait familier à Harry, mais d'où ?
- Mon nom est Sabo. Tu es chanceux que je sois passé par ici.
- Harry.
Les deux garçons se serrèrent la main.
- Au vu de ta tête, je présume que tu t'es paumé, je me trompe ? continua Sabo.
- Erreur de poudre de cheminette...
Harry ne put s'empêcher de rougir d'embarras quand le garçon plus vieux que lui éclata de rire, dévoilant une dent manquante sur le devant de sa bouche.
- Tu voulais aller où ? demanda Sabo.
- Chemin de Traverse.
- On n'est pas très loin. Viens, je te raccompagne. Oi, marimo ! T'éloigne pas, que je n'aille pas de nouveau te chercher à l'autre bout du pays !
- Je suis pas un marimo, grogna un garçon aux cheveux verts en les rejoignant.
- T'es un marimo avec le sens de l'orientation d'une moule avariée, Zoro.
- Tch.
Harry ne put s'empêcher de déglutir en voyant les trois sabres à la ceinture du garçon aux cheveux verts qui venait de rejoindre Sabo.
- Yo, marmonna Zoro.
- Harry, voici Zoro, le meilleur ami de mon petit-frère et accessoirement, la raison qui fait que j'étais ici, puisqu'il se perd trèèès facilement. Allons-y !
Encadré par les deux plus vieux, Harry retrouva rapidement la lumière du jour, loin de la lumière terne, sombre et brumeuse de ce qui était apparemment nommé, très justement, l'Allée des Embrumes. De là où ils étaient, ils pouvaient voir Gringott.
- Ouch, t'es dans un sale état, tu permets ? Je vais t'arranger un peu, sinon, tes parents risquent de faire un arrêt cardiaque en te voyant ainsi, commenta Sabo en l'époussetant.
- Je vais chercher les autres, commenta Zoro.
- Non, toi, tu reste là. Tu ne bouge pas.
Zoro le regarda avec un sourcil levé, l'air de dire, « je voudrais bien t'y voir, » mais Sabo brandit dans sa direction son arme. Harry ouvrit des yeux ronds en voyant le métal argenté se recouvrir lentement d'une couche noire métallique, assez menaçante.
- D'accord, pas besoin d'utiliser le Haki contre moi, grogna Zoro.
Sabo eut un merveilleux sourire et le noir disparu rapidement. Un tour de main, et la barre se rétracta, pour disparaître dans la manche de son propriétaire.
- Je croyais qu'utiliser la magie était interdit en dehors de Poudlard, pointa Harry.
- On est transférés à Poudlard cette année, lui dit Zoro alors que Sabo époussetait de son mieux Harry. Et c'est pas de la magie à proprement parler. Quant à son arme, c'est une invention moldue. Y a un bouton pour la faire grandir et se rétracter.
- Ah.
- On t'aide à retrouver tes parents, ou ça ira ? s'enquit Sabo.
- J'étais venu avec les parents d'un ami, et je dis pas non contre un peu d'aide. Ils sont roux. Très roux, tous roux.
Sabo fronça les sourcils, puis les leva.
- Weasley ?
- C'est ça !
- Tu connais ? s'enquit Zoro.
- Les jumeaux, surtout. Allez, allons-y. Tu devrais faire quelque chose pour tes sabres, Zoro.
En grognant, le vert sortit des étuis de tissus munis d'une bretelle de ses poches et y glissa ses trois sabres, avant de les mettre à son épaule.
- Comme ça, ça va ? marmonna le vert.
- Parfait ! assura Sabo.
Le blond passa un bras autour des épaules d'Harry et ils remontèrent la rue, à la recherche des Weasley. Sauf qu'Harry fut trouvé en premier :
- Harry ! Harry !
En levant la tête, Harry vit Hermione lui faire un grand signe de la main, en haut des marches vers Gringotts. Et elle se précipita vers lui.
- Oh ! Je vous avais pas vu ! Konnichiwa anata-tachi ! sourit Hermione à l'escorte de son ami.
- Anata ? s'étrangla Sabo, faussement outré. Mushiro `omae' ya `kimi' o shiyō ! Ore-tachi wa sempai da, Ouji-sama janai !
