Pardonnez moi d'avoir mis tout ce temps! Avec mes cours je n'ai plus vraiment le temps d'écrire! La fac de géographie c'est plus galère que je l'imagineais^^J'ai eu du mal à me replonger dans ma propre histoire après tout ce temps, dites moi si je suis à coté de la plaque! Merci encore pour vos messages et vos lectures! Et bonnes vacances à tous =)
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(Relisez la fin du dernier chapitre pour comprendre si vous avez oublié sinon vous allez pas comprendre ce qui se passe ;) )
L'ensemble de la tablée fixa monsieur Weasley, la bouche entrouverte et le regard émerveillé. Ce projet de prendre la mer les fit rêver. Tous, sauf Molly, qui trouvait l'idée de rejoindre la France en bateau totalement irresponsable.
-Enfin Arthur tu n'es pas sérieux! Aucun de nous n'est assez connaisseur en navigation pour traverser la Manche!
-Tout s'apprend non? C'est peut-être notre seule chance, si nous transplanons, le ministère sera très vite au courant.
-Je ne comprend pas...commença Hermione, je croyais que les mangemorts étaient complétement affaiblis. Comment ont ils eu assez d'influence au ministère pour appliquer cette loi?
Rares étaient les fois ou la jeune femme ne saisissait pas et avait besoin de poser des questions. Mais il fallait avouer que la situation était plus que surprenante voire incompréhensible. Lorsque l'Ordre était intervenu pour sauver Hermione, ils avaient anéanti une grande partie des fidèles de Voldemort.
-Il faut croire que les fidèles qui se trouvent au ministère sont encore assez puissants pour prendre le contrôle.
-Il est en colère, déclara Harry.
Toutes les têtes se tournèrent vers lui. Ils comprirent que sa cicatrice lui faisait de nouveau mal et qu'il avait fait des cauchemars.
-Il est fou de rage depuis qu'on est venu au secours d'Hermione, je le sens. Cette loi est un moyen de s'en prendre à elle à nouveau. Ils savent que dans les temps difficiles les sorciers sont prêts à dénoncer leurs propres amis pour survivre. C'est le seul moyen qu'ils ont trouvé pour faciliter sa capture.
-Combien de temps avons nous pour nous enfuir papa? s'inquiéta Ron qui prit son petit garçon sur les genoux en lançant un regard inquiet à sa femme.
Le petit Tom avait les yeux écarquillés, comme si la réponse de son grand père lui était cruciale.
-Il faut partir dés que possible les enfants.
-On peut pas attendre demain? supplia Georges, mal de mer et gueule de bois...l'horreur quoi!
-Tu n'avais pas bien te conduire ! enchérit Molly.
Les sorciers débarrassèrent au plus vite la table du petit déjeuner et chacun alla de son coté rassembler ses affaires. Ils n'étaient pas prêts de revenir en Angleterre et rien ne leur garantissait que le Terrier serait encore debout à leur retour, mais la difficulté du voyage obligeait à se contenter du stricte nécessaire.
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Hermione voulut tout de même retourner dans la maison rénovée ou elle avait vécu quelques temps avec Harry, "pour prendre quelques objets auxquels je tiens beaucoup" justifia t-elle. Il s'agissait majoritairement de livres bien évidemment.
Le garçon à la cicatrice fut bien embêté. Depuis le retour de sa petite amie il n'avait fait aucun ménage dans la maison ou il avait vécu dépressif et alcoolique pendant des mois...
Lorsque la jeune femme pénétra dans la demeure, d'innombrables bouteilles recouvraient le parquet. La poussière avait envahi le sol , les meubles et le moindre volet était fermé, empêchant la lumière de passer. Elle cogna malencontreusement de son pied un flacon de liqueur de serpent qui roula dans un vacarme dérangeant.
Quelque peu troublée, Hermione sortit sa baguette et ouvrit les fenêtres pour laisser rentrer la clarté du jour.
Harry avait grandement redouté ce moment. La sorcière fit le tour de la pièce des yeux, et le choc ne fut pas moindre. Elle ne savait ce qui était le plus angoissant. Le fait que vraisemblablement il s'était noyé dans l'alcool, les nombreux sous-vêtements de femmes inconnues ou le tabouret et la corde de pendue qui étaient restés là au milieu de la pièce?
