Jeudi soir, nouveau chapitre.
Je remercie mes fidèles lectrices qui m'ont laissé leurs commentaires : Jade, Isatis et Paige.
Encore merci à Isatis pour sa correction.
J'ai un message à faire passer suite à un certain commentaire.
Note de l'auteure :
TOUS mes écrits sans exception sortent de mon imagination, j'écris pour le PLAISIR et je partage mes écrits car je ne suis pas égoïste. La série sur laquelle j'écris est terminée à présent et je souhaite seulement la faire vivre encore un peu car c'est bien une des seules séries qui m'ait touché et qui soit en rapport avec l'actualité et même ma formation.
Alors s'il existe des similitudes, ce sont des choses qui peuvent arriver et ce n'est jamais volontaire. Il est même inévitable dirais-je que plusieurs auteur(e)s aient envie de traiter le même sujet, un même épisode, à leurs sauces. Sachez que pour TOUTES les histoires que je poste, les grandes idées sont notées bien des mois à l'avance dans un cahier que je garde tout le temps avec moi et que lorsque je les note, il n'y a ni téléphone ni ordinateur sous mes yeux. Seulement mon esprit tordu et moi-même.
La remarque concernant le fait qu'une personne ait commenté que cette fic lui en rappelait une autre : sachez que cette personne m'a gentiment répondu en privé en me citant le titre de l'histoire et même le chapitre précisément, mais je ne l'ai jamais lu sinon cet(te) auteur(e) aurait déjà reçu mon commentaire, que je poste toujours dans la foulée après avoir lu. Car j'ai pour principe de TOUJOURS laisser un commentaire par respect pour les auteur(e)s puisque je sais combien un commentaire peut être valorisant.
« Prolifique ». Et alors ? Encore une fois demandez- vous si vous me connaissez personnellement et si vous connaissez ma situation. Peut être ai-je du temps pour me consacrer à l'écriture ? Alors je dis que ça suffit. Si cela ne vous plaît pas allez voir ailleurs au lieu de créer un compte juste pour mettre un commentaire désobligeant, vous perdez votre temps. Avant d'avoir une théorie sur mon texte aussi stupide qu'il soit, lisez TOUTES mes fictions avant de juger et vous retrouverez mes propres idées, mon propre style.
Voilà, cette petite mise au point s'imposait. Bonne lecture à présent.
Chapitre 7 : Intention
Parcourant les fichiers vidéo et de surveillance, la Machine menait sa recherche parmi les nombreuses données. Elle finit par localiser assez rapidement quelqu'un et se chargea d'envoyer un sms. Elle vit l'homme, assis devant une assiette de dessert glacé se figer et glisser sa main à l'intérieur de sa veste pour prendre son téléphone. L'homme fronça les sourcils à la lecture du message et il leva les yeux, cherchant une caméra dans le coin. Il la trouva et resta un moment interdit. Il termina son assiette, paya sa consommation puis il sortit dans la rue et se rendit à la pharmacie et également chez un vendeur de sandwich. Il prit ce que la Machine lui avait demandé de prendre, restant toutefois perplexe. Il reçu encore un énième message lorsqu'il passa la commande des sandwichs. Il eut un petit sourire ironique en voyant la composition bien particulière de l'un d'entre eux et il sut pour qui il devait apporter cela. Il regarda de nouveau son téléphone et demanda :
-Où est-ce que je me rends ?
La réponse ne se fit pas attendre et il reçu une adresse, légèrement cryptée. Il comprit le message caché et héla un taxi. Il fit attention à donner une adresse d'une rue adjacente et s'y retrouva en quarante minutes. Il donna un pourboire au chauffeur et trouva le bâtiment facilement. Il prit quelques secondes pour inspecter la devanture : cet endroit semblait abandonné avec les nombreux échafaudages qui masquaient une partie de l'architecture. La Machine lui envoya un nouveau message et il suivit les instructions. Il trouva une entrée dissimulée et monta à l'étage. Il capta du bruit mais ne s'en formalisa pas, se doutant de l'identité des squatteurs. A peine eut-il franchit la dernière marche que Reese et Shaw apparurent, armés.
-On se calme les jumeaux ! Clama Fusco.
Shaw baissa son arme et Reese souffla :
-Lionel ?
L'inspecteur s'avança vers lui, tendant les sachets.
-Ouais. Figure-toi qu'elle m'a parlé.
-Qui ? Demanda John, suspicieux.
-La Machine dont tu m'as parlé.
