Salut à tous !

Voici le dernier chapitre de la seconde année de ce x-over !

Le poll est aussi officiellement fermé. Au vu des résultats de celui-ci, Harry James Potter sera l'unique membre du Golden Trio a avoir des bases en Haki, et seulement pour le Haki de l'Observation. Merci encre d'avoir voté !

Le prochain poll sera lancé Samedi prochain, pour War Mage, et d'après ma bêta, il faut attendre environ trois semaine avant les premiers chapitres de la fic !

Je remercie ensuite Mana.Y (non, Marco, ne voit pas sous la cape, il a juste du Haki) et Olympe2 pour leur commentaire.

Enfin, bonne lecture à vous, et je vous dis à bientôt !


Ace était en train d'arranger une voile avec d'autres pirates, quand quelqu'un le siffla. En se redressant, il vit Thatch, Spade dans la main, tenant visiblement un message.

- Courrier pour toi, Ace.

- Merci, Thatch.

Le jeune pirate termina son nœud et alla récupérer son aigle.

Il prit la lettre.

« Ace,

Ne sachant pas vraiment qui contacter, je me tourne vers toi, puisque j'ai vu ton aigle toujours dans la volière. On a trouvé ça dans la main d'Hermione. On espère que ça sera utile. On suppose que l'entrée de la Chambre des Secrets serait dans les toilettes de Mimi Geignarde.

Ni Ron, ni moi ne savons trop ce que nous allons faire, mais nous allons agir, c'est certain.

Dans l'espoir que ça soit utile.

Avec toutes mes salutations,

Harry James Potter. »

Ace regarda dans l'enveloppe et se retrouva avec une page d'un livre... sur les Basilics. Il lut tout cela avec des yeux ronds, et se précipita vers Marco qui tenait la barre, tout en discutant avec leur capitaine qui était installé tranquillement sur son fauteuil, derrière, en train de boire.

- Marco ! appela Ace.

L'homme se détourna de la conversation, les sourcils levés de surprise, et prit ce que lui donnait Ace. Il fronça les sourcils en voyant de quoi il s'agissait.

- Oyaji, on a trouvé le monstre de Poudlard. Deux idiots risquent d'y passer, yoi, annonça Marco.

- Alors, va mon fils, et vite !

Ace supplia le capitaine du regard, mais il n'eut droit qu'à un non de la tête.

- Je serais prudent, Ace, assura Marco en tendant ses cartes à son second en commande.

Il prit le visage d'Ace entre ses mains et lui sourit.

- Attends-moi sagement ici, et ne fait pas trop hurler Oyaji, yoi.

Il l'embrassa puis s'envola prestement.


- Dumbledore a été chassé de ce château par mon simple souvenir ! siffla le souvenir de Jedusor alors que son visage devenait un masque repoussant sous la colère.

Si Harry n'était pas devenu aussi méfiant du directeur, à cause des quelques remarques de l'année précédente et du début de cette année, il aurait dit à cet homme que Dumbledore n'était pas très loin.

Sur sa poitrine, dans sa chemise, alors qu'il cherchait quoi répondre, il sentit la plume devenir de plus en plus chaude, lentement, mais de façon significative.

Il savait quoi répondre :

- Oh, mais qui vous dit que Dumbledore est la seule personne dont vous devriez vous méfiez ?

C'était peut-être du bluff, puisqu'il se doutait que ceux pouvant le sortir de cette situation ne serait sans doute pas là à temps. Jedusor ouvrit la bouche pour parler, mais une étrange musique envahit la Chambre, pourtant déserte. La musique devint de plus en plus forte, au point de faire vibrer le cœur d'Harry dans sa poitrine.

Puis, quelque chose s'enflamma sur le sommet d'un pilier.

Fumseck.

Fumseck vola vers Harry et laissa tomber à ses pieds un vieux chapeau usé.

Cela eut le don de faire rire Jedusor. Après tout, pour alliés, Harry n'avait que le Choixpeau et un simple Phénix.