- Sumimasen, rougit Hermione.
- On peut dire que t'as pris le défi de Robin au mot, commenta Zoro.
- J'aime les défis. Merci d'avoir retrouvé Harry, tout le monde le cherchait !
- Tu les connais ? demanda Harry.
- Oui ! J'ai fait leur connaissance Noël dernier ! Sabo Silver, c'est le frère d'Ace et Luffy. Zoro Roronoa, le second de Luffy.
Les deux autres échangèrent un regard avec un 'oooooh'.
Harry se souvenait maintenant d'eux, il les avait vus sur les quais, en revenant de Poudlard.
- C'est donc de toi dont mon adorable frérot n'a pas cessé de parler durant ces vacances, commenta Sabo. J'ai cru devenir sourd. Il nous a raconté votre petite aventure en fin d'année, pour sauver la Pierre Philosophale.
Harry piqua un fard.
- Et bravo avoir résolu l'énigme de Marco. Il aurait pu en trouver d'autres plus dures, mais j'ai cru comprendre qu'on lui avait demandé de pas trop forcer, continua le blondinet. Sinon, aurais-tu vu mon idiot de frangin ? Le petit, je sais qu'Ace n'est pas à terre en ce moment, puisque c'est moi qui suis obligé de prendre ses affaires.
- Je n'ai pas vu Luffy, mais j'ai croisé Robin dans Gringotts, annonça Hermione. Elle est passée près de moi y a moins de cinq minutes, pour aller chercher de quoi payer les fournitures de tout le monde. La clef de votre oncle, je crois.
- J'ai de quoi payer celles d'Ace, il m'a refilé sa paye pour ça, justement. Tiens, regardez qui voilà !
Venant vers eux, émergeant tant bien que mal de la foule, venait les Weasley.
- Harry ! s'exclama Mr. Weasley. On espérait que tu n'ait pas atterrit trop loin ! Molly est dans tous ses états... ah, la voilà !
Il se tourna pour accueillir sa femme, alors que Ron interrogeait Harry sur là où il avait atterrit.
- Dans l'Allée des Embrumes, répondit Harry d'un air sombre.
- Je l'ai repêché là-bas, sourit Sabo.
- Sabo ! s'exclamèrent les jumeaux. Y avait longtemps ! Ace est dans le coin ?!
- Iie, toujours en mer. Je me demande s'il sera à l'heure pour le train, ou si Marco devra le ramener lui-même pour le début d'année, direct au château.
- Je vais chercher Robin, commenta Zoro en s'éloignant.
- Que dalle, je te cours pas de nouveau après si tu te perds !
- J'ai aucune raison de me perdre, c'est juste en haut des marches !
- Tu serais incapable de trouver la sortie d'un sac en papier, Zoro, je te connais depuis le temps.
Zoro s'éloigna avec un 'humph' vexé.
- Tout de même, t'es trop chanceux, Harry, on a jamais eu le droit d'y aller, là-bas, commenta Ron avec envie.
- Ace fait des excursions là-bas chaque année, il a encore plus de chance, avouèrent les jumeaux.
- Et vous n'avez pas intérêt de suivre son exemple ! Oh, Harry, mon petit chéri ! Tu aurais pu te retrouver Dieu sait où ! s'exclama Molly Wealsey en finissant de nettoyer les vêtements d'Harry, alors qu'Arthur réparait les lunettes du garçon. Merci de l'avoir récupéré pour nous, jeune homme.
- Avec plaisir, madame, assura Sabo en s'inclinant avec un geste de son chapeau.
- RORONOA ZORO ! rugit une voix de fille.
- Si vous voulez bien m'excuser, je me dois de sauver un sabreur des griffes d'une navigatrice qui doit avoir du sang de harpie dans les veines, soupira le blondinet.
Hermione sembla comprendre la référence puisqu'elle essaya de ne pas rire.
Sabo les salua une dernière fois de son chapeau et s'en alla.
- Ce Sabo et Ace...
- ... Le jour et la nuit...
- ... et dire qu'ils sont frères...
- ... c'est vraiment dingue, commentèrent les jumeaux.
- Qu'est-ce que vous racontez, tous les deux ? demanda Percy.
- C'est Sabo Silver, le frère des deux D. Leur...
- Sens commun ? proposa Hermione avec un sourire.
- Exact ! C'est parfaitement ça ! approuva Fred.
- C'est pas celui qui t'a parlé des a... fit Ron.
Harry lui écrasa le pied, alors qu'Hermione lui faisait les yeux noirs, l'empêchant de continuer.
- Oui, c'est lui, répondit néanmoins Hermione. Et le gars aux cheveux verts, c'est Zoro Roronoa, le bras droit de Luffy.
- D'où les sabres, commenta Harry.
- Katanas, Harry, on appelle ça des katanas, rectifia Hermione. Et ce ne sont pas des katanas quelconques. Ce sont des meitô, des armes très célèbres. Puisque tu as refusé de répondre à mes lettres, j'ai pas mal discuté avec Luffy. Heureusement qu'il m'a dit que tu ne les recevais apparemment pas.
- Heureusement que l'elfe de maison qui interceptait mon courrier n'ait pas réussi à avoir Spades aussi, parce que sinon, j'aurais passé des vacances horribles. Sinon, vous savez qui j'ai vu chez Barjow et Beurk ? Malfoy père et fils !
- Il a acheté quelque chose ? demanda Arthur à Harry, alors qu'ils montaient les marches de Gringotts.
- Non, il voulait vendre.
- Parfait, ça veut dire qu'il est inquiet.
Harry, Ron et Hermione s'étaient séparés du reste de la famille Weasley pour faire un tour. Après une petite balade et une glace, ils se retrouvèrent vers Fleury et Bott.
Et au vu de la queue, ils n'étaient pas tout seuls. Apparemment, la personne qui avait écrit la moitié de leur liste de livres allait signer des autographes et il devait être célèbre et mignon pour qu'autant de femmes de l'âge de la mère de Ron y soient.
C'est là qu'ils retrouvèrent Luffy, d'ailleurs, avec son frère, Zoro, un autre garçon blond dont les cheveux tombaient sur l'un de ses yeux, une jeune rousse, et deux adultes encadrant le petit groupe. L'un d'eux avait une capuche sur la tête, l'enveloppant dans l'ombre de sa cape grise, et l'autre était une femme brune aux cheveux coupés en carré.
- Konnichiwa minna-san ! salua Hermione.
- Re-bonjour, Granger-chan, sourit la brune.
- Hermione ! Ron ! Harry ! Hisashiburi ! s'exclama Luffy, tout content.
Et il se prit un coup sur le crâne de la part de Sabo.
- Chibi kaizoku, fais nous le plaisir de rester à l'anglais, inutile d'attirer plus que ça l'attention, lui dit l'aîné.
- Je suis pas un chibi ! Dis-lui, Ji-chan !
- Je n'entrerais pas dans cette dispute. Bien le bonjour, jeune fille, soupira l'autre adulte en se tournant vers eux. Vous deux, vous devez être les camarades de classe de mon neveu. Enchanté de faire votre connaissance, et toutes mes condoléances pour vos parents, Potter-kun.
Harry était surpris. L'homme lui avait dit ça tout bas, comme pour s'assurer que personne ne saurait qui il était. Il n'avait pas agi comme la plupart des gens le faisait habituellement. Il lui avait même décerné ses condoléances !
- Je sais ce que c'est que l'attention étouffante que nous portent les gens, lui dit l'homme. Bien que ce ne soit pas pour la même raison. Je suis Rayleigh. Rayleigh Silver, l'oncle de Luffy, Sabo et Ace.
- Oi, ero-cook, essaye de ne pas faire ton manège habituel, t'attires l'attention de tout le monde à chaque fois, commenta Zoro avec un sourire, alors que le blond s'avançait vers Hermione.
- T'as dit quoi, k'ssou marimo ? grogna-t-il à Zoro.
Bim !
Et une bosse pour les deux idiots, de la part de la rousse.
- Désolée, ils sont toujours comme ça, s'excusa la brune.
- Pas de mal, assura Ron en déglutissant devant le regard meurtrier de la rouquine.
- La rousse, c'est ma navigatrice, Nami ! La brune, c'est Robin Nico, elle est archéologue à l'origine, mais elle va aider Binns pour les cours d'histoire ! On l'aura à partir de la quatrième année. Le marimo, c'est Zoro Roronoa.
- Pour l'anecdote, marimo est une espèce d'algue verte, d'où son surnom, glissa Rayleigh avec un sourire sous sa capuche.
- Vous allez pas vous y mettre, grogna Zoro.
Rayleigh leva deux mains en signe de reddition, alors que Robin cachait son sourire derrière une main.
- Zoro est mon bras droit, sourit Luffy.
- Des regrets d'avoir dit oui ? demanda Sabo.
- Aucun, encore moins en sachant que sans lui, j'aurais jamais mis les mains sur le Shuisui et le Sandaï Kitetsu, marmonna Zoro.
- Le blond qui cherche toujours Zoro, c'est Sanji, mon cuisinier de bord, et l'autre blond, c'est mon frère, Sabo.
- Merci encore de m'avoir aidé, tout à l'heure, fit Harry.
- Pas de problème, je cherchais Zoro, à l'origine. Zoro, tu ne rentre pas dedans, on va te perdre dans la foule.
- Tch, fit le vert.
- Je vais rester dehors, aussi. Il semblerait qu'il y ait des photographes, j'aimerais éviter d'être reconnue, fit Robin.
Rayleigh soupira et arrangea sa capuche sur son crâne.
- Allons acheter les livres, alors, soupira-t-il. Je peux te confier le reste des achats, Robin-kun ?
- Bien entendu, Silver-san, sourit la brune.
- Luffy, reste dehors, s'il te plaît. Ce serait bête que tu te fasses écraser. Tu sais pourquoi, n'est-ce pas ?
Luffy eut une grimace mais alla se ranger sur le côté de la boutique avec Zoro et Robin.
- Tu as la paye de ton frère ? demanda Rayleigh à Sabo.
Sabo fit tomber dans la main de son oncle une bourse qui cliqueta joyeusement.
- Vous êtes seuls, tous les trois ? s'enquit Nami au trio.
- Mes parents doivent être déjà dedans, fit Ron.
- Je vais vous escorter jusqu'à eux, proposa Sabo.
- Je viens ! fit Nami avec un grand sourire.
Et le groupe se glissa dans la boutique.
Pendant que Rayleigh et les autres se mettaient à la queue pour attendre leur tour, Hermione, Ron et Harry suivirent les deux autres. Nami percuta, sans faire exprès, quelques personnes, et cela fit rire Sabo. Quand ils arrivèrent à destination, ils déposèrent le trio, puis remontèrent jusqu'à Rayleigh.
- Est-ce que la pêche a été bonne ? demanda Rayleigh aux deux jeunes, avec un air entendu.
Pour toute réponse, Nami eut un énorme sourire alors que Sabo sifflotait innocemment en jouant avec ses poches pleines.
Tout le monde se tourna vers l'avant quand ils entendirent Gilderoy Lockhart crier :
- Ma parole ! Ce n'est tout de même pas Harry Potter !?
Et il eut des chuchotements fébriles dans toute la boutique.
- J'ai de la peine pour lui, soupira Sanji.
- Mouais, incapable de pouvoir acheter des livres de classes sans qu'on se jette sur lui, c'est triste, comme vie, commenta Sabo.
- Nami, rapproche-toi du photographe et prend sa pellicule quand il en aura fini avec Potter-kun, demanda Rayleigh en regardant ce qu'il se passait devant d'un œil sombre.
- Et j'ai quoi, en échange ? demanda la rouquine avec un sourire carnassier.
- Quelques livres très rares sur les phénomènes météorologiques du Shin Sekai, est-ce que ça ira ?
- Nous avons un deal !
Et furtivement, Nami disparu dans la foule, ignorant les compliments exubérants de Sanji sur son sens des affaires.
Nami arriva au niveau du photographe au moment où Lockhart annonçait qu'il serait leur prochain professeur de Défense Contre les Forces du Mal. La rousse eut de la peine pour Robin. Cet homme avait l'air d'un idiot profond, et il allait bosser avec leur amie !
Avec un clin d'œil pour Harry, Nami renversa subtilement une étagère de livres sur le photographe et profita de la confusion pour lui subtiliser sa pellicule de photo. Harry parvint à s'échapper, non sans avoir toute une tour de livres sur les bras, qu'il laissa tomber dans le chaudron d'une petite rousse.
Et un blond pâle assez méprisant arriva à cet instant, se mettant à se moquer d'Harry, puis de Ron.
Quand le père de Ron arriva, le père du garçon se ramena, lui aussi. Et ça dégénéra en bagarre... qui ne dura pas longtemps.
Quelque chose de lourd se répandit dans la boutique, alors que l'ombre semblait prendre vie.
- Je pense que ça suffit comme ça. Vous êtes en présence d'enfants, vous vous devez de leur montrer comment se comporter correctement, intervint Rayleigh en séparant les deux adultes.
Les deux pères de familles se foudroyèrent du regard un long instant.
Un son très doux s'éleva alors de là où était Rayleigh, et écartant légèrement sa cape, les deux hommes virent une lame à moitié tirée de son fourreau, menace silencieuse très explicite. Ron et Harry se surprirent à déglutir. Pour tout l'or de Gringotts, ils ne voudraient pas se retrouver à l'autre bout de cette lame !
- La magie n'est pas l'une des méthodes les plus douloureuses et efficaces pour calmer une situation. Alors, soit vous vous calmez immédiatement et sortez tranquillement de cet endroit, soit je sors ce sabre et je vous le plante dans le ventre à tous les deux.
Lucius Malfoy jeta le livre qu'il avait pris dans le chaudron de Ginny à la demoiselle en crachant :
- Prend ton livre, jeune fille, puisque ton père ne pourra jamais rien t'offrir de mieux.
Et il s'en alla, suivi de son fils.
- Répondre à une insulte, c'est tomber aussi bas que les idiots qui la lance, souvenez-vous de ça, mon cher, commenta Rayleigh en rangeant son arme.
- S'passe quoi ? demanda Sabo en rejoignant son oncle avec les autres. T'as encore joué avec les ombres, Ji-chan ?
- Ce n'est rien. Finissons les courses et rentrons. Je n'ose même pas imaginer ce que Luffy peut bien faire en ce moment même.
Et arrangeant sa capuche, il retourna faire la queue.
- Sabo, ton oncle est trop dément, commenta Fred, alors que lui et son jumeau avaient un sourire énorme.
- Et encore, tu l'as pas vu en colère... il porte pas le nom du Mei-Ô pour rien, lui répondit Sabo.
- Mei-Ô ? demanda Ron.
- L'une des traductions possibles du nom en fait le Seigneur Sombre, informa Hermione. Je me suis beaucoup documentée. Si mon japonais s'améliore, j'essaierais de prendre un abonnement au New Coo.
- Je te donnerais le bulletin d'inscription pour une version particulière, mais complète, du journal. Sur ce, je pense que je vais retourner voir mon cher oncle, en espérant qu'il ne passe personne au fil de sa lame. T'as réussi, Nami ?
- Comment oses-tu remettre en doute la réussite de Nami-swan ! s'offusqua Sanji.
Nami fit sauter dans sa main la pellicule photo qu'elle avait volée, un petit sourire aux lèvres.
- Nous nous reverrons un de ces jours, salua-t-elle les Weasley, Harry et Hermione.
Et ils s'en allèrent.
- C'est dément... elle a réussi à voler la pellicule du photographe, souffla George.
Harry eut un soupir de soulagement. Apparemment, il ne ferait pas la Une des journaux avant un bon moment.
Une nouvelle répartition.
Et pas d'Harry Potter ni de Ronald Weasley en vue.
Fermant les yeux un bref instant, priant pour que Potter ait bien conservé sa plume, Marco se concentra.
Sa plume lui répondit, arrivant rapidement vers le château, avec Potter.
- Maintenant que les premières années ont été répartis, nous allons à présent procéder à la répartition des élèves venant de Salem que nous accueillons parmi nous, suite à la fermeture regrettable de leur école pour réparation, annonça Dumbledore.
Et la répartition commença. Une trentaine d'élèves en tout.
Vers la moitié, Nami s'avança vers le Choixpeau, et Marco fronça les sourcils. Il jeta un œil à Luffy, déjà à table, qui serrait les poings, malgré le fait qu'Ace lui murmurait quelque chose à l'oreille, sans doute pour essayer de le rassurer.
- Severus, souffla Marco.
Rogue se pencha vers son collègue, attentif.
- Avec son caractère, cette jeune fille a de grandes chances de finir dans ta maison, mais elle n'est pas une sang-pur. Si ça arrive, tu pourras t'assurer que ta maison lui foute la paix, yoi ? Pas que j'ai peur pour son bien-être physique, elle n'a pas besoin de magie pour se défendre comme il faut contre de simples élèves... c'est plus moralement que je m'inquiète.
- Elle n'a aucune autre possibilité ? demanda Rogue en fronçant les sourcils.
- Elle va devoir négocier avec le Choixpeau et le faire pencher pour Serdaigle, la maison la plus adaptée pour elle, outre Serpentard, glissa Robin.
- Comptez sur moi.
Sur le tabouret, Nami croisa les bras, les jambes croisées elles aussi, et se mit à tapoter du pied avec agacement.
La négociation avait commencé.
- Rooo, si tu y tiens tellement ! Mais le fait que tu discutes autant mon choix est une preuve que tu devrais aller dans cette maison ! D'accord, je me tais ! SERDAIGLE !
Et avec un sourire satisfait, Nami se leva, rejoignant la table concernée.
- Aligatou, Choixpeau-kun~ ! chantonna la rouquine.
Beaucoup d'élèves ne purent s'empêcher de frissonner, malgré son ton joyeux.
Elle leva un pouce vers les Gryffondor et Luffy lui répondit de la même façon, un grand sourire aux lèvres.
- Il semblerait que cela ne soit pas nécessaire, finalement, que l'on s'inquiète pour cette jeune fille, commenta Rogue. Je reviens.
Et il se leva pour murmurer quelque chose à Dumbledore, puis partir de la Grand Salle.
Sabo monta à son tour sur le tabouret.
Et le Choixpeau poussa un petit sifflement.
- Y avait longtemps que j'avais pas eu quelqu'un comme toi ! T'as tout ce qu'il faut pour aller n'importe où !
Sabo leva les yeux vers le chapeau sur son crâne et haussa les épaules. Il croisa les doigts un instant, et soupira profondément quand il fut envoyé lui aussi à Serdaigle.
- Ala, il semblerait que Sabo-kun aimerait passer sa scolarité tranquillement, sourit Robin en le voyant s'asseoir face à Nami. Ou alors, il a quelque chose pour Nami.
Robin se redressa avec un sourire pour Ace qui la foudroyait du regard, vu la proximité qu'elle avait eue, un instant auparavant, avec Marco.
- Oui, je suppose, yoi, marmonna Marco.
Il leva un sourcil à l'adresse d'Ace, mais celui-ci détourna la tête comme pour bouder.
Il était vraiment jaloux. Marco devrait réparer ça rapidement.
Les deux autres amis de Luffy furent répartis et tous deux finirent à Gryffondor.
- Bienvenue à Poudlard, Nico-sensei, soupira Marco alors que le repas faisait son apparition.
- Merci, Fushisho-sensei.
D'une, ils étaient en retard pour le train.
De deux, la barrière vers la gare avait refusé de s'ouvrir.
Pendant un instant, Ron et Harry ne surent pas quoi faire. Puis, Ron eut l'idée d'aller jusqu'à Poudlard dans la voiture volante de son père.
En retournant sur le parking, ils virent dans un coin une magnifique moto jaune avec des motifs de flammes, mais ils ne s'y attardèrent pas. Pourtant les étranges tuyaux au niveau des pédales d'accélérateur et le fait qu'il n'y ait rien pour mettre l'essence auraient dû les alerter.
Les deux jeunes sorciers se mirent dans la voiture, une fois leur affaires rangées, et, avec une certaine nervosité, Ron fit décoller la voiture et la rendit invisible.
Ils suivirent donc le train par les airs, malgré la chaleur et la faim. Les caramels dans la boite à gants n'étaient pas vraiment l'idéal pour cette situation...
Il eut aussi le fait que le bouton les rendant invisibles cessa de marcher. Ce qui était vraiment mauvais.
Mais le pire, ce fut que lorsqu'ils arrivèrent à Poudlard, la voiture cessa de leur répondre et ne trouva rien de mieux que d'atterrir sur l'arbre qui rend les coups. Le seul de tout le parc.
Le Saule Cogneur.
Bien heureusement, la seule chose de cassée fut la baguette de Ron, mais en voyant Rogue les attendre dans le Hall d'entrée... ils se dirent qu'ils étaient bien partis pour se retrouver expulsés.
Ace et Luffy étaient morts de rire.
C'était le meilleur mot pour décrire le comportement des deux frères, alors que Ron et Harry leur racontaient ce qu'il c'était passé, sous le regard réprobateur de Hermione. Zoro essayait de ne pas rire, alors que Sanji était éperdu d'admiration devant la colère de la petite demoiselle. Sabo (à savoir comment il avait fait pour se glisser dans la salle commune des Gryffondors alors qu'il était à Serdaigle), se contenta de secouer la tête avec un petit sourire.
- Je me demande si entre Potter et Harry, il n'y a pas un petit D. qui aurait dû être ajouté, soupira Sabo.
- Avec un troisième D., je pense que cette école serait en aussi mauvais état que Salem, commenta Ace en poussant Sanji de devant lui, quand sa danse de nouille le mit devant son nez.
- D. ? C'est quoi le rapport ? demanda Ron.
- C'est une initiale qui marque le monde, répondit Zoro. Gol D. Roger, Monkey D. Garp, et aujourd'hui, Portgas D. Ace et Monkey D. Luffy. Chaque D. se fait connaître par des exploits et des actes des plus surprenants. Ce sont les noms les plus connus aujourd'hui.
- Et encore, on ne fait que commencer, commenta Luffy avec un immense sourire. Mais j'aurais trop voulu le faire avec vous.
- Pique la moto d'Ace, proposa Zoro.
- Pas touche à ma bécane, grogna Ace en montrant les dents. Tu peux pas savoir le mal que j'ai eu pour faire comprendre à Blamenco ce que je voulais alors, il est hors de question que Luffy s'approche à moins de cent mètres du Striker.
- Une moto à ton âge, Ace ? s'étonna Hermione.
- Je joue pas dans la cour de la légalité, je te le rappelle, au cas où tu aurais un trou de mémoire.
- On devrait peut-être aller se coucher, non ? Je vois Percy venir vers nous, et il a pas l'air de bonne humeur, proposa Harry.
- Oups, alors, je vais y aller aussi, j'aimerais éviter qu'il se rende compte qu'un Serdaigle s'est glissé dans le groupe, commenta Sabo en se levant.
- Je te raccompagne, lui dit Ace en se levant.
- Ohyasoumi, minna ! salua Sabo, avant de serrer contre lui son petit-frère.
- Ohyasoumi, Sabo.
- Courage avec la méchante sorcière, souhaita Zoro.
- Merci, mais je sais assez bien négocier pour m'en sortir face à elle. Je vous dirais si elle a réussi à traumatiser toute la Maison en une soirée !
Et en suivant Ace, il disparut dans la foule alors que Ron et Harry allaient se coucher, laissant derrière eux Luffy avec Zoro et Sanji.
Note de Clockie
Déjà le tome 2... Et dire que vous arrivez à supporter mes délais... Félicitations ! (Surtout à Zialema.)
J'aime le climat belge, la canicule puis la pluie dans la même journée, c'est sympa. Si seulement la canicule pouvait attendre que je sois rentrée chez moi...