-« Oui j'ai demandé du renfort ». Fit la Machine à John et Shaw. Reese fit la moue et prit les sachets. Il invita Lionel à le suivre et ils se rendirent dans une pièce à l'écart, cette pièce où Finch avait détenu Root il y a quelques années. Mais Lionel avait aperçu un corps gisant à quelques mètres de là où John avait surgit avec son revolver.
-C'est qui lui ? On dirait un gamin.
John prit le bras de l'inspecteur pour l'obliger à avancer.
-Un gamin très dangereux Lionel.
-Pourquoi ?
John s'arrêta et plongea son regard dans le sien.
-C'est la tête de Samaritain.
-Quoi ? Attends ! Un gamin ?
-Bienvenue dans le monde des jeunes génies Lionel. Fit John en le faisant avancer.
Lionel n'eut pas le temps d'ajouter autre chose qu'ils entraient dans la pièce où se trouvaient Finch et la Hackeuse. Fusco fronça les sourcils en voyant deux stéri-trips et le bleu sur le nez de Finch.
-Je croyais que vous ne vous battiez jamais ? Ricana Fusco.
-Je ne me suis pas battu Inspecteur.
-Ah ouais ? Qui vous a fait ça ?
Finch resta muet, ce qui fit réagir Lionel qui se tourna vers John.
-Me dis pas que le gosse à fait ça ?
-Si.
John déposa les sachets sur la table. Shaw ouvrit rapidement celui du repas et attrapa son sandwich.
-Super j'avais faim ! Elle commença à engloutir son pain sous le regard amusé de sa compagne. John tendit le paquet à son patron. Finch hésita mais finit par le prendre.
-D'ailleurs j'ai un sac de pharmacie aussi, c'est pour qui ?
John ouvrit le deuxième sac et fouilla. Il y a avait quelques seringues emballées et des fioles avec. Etonné, John lut les étiquettes.
-De l'antibiotique. Des tranquillisants… John vit une fiole avec un nom qu'il reconnu mais ne dit rien, faisant croire qu'elle était identique à celle des tranquillisants.
-Pourquoi de l'antibiotique ? Questionna Root.
-« Pour vous. La blessure de votre bras. »
-Tu veux que j'en prenne ? Depuis quand tu joues les infirmiers ?
-« Depuis que je dois veiller sur vous, depuis que je suis libre ».
-Bien. Je ferais l'injection après manger ? Tenta-t-elle.
-« Oui ». Répondit simplement la Machine.
Ils mangèrent les sandwichs sous le regard suspicieux de Fusco.
-Qu'avez-vous fait ? Questionna Lionel.
-Beaucoup de choses. Fit Shaw, la bouche pleine.
-On dirait que vous êtes en cavale. Emit Fusco.
-C'est le cas Inspecteur. Souffla Finch, qui avait seulement avalé un quart de son repas. John l'observait discrètement depuis le début du déjeuner. Son patron avait du mal à manger, la douleur devait y être pour quelque chose. Il s'était bien rendu compte qu'il s'était un peu avachi sur sa chaise, son dos reposant lourdement contre le dossier et sa jambe blessée tendue. Il repensa à l'étreinte qu'il avait partagée avec lui quelques heures plus tôt. Il avait senti ô combien il avait mal. Si Finch était un roi de la dissimulation, cette fois-ci son corps semblait se révolter contre lui. La fatigue des derniers jours n'y était pas étrangère. Tout le monde, hormis Fusco était sur les nerfs, toujours en alerte à se méfier de Samaritain. Cette attention constante fatiguait chacun à sa manière. De plus ils avaient très peu dormi depuis qu'ils avaient quitté la base secrète tenue par Pierce. Tous les organismes étaient mis à rude épreuve : Shaw était plus nerveuse et s'emportait facilement, la Hackeuse faisait moins de réflexions et devenait de plus en plus silencieuse. Même Reese sentait la fatigue mais il ne disait rien. Ses réflexes étaient moins rapides mais il les avait toujours.
Fusco resta muet. L'ambiance était étrange et il n'avait jamais connu ses amis aussi nerveux.
-On dirait que vous menez une guerre dangereuse.
-Nous devons détruire Samaritain. Lâcha Root.
-C'est possible ça ?
Samantha fit la moue.
-Tout à fait.
Fusco se tourna vers Finch.
-C'est vous le génie en informatique, alors vous êtes le seul à savoir si c'est possible.
-Non Inspecteur je ne suis pas le seul. Mais si nous détruisons Samaritain, il y aura des conséquences.
-Ah ouais ?
-Oui. Approuva John
Fusco lança un regard inquiet.