Mais en croisant le regard de l'oiseau, Harry comprit un tout autre message :

Essaye de survivre aussi longtemps que possible, il n'est plus très loin. Il trouvera le passage.


Marco ne s'embêta pas à se changer.

Il vola aussi vite que ses ailes de feu le lui permettaient dans les couloirs, esquivant les professeurs et les préfets. Il défonça comme une météorite bleutée la porte des toilettes de Mimi Geignarde, lui faisait presque peur et plongea dans le passage, les ailes contre son corps, gagnant un maximum de vitesse.

Il continua le passage, jusqu'à Ron en train de dégager un passage dans la pierre, qui s'arrêta en le voyant passer comme une fusée.

Marco s'embrasa, perdant de la vitesse, mais parvint à passer dans le trou de l'éboulement, et reprit sa route.

Il passa une nouvelle porte et pénétra dans la Chambre des Secrets. Enfin.

Juste à temps pour voir Jedusor se réjouir de la mort prochaine d'Harry, alors que le corps du Basilic était toujours à terre, en train de se vider de son sang.

- Je vais vous donner des cours d'escrime, Potter, commenta Marco en reprenant sa forme humaine. Vous en faîtes pas, vous n'allez pas mourir.

- Et voilà un témoin pour ma renaissance ! se réjouit Jedusor.

- Les morts, ça reste mort, ahou, enfonce le toi dans le crâne, yoi.

Marco attira à lui le croc de serpent que Harry venait de se retirer du bras et, en un instant, fut devant le journal intime.

- Sayonara.

Il planta le croc dans le petit livre, entamant la destruction du fragment d'âme à l'intérieur. Il avait conscience que derrière lui, Fumseck était en train de pleurer sur la blessure de l'élève.

Et brusquement, Tom Elvis Jedusor ne fut plus.

Marco se releva et se tourna vers Harry pour examiner l'avancement de la blessure.

- J'ai toujours été jaloux des phénix communs, avoua-t-il à Harry.

- Pourquoi, monsieur ? demanda Harry.

- Si je ne peux pas mourir de la majorité des choses qui tuerait un humain normal, je ne peux pas guérir mes proches avec mes larmes, yoi. Comment vous sentez-vous, jeune homme ?

- Mieux... et Ginny ?

Pour lui répondre, Ginny se mit à remuer.

- Restez là, je vais me charger d'elle, assura Marco.

Il alla aider la jeune fille à se redresser.

- Doucement, c'est fini... rassura Marco. Sans Potter, vous ne seriez plus là, soyez-en lui reconnaissante.

- Je doute qu'on s'en serait sortis sans vous, professeur, Voldy semblait bien parti pour m'achever lui-même, avoua Harry quand Fumseck s'éloigna, lui permettant d'aller récupérer sa baguette.

Ginny éclata en sanglots.

- C'est... c'est ma faute... Je voulais te le dire, l'autre jour... Harry... mais je pouvais pas... pas devant Percy ! Je jure... que je voulais pas... mais Jedusor m'a obligée...

- C'est fini, maintenant, j'ai tué le Basilic et le journal n'existe plus, rassura Harry en lui montrant le gros trou dans le journal.

- Je vais être renvoyée... se lamenta Ginny.

- Non, pas du tout. C'est de la possession, il suffit qu'un médecin examine ton esprit pour réaliser que tu n'étais pas maîtresse de toi-même, yoi, rassura Marco. La seule chose qu'on peut te reprocher, c'est de ne pas t'être tournée vers un professeur quand tu as réalisé le danger, mais sinon, rien de plus. Ne restons pas là, yoi.

Marco alla ramasser l'épée et en chassa le sang d'un geste expert de la main, avant de la passer à sa ceinture.

- Vous allez vraiment m'apprendre l'escrime ? demanda Harry. Ou vous disiez ça juste pour rire ?

- Si tu es intéressé, je peux en effet te l'enseigner, yoi.