La surprise lui coupa la parole, et tout ce qu'elle put faire c'est s'asseoir, pour reprendre ses esprits. La nausée l'envahissait petit à petit. L'homme qu'elle aimait avait tenté de se donner la mort...
-J'aurais aimé que tu ne vois pas tout ça...s'excusa Harry, plus honteux que jamais. Je suis tombé dans un gouffre quand je t'ai cru morte. Je n'arrivais pas à remonter la pente...
Un silence lourd se propagea. Il fallait lui laisser le temps d'accepter ce décor si glauque et si triste. Il remarqua que les yeux désespérés d'Hermione restaient fixés sur la corde restée attachée au plafond.
-Tu as essayé de...
-Non! la coupa Harry à temps, enfin...Si mais...Ron a été là à temps.
Il ne voulait pas la brusquer mais il n'y avait pas de temps à perdre.
-Mione, prend tes affaires, il faut qu'on soit partis au plus vite. On parlera de tout ça tout à l'heure ok? lui promis t-il en posant sa main sur son épaule.
Elle ne croisa pas son regard, et se leva, se dirigeant sans un mot vers les vêtements, livres et autres objets qu'elle était venue collecter. Il ne sut si elle faisait tête ou si elle était tout simplement trop bouleversée pour lui adresser la parole et jugea préférable d'instaurer un minimum de distance entre eux.
Il monta à toutes vitesses au premier étage et ouvrit une vieille armoire dont il adorait le bruit craquant de la porte. Il se mit accroupi et saisit délicatement la cape d'invisibilité de son père ainsi que tous les biens qui lui étaient précieuxs. Il renifla au passage l'odeur d'un pull porté par Sirius.
"Si tu étais là cher parrain, qu'aurais tu dis de ce voyage en bateau?" pensa t-il très fort, comme si le vieil ami de ses parents pouvait l'entendre.
Lorsqu'il redescendit Hermione était assise en tailleur devant la cheminée, l'air pensif. Sa valise était déjà bouclée, posée à ses cotés. Il la rejoint et passa son bras sur ses épaules en signe de réconfort.
-Tu te souviens du petit pique nique romantique que tu m'avais préparé prés du feu? Nous étions assis juste là, comme maintenant, se rappela la jeune femme. J'aurais tant aimé qu'on vive ici avec Nathan...
Il devina qu'elle était prise de nostalgie à l'idée de quitter cette maison.
Harry posa ses doigts sur sa joue et déposa un doux baiser sur son front.
-Ce n'est que matériel. L'important c'est qu'on soit ensemble, souligna t-il en désignant du regard leurs mains entrelacées. Et puis je te construirais une maison encore plus belle en France. Avec un jardin pour Nathan. J'y ferais pousser des roses pour toi mon amour. Et on transplanera à Paris pour se balader au bord de la Seine.
-Tu es d'un romantisme dés que tu es assis ici...
-J'en fais trop?
-Non. Une fille normale ne trouvera jamais qu'un homme est trop romantique.
-Alors pourquoi ton visage est-il toujours aussi morose?
-Parce que j'ai peur, avoua t-elle sans hésiter.
-Il ne t'arrivera aucun mal. Je te protégerai et les autres aussi.
-Je sais...Mais le reste me fait peur. J'ai peur de tout ce qui va se passer.
Il se leva et tira sur son bras, l'obligeant à se lever.
-Tu n'as pas à avoir peur. Gardes espoir. Moi je suis impatient. Cette virée en mer va être fantastique. Et cette nouvelle vie sera un nouveau départ. Pour nous, pour le bébé. Il y a un mois je buvais comme un trou et toi tu étais prisonnière des mangemorts. Regarde nous aujourd'hui, avec Nathan en route vers un pays magnifique.
Harry mit son sac sur ses épaules, attrapa la valise de sa petite amie et la fixa plein de détermination.
-J'en ai marre de traverser des merdes. Je t'aime, j'ai envie d'élever Nathan avec toi et je ne laisserai personne détruire notre bonheur. Mais pour le construire j'ai besoin que tu prennes confiance. Ou est passée la meilleure amie optimiste qui m'encourageait avant les matchs de quidditch et qui me disait que tant qu'on resterait soudés tout irait bien?
Le sourire qu'elle lui offrit fut des plus sincères. Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa passionnément. Il avait raison après tout...Le bonheur frappait enfin à la porte.