-Si nous y parvenons Inspecteur …Finch déposa son sandwich sur la table. Internet sera détruit. Et il y a de fortes chances que la Machine le soit aussi.
Le visage de Lionel se décomposa.
-Quel bordel. Vous voulez dire que tout le réseau d'aujourd'hui sera mort ?
-Oui. Les serveurs à distance n'auront plus aucun intérêt, toutes les boîtes mails ou les échanges téléphoniques qui transitent par le net et les nombreuses applications seront hors service. Détailla Finch. Voire plus si … C'est grave.
-Celui qui a inventé Internet peut se retourner dans sa tombe ! S'exclama Lionel.
John sourit. Root se mit à rire doucement.
-Il n'en aura pas besoin Inspecteur. Rajouta Harold.
Fusco le fixa avec des yeux éberlués.
-Quoi ?! C'est vous l'inventeur ?!
Finch haussa un sourcil en guise de réponse.
-Vous êtes pire que je pensais Finch.
Finch resta neutre.
-Vous avez inventé le net et vous voulez le détruire…
-… pour sauver l'humanité d'une mort certaine. Termina Finch. Veuillez m'excuser. Harold se leva et disparu dans les couloirs. Reese le suivit comme son ombre. Fusco lança un regard étonné aux deux filles.
-Vous en pensez quoi ?
-Nous n'avons guère le choix Lionel. Fit la hackeuse.
-C'est soit ça, soit on est mort. Rajouta Sameen.
-Vous n'aurez aucun regret si ça fonctionne ? Fit Fusco.
-Non.
-Non sauf si la Machine ne survit pas… elle pourrait me manquer.
-Si Finch a inventé la Machine seul, vous pourrez peut être en refaire une vous deux si elle ne survit pas ? Tenta Lionel.
-C'est une superbe idée Lionel, seulement Finch voudra-t-il en refaire une autre ? Vous savez combien de temps ça lui a prit ?
-Non. Deux ans ?
-Vous êtes loin du compte. Se moqua Shaw.
-Il a mis neuf ans pour la faire Lionel.
-Neuf ans ?! S'exclama t-il. Mais il n'a pas eu de vie !
Root soupira.
-Pas vraiment… et pourtant il est prêt à la tuer aussi.
-Il ne serait pas vraiment récompensé pour ses neuf années. Remarqua Fusco. Ce serait bête, je commençais à l'apprécier cette Machine.
Root baissa tristement la tête.
Reese frotta le dos de Finch, qui était aux prises avec des nausées désagréables. Finch inspira longuement avant d'expirer, les mains cramponnées sur le meuble vasque. Il avait voulu s'isoler pour ne pas paraître faible mais John l'en avait empêché puis lui avait rappelé qu'il serait toujours là quoi qu'il se produirait. Finch commença à se calmer et souffla longuement, les yeux clos.
- Ca va mieux ? Murmura John.
-Ca passe. Je ne comprendrais jamais comment vous pouvez … voir des morts et être capable de manger après.
-C'est une question d'habitude pour nous Finch.
-Drôle d'habitude.
John approuva mentalement. Il hésita mais se lança finalement.
-Finch, je n'ai pas tout dit tout à l'heure.
Harold pivota son visage vers lui, étonné. John glissa une main dans la poche de son pantalon et tendit la petite fiole qu'il avait subtilisée. Finch la prit et loucha dessus. Son cœur rata un battement lorsqu'il comprit que ce médicament lui était adressé.
-Comment tu sais ? Demanda Finch, troublé.
-« Vous en avez eu une dose lors de votre rééducation ».
-Tu as …
-« J'ai tout vu Harold. J'aurais tant voulu faire quelque chose pour vous mais je ne pouvais pas. Maintenant je peux. »
L'informaticien déglutit. Il regarda de nouveau la fiole et la serra dans sa main, conscient qu'il n'avait plus qu'à faire son choix. Continuer de souffrir ou bien atténuer la douleur pendant quelques jours ? Ce produit avait fonctionné pendant quatre jours la première fois qu'il en avait reçue. Finch avait le sentiment d'être confronté à un choix cornélien.
-Pourquoi devrais-je en prendre si tu souffres ? Marmonna Finch. Reese se raidit à cette question. La Machine répondit aussitôt.
-« Vous n'avez pas à subir la douleur sous prétexte que je vais peut être rendre mon dernier souffle. Je respecte votre décision. Vous n'avez pas à souffrir, surtout si vous voulez mener à bien cette guerre. »
-Nous avons besoin de vous Finch. Rajouta John, qui ressentait le besoin d'en rajouter. Vous êtes le seul à connaître le mot de passe pour activer le virus.