Il hissa Ginny dans ses bras et se tourna vers Harry.

- Prend ce truc, et une fois qu'on en aura fini, on aura une petite discussion, yoi.

Il montra le journal du menton, alors qu'Harry ramassait le Choixpeau. Le garçon hocha la tête et fourra le journal dans sa poche.

C'était presque drôle de voir la façon dont Fumseck se nicha sur l'épaule de Marco en chantant joyeusement.

Ils sortirent de la chambre qui se referma en sifflant derrière eux, et firent marche arrière, jusqu'à l'éboulement.

- Comment saviez-vous où j'étais, sensei ? demanda Harry.

- Spade est un aigle très rapide. Et nous n'étions pas loin des côtes anglaises. Ace m'a montré le message, et, étant le seul à avoir des ailes, je suis parti devant, yoi.

Ils finirent par entendre les raclements de pierre, et Harry appela Ron.

- Et Ginny ? demanda Ron en s'acharnant encore plus sur les pierres.

- Elle pourrait aller mieux, jeune homme. Poussez-vous, yoi, fit Marco.

Il ferma les yeux, dressant sa magie pour protéger ceux de l'autre côté de la paroi, et d'un coup de pied sur le côté, envoya balader tous les décombres, libérant totalement le passage, sans jamais faire de mal à Ron ou Lockhart.

Ron resta un instant ébahi, comme Ginny et Harry, avant de se précipiter vers sa sœur, heureux de la revoir en vie.

- Comment vous êtes arrivé ici, monsieur ? demanda Ron.

- De la même façon que vous, mais un peu plus personnelle, yoi, répondit Marco en confiant la petite rousse à son frère.

Ginny protesta en pleurant, mais un regard de Marco la fit aller fondre en larmes dans les bras de son grand-frère.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Ron.

- Je pense que votre sœur a besoin d'un médecin, avant que votre ami ne vous rapporte ce qu'il s'est passé, yoi.

- Où est Lockhart ? s'enquit Harry pour changer de sujet.

- Ici, mais il ne va pas bien. Venez voir. C'est votre oiseau ?

Marco passa un doigt sous le bec de Fumseck avec un bref sourire et répondit :

- Un simple ami. Dumbledore voudrait prétendre que Fumseck lui appartient, mais il n'a pas saisi que les oiseaux sont des créatures libres, yoi.

Le phénix poussa une note mélodieuse et Marco eut un plus grand sourire.

- Allons voir Lockhart.

Ron les entraîna vers l'enseignant incompétent, vers l'entrée du tuyau. L'homme fredonnait par terre d'un air absent.

- Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? demanda Marco.

- Eh bien... il a essayé de nous jeter un sort d'Amnésie avec ma baguette et...

- Je retire ma question, je ne veux pas savoir, yoi, soupira l'homme.

Lockhart les remarqua et leur dit d'une renversante bonne humeur :

- Bonjour ! Drôle d'endroit, n'est-ce pas ? C'est ici que vous habitez ?

Une veine palpita sur le front de Marco, alors que les deux garçons essayaient de ne pas rire.

Un coup sec du tranchant de la main dans le cou de l'homme et celui-ci s'effondra sans connaissance.

- Cela nous fera des vacances, yoi, soupira Marco.

- On fait comment pour remonter ? demanda Harry. Tu as une idée, Ron ?

Ron secoua la tête.

- Weasley, vous vous accrocherez aux pattes de Fumseck, il vous remontera, ordonna Marco. Potter, vous monterez sur mon dos.

Marco arrangea Lockhart pour mieux pouvoir le prendre une fois sous forme animale, puis tendit l'épée à Harry.

- Vous êtes certain ? demanda Ron.

Marco le foudroya du regard et regarda Fumseck sur son épaule.

- Acceptes-tu de le faire ? s'enquit Marco.

L'oiseau hocha la tête et voleta au-dessus des deux Weasley. Ron et sa sœur se saisirent de ses serres et le phénix les remonta immédiatement.