Ce pourquoi elle décida d'emmerder la peur.
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Hermione ne fut pas la seule à avoir le bourdon. Harry put lire sur le visage des Weasley qu'abandonner le Terrier n'avait pas été chose facile.
Lui avait passé six ans sans maison à poursuivre des diamants. L'attachement à un lieu, il ne connaissait pas vraiment. Seul Poudlard lui manquait parfois.
Malgré l'annonce d'une tempête , ils prirent la mer le soir même. Le bateau de moldus qu'Arthur avait gardé dans une grange depuis des années était plus grand qu'il l'avait imaginé. Il fut ravi d'apprendre qu'une pièce lui avait été attitré le temps de la traversée, pour Nathan, Hermione et lui.
-Le bateau n'avance pas bien vite. On en a pour je dirais...facilement plus de 20 heures, affirma Ron en observant les vagues. Harry est parti se reposer?
-Il s'occupe de Nathan, impossible de le faire arrêter de pleurer. Je crois qu'il sent que quelque chose se passe.
-Ah oui c'est vrai...J'ai tendance à oublier que vous êtes parents maintenant. Tout ceci est arrivé si vite.
-Ron...est ce que je peux te poser une question?
-Bien sur, lui répondit-il, avalant néanmoins sa salive.
-Harry...Il...
Hermione ne parvint pas à formuler sa phrase.
-Tu as vu la maison dans un sale état pas vrai?
Elle fut soulager qu'il comprenne si vite ou elle voulait en venir.
-Il n'y a pas grand chose à dire tu sais. Il s'en voulait terriblement. Il était persuadé que c'était de sa faute, qu'il n'aurait pas du te laisser aller à Sainte Mangouste. J'aurais été dans le même état si Lise avait été tuée et que je n'avais pas encore été père. Il ne faut pas t'en faire.
-Et si je disparaissais à nouveau?
-C'est différent. Il y a Nathan, il resterait debout pour s'occuper de lui. Je comprend que ce soit terrifiant pour toi de savoir qu'il a été dévasté, qu'il est tombé dans l'alcool et pire encore... Mais c'est le passé pas vrai?
-Oui tu as surement raison. Pardonne moi , je suis devenue d'un pessimisme, je me reconnais à peine.
-Tu verras Mione, tu vas adorer la France. Tout ceci ne sera bientôt qu'un lointain souvenir. Ne le répète à personne mais mon père projette ce voyage depuis longtemps. Il attendait seulement un élément déclencheur pour mettre les voiles. Nous connaissons un petit coin charmant près de la capitale. Une communauté de sorciers y vit en paix. Ils passent la plupart de leurs temps au milieu des moldus. Ils aiment leurs modes de vie.
Ils ont une super équipe de quidditch là bas, j'espère redevenir gardien. Lise a toujours rêvé de peindre, c'est l'endroit parfait.
Qui sait ? Tu trouveras peut-être ta voix là bas.
-Je n'ai jamais vraiment réfléchi à ce que je voulais faire. Je suis devenue ministre de la magie pour L'Ordre sans me poser de question.
-Brillante comme tu es, tu as pourtant le choix!
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-Il s'est arrêté de pleurer?
-Oui, murmura fièrement le jeune Potter. Quelques comptines magiques et hop il s'est endormi tout seul.
Sur ces mots, un "oooooooouuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnn" assourdissant émana du fond de la petite cabine.
-Quelle efficacité! lança Hermione amusée et ironique.
Elle se dirigea vers le landau et prit son petit garçon dans ses bras.
-Tout va bien mon chéri...
Les petits bateaux qui vont sur l'eau
Sur les petites vagues, vaguelettes
Marin, mon beau marin
Dis moi pourquoi
Les petits bateaux ne s'arrêtent pas
Regarder les jolies baleines
Les jolies baleines qui dansent et chantent
Et retournent au tout fond de la mer
Le bébé glissa doucement son petit pouce dans sa bouche, et ferma les yeux paisiblement, bercé par sa maman. Harry restait toujours ébahi devant ce spectacle de tendresse. La douceur traversait ses veines. Son fils devenait si calme dans les bras d'Hermione. La présence de sa mère était le meilleur moyen de l'apaiser.
Elle déposa Nathan dans les draps, veillant à ne pas le brusquer.
-Était-ce une comptine moldue?