-Très bien. Accorda Finch.
John soupira de soulagement.
-« John va devoir vous aider ».
-Pardon ? Fit Finch, déstabilisé.
-«Vous ne pourrez pas vous faire l'injection vous-même. »
Le regard de Finch se chargea d'inquiétudes. Il se rappela soudainement comment ce produit lui avait été administré et rougit violemment. John ne manqua pas de voir la rougeur de ses joues et haussa un sourcil. Harold se tourna vers lui un instant mais gêné il déglutit et ferma les yeux.
-Il n'y a pas d'autre façon de me l'administrer ?
-« Non ».
-Finch ? Tenta John. Mais Harold fuyait son regard, mal à l'aise. La machine souffla à l'ex-agent l'endroit où il devait injecter le produit et il comprit la gêne de son patron. Il tenta alors une autre approche. Harold, laissez moi vous la faire. Vous savez que je ne vais pas vous faire de mal ?
-Je le sais John… Je vous l'ai dit, j'ai confiance en vous.
-Alors laissez-moi vous aider. Chuchota le plus jeune.
Finch se passa la langue sur les lèvres et finit par capituler. Les joues roses, il rendit la fiole à son agent puis lui montra son dos, ses mains débouclant sa ceinture. Reese retira la seringue de l'emballage et jeta la protection de la seringue avant de piquer dans la fiole pour y prendre une dose, dose que la Machine lui avait indiquée. Il jeta un regard critique et donna des petites pichenettes pour faire partir les bulles d'airs Il avisa son patron, qui était tendu et qui n'avait pas été plus loin.
-C'est prêt Finch.
Harold soupira longuement puis finit par défaire l'agrafe de son pantalon ainsi que sa braguette. Il descendit quelque peu son pantalon mais John l'attrapa et le fit descendre en dessous des fesses de l'informaticien remontant la veste qui gênait la vue. Il intima à Finch de tenir la veste et John déglutit avant de glisser une main sous le sous vêtement de son patron et de le descendre. Il entendit la respiration de son patron se couper un instant avant de se faire plus laborieuse. Il dévoila son postérieur, suivit les instructions de la machine et planta la fine aiguille dans la chair. Finch glapit sous l'intrusion. Reese injecta le produit et retira la seringue. Finch se redressa et avec des gestes nerveux, il remit sa chemise dans son pantalon, pressé de se rhabiller. Il boucla sa ceinture rapidement puis se tourna vers John :
-Merci.
Ce remerciement avait presque été murmuré. John qui avait jeté la seringue en remettant la protection sur l'aiguille, plongea son regard dans celui de son patron. Il sentait une drôle de tension émaner du corps du petit homme et cela l'intriguait. Les yeux bleus fragiles dissimulés par les grosses lunettes noires imposantes, les joues colorées, ses petites rides légèrement crispées, sa bouche entrouverte. Il était tellement proche de lui qu'il pouvait sentir son souffle chaud lui caresser le haut du torse, là où sa chemise était outrageusement ouverte. Et ces lèvres qui le poussaient au vice. Il avait terriblement envie de l'embrasser.
Finch resta muet face à John. Son agent semblait l'analyser mais il était bien trop proche de lui et il se sentait soudainement vulnérable. Il avait un faible depuis très longtemps pour John mais jamais il ne se l'était avoué vraiment. Les petites manies de John avaient finies par l'atteindre et l'attendrir. L'attention et la protection que John avait envers lui, lui avait toujours fait du bien. Parce qu'il se sentait moins seul, il se sentait entouré. Mais c'était différent. Lorsque c'était Shaw ou Root, il n'avait pas le même ressenti. Il se sentait mieux en présence de l'agent. Puis il n'était pas insensible à ses taquineries, à son corps d'athlète. Finch écarquilla les yeux lorsqu'il sentit une main douce et chaude se poser sur sa joue. Dans un réflexe, il ferma les yeux et pencha la tête comme s'il cherchait davantage de contact. Bon dieu, il avait tellement envie de lui dire la vérité, de lui dire ce qu'il ressentait, mais il craignait plus que tout un braquage de la part de son agent. En vérité lorsqu'il avait pu profiter des bras de John parce qu'il avait eu quelques soucis, il avait tellement espéré ce câlin qu'il en avait profité pour humer son odeur. Et pour sentir les battements de son cœur.
Finch sentit des lèvres se poser sur les siennes mais ne rouvrit pas les yeux. Une autre main vint se placer derrière sa tête. Le premier contact fut très timide. Mais Finch frustré, gémit. C'est alors que John reparti à l'assaut, cette fois-ci, scellant définitivement ses lèvres sur celles de Finch qui se sentit étourdi par ce long baiser et posa une main à plat sur les lavabos derrière lui. Mais il ne lâcha pas ces lèvres qu'il avait tant désiré. John se fit plus fougueux et réussit à franchir les lèvres pour aller jouer avec la langue de l'informaticien. Finch gémit dans ses bras et chercha à se presser contre lui. John sourit et ils se séparèrent quelques secondes avant de reprendre ce baiser, encore plus passionné. Les corps des hommes étaient collés comme s'ils étaient aimantés. Des gémissements se firent et les mains se baladaient : John en avait gardé une dans les cheveux de Finch mais l'autre était partie se balader non loin du postérieur. Finch quant à lui, avaient posé les siennes contre la poitrine de l'agent, l'agrippant pratiquement.
Mais John capta un bruit et recula précipitamment. Finch grogna mais s'inquiéta lorsqu'il sentit Reese le repousser dans une cabine et refermer la porte. John lui intima de se taire. Finch déglutit mais cacha son visage contre la poitrine de John. La porte s'ouvrit et ils purent entendre :
-Ils ne sont pas ici. Clama Lionel. John bénit le fait que les cabines partaient du sol, évitant donc de voir leurs pieds.
-Bon ils doivent être ailleurs alors ! Se fit entendre la voix de Root.
La porte se referma. Ils restèrent silencieux quelques secondes et John soupira.
-C'est bon Harold.
Mais Finch ne bougea pas. John le sentit nerveux et légèrement tremblant. John fronça les sourcils et d'un geste doux, il prit le menton de Finch et lui redressa la tête.
-Harold ?
-Désolé Mr Reese.
John se tendit. Finch regrettait-il ?
-Je ne pensais pas que vous … Commença Finch.
-Que je quoi ?
-Que vous aviez des sentiments… La voix de Finch mourut lentement.
John prit la parole :
-Si. Depuis longtemps. Je ne pouvais plus cacher tout ça Harold.
Finch cligna des yeux.
-Je suis désolé que vous ayez du vous taire John.
-Pourquoi ?
-Parce qu'il se trouve que c'est réciproque.
John mit un moment à comprendre puis un large sourire apparu sur son visage. Il reprit possession des lèvres de Finch. Harold accepta mais gémit. Il finit par s'écarter, légèrement essoufflé. John le regarda un peu inquiet.
-N'allons pas …. Trop vite.
-Je comprends Harold. Mais dans ce cas, nous avons intérêt à nous sortir de cette guerre.
-Nous serons vivants. Clama Finch, sûr de lui, et son regard était chargé d'un lourd désir qui fit frémir Reese. John sentit la main de Finch venir prendre la sienne et la serrer. Finch se blottit encore plus contre lui, cherchant du réconfort. John l'entoura d'un bras puissant et ferma les yeux. Mais il sentit quelque chose contre sa cuisse et sourit. C'est alors qu'il changea la position de son bras et sa main se glissa entre leurs corps. Finch glapit lorsque John le toucha et il lui lança un regard outré :
-John ! Non ne faites pas ça !
-Allons, ne me dites pas que vous n'avez pas envie …
-S'il vous plaît, pas maintenant. Trancha Finch, un peu glacial. Il se détacha de l'agent et recula pour que celui-ci arrête de le toucher. John le contempla : Il était tout rouge, son souffle était court et son corps trahissait son besoin de plus.
-D'accord Finch. Sourit John. Vous voulez que je vous laisse reprendre vos esprits ?
Finch se figea devant John, les yeux écarquillés d'effroi.
-John… Menaça-t-il. Pas un seul mot à …
-Oui je me tais. Elles n'ont pas à savoir. S'amusa John.
-« Je serais muette comme une tombe ».
La bouche de Finch s'ouvrit en un grand O avant qu'il ne réponde :
-Tu nous écoutais ?
-« Oui. C'était interdit ? »
-C'était privé ! Grogna Finch, ce qui fit rire John, qui laissa Finch seul. Il rejoignit les filles qui étaient retournées dans la salle avec Fusco.
-Comment va Bear Lionel ?
-En forme ! Mais je crois que vous lui manquez. Affirma l'inspecteur.
-Nous le retrouverons lorsque nous en aurons terminé avec Samaritain.
-Finch n'est pas avec toi ? Demanda Root, étonnée de son absence.
-Il arrive. Eluda John.