Marco s'embrasa dans un feu bleuté et prit son apparence de phénix.

- Grimpez, yoi.

- Vous êtes certain ? hésita Harry.

- Soit vous montez, soit je vous prends entre mes serres, et c'est pas la manière de voyager la plus agréable.

Et il prit dans son bec l'épée d'argent.

Harry monta avec hésitation sur le dos de l'oiseau, et fut soulagé de ne pas se faire brûler. C'était... bizarre comme sensation.

Marco leva une patte pour saisir un bras de Lockhart et s'envola de son mieux.

- Où va-t-on ? demanda Harry.

- Minerva... marmonna Marco, en essayant de ne pas faire tomber l'épée de son bec.


Marco se retira dans un coin, regardant Dumbledore.

De ce qu'il savait, cet homme aurait dû rentrer beaucoup plus tôt. Vraiment plus tôt.

Il regarda Potter poser sur le bureau l'épée de Gryffondor, le Choixpeau et le journal de Jedusor. Il regarda ensuite Dumbledore, puis son enseignant qui se contenta se passer ses doigts dans les plumes de Fumseck, sur son épaule.

L'irritation du directeur n'échappa pas au pirate. Il avait espéré que Fumesck se déplace pour prouver qu'il avait Potter dans ses filets, mais il s'était déplacé parce que Potter avait appelé un phénix à l'aide, sans le réaliser.

« Echec. »

Il écouta Harry raconter toute l'histoire, puis s'arrêter. Il regarda Marco.

Que devait-il faire pour Ginny ?

- C'est ma faute, intervint Ginny. J'en assume l'entière responsabilité.

Elle renifla, mais resta droite.

- Ce n'est pas la peine d'essayer de me couvrir, Harry... si y a une chose que j'ai apprise en classe avec le professeur Fushisho, c'est qu'être honnête est toujours mieux.

Marco manqua de s'étouffer. Il avait jamais appris ça à qui que ce soit !

- Étonnant de votre part, mon cher, constata Minerva.

- Je suis le premier étonné, yoi, avoua Marco. Je joue peut-être du mauvais côté de la loi, mais je ne mens pas, c'est un principe. Je joue souvent sur les mots, ou ne donne que des brides d'infos, mais c'est tout. Je peux me dire que si j'ai appris l'honnêteté à des jeunes sans même le savoir, je devrais peut-être me ranger, yoi.

- Je ne suis pas sûr que votre capitaine soit d'accord, mon cher Marco. Néanmoins, poursuivez, mademoiselle, fit Dumbledore.

- J'ai trouvé ce journal dans mes affaires... je pensais que maman me l'avait donné... je ne savais pas... et j'ai écrit dedans, comme un journal intime...

- Avant que vous l'engueuliez, elle devrait peut-être se calmer et dormir. Pourquoi ne l'accompagneriez-vous pas à l'infirmerie ? fit Marco aux parents.

- Bonne idée, allons-y, Molly, fit Mr Weasley.

Marco fit un geste de la tête à Ron pour qu'il les accompagne et regarda sa collègue, qui haussa les sourcils et suivit le mouvement, entraînant Lockhart avec elle. Marco se rapprocha de Dumbledore et lui dit :

- La question n'est pas de savoir comment ce journal a atterri dans les affaires de cette jeune fille, mais plutôt, comment vous ne l'avez pas remarqué, yoi.

- Voyons, je ne suis pas omniscient, mon cher, se défendit Dumbledore.

- Sans vous manquer de respect, professeur, vous auriez dû le savoir. Après tout, vous saviez l'année dernière que Quirrell avait Voldemort derrière la tête, et vous saviez que j'étais en train de le combattre, sans que Hermione ou Luffy n'ait à vous le dire, pointa Harry. Vous êtes le directeur de cette école, vous en savez plus que quiconque ici.

- Pas tant que ça, j'en ai peur, Harry, soupira Dumbledore.

- Le château donne pas mal de pouvoir à son directeur... et vous auriez pu savoir où était la Chambre des Secrets si vous l'aviez demandé. Vous aviez aussi la force de détruire le Basilic lors d'une de ses sorties pour attaquer les élèves. Ne jouez pas au plus con avec moi, yoi. Je suis peut-être plus jeune que vous, mais les manipulations, je connais. Maintenant, je vais aller expliquer deux trois choses à Potter, N'oubliez pas de prévenir Azkaban, je suis certain que Hagird aimerait vraiment en sortir, yoi. Nous y allons, jeune homme ?

Harry hocha la tête et se dirigea vers la porte. Avant de l'avoir atteinte, il se sentit repoussé vers l'arrière, juste derrière Marco, alors que la porte s'ouvrait sur Lucius Malfoy, accompagné de...

- Dobby ? souffla Harry.

- Alors, vous êtes revenus, fit Lucius en entrant. Le conseil d'administration vous a suspendu, Dumbledore, et le ministre lui-même vous a demandé de partir, monsieur Fushisho, mais vous êtes de nouveau là !

- Voyez-vous, les membres du conseil d'administration m'ont contacté aujourd'hui, après avoir appris ce qui était arrivé à la fille d'Arthur. Ils ont décidé de me réintégrer à mon poste, mais ils m'ont aussi raconté d'étranges histoires, au sujet de vous, jetant la malédiction sur leurs familles.

« Menteur, ça fait un moment que tu as eu ces messages » songea Marco.

- Quant à moi, je n'ai jamais écouté les lois, yoi. Pourquoi est-ce que j'écouterais un bon à rien aveuglé par sa position et quelques sacs d'or ? Surtout quand la vie de mes élèves est dans la balance. D'autant plus que moi et mes semblables n'avions pas le droit de revenir tant que les agressions n'avaient pas cessées, yoi.

- Ah... fit Lucius, pâle de fureur. Et donc, vous avez le coupable ?

- C'est exact, fit Dumbledore.

- Et donc ? Qui est-ce ?

Le temps d'un battement de cil, Marco était à côté de Lucius, lui tenant un de ses avant-bras, un drôle d'air dans les yeux.

- Face de Serpent, yoi.

- C'est exact. Mais cette fois, il a agi par l'intermédiaire d'un journal intime, pointa Dumbledore.

Marco jeta un rapide coup d'œil vers Dobby qui s'agitait, mais reporta son attention sur Lucius. Quand l'homme fit un geste pour se dégager, Marco recula, un pouce dans sa ceinture.

- Ce qui est très judicieux car sans la présence de Monsieur Potter et de Ronald Weasley, personne ne l'aurait découvert, et on aurait pu croire que Miss Ginny Weasley était la seule coupable.

Lucius lança un regard à Harry et Marco se saisit de l'épée sur le bureau, pendant que Dumbledore continuait de parler.

- C'est un soulagement, en effet, commenta Lucius avec raideur.

Harry s'avança d'un pas et Marco posa une main sur son épaule.

- Je me sens très courageux, ne vous en faîtes pas, assura Harry.

- Très stupide, mais si tu y tiens, commenta Marco en laissant son épaule.

Il raffermit néanmoins sa prise sur l'épée.

- Est-ce que vous sauriez, par hasard, comment Ginny s'est retrouvée en possession de ce journal ? demanda Harry.

- Comment le saurais-je, là où cette petite idiote a trouvé cet objet ? grogna Lucius.

- Peut-être parce que c'est vous qui l'y avez mis, chez Fleury et Bott, en prenant son vieux livre de Métamorphose. Vous en avez profité pour y mettre le journal.

Malfoy serra les poings.

- Il faudrait le prouver, siffla-t-il.

- Ce qui est désormais impossible, vu que Jedusor n'est plus dans ce journal. Je vous serais néanmoins gré de ne plus distribuer des vieilles affaires d'écoles de Tom, pointa Dumbledore.

- Surtout si elles ont été transformées en Horcruxes, yoi, ajouta Marco.

- Pardon ?

- Oups, vous ne saviez donc pas que vous vous êtes débarrassé de façon aussi absurde et stupide d'une partie de l'âme de votre maître ?

Lucius inventa une nouvelle définition au mot pâle et se mit à trembler. Dumbledore jeta un regard à Marco, comme s'il lui en voulait d'avoir laissé sortir cette information, alors que le Phénix regardait l'homme devant lui avec graaande satisfaction.

- Nous y allons, Dobby, gronda Malfoy.

Et il s'en alla dans un envol de son manteau, faisant sortir avec lui l'elfe de maison à renfort de coups de pied.

Harry se saisit du journal de Jedusor, sans même en demander la permission, et sortit derrière Lucius. Marco reposa l'épée, s'inclina devant la lame et partit rejoindre Potter, le retrouvant en train d'avancer à cloche-pied pour retirer une de ses chaussettes boueuse dans laquelle il fourra le journal, avant de se rechausser.

- Tu cherches vraiment les emmerdes, Potter, commenta Marco, alors qu'ils rejoignaient Lucius.

- Je suis un Gryffondor après tout, répondit Harry. Monsieur Malfoy, vous avez oublié quelque chose !

Et il mit la chaussette dans la main de Lucius, qui en arracha le journal, pour balancer le vêtement à Dobby.

Voyant ce qu'il avait dans les mains, il regarda méchamment Harry et lui dit :

- Tu subiras un jour le même sort lamentable que tes parents, Harry Potter. Allons-y Dobby.

Pas de réponse.

- J'ai dit viens !

Dobby ne bougea pas et regarda la chaussette boueuse comme si c'était un trésor inestimable.

- Le maître a donné une chaussette à Dobby. Le maître a donné un vêtement à Dobby...

- Quoi ?! Qu'est-ce que tu racontes ?!

- Dobby a reçu une chaussette ! Le maître l'a jetée et Dobby l'a attrapée ! Ce qui veut dire que Dobby est libre !

Malfoy se tourna vers Harry, fou de rage, et se rua sur lui.

- Tu m'as fait perdre mon serviteur !

Harry leva sa baguette pour se défendre alors que Dobby s'interposait, mais quelqu'un fut plus rapide.

- Arrrrrrgh !

Lucius tomba à terre, deux lances de flammes lui piégeant les mains

- C'est une mauvaise idée de s'en prendre à un de mes camarades de classe, ahou...

Harry vit avec incrédulité Ace se tenir à l'autre bout du couloir, deux lances enflammées dans les mains, torse nu, et avec son chapeau sur le crâne.

- Vous ne toucherez pas à Harry Potter ! fit l'elfe en menaçant Lucius du doigt.

L'homme se releva difficilement et s'en alla.


Marco se détourna de ce qu'il faisait quand on frappa à la porte.

Ace, assis sur ses genoux, eut une moue craquante et supplia Marco du regard, resserrant ses bras autour du cou du blond qui s'était reculé dans leur baiser.

- Allez, debout, on reprendra ça un autre jour, yoi.

Le garçon soupira et quitta ses genoux pour se hisser sur une chaise, de l'autre côté du bureau.

- C'est ouvert, Potter.

Harry ouvrit, les cheveux encore mouillés de sa douche récente.

- Si tu n'es pas encore au festin, c'est que tu as des questions. Je t'écoute, fit Marco en se laissant aller en arrière sur sa chaise. Tu peux parler devant Ace, yoi.

Harry hocha la tête et s'assit sur une chaise.

- Il y a... pas mal de choses que je ne comprends pas, sensei. Et surtout... j'ai peur.

- De ?

- J'ai vu beaucoup de parallèles entre Jedusor et moi...

- Tu n'es pas lui. Vous avez peut-être quelques similitudes, mais tu n'es pas lui. Vous avez un lien, tous les deux, qui est dénoté par cette marque sur ton front. Ce tragique soir, il voulait, avec ta mort, faire quelque chose d'horrible, mais ça n'a pas marché, et, en conséquence, il t'a transmis certains de ses traits, yoi. Mais contrairement à lui, tu... comment dire... tu es resté pur ? Je vois pas d'autres termes.

- Ce que Marco essaye de dire, c'est que, malgré tout, tu n'as pas cédé à la tentation de la facilité, du pouvoir et de la reconnaissance. Jedusor voulait se faire un nom, toi, tu veux te faire oublier. Vos parcours peuvent être semblables en certains points, mais vos motivations ne sont pas les mêmes, commenta Ace.

- Tu ne comprendras pas avant que tu ne sois plus vieux pourquoi toi et lui êtes différents. Si tu cherches une grosse différence, j'en ai une qui va te soulager immédiatement, yoi. Tu n'es pas assoiffé de pouvoir comme il l'était. Autre chose... ?

- Le journal...

- Horcruxe. Tu te demandes ce que c'est, n'est-ce pas Potter ?

- Oui.

Marco soupira et le regarda d'un air triste.

- Tu veux vraiment savoir ? Tu le sauras, un jour ou l'autre. Le plus tard possible, j'espère, yoi. Mais tu devras le savoir, si ce que je pressens arrivera vraiment.

Harry resta un moment pensif puis secoua la tête.

- Je ne veux pas savoir, alors.

- Le moment venu, nous te le dirons, promit Marco. Mais pour l'instant, sache que c'est quelque chose qui a permis à Face de Serpent de rester dans le coin, malgré la mort, et qui fait qu'il reviendra sans doute un jour, yoi.

- Je comprends, murmura Harry.

- Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas.

- Comment vous avez su que j'étais en danger ?

- Ma plume.

Ace leva un sourcil surpris, puis haussa les épaules.

- Votre plume ?

Ace fouilla ses poches et brandit une plume de Marco.

- C'est une partie de lui, avec de la magie, il peut savoir ce qu'il se passe autour d'une plume loin de son corps, expliqua Ace. Et ceux qui les portent sont ses protégés. Si tu es en danger, un phénix viendra à ton secours.

- Je vois, souffla Harry alors qu'Ace rangeait la plume dans sa poche.

- Allez, filez au festin. Ton frère doit avoir repris connaissance, Ace, et Luffy doit être de retour.

Les deux étudiants filèrent immédiatement, sous le sourire en coin de l'enseignant.

Une nouvelle année prenait fin. La moitié des causes de migraine aussi.

Et Dumbledore devrait se trouver un nouvel enseignant pour la Défense contre les Forces du Mal.


Note de Clockie

Nyaaaa~, yaoi *w* Harry, sors ! Tout de suite !

Mais c'est plus un Dumby un peu manipulateur qu'on a là, c'est un vrai psychopathe ! Heureusement que Marco est là :3 (J'espère pour Harry qu'il y aura un phénix dans le coin quand il se retrouvera dans le cimetière avec Chibi Voldy...) (... Note que... Vu Marco, un poulet pourrait suffire.)

N'empêche. Voldy était plutôt pas mal quand il était jeune, quand on voit ce qu'il est devenu aujourd'hui... Que font les chirurgiens esthétiques ?

Bref, fin de l'année ! Décidément, j'aime faire la beta :D Ceux d'entre vous qui le peuvent et qui ont du temps, proposez-vous aussi ! C'est sympa et en plus, parfois, c'est vraiment nécessaire. (Ceci était un message du B.A.D.A.S.S., les Betas Associé(e)s Dans une Assemblée Super Stylée)

Pour finir, sachez que je retourne en orientation cet après midi ! (Et en fait, c'est sympa, j'aime bien me balader dans les bois. Même si j'aime savoir où je vais.)

...

J'espère avoir la carte cette fois.

(Et pour le truc de beta, je blaguais pas, c'est vraiment bien. Parole d'hélicoptère !)