-Non j'ai inventé ça sur le coup.
-Y a t'il au moins un domaine ou tu ne sois pas douée Hermione Granger?
-As tu déjà mangé? lui demanda t-elle faisant exprès d'ignorer son compliment, par souci de modestie.
-A vrai dire j'ai un peu craqué, se confit-il en sortant de sa poche un paquet de dragées surprises à moitié entamé.
-Hi hi! Il n'y a pas d'âge pour les Bertis Crochu on dirait!
-Je crois bien que je ne t'ai jamais vue en manger.
-Il y a quelques années je t'aurais rétorqué que ces trucs sont bourrés de cochonneries. Mais après avoir passé des mois à manger du pain moisi dans une cave. Je crois que je ne suis plus à ça prés!
Elle se jeta sur le lit et lui fit signe de la rejoindre, ouvrant grand la bouche comme une gamine qui réclame du chocolat. Il déposa délicatement une dragée dans sa bouche , impatient de voir sa réaction.
-Miam! Parfum fruit de la passion, j'ai de la chance pour un premier essai!
-La chance! s'exclama Harry qui eut peur de réveiller Nathan après coup. Je n'en ai jamais eu.
-Fais moi un bisou si tu veux sentir le gout, l'aguicha t'elle avec un clin d'œil.
Il ne réfléchit pas à deux fois et s'approchant doucement, l'embrassa en saisissant son visage entre ses mains.
Il sentir l'adrénaline parcourir son corps comme à chaque fois qu'il capturait ses lèvres depuis qu'elle était de retour.
-Beurk!
Hermione lui avait tendu un piège. Elle était tombée sur le gout poubelle, pas sur un fruit exotique!
Elle explosa de rire, peinant à rester discrète.
-Je t'ai bien eu!
-Remarque, ça reste meilleur que ton gout habituel quand je t'embrasse, chuchota Harry , taquin.
Elle fit mine d'être vexée et attrapa un coussin , qu'elle lui envoya dans le visage. Il rit à son tour, content d'avoir trouvé une bonne répartie. Mais son rire s'arrêta lorsqu'il aperçut un nuage de tristesse prendre possession du visage d'Hermione.
-Oh, toi tu as encore de mauvaises pensées...
-Je me demandais juste quels gouts avaient toutes ces filles...
Il fit mine de ne pas comprendre.
-Ces filles?
-J'ai vu tous les sous vêtements qui trainaient dans la chambre Harry. Ne fais pas semblant d'être idiot et de ne pas voir de quoi je parle.
-Pourquoi faut-il parler de ça maintenant? On était bien là tous les deux non?
-Facile à dire.
-Pourquoi jettes tu toujours un froid qui vient tout gâcher?
-J'ai le droit de savoir. Je suis censée faire comme si je n'avais rien vu? Tu peux comprendre que ça me perturbe non?
-Il n'y a rien à dire Hermione. Tu étais morte. Je buvais et oui j'avais plaisir à ramener des femmes de temps en temps...
Elle fut choquée. Comment pouvait-il être aussi détaché de ce qu'il disait? Aussi laxiste?
-Tu me dégoutes...lança t-elle en détournant le regard, cachant ses larmes aux yeux.
-Non mais sérieusement Mione. On dirait que tu aimes te prendre la tête. On dirait que tu ne veux pas que nous deux ça marche. Tu as toujours un prétexte pour faire la tête. J'en ai marre de toujours me poser des questions, et de toujours culpabiliser. On est ensemble depuis des années mais il faut toujours qu'il y ai un problème. J'ai l'impression que c'est jamais stable, que tu me reproches toujours quelque chose. Que veux tu savoir? Leurs gouts? Elles étaient bonnes. J'ai pris mon pied. Tu es contente?
Il réalisa qu'il était allé trop loin mais il était trop tard. Non seulement le bébé s'était encore réveillé et pleurait de plus belle, et Hermione venait de passer devant lui à toutes allures pour s'enfermer dans la petite salle de bain dont était munie la cabine.
Pourquoi avait-il était stupide? Tout ce qu'Hermione cherchait à savoir c'était si il avait ressenti ou non des choses pour toutes ces femmes qu'il avait mises dans son lit. Il aurait du la rassurer, lui dire qu'elles n'étaient qu'un moyen inefficace de l'oublier. Elle aurait cessé de poser des questions.
Il prit Nathan contre lui pour essayer de le calmer.
-Profite, après les filles t'embêteront , elles sont si compliquées que ton papa ne sait jamais quoi faire! murmura t-il au jeune sorcier comme s'il pouvait éprouver de la compassion. Ba...ta maman en vaut la peine.
Il le balança tendrement de gauche à droite, pour le bercer.
-Je sais ce que tu penses petit bonhomme. Ta maman sait mieux chanter. Mais s'il te plait rendors toi que je puisse aller la consoler.
Un bruit de toux se fit entendre, provenant de la salle de bain. Hermione toussait sans s'arrêter, de façon inquiétante.
-Mione?! Tout va bien?
La jeune femme s'étouffa de plus belle mais ne répondit rien.
-Mione?!
Harry entendit quelque chose se briser sur le sol. Il posa son fils dans son lit et se dirigea vers la porte de la salle de bain, qu'il défonça d'un coup de pied sans réfléchir.
Hermione dont la faiblesse se devinait, était assise dans la douche...laissant ses larmes se mélanger méconnaissables aux gouttes d'eau. Elle n'avait pas pris la peine de se déshabiller, comme si ses nerfs avaient craqué et qu'une douche froide avait été , dans l'urgence, le seul moyen de lui faire reprendre son souffle.
Harry comprit, elle était en pleine crise d'angoisse. Il enjamba la baignoire pour la rejoindre, se posant derrière elle. Elle tremblait comme jamais.
-Ca va passer, chuchota la sorcière pour le rassurer.
Il entreprit de lui ôter ses vêtements mais elle l'arrêta en attrapant son poignée.
-Il ne faut mieux pas.
-Tu ne vas pas te doucher habillée si?
-D'accord...Mais je te préviens , ce n'est pas beau à voir...
En la mettant nue, Harry réalisa à quelle point elle avait maigri. Sa perte de poids se voyait beaucoup plus que sur son visage. Le long de son corps qui restait malgré tout magnifique, il découvrit maintes cicatrices , signes des maltraitances qu'on lui avait infligée.
Il se mit lui même à trembler. Il tremblait de rage. Il serra le point, mourant d'envie de leur faire payer toute cette violence. Il n'arrivait pas à croire qu'on lui ai fait tant de mal et s'en voulut de lui faire vivre par dessus tout des crises d'angoisse.
-Je suis hideuse...laissa t-elle échapper entre deux sanglots.
-Ne dis pas de bétises...Tu es resté très belle.
Il attrapa un savon et lui frotta gentiment le dos pour la détendre.
-Tu as le droit de savoir Hermione. J'ai presque ramené une fille tous les soirs. C'était seulement plaisant physiquement. Je m'envolais quelques secondes et je revenais à la réalité. Je n'ai jamais rien ressenti pour ces femmes. Il n'y avait que toi, je couchais avec elles pour t'oublier. Je t'oubliais quelques secondes et de nouveau ton souvenir me hantait. Je me faisais du mal petit à petit. Réalisant chaque jour, qu'aucune d'entre elles n'était capable de te remplacer.
Il glissa le savon dans son cou, en massant délicatement sa nuque au passage. Harry la vit fermer les yeux, ravi qu'elle parvienne à se relaxer.
-Excuse moi de t'avoir mis la pression, tu n'étais plus en couple avec moi étant donné que j'étais "morte". Tu avais le droit de voir ces femmes. Ca me rend juste malade de t'imaginer leur faire l'amour.
Harry continua de savonner sa peau. Que pouvait-il dire de plus pour qu'elle se sente mieux? Il ne pouvait revenir en arrière...
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Dans la nuit, quelqu'un frappa énergiquement à la porte de la cabine, les réveillant soudainement. Harry se leva , traversant la pièce. Il réalisa que le bateau bougeait dangereusement et manqua de tomber au passage. Un bruit de tempête parvenait à ses oreilles, le vent soufflait fort et les vagues claquaient contre la coque du navire.
Il ouvrit à Lupin dont le visage fatigué traduisait un maximum d'inquiétude.
-Que se passe t-il Remus?
-Nous sommes suivis. De silhouettes noires sur des balais. Dumbledore a lançé un sortilége qui nous rend invisible. Mais cela nous impose de rester sur place. J'ai bien peur qu'on passe sacrément de temps sur ce bateau...