Finch finit par les rejoindre, redevenu lui-même. Ils continuèrent à discuter ensemble avec leur visiteur. John et Harold ne manquèrent pas d'échanger des regards bien significatifs. Shaw donna un coup de coude à sa compagne et sourit. La hackeuse avait comprit aussi. Fusco finit par les laisser en fin de journée, prétextant qu'il devait récupérer son fils qui était parti faire une visite de musée avec une association pour jeunes. Lorsqu'ils se retrouvèrent entre eux, Root reprit la parole.
-Quel est le prochain plan ?
-« Infecter Samaritain ».
-Je croyais que nous pourrions te sauver intervint Finch.
-« Vous voulez vraiment ? »
-Si nous pouvons, oui.
-« Très bien, alors allons me chercher d'abord ».
-Mais où ? Questionna Shaw. Nous sommes traqués.
-« Facile. Vous connaissez tous le chemin. »
Les quatre amis échangèrent des regards étonnés. Puis John tiqua.
-Tu parles du métro ?
-« Voilà ce n'était pas si compliqué ».
-Samaritain n'a pas découvert cette planque ? Glissa Finch.
-« Pas encore. »
La machine élabora un plan pour eux et leur conseilla vivement d'être prudents. Ils descendirent à la voiture et prièrent pour ne pas se faire remarquer. La voiture quitta le parking et se fondit parmi les nombreux véhicules qui circulaient encore à cette heure-ci. Ils se rapprochèrent du quartier de Chinatown. Ils se cachèrent à l'ombre des caméras de sécurité qui polluaient l'endroit. Finch vissa son chapeau sur sa tête et prit la précieuse mallette. La journée tombait progressivement et de moins en moins d'habitants parcouraient les rues, quelques uns furetaient devant les étals de produits, frais ou non. La hackeuse marchait d'un pas déterminé, suivie par les trois autres membres de l'équipe. Soudain elle se figea au milieu du trottoir, en alerte. Elle regarda autour d'elle et donna l'ordre de se cacher. Ils se plaquèrent sur le côté et attendirent.
-Qu'est ce que la Machine vous a dit Mlle Groves ?
-Il y a certains agents de Samaritain par ici. Si l'un d'entre eux nous voit nous ne pourrons jamais sauver la Machine.
Ils attendirent puis ils purent entendre l'IA leur parler.
-« Vous avez cinq minutes pour arriver avant qu'ils ne vous voient. »
-Cinq minutes ?! S'étrangla Finch. Il nous reste bien sept minutes !
-Alors nous allons devoir presser le pas Harry.
Ils sortirent de l'ombre et marchèrent plus rapidement, pour le plus grand malheur de Finch qui craignait de voir ses douleurs revenir malgré l'injection. Ils slalomèrent entre les personnes et finirent pas atteindre l'entrée.
-« Juste à temps. »
Ils gravirent les escaliers et parvinrent devant le distributeur de sucreries.
-A vous l'honneur Harry. Proposa la hackeuse.
Finch tapa le code et ils entrèrent. Les trois qui étaient armés avaient prit la tête et vérifiaient que l'endroit n'avait pas été découvert pas l'autre IA. A leur plus grand soulagement, rien n'avait bougé, l'endroit était toujours éclairé, les ordinateurs tournaient à plein régime et les processeurs bourdonnaient.
-Personne n'est venu ici. Remarqua Finch.
-C'est très bien. Mettons nous au travail.
Finch déposa la mallette où se cachait le virus et fouilla dans le bas de l'armoire métallique. La hackeuse s'étaient rendue dans une des petites pièces situées sur le côté et ouvrit une des malles, cherchant ce que la Machine venait de lui indiquer. John et Shaw en profitèrent pour accéder à leur arsenal d'armes. Une ambiance sereine et sérieuse s'installa dans le métro. Finch et Root travaillaient ensemble sur la valise que Finch avait dénichée, utilisant les différents composants trouvés par son amie pour les souder et créer un circuit qui serait connecté d'une part à un ordinateur portable qui contiendrait une mini version de la machine, comme il l'avait fait une fois pour l'opposer à Samaritain dans des simulations et d'une autre part le circuit se brancherait à un serveur. Root s'occupait de l'ordinateur et récupérait le cœur de la machine afin de la placer dans le portable. Elle tapait frénétiquement sur le clavier et Finch se détendait au son de ces touches, ce son qui lui était si familier et qu'il n'avait pas beaucoup entendu ces derniers jours. Reese nettoyait les armes et Shaw faisait l'inventaire des balles, tout en démontant les armes dont elle passait les diverses pièces à son ami de terrain. Au bout de trois heures de travail, Root s'étira et bailla.
-Vous êtes fatiguée Mlle Groves ? Questionna Finch qui venait de terminer son soudage et de placer les circuits sur un côté à l'intérieur de la valise.
-Un peu.
-Cela fait longtemps que personne parmi nous n'a dormi. Remarqua-t-il en se levant. Finch s'aperçut qu'il n'avait pas aussi mal que d'habitude et fut ravi de constater que le produit faisait effet sur lui. Il boita vers son amie et posa une main sur son épaule.
-Où en êtes-vous ? Demanda-t-il.
-J'ai pu transférer la moitié pour le moment.
-Vous avez bien avancé, cela prend dix heures normalement pour faire un transfert comme celui-ci.
-J'espère que ça ne prendra pas dix heures quand on la sauvera.
-C'est le but de mon montage Mlle Groves.
-J'avais bien compris, seulement j'espère que ça fonctionnera.
-Il est vrai que nous n'avons jamais testé cette méthode. Comme beaucoup d'autre. Vous devriez peut être aller vous reposer Mlle Groves.
-Vous pensez qu'on peut se permettre de se reposer alors qu'on est en plein combat ?
-«Vous pouvez pour le moment. Samaritain ne se doute de rien et ne sait pas encore que ses deux têtes sont mortes ».
-Il est long à la détente quand même. Se moqua Root. Très bien je vais aller m'allonger un peu.
Root quitta le wagon et alla s'allonger sur le lit au fond du métro, dans la petite pièce à l'écart. Shaw la suivit des yeux et haussa un sourcil avant d'échanger un regard avec John. Reese haussa les épaules. Sameen finit par se lever pour aller voir sa compagne. John en profita pour se rapprocher de Finch, qui s'était installé devant les nombreux écrans.
-Tout va bien Harold ?
-Ca va John.
-Que faites-vous ?
-Nous copions le cœur central de la machine.
-En quoi copier le cœur peut-il la sauver ? Demanda John, en s'asseyant sur le bord de la table, masquant deux écrans, faisant presque face à Finch. Harold soupira et s'adossa au dossier de la petite chaise.
-Eh bien, une fois que le virus sera propagé, nous pourrons copier la machine après son passage. Mais cela dit j'ignore comment la Machine voit les choses.
-Pourquoi ?
-Si nous voulons copier le cœur de la machine, il serait préférable que cela soit fait … par l'extérieur.
-L'extérieur ?
-Oui, il ne faut pas que cela soit fait sur notre planète.
John fronça les sourcils.
-Que voulez-vous dire ?
-Nous devons passer par une orbite, mais laquelle c'est la question.
-Mais la Machine ne risque pas d'être infectée ?
-C'est ce que Mlle Groves et moi essayons de faire afin d'éviter que cela ne se produise.
John acquiesça d'un geste de tête. Il jeta un œil au loin, s'assurant que les filles regardaient ailleurs et il descendit de son perchoir pour se pencher vers l'informaticien. Finch leva la tête vers lui et il reçu un baiser bref. Il sourit devant ce geste mais rougit.
-J'espère que Mlle Groves et Mlle Shaw n'ont rien vu.
-Je m'en suis assuré Finch.
John lui sourit tendrement avant de retourner à son nettoyage. Finch se sentit revitalisé par ce baiser et ce sourire. Il se remit au travail, poursuivant ce que Root avait commencé à faire. Il dû réfléchir à plusieurs reprises afin de parvenir au but recherché. Root somnolait, Shaw avait reprit sa place avec Reese. Un silence s'installa tranquillement alors que dehors, la nuit était déjà tombée depuis longtemps. Reese capta un ralentissement des cliquetis des touches de clavier et leva la tête vers le métro, Shaw suivit son regard. John vit que Finch gardait les mains presque à plat sur le clavier mais le haut de son corps bougeait de temps en temps, comme s'il sursautait.
-Je crois que nous en avons un deuxième qui lâche. Souffla Shaw. Reese fit une moue contrariée et se leva. Il avait vu juste, Finch commençait à s'endormir, épuisé. Ses yeux étaient plissés et ses lèvres pincées.
-Finch ?
Harold bondit de surprise et tourna sa chaise.
-Vous êtes fatigué aussi.
-Nous le sommes tous John.
-Vous devriez vous reposer.
Finch soupira et jeta un œil à sa montre. Reese lui sourit en anticipant :
-Ca fait deux heures que vous travaillez seul. Peut être que Root peut vous remplacer ?
-Non John, elle a besoin de dormir. Se défendit Finch.
-Vous en avez besoin aussi. Sinon comment voulez vous poursuivre la mission ?
Finch savait que c'était la voix de la raison et baissa la tête. Il regarda son écran d'ordinateur et soupira de nouveau.
-« Vous pouvez tous dormir pendant quatre heures ». Lança la machine aux trois amis encore réveillés.
-Pourquoi quatre heures ?
-« C'est le temps que j'estime avant que Samaritain ne comprenne que vous avez tué Greer et Gabriel. »
-Mais ? Et ta copie ?
-« Lancez le processus de transfert automatique, le reste se transférera quand vous dormirez »
-Je n'aime pas particulièrement cette façon de faire. Emit Finch.
-« Pour une fois, faites-moi confiance. »
Finch leva les mains en signe de défaite et se leva, après avoir activé le transfert automatique. Il se rendit dans la pièce à moitié plongée dans la pénombre où se reposait Root et il s'installa sur le fauteuil à côté, n'ayant pas d'autre couchage disponible. Il trouva qu'il faisait frais. S'apercevant que son amie avait rejeté la fine couverture dans un coin, il la prit pour se couvrir. A peine quelques minutes plus tard, à la grande surprise de la Machine, tout le monde dormait. Reese dormait assis sur sa chaise. Shaw avait posé les pieds sur un coin de la table et sa tête penchait sur le côté. Finch s'était légèrement avachi sur le fauteuil et Root dormait presque en étoile sur le petit lit. Ils se battent dur pour me sauver. Pensa la Machine. Elle laissa ses amis dormir, gardant toutefois un œil vigilant et alla inspecter dehors avec ses milliers d'yeux. Elle accéda à une des bases de Samaritain sans souci. Elle remarqua que toute le monde était agité, parce que personne ne réussissait à joindre Greer, ni Gabriel qui manquaient à l'appel. Les opérateurs, nerveux menaient des recherches intensives depuis quelques heures, plusieurs gobelets de cafés vides étaient alignés devant eux. Certains avaient desserrés leurs cravates, sans doute pour être à l'aise et donc plus performant. La Machine reconnu Jeff Blackwell dans un coin de la pièce et elle zooma sur son visage crispé. La Machine savoura en lisant cette expression puis elle lâcha son observation.
-Comme par hasard, la maison de Greer explose, avec tout le personnel et Gabriel se fait enlever en même temps ? S'énerva celui qui devait être un sous chef.
-Vous pensez que les ennemis ont fait quelque chose ? Tenta un opérateur à bout.
-Je ne le pense pas, j'en suis certain ! Les deux gardes qui se sont fait assommés, disent que les deux femmes ressemblaient à celle de l'autre IA. Trouvez-moi leurs traces !
-C'est compliqué chef, ils ont réussi à se cacher ! Clama une opératrice brune.
-C'est bien eux de se cacher. Fit une voix féminine.
Le chef se tourna vers la jeune femme.
-Vous pensez savoir où les trouver Mlle Mahoney ?
-Non, mais il serait bien d'envoyer des agents dans les endroits où ils auraient pu aller. Histoire de voir s'ils n'ont pas laissé une trace. Proposa Claire, sûre d'elle.
-Vous voulez le faire ?
-Pourquoi pas ? Y a longtemps que je veux prendre ma revanche. Clama Claire.
-Eh bien, envoyons des agents.
-Attendez. Ordonna-t-elle.
-Oui ?
-Pourquoi ne pas jeter un œil à la bibliothèque, qui était leur première planque ?
-Vous pensez qu'ils y sont retournés ?
-On ne sait jamais … parfois on pense que c'est le meilleur endroit parce qu'on se dit que ça a déjà été fouillé.
-Votre remarque est pertinente.
La Machine sentit que quelque chose allait changer. Comment Claire avait-elle pu penser à proposer ce lieu ? Avait-elle été informée du passé de l'équipe et de ses anciennes planques ? La Machine analysa la situation et décida d'agir. Les écrans se hachèrent, provoquant des grésillements désagréables. Puis les caractères typiques de la Machine apparurent.
« Tout ce que vous faites est inutile. Vous avez perdu ».
Des cris de stupeur et des murmures se firent entendre. La Machine, fière d'avoir provoqué son ennemie, les laissa en plan et retourna surveiller ses fidèles amis dont son père. Elle surveilla le temps qui s'écoulait puis finit par émettre un petit son doux dans les oreillettes de ses amis. Root sourit et s'étira. Finch sursauta et fit la moue en voyant sa position un poil inconfