Salut à tous ! Petit chapitre pour vous ce soir !

On avance un peu plus dans l'intrigue et je vous annonce qu'on aura droit à un petit truc bien 'Nami' :D Alors, j'espère que ça vous plaira ! Oh, et aussi... première attaque hehehe !

Merci à Mana.Y (Sabo est, à l'instar de Ace, en 5ème ; Zoro et Sanji sont en 4ème et Nami en 3ème) ; Aria-chaForever ; 'Guest' ; Momo-okami et Olympe2.

Bonne lecture !


- En général, on invite des morts à ce genre d'anniversaire, commenta Sabo, alors qu'ils étaient tous dans une salle de classe vide et chaude pour faire leurs devoirs, avec l'aide de Marco et Robin.

- Il fait ça chaque année, yoi, soupira Marco en relisant l'essai de Ron.

- Je me demande si Sir Nicolas a beaucoup souffert, commenta Robin, avec un mystérieux sourire qui fit frissonner quasi tous les hommes de la salle.

- Je vous conseille de manger avant de vous y rendre, conseilla Marco à Harry. Et vu la façon dont il vous a sauvés avec Rusard, je pense que vous lui devez bien ça.

La porte s'ouvrit sur une petite créature avec des bois de renne, un petit nez bleu et un chapeau rose, à moitié cachée dans une blouse blanche de médecin largement trop grande pour elle.

- Ace ? fit la petite créature avec une voix hésitante.

Luffy se jeta sur la petite peluche et la serra dans ses bras en souriant.

- Shihihihihi ! Genki ka, Chopper ?!

- Je dois retourner vite à l'infirmerie. Je suis juste venu apporter à Ace un médicament expérimental contre sa narcolepsie, marmonna la petite chose. Et les gélules de Marco-san contre l'insomnie.

- Pfff...

Robin et Nami eurent un petit rire alors que Luffy relâchait Chopper.

- Merci, Chopper-kun, remercia Marco en prenant une boite de médicament que lui donnait la petite créature.

- Tu veux bien me suivre Ace, le temps que je t'explique comment tu dois...

- Il dort, Chopper, pointa Zoro, sans lever le nez de ses devoirs.

En effet, Ace était avachi sur son coin de table, dormant comme un bienheureux.

- Je lui dirais comment ça marche, yoi.

Il sortit dehors avec Chopper qui ne cessait de regarder nerveusement Ron, Hermione et Harry.

- C'est... quoi ça exactement ? demanda Ron quand la porte fut fermée.

- Notre médecin, Tony Tony Chopper, expliqua Sanji. Il a... des rapports difficiles avec les humains.

- Chopper est un renne, à l'origine, qui a été rejeté à cause de sa truffe bleue. Il est ensuite tombé sur un akuma no mi, qui lui a donné le pouvoir de se transformer en quelque chose de très proche d'un humain, expliqua Nami. Il a essayé de vivre avec des humains, mais il s'est fait rejeter. C'est un médecin qui l'a pris sous son aile. Un charlatan au bon cœur qui rêvait de faire pousser des cerisiers sous la neige. Un moldu. Il est mort sans voir ce miracle. Une vieille sorcière a donc prit Chopper avec elle et lui a appris la médecine. C'est chez elle qu'on a trouvé Chopper. Et Luffy s'est montré têtu à ce sujet !

Zoro, Sanji et Nami rirent au souvenir.

- On a pas vraiment eu le choix, quand il nous a demandé de le rejoindre, avoua Zoro.

- Et pourtant, vous restez ensembles ? s'étonna Harry.

- Sans lui, nous aurions une vie de merde. Ou alors, nous serions morts, soupira Sanji.

Luffy inclina son chapeau sur son crâne, sous le rire de Sabo.

- Au lieu de rire, vous devriez travailler, yoi, leur dit Marco en rentrant.

- Hai, Tori-sensei... marmonna Sanji.

- Je préfère le nom exact, jeune homme, et non quelque chose d'aussi vague que tori. Ore wa fushisho, yoi...

Il secoua Ace qui se réveilla en sursaut, la moitié de son parchemin imprimée sur sa joue.

- Je dormais pas !

- On serait bien tentés de te croire, mais... tu as la moitié de ce que tu as écrit sur ta joue, lui dit Ron.

Ace le foudroya du regard et écouta Marco lui dire ce qu'il devait faire pour son médicament.


Nami fut contente, en sortant de sa classe, de voir Zoro apparemment perdu, juste dans le couloir.

- Zoro-kun ! J'ai besoin de toi !

