Ah la la…Pardonnez moi pour ce long moment sans écrire, la vie a été une vraie course pour moi ces derniers temps. En plus de ce chapitre j'ai réalisé une petite bande annonce pour cette fiction, (c'est pas du grand art je préviens^^ mais j'espère que ça attirera la curiosité de certains nouveaux lecteurs).
Vu que ce site n'autorise pas les liens vidéos, je vous propose de la trouver en tapant sur you tube mon pseudo Done4Is4Done, c'est ma seule vidéo donc pas dur à trouver^^
Merci mille fois pour ces commentaires qui m'encouragent à écrire =). BONNE LECTURE A TOUS ! Et bonnes vacances pour les chanceux )
Harry s'élança sans réfléchir. Il investit tous ses muscles douloureux dans une course haletante. Hermione était en danger.
Marc n'était pas Marc. Le vrai Marc était dans ce trou, couvert de terre et rongé par les asticots.
Comment avaient-ils pu tomber aussi facilement dans le panneau ? Un directeur de Poudlard, un auror, de brillants professeurs…Tous avaient cru au retour de Marc sans se poser plus de questions. Il faut dire que le coup de Voldemort (s'il s'agissait en effet du responsable) était brillamment préparé.
Faire croire que Marc était devenu fou était un très bon moyen d'écarter les soupons. Ce qui sortait de sa bouche était insensé certes…Mais après tout…il était cinglé ! Pas de quoi douter de son identité. Harry paria sur le polynectar. En quatrième année, un mangemort s'était fait passé pour Fol'œil de la sorte. Il aurait du y songer…
Il aurait du être plus prudent…Il aurait du deviner…Bon sang qu'il avait été con…C'était si évident pourtant.
Voici l'ampleur des regrets qui rongeaient Harry tandis qu'il se précipitait à corps perdu vers la lisière du bois. Et si la chance de sauver l'amour de sa vie s'était écoulée?
Il connaissait bien cette sensation. Ce n'était pas la première fois que le super héro en lui se réveillait en quête de sa princesse.
Mais aujourd'hui les choses étaient différentes. Il avait vu Hermione dans cette vision si réelle…Avait-il un instant frôlé le passage entre la vie et la mort ? Et si ce monde de lumière qu'il avait visité le temps d'une chanson était le paradis ?
Qu'est ce qu'Hermione faisait là haut ?… « Ne te voile pas la face…Tu sais pourquoi elle était là…C'est trop tard »…
La douce, intelligence et jolie fille qui le comblait de bonheur venait-elle de s'éteindre ? Que faisait-elle dans ce rêve de lumière blanche ? L'avait-il vu dans ce monde paradisiaque parce que cette saleté d'usurpateur l'avait tuée ?
Il repensa à leur dispute stupide et s'en voulut d'avoir passé ses derniers instants avec elle, à lui crier dessus. Plus il angoissait et plus ses jambes gagnaient en vitesse. Comme si son accident avec le troll n'avait laissé aucune trace sur ses aptitudes physiques.
Obsédé par le besoin de venir à son secours, il ne portait même pas attention aux cris de Ron.
-Harry ! Qu'est ce que tu fous Harry ? Transplane bordel !
Il distingua pourtant ces mots et se sentit plus que débile. Animé par l'adrénaline il n'avait en effet pas choisi l'option la plus rapide. Il attendit que Ron arrive à son niveau et sans attendre, ils se téléportèrent à Sainte Mangouste…
6 ans et des poussières plus tôt…
Harry tape nerveusement du pied. Il sait que ce match de Quidditch est décisif. S'ils se font encore une fois décimés, les griffondors n'auront aucune chance de gagner la coupe. Il enfile ses protections. Les autres joueurs ne sont même pas encore là. Il est venu en avance pour se mettre en condition.
Ce qui le tracasse le plus, c'est cette fille qui va assister à cette rencontre contre Poufsouffle. Cette sorcière pour qui il ressent des sentiments étranges depuis quelques temps.
Quand on parle du loup…Hermione pénètre dans la salle de l'équipe.
-Ah te voilà !, s'exclame t'elle avec son sourire ravageur qui lui coupe le souffle.
S'il savait les émotions qui traversent la jeune femme lorsqu'elle le voit si beau, dans son uniforme de capitaine. Elle est sa plus grande supporter.
-Comment tu te sens ?
Il est stressé comme un mec qui attendrait son exécution. Mais il faut se montrer fier.
-La forme !
Elle croise les bras et lève les yeux au ciel.
-Et tu comptes me faire avaler ça…On sent ton stress à des kilomètres…
-Ah oui ? Tu as un sacré flair.
-Je te connais pas cœur c'est tout.
« Non Hermione, tu ne sais pas totalement lire en moi. Sinon tu sentirais ma terrible envie de t'embrasser à l'instant. Je ne suis plus le meilleur ami que tu crois connaitre. ».
-Et donc tu vas me sortir que je n'ai aucune raison d'avoir peur…Que je suis fort…Que je vais y arriver.
-Non il arrive que tu sois très nul aussi et tu pourrais faire n'importe quoi sur le terrain…lança t-elle malicieuse en lui tirant la langue.
Ils rigolèrent en même temps, amusés par cette répartie inattendue.
Puis, sans prévenir, Hermione prit Harry dans ses bras, le serrant sans relâche.
-Sérieusement Harry…, murmura t-elle dans le creux de son oreille, On sait très bien tous les deux que tu gérer. Je crois en toi moi.
Les deux amis arrivèrent dans un nuage de poussière. Ils s'effondrèrent au sol et la gorge envahie par de la cendre, toussèrent sans retenue.
-Ou sommes-nous ? parvint à prononcer Harry en continuant à s'étouffer.
Les cendres pleuvaient comme tomberait une couche de neige. Parmi ce voile gris, on pouvait distinguer quelques silhouettes passer en courant. Des hurlements retentissaient. La panique s'étendait…
Ron haussa les épaules.
-Je ne comprends pas, j'ai transplané à Sainte Mangouste. Hé !
Il arrêta un homme âgé qui peinait à s'enfuir.
-Vous là ! Qu'est ce qui passe ?
-Un malade a littéralement fait exploser l'hôpital. Une œuvre de vous savez qui sans aucun doute…Ne trainez pas ici.
Le visage du Weasley devint pâle comme la mort.
-Hein..Explo…exploser ? Mais…
-Ne vous attardez pas.
-Mais mon amie…
-Vous connaissiez quelqu'un à l'intérieur ? Je suis navré, mais il ne reste rien. Ne perdez pas votre temps à chercher des survivants.
Sur cette annonce tragique, l'homme au visage légèrement brûlé reprit sa fuite en boitant. Ronald se retourna doucement et observa Harry, qui peinait à respirer les genoux encore sur le sol.
-Qu'est..Qu'est ce qu'il a dit ?
Le jeune Weasley ne trouva la force de répondre. Ses yeux commençaient à s'humidifier, prêts à verser des torrents…Il se laissa désespérément tomber sur le sol.
-Ron ! Ron dis moi…Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qu'il t'a dit ?
-C'est fini Harry…
-Mais…Mais Sainte Mangouste ! Hermione est avec le faux Marc il faut. !
-Harry…
Il regarda le garçon à la cicatrice se remettre sur ses jambes et saisissant le bas de son pantalon, chercha à l'arrêter.
-Il n'y a plus de Sainte Mangouste Harry…
Une jeune femme arrivant à son tour, en pleurs.
-Mon enfant, je cherche mon enfant !
Ses cris de terreur leur glacèrent le sang.
C'est là qu'Harry comprit…Son regard heurté fit le tour du décor, comme pour trouver quelque chose de rassurant. Mais cet endroit n'était qu'horreur. Le théâtre d'un drame. La fin d'un roman fataliste contre laquelle on ne peut rien faire.
Non…Non ce n'était pas possible…
Il s'élança au milieu des autres victimes et se mit à hurler son prénom. Elle était peut-être là quelque part…L'espoir inépuisable, il souleva des centaines de débris à sa recherche…Elle était peut-être coincée quelque part à attendre son aide. Elle avait besoin de lui…
-HERMIONNNNNNNNNNE ! HERMIONNNNNNNNNNNNNE !
Les yeux criblés de larmes, il hurla son nom encore et encore. Il rêva de voir son visage sortir de tous ces décombres…il fit le cauchemar de la retrouver sans vie parmi tous ces cadavres en morceaux…
Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que cet attentat ait lieu au moment ou ils découvrent l'identité du faux Marc ? Pourquoi fallait-il qu'il perde toujours injustement les gens qu'il aimait ?
Ron le supplia de stopper ses vaines recherches. Le Weasley voyait son ami devenir presque fou. Cela faisait des heures qu'il l'appelait comme un petit garçon à l'abandon.
-Ca sert plus à rien Harry…
-Dégage… ! lui cria t-il dessus en le poussant. Je ne la laisserais pas là…Je ne la laisserais pas là….HEERRRRMIOOONNNNNE !
Pour la énième fois, il souleva des restes du bâtiment détruit…Mais aucune trace d'elle…
Ce jour là et pendant les exactement 304 jours suivants, le garçon qui a survécu se noya dans son chagrin.
Prenez l'amour à un homme. Vous verrez comme le malheur prendra possession de son corps entier. Du cil de ses yeux sans espoir, jusqu'au ventricule de son cœur déchiré.
Elle est bonne. La blonde qui se déhanche sous ses mouvements de bassin ferait baver des tas de séducteurs. Pourtant elle ne le soulage pas. Elle prend son pied seule. Car Harry s'en fout.
Lorsqu'il ferme les yeux il repense à son amour de lycée. L'amour de son existence plus exactement. Hermione était plus belle encore pendant l'amour. Sa jouissance prenait des allures de Ré mineur quand sa voix adorable s'envolait dans la pièce.
Il termine. Il se rhabille, adressant à peine une phrase à cette trainée qui est venue salir ses draps. Non ce n'est pas une trainée. C'est une fille normale. Mais ce n'est pas Hermione, alors ça perd toute sa valeur.
Ce qui suit est habituel. A peine sa conquête quitte les lieux que ses larmes le gagnent. Un combat perdu d'avance commence.
Mécaniquement, car ceci arrive deux fois par jour, Harry ouvre son placard. Il attrape le premier alcool que ses doigts croisent et boit à la santé de la femme qu'il n'oubliera jamais…
Et non…Finalement, tout ne se passe pas comme prévu. Il refait le tour de l'armoire avec ses mains et ressort bredouille. Sa réserve d'alcool est vide.
-MERDE ! cria-il, paniqué de comprendre que la souffrance qui lui bouffe le ventre ne se calmera pas si facilement.
Son esprit acquiert une idée aussi intéressante que glauque. Et voilà qu'en deux, trois temps mouvements, il se retrouve debout sur un tabouret, au milieu de la chambre. Il fait le nœud sans se poser aucune question.
Il existe des moyens de se suicider plus pratiques que la pendaison chez les sorciers. Mais cette fin douloureuse lui permet d'emmerder le monde. Ce monde injuste qui lui a prit ses parents, son parrain, sa petite amie et bien d'autres.
Harry voulait offrir en spectacle au ciel, la fin de cette existence qu'il maudissait tant. Il passa la corde autour de son cou…et envoya valser le tabouret.
Cela faisait mal…plus qu'il ne le pensait. Les secondes parurent interminables. La corde lui serra la gorge sans pitié, privant son cœur d'oxygène.
Soudain, quelqu'un frappa à la porte. Energiquement.
-Harry !
Le sorcier n'eut aucun mal à reconnaitre la voie de son meilleur ami. Pauvre Ron…Découvrir son corps suspendu ne serait pas chose facile.
La porte vola dans un vacarme. Le jeune Weasley arriva en courant dans la chambre, et aperçut plein de surprise les pieds d'Harry se balancer à un mètre du sol.
-Putain de merde Harry ! Ne fais pas ça !
Il se jeta sur son ami et le souleva afin qu'il respire…Les pensées d'Harry s'évadèrent avec sa conscience…
Ses paupières s'ouvrirent avec difficulté. Lui qui s'attendait à voir la totalité de l'Ordre du Phœnix en face de lui, fut surpris de ne trouver que Dobby et Ron.
Son meilleur ami se leva et lui donna gentiment une baffe.
-Que je ne te reprenne plus à faire ça !
On aurait dit la mère d'une adolescente qui aurait découché.
- Bon je ne vais pas te faire la morale Harry. Je sais que ça ne va pas. Mais j'ai une nouvelle pour toi qui pour sur m'assure que tu ne recommenceras pas. Vas y explique lui Dobby.
L'elfe de maison grimpa sur le lit du sorcier et lui fit son plus beau sourire.
-Quel plaisir de revoir Harry Potter ! Oh…Dobby ne sait même pas trouver les mots pour annoncer une telle nouvelle. Suivez-moi !
Sans prendre un compte l'état de faiblesse d'Harry, il lui prit la main et le força et se déplacer dans le couloir de l'hôpital.
-Dobby ou allons nous ?
-Patience Harry ! Patience Harry !
Puis il s'arrêta juste devant une porte.
-Promettez à Dobby de ne pas être sur le choc monsieur !
-Dobby qu'est ce que c'est que ce cirque ?
Laissant le suspens planer, son fidèle ami ouvrit tout doucement la porte. Autour d'un tout petit lit, Arthur Weasley, sa femme et leurs nombreux enfants s'extasiaient devant un bébé magnifique.
Harry se gratte la tête perplexe.
-Lise attendait un autre bébé ? Je n'étais pas au courant Ron.
-Ce n'est pas mon bébé.
Un homme discret dont le visage cachait un paquet de traumatismes obligea les rouquins à s'écarter pour s'avancer vers Harry.
Ce dénommé Oscar tendit sa main vers le jeune sorcier.
-A votre place je prendrais la sage décision de m'asseoir monsieur Potter. Les révélations qui vont suivre ne vous laisseront pas de marbre…
Alors que des surprises s'annonçaient, le regard du garçon à la cicatrice dévia vers le lit du nourrisson. Une étiquette visiblement rédigée il y a quelques heures à peine, laissait voir de son encre encore humide, l'identité du bébé…Un certain « Nathan Granger Potter »…