- Hun ? fit le marimo.

Tout le monde l'évitait, en majorité à cause de son air inabordable et de ses sabres. Nami marcha à grand pas vers lui, et le tira par le bras.

- Mais qu'est-ce que tu veux ?!

- Proteste, et j'augmente ta dette de trois cent pour cent !

En grognant, Zoro suivit la rousse dans la salle de classe, pour voir Lockhart se préparant pour un autre cours.

- Oui ? fit-il avec un grand sourire.

Un geste de la main, et Nami verrouilla la porte. Un autre geste, et elle fut certaine que ce qu'il serait dit dans cette pièce ne serait pas entendu de l'extérieur.

- Je dois parler avec vous de quelque chose d'important, Professeur Lockhart… sourit Nami. Il s'agit de parler affaires

Zoro se frappa le visage d'une main. Il aurait dû s'en douter.

- Affaires ? En quoi donc, ma chère demoiselle ? s'étonna Lockhart.

Nami sortit quelques papiers de son sac et les jeta sur le bureau de l'enseignant.

- Ceci sont les copies des preuves disant que vous êtes un imposteur… et tous vos anciens devoirs, et vos résultats d'examens… tout cela pour dire que je suis certaine que pas mal de personnes seraient trèèèèès déçues d'apprendre que leur grand héros est un moins que rien

Gilderoy eut un rire qui sonnait très faux puis lui dit :

- Voyons, qu'est-ce que tu racontes, jeune fille, moi, un sorcier si classe, si séduisant, un imposteur ? C'est ridicule… et puis, si c'était vrai, qui croirait une pauvre petite demoiselle…

- Oh, mais j'ai l'appui de deux de vos collègues pour prouver tout ça, et si je me tourne vers le reste du corps enseignant, je suis certaine qu'ils seront plus que ravis de confirmer mes dires… d'autant plus que je possède vos notes de votre séjour à Poudlard, du professeur Flitwick… alors, voici ce que vous allez faire…

Nami sortit un autre parchemin de son sac et le posa sur le bureau du professeur.

- Je sais exactement combien vous avez touché de la vente de vos livres et à combien s'élève le montant de vos différentes récompenses. Je veux obtenir quatre-vingt-dix pour cent de cela, plus quatre-vingt-cinq pour cent de vos prochaines ventes. Si le contrat n'est pas signé et envoyé à Gringott dans les prochaines quarante-huit heures, je serais vraiment navrée de devoir révéler à tout le mon votre vrai couleur…

Lockhart resta un instant immobile avant de brandir sa baguette sur Nami. Avant d'avoir eu le temps de prononcer la moindre formule, il se retrouva avec la lame de Zoro sous le menton.

- Vous avez pas deux élèves sans défenses devant vous, k'ssou yarro… nous sommes des pirates, et croyez-nous, on a vu pire qu'un idiot dans votre genre. Alors, faîtes ce que Nami vous dit, et ça ira mieux pour vous.

Lockhart hocha lentement la tête et Nami eut un merveilleux sourire.

- Parfait ! Alors, Gringott attend le contrat avec impatience ! Ils en ont une copie, puisqu'ils recevront dix pour cent de chaque versement ! Passez une bonne journée professeur !

Et d'un pas élégant et joyeux, la rouquine s'en alla. Zoro jaugea un instant du regard Lockhart et suivit Nami hors de la pièce, avant de remettre son arme dans son fourreau, une fois la menace écarté.

- T'es vraiment une rapiace… grogna Zoro.

- Merci, Zoro ! sourit Nami. Mais c'est parce que j'arrive toujours a obtenir ce que je veux de sorcier qui se croient si sûr d'eux, que Gringott m'adore ! Tu vas où, maintenant ?

- Métamorphose…

- J'ai herbologie, donc, je ne peux t'accompagner. Tu vas demander son chemin aux gentils tableaux et les suivre, n'est-ce pas ?

Zoro s'éloigna déjà et tourna à droite à l'embranchement.

- Je croyais que tu avec métamorphose, là, c'est la direction des cachots ! lança Nami.

- Tch !

Et Zoro fit demi-tour pour l'autre côté de l'embranchement.

- Non, par là, c'est le parc. Lady Helena, pourriez-vous avoir pitié de ce marimo sans le moindre sens de l'orientation et l'aider à aller en métamorphose ?

La Dame Grise, qui flottait par là, eut un petit rire et fit signe à un Zoro, rouge de honte, de la suivr


Ace se faufila agilement dans les pas de Marco, se glissant parmi les ombres sous sa forme animale.

- Tu entends, yoi ? demanda le Phénix.

« Oui » feula la panthère, sachant que son supérieur comprenait le langage animal.

Il n'avait pas besoin d'être un animal pour l'entendre... son oncle l'avait prévenu, lui et Luffy, quand il s'est avéré qu'ils pouvaient entendre la Voix de toute chose. Même celle du château s'il tendait l'oreille. C'était dangereux.

Marco était dans la confidence, et jouait le jeu, pour sa sécurité. Même Oyaji n'en savait rien.

- K'ssou... sore wa hebi... Et il n'a pas l'air des plus sympathiques.

Il posa une main sur le mur, Ace tournant nerveusement en rond derrière lui.

- Il est dans le mur, mais la magie du château est plus forte que la mienne. Je ne peux pas la percer pour savoir comment ce serpent se déplace dedans.

« Il veut tuer » lui dit Ace, inquiet.

- Poursuivons-le, vite !

Et les deux Shirohige se précipitèrent le long du couloir de l'étage, grimpant des escaliers pour finir dans un autre, où ils pataugèrent dans l'eau. Allez savoir d'où elle sortait. Peut-être que Mimi Geignarde avait encore fait une crise...

Ils se figèrent net en voyant Ron, Harry et Hermione dans un couloir.

- Professeur ! firent les trois élèves. On...

- Calmez-vous... leur dit Marco.

« La voix s'éloigne. Dois-je la poursuivre ? » demanda Ace.

- Non, reste ici, Ace. Voyons ce qu'il s'est passé...

Ace reprit sa forme humaine et avec Marco, ils se rapprochèrent de la scène. Ils regardèrent avec effroi le message sur le mur.

La Chambre des Secrets avait été ouverte. Les ennemis de l'Héritier devaient prendre garde.

- Oh merde... jura Ace.

Marco se rapprocha et sentit le sang qui avait servi à écrire le message.

- Poulet. Ce n'est pas du sang humain.

Et les trois jeunes eurent un soupir de soulagement.

- Marco... C'est ce que je crois... demanda Ace.

Il pointa du doigt quelque chose sous le message, et Hermione poussa un cri strident.

- Miss Teigne... et chiotte, jura Marco.

Et tous les élèves qui revenaient du festin arrivèrent, et les surprirent dans le couloir.

- Que tous les préfets prennent une autre route pour ramener leurs camarades aux dortoirs ! Circulez, il n'y a rien à voir, yoi ! rugit Marco.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici ?! rugit la voix furieuse du concierge.

Il se fraya un chemin au travers des élèves et vit l'état de sa chatte. Marco eut beau essayer de le calmer, une fois le choc passé, l'homme avait, semble-t-il, bien envie d'écorcher Harry.

- SUFFIT !

Cela percuta le concierge comme une onde de choc, et il s'effondra à terre, sans connaissance, transpirant.

- Portgas ! rugit Marco. Ce n'était pas la peine d'utiliser le Haoshoku contre lui.

- Rien à carrer... grogna le jeune homme.

Dumbledore arriva avec les professeurs et vit ce qu'il se passait.

- Professeur Flitwick, pourriez-vous conduire Argus à l'infirmerie, je vous prie ? Je crains que le tempérament de monsieur Portgas n'ait fait quelques vagues.

Ace marmonna quelque chose ressemblant à « k'ssou jiji » entre ses dents, pendant que Marco détachait la chatte du mur.

- Je pense que vous quatre, ainsi que vous, mon cher Marco, avec Minerva, devriez venir avec moi.

Lockhart s'avança et proposa son bureau, soit-disant le plus proche.

Marco leva les yeux au ciel et échangea un regard avec Robin, qui hocha lentement la tête et partit à la recherche de son capitaine dans la foule.

Sabo regarda son frère aîné s'en aller, les sourcils froncés.

- Nii-chan ? appela doucement Luffy.

- Tout ira bien, assura Sabo. Il est avec Marco.


Marco se massa les tempes, écoutant Lockhart dire ô combien il aurait pu sauver cette chatte de la mort. Il avait presque envie de demander à Flitwick s'il n'avait pas les anciens bulletins de notes de cet idiot, juste pour lui rappeler l'échec monumental qu'il était.

Oh, le Phénix se doutait bien que ce n'était pas lui l'auteur des exploits de ses livres. Il avait pitié pour ceux qui étaient tombés sous le coup du seul sortilège que maîtrisait l'homme : le sort d'Amnésie.

Et s'il voulait simplement se taire !

- Elle est vivante, alors ferme-la, je commence à avoir la migraine, yoi, grogna Marco.

Lockhart ferma la bouche avec un clac bruyant.

- Vous en êtes certain ? demanda McGonagall.

- J'entends encore sa voix, moi aussi, fit Ace.

- Exact, elle est toujours vivante. Elle a été pétrifiée, intervint Dumbledore.

- C'est bien ce que je me disais, conclut Lockhart.

Il se rétracta dans un coin de la pièce devant le regard de Marco. Il avait assez subit le mauvais caractère de cet homme durant sa scolarité, inutile de le pousser à bout en tant que collègue.

Ace étouffa un petit rire qui lui valut un regard noir de Marco. Boo, il était le seul à pouvoir s'en sortir face à ce genre de regard.

- Le tout est de savoir comment... soupira Dumbledore, ignorant totalement ce qu'il se passait alentour.

Rogue se racla la gorge, et les trois deuxièmes années se sentirent condamnés.

- Si je peux me permettre, je pense que messieurs Weasley et Potter, ainsi que Miss Granger, se trouvaient là au mauvais moment et au mauvais endroit. Néanmoins, je ne me souviens pas de les avoir vus au banquet, ce soir... ni vous, monsieur Portgas.

- Ace était avec moi. En tant que son supérieur, j'ai tous les droits d'exiger qu'il m'accompagne quand je le juge nécessaire, yoi. Quant aux trois autres, ils étaient invités à l'Anniversaire de Mort du fantôme de Gryffondor. Ils m'en ont parlé avant, et je leur ait fourni une autorisation écrite, au cas où ils auraient l'idée de prolonger la torture au-delà du couvre-feu, yoi.

- Alors, pourquoi, en remontant des cachots, n'ont-ils pas pris part à la fin du banquet ?

- Je me suis arrangé avec les cuisines pour qu'ils puissent manger avant, en sachant qu'ils ne pourraient peut-être pas consommer quoi que ce soit de digeste ce soir, répondit Ace. Demandez-leur, vous verrez.

- Nous avions froid, et nous étions fatigués, mentit Harry. Puisque grâce à Ace, nous avions pu manger avant d'aller à cette fête, nous avons décidé d'aller nous coucher immédiatement.

- C'est à cet instant que nous sommes tombés sur eux. Ace et moi avons perçu une voix dans les murs. Nous la poursuivions quand nous sommes tombés sur eux et Miss Teigne, yoi, intervint Marco.

Il regarda Rogue dans les yeux et celui-ci se retira dans le fond de la pièce, ne cherchant pas plus.

- Je vois. Vous avez découvert quelque chose ? demanda Dumbledore.

- Je n'en sais pas plus que vous, voire encore moins, n'est-ce pas, Directeur, yoi ?

Marco leva un sourcil avec défi en croisant le regard de Dumbledore. L'homme voulut franchir ses protections mentales, mais encore une fois, l'esprit de Marco n'avait rien de compréhensible pour lui.

L'avantage d'être un zoan, les Légimentiens ne parvenaient pas à décrypter le fonctionnement de l'esprit animal.

- Severus, je pense que tu pourras montrer encore une fois qui est le Maître de Potion de cette école en t'arrangeant avec Chourave pour préparer de quoi rendre l'état de Miss Teigne à la normale, reprit Marco, avec un petit sourire devant la grimace quasi inaperçue de Dumbledore.

- Avec plaisir, sensei, assura Rogue.

- Je vais les raccompagner à leur dortoir, yoi. Bonne soirée.

Et il se leva. Il fit signe aux quatre élèves, qui se dépêchèrent de le suivre.

- Bon, maintenant, dîtes moi la vérité, Potter. Pourquoi est-ce que vous êtes venu dans ce couloir, yoi ? demanda Marco alors qu'ils faisaient route vers la tour.

- Personne ne peut mentir à Marco, lui dit Ace.

Harry hésita, puis avoua :

- J'ai... j'ai entendu une voix effrayante parler de meurtre... en voulant la suivre, on est tombé sur Miss Teigne, avoua Harry. Je dois vous paraître fou.

- Tu peux répéter les mots que disait cette voix ?

- Elle parlait de l'odeur du sang, elle voulait tuer. Elle était... affamée...

Marco se tourna vers Harry, les sourcils levés.

- Je suis fou ? demanda Harry.

- Iie, on a entendu une voix de ce genre... mais c'était celle d'un animal, lui dit Ace.

- Comment vous avez fait pour la comprendre ? demanda Ron, ébahi.

- Je suis un zoan, donc, comprendre un animal est tout à fait normal pour moi, yoi, commenta Marco.

- Je me suis mis à l'entendre en me changeant en panthère, répondit Ace.

Marco ne releva pas. Moins de personnes sauraient, mieux ça irait. Roger avait transmis, en plus de son sang, un autre cadeau empoisonné à son fils unique.

- Donc... je n'ai pas imaginé la voix, mais j'ai entendu un animal parler ? demanda Harry.

- Monsieur Weasley, Miss Granger... avancez, s'il vous plaît.

Les deux susnommés haussèrent les sourcils, mais suivirent Ace qui les conduisit hors de l'escalier.

- Par ici, Potter.

Marco conduisit Harry dans une classe vide et le fit entrer, avant de refermer la porte sur lui.

- J'ai deux petites questions pour toi, Potter... sais-tu ce qu'est un fourchelangue ?

- Non, sensei, avoua Harry.

- Très bien... alors, est-ce que tu as déjà... communiqué avec un serpent, yoi ?

- Oui. J'ai lâché, sans le vouloir, un serpent énorme sur mon cousin, le jour de son onzième anniversaire. On avait échangé quelques mots avant l'incident. Pourquoi toutes ces questions ?

- Les fouchelangues sont capables de communiquer avec les serpents. Et le dernier fourchelangue connu est Voldemort lui-même, yoi. Cette capacité est souvent associée aux arts noirs, malheureusement.

- Mais...

- Je ne t'accuse pas de jouer avec la magie noire. Je dis juste ce qui en est. Alors, sois prudent par le futur, si jamais tu dois faire face en public avec un serpent, yoi.

- Donc... ce qui a pétrifié Miss Teigne...

- C'est un serpent, yoi. Il y a des tas de serpent qui peuvent faire ça de par le monde, inconnus du grand public. Et pas mal d'espèces sont éteintes, aujourd'hui.

- Sensei... pourquoi vous avez dit au professeur Dumbledore que vous ne saviez rien ?

- Je lui ai dit que j'en savais moins que lui. C'est la seconde fois que cette chambre est ouverte. Et la première fois, il était enseignant de métamorphose à l'époque, yoi. Ne t'y trompe pas, Potter, il en sait plus qu'on ne pourrait le croire. Tu as toujours la plume que je t'ai donnée, Potter ?

Harry la tira de son col.

- J'avais pas mieux que ça, pour l'accrocher et la conserver sur moi, avoua Harry en voyant le professeur se saisir de la ficelle.

La ficelle se rétrécit et devint une chaînette en or, à laquelle le bout dur de la plume s'encastrait en pendentif.

- Ne t'en sépare pas, Potter, j'aimerais ne pas devoir m'arracher une autre plume, lui dit Marco. C'est désagréable.

- Vous voulez dire que...

- Oui, cette plume est mienne, du moins sous ma forme animale, yoi. Allez, je te raccompagne. Souviens-toi de mon conseil, d'accord Potter ?

Harry hocha la tête et suivit Marco hors de la pièce.


- Lettre de Ji-chan, annonça Ace en arrivant dans la bibliothèque avec les jumeaux et Sabo.

Hermione cessa de rager comme quoi elle ne savait rien de la Chambre des Secrets et se tourna vers Ace.

- Rayleigh a connu la première ouverture de la Chambre, annonça Ace.

La cloche sonna, l'interrompant.

- J'avais l'intention d'interroger le professeur Binns à ce sujet, justement, fit Hermione. Mais je suis sûre qu'une source interne devrait être appréciable.


-J'ai toujours su que Salazar Serpentard était un vieux fou totalement tordu, dit Ron à Harry, Hermione et Luffy, alors qu'ils se frayaient un chemin dans le couloir grouillant d'élèves pour aller déposer leurs sacs, avant d'aller dîner. Mais j'ignorais que c'était lui qui avait inventé ces histoires de sang-pur. Même si on me payait, je refuserais d'étudier chez les Serpentard. Si le Choixpeau avait voulu m'y envoyer, j'aurais repris le train et je serais rentré à la maison. Oh, regardez !

Harry garda le silence alors qu'ils rejoignaient Sabo et Ace en train de papoter.

- Alors, vous n'êtes pas mort d'ennui ? demanda Ace avec un grand sourire.

- Non, mais c'est tout juste, commenta Harry, heureux qu'on laisse le sujet au placard. On a pas appris grand-chose de Binns. Où sont vos sacs ?

- J'ai fait une crise de narcolepsie en cours, et Lockhart a cru que j'étais malade, il m'a renvoyé à l'infirmerie, expliqua Ace. J'ai donc déjà pu déposer mon sac.

- Les cinquièmes années de Serdaigle avaient Marco. J'ai fait un petit jogging pendant qu'il les torturait, puisque je suis moi aussi dispensé de cours, comme Ace et Lu', répondit Sabo.

Il est vrai que le blondinet avait l'air d'avoir pris une douche récemment.

- Donc, à midi, tu disais que votre oncle a vu la première ouverture de la Chambre des Secrets ? demanda Hermione, alors qu'ils cheminaient vers la tour de Gryffondor.

- Hai. C'était y a cinquante ans. Tout un tas d'enfants de moldus ont été pétrifiés, et la dernière personne est morte. Les attaques ont cessé quand l'école a failli fermer. On raconte que le coupable a été identifié, puis renvoyé, mais Ji-chan n'y croit pas. D'autant plus que cet ignoble Lord Affreux à la Face de Serpent, j'ai nommé Voldy, était à Poudlard à cette période, et que c'est pas lui qui a été renvoyé...

Harry essaya de ne pas rire.

Il aimait bien le surnom de Voldemort que venait de trouver Ace.

Au détour d'un couloir, ils virent Colin Crivey qui interpella Harry et voulu lui faire part d'une rumeur, mais il fut vite emporté par le flot d'élèves.

- Qu'est-ce qu'on peut bien raconter sur toi, Potter, hein ? interrogea Sabo.

- Que je suis l'héritier de Serpentard, j'imagine, répondit Harry.

- Qui t'a mis une idée pareille dans le crâne ? s'étonna Ace.

- Un Poufsouffle de notre année a fui en courant devant Harry, plus tôt, dans la journée, expliqua Luffy.

- Les gens croient n'importe quoi, marmonna Ron, d'un air dégouté.

- Harry, tu as autant de chance d'être l'héritier de Serpentard, qu'Ace d'être celui du précédent Roi des Pirates.

Ace manqua de s'étouffer, et Sabo plaqua une main sur la bouche de Luffy pour l'empêcher de rire.

- Quoi ? demanda Hermione.

- Mauvais exemple. Très mauvais exemple, fit Ace. Je pense que je vais me passer de dîner, ce soir.

- Je te remonte une pomme ? proposa Sabo.

Ace haussa les épaules et entraîna Luffy par le col de sa robe, malgré ses protestations.

- Qu'est-ce que j'ai dit ? demanda Hermione.

Sabo la regarda d'un air fatigué, et s'en alla.

- Wouhawe... souffla Harry. Ils ont quelque chose contre cet homme ?

- Luffy a beaucoup d'admiration pour Gol D. Roger. Lui et Ace rêvent de le surpasser, chacun à leur façon... fit Hermione, pensive.


Zoro et Sanji restèrent surpris de voir le trio arriver dans la Grande Salle, un peu plus tard, sans Luffy.

- Vous avez perdu l'ahou gomu ? demanda Sanji alors qu'Hermione s'asseyait à côté de lui, pendant que Ron marmonnait dans sa barbe contre Percy.

- Ace l'a embarqué de force avec lui. On a pas bien saisi ce qu'il s'est passé... on parlait de la Chambre des Secrets, puis, piouf, Ace a eu l'air pas très bien et il est parti avec Luffy, rapidement suivi par Sabo.

- Sabo m'a raconté, annonça Nami en se faisant une place entre Sanji et Hermione, face à Harry qui séparait Ron et Zoro. T'as parlé de Roger, non ?

- Oui, et ? C'est un sujet tabou ? demanda Hermione.

- Non, mais parler de sa descendance, c'est dangereux. Autant que de parler de là d'où Robin est originaire.

Cela sembla évoquer quelque chose pour les deux autres pirates.

- Comment ça ? demanda Ron. C'est quoi le souci ?

- Baterilla, une île cachée des moldus, appartenant à l'Espagne, a subit un massacre, y a quelques années, raconta Zoro en sirotant son jus de citrouille. Vous savez pourquoi ?

Les trois jeunes secouèrent la tête.

- La rumeur disait que Roger aurait eu une amante, là-bas. C'est pas la seule île qui a subi un massacre à cause de cette rumeur. Comme la Marine ne voulait pas de sa descendance, ils ont envoyé des troupes là-bas. Toute femme pouvant être soupçonnée d'être sa compagne étaient interrogée, et beaucoup furent tuées, mariées ou pas. Certaines étaient enceintes. Des enfants en bas âge sont morts à cause de ça, aussi, raconta Nami d'un air triste.

- Et Ace a eu pas mal de chance... il était de Baterilla, justement, soupira Sanji. Ce k'ssou Hiken est un des rares survivants de ce massacre.

- Je... je savais pas... souffla Hermione.

Harry reposa sa fourchette, dégoûté.

- Le monde est loin d'être rose, soupira Nami. Du jour au lendemain, le Gensui, le chef de la Marine, peut décider que les survivants sont la descendance de Gol D. Roger, et ordonner leur mise à mort. Vrai ou pas, ils ne chercheront pas à savoir. Du moment qu'ils peuvent avoir la certitude qu'il n'y aura pas un second Kaizoku Ou... Enfin...


Ace posa une main sur les flammes du devoir de sortilège de Ron, les absorbant.

- Une raison quelconque pour mettre le feu à ton devoir ? demanda le jeune homme en lui réparant le parchemin.

- Aucune... je me suis pris la tête avec Percy, soupira Ron.

- Hmmm, raison pour laquelle il m'a retiré quinze points pour avoir fait une crise juste dans l'escalier. Je me disais que les jumeaux l'avait encore fait chié, mais apparemment non, c'est toi.

- Fais gaffe, on va finir par te marcher dessus, Ace, ricana Zoro.

- On a autant de chance de me marcher dessus que toi de trouver une destination sans te perdre.

Le marimo grogna à Ace qui lui tira la langue, sous le rire pas discret de Sanji et le sourire dur à cacher d'Harry.

Hermione ferma son livre d'un claquement sec, surprenant tout le monde.

- Seriez-vous contrariée par quelque chose, oh, Lady de mon cœur ? demanda Sanji.

- Non, je réfléchis. Qui veut voir la disparition des enfants de Moldus de Poudlard... soupira Hermione.

- On se le demande... rétorqua Ron avec sarcasme.

- Si tu veux parler de Malfoy...

- Pas que Malfoy. La majorité des Serpentards, lui dit Ace.

- Oui, mais ils ont tous passé par cette maison dans cette famille ! Qui sait, ils sont peut-être descendants de Serpentard ! Qui sait, ils se passent peut-être la clef de père en fils !

Zoro essaya de ne pas rire.

- Lucius est assez malfaisant pour ça, j'avoue, commenta Ace.

- Donc, on va lui botter le cul ? demanda Luffy en penchant la tête sur le côté.

- K'ssou baka gomu... grogna Sanji. Il faut des preuves, avant, ahou.

- C'est nul... bouda Luffy en laissant tomber sa tête sur la table.

- Tu as une idée de comment procéder ? demanda Ace à Hermione.

Hermione regarda autour d'eux pour s'assurer que personne ne les écoutait.

- Je surveille, ne t'en fait pas et parle, lui dit Zoro, en arrangeant sa position pour surveiller la salle commune.

- J'ai peut-être une solution, mais ça sera difficile. Et dangereux, très dangereux.

- Je suis le chevalier servant de mademoiselle, prêt à affronter les moindres dangers, assura Sanji.

- On risque aussi de violer une bonne cinquantaine de règles de l'école.

- Tu comptes accoucher ce mois-ci ou en fin d'année ? demanda Ace en tapotant impatiemment son livre de métamorphose.

- Très bien, alors écoutez-moi. Ce qu'il faudrait, c'est que nous puissions pénétrer dans la salle commune des Serpentards pour poser quelques questions à Malfoy sans qu'il s'aperçoive que c'est nous.

- C'est complètement impossible, fit Harry, alors que Ron éclatait de rire.

- Ouuuuh, on a une mauvaise influence sur toi, Granger, sourit Ace en voyant où elle voulait en venir. Tu songes à cette potion, ne ? Polynectar... Tu ferais une merveilleuse pirate. Y a un moyen que je puisse te recruter une fois que je serais Taïsho ?

Hermione lui jeta un long regard et secoua la tête en levant les yeux.

- J'ai vu la recette, elle n'a pas l'air des plus simples à faire. Si besoin est, je t'aiderais, je me débrouille assez bien en potion, grimaça Sanji.

- Et c'est quoi ? demanda Harry.

- Une potion qui permet de prendre l'apparence de n'importe qui. L'effet s'estompe au bout d'un moment. Vous pouvez ainsi vous faire passer pour des élèves de Serpentard, pointa Ace. Mais le livre est dans la réserve.

- Sabo, sourit Luffy.

- Tu crois qu'il pourrait obtenir le livre ? demanda Hermione, perplexe.

- C'est de Sabo dont on parle. Ou alors, on peut demander à Robin de nous faire l'autorisation. Si c'est toi, elle dira pas non, Lu', pointa Ace.

- C'est pas censé être la nouvelle prof d'Histoire ? Elle va se poser des questions si on lui demande une autorisation pour un livre de potion, marmonna Ron.

- C'est mon archéologue ! sourit Luffy.

- C'est l'une des nôtre. Je demanderais à Sabo d'obtenir une autorisation de sa part, fit Ace. On se retrouvera devant les toilettes de Mimi Geinarde quand vous aurez le livre.

- Alors, on vous laisse faire ? fit Hermione.

- Laisse-nous faire, Hermione-chan, sourit Sanji. L'illégalité, c'est notre domaine de prédilection.


En sortant de Défense contre les Forces du Mal, Robin les trouva et, d'un sourire mystérieux, tendit un papier aux secondes années.

- Bonne lecture, jeunes gens, senshô. Et bonne chance pour votre match de demain, Potter-san, sourit-elle avant de s'en aller.

Luffy riait doucement, alors que les trois autres avaient des yeux ronds en voyant l'autorisation dans leurs mains.

- Un prof qui t'obéit au doigt et à l'œil... elle pourrait nous donner de bonnes notes quand on l'aura ! s'exclama Ron.

- Ronald ! s'offusqua Hermione.

- Ben quoi ?

- Elle m'obéit pas. Je lui demande juste un service et elle fait ce qu'elle veut. Elle est libre, fit Luffy en haussant les épaules.


Nami était assise sur un lavabo quand les secondes années entrèrent dans les toilettes hors d'usage.

- Bon, alors, vous allez vraiment pénétrer dans le dortoir ? demanda Sabo, appuyé contre une des cabines.

- Oui. Si Malfoy est un suspect, il faut l'interroger, assura Harry.

- Alors, voyons voir les ingrédients nécessaires, soupira Hermione en s'installant à même le sol, histoire d'ouvrir l'ouvrage, avec beaucoup de précautions.

Nami conjura de quoi écrire et attendit :

- Dicte-moi les ingrédients nécessaires, Sabo et moi, on se chargera de les réunir. Sanji est un génie des potions, donc, il pourra t'aider à la faire.

- Les premiers sont assez faciles, puisqu'on les utilise en cours, mais les autres, je ne sais pas où on pourra les trouver, outre la réserve particulière de Rogue...

- Son surnom est Dorobo Neko, alors, ne t'en fais pas pour elle, lui dit Zoro. Envoie.

Hermione récita la liste des ingrédients, que Nami nota soigneusement.

- Normalement, je fais payer mes services, mais vu que je suis moi-même une enfant de moldus, ça sera gratuit pour cette fois, annonça la rouquine en rangeant la liste.

- Il faut aussi un petit morceau de ceux dont on va prendre l'apparence, annonça Hermione.

- Lu', on neutralisera Crabbe et Goyle pour leur prendre des cheveux. Granger, tu prends l'apparence de qui ? fit Sabo.

- Je m'en chargerais, assura la demoiselle.

- Je surveillerais les vrais, alors, marmonna Zoro. Vous savez où est leur salle commune ?

- Je vous y conduirais, promit Ace. En attendant, tu devrais aller te coucher, Potter, demain t'as un match.

Harry soupira. En attendant, savoir qu'il y avait autant de monde pour les aider, c'était ce qu'il fallait pour le rassurer.


Note de Clockie

Le polynectar est un de mes passages préférés ^^ (Juste que les gâteaux utilisés dans le film ont l'air absolument infects, mais bon.)

Quand j'ai voulu me prendre un petit encas pour corriger, j'ai vu qu'il n'y avait plus de spéculoos ToT Donc j'ai passé tout le chapitre à pleurer. (Non c'est pas vrai, en fait j'ai englouti trois sachets de chips en chantonnant sur la BO du Seigneur des Anneaux.)

Bref, ma petite vie est passionnante, mais je vous laisse, je vais essayer de corriger un autre chap pour ce week-end :3 (J'ai bien dit "essayer" hein, c'est pas sûr)

(Et vu que je crois que les spéculoos ne se trouvent qu'en Belgique, je précise : ce sont des biscuits, très très bons, sauf quand ils sont fait par ma tante. Ou son amie.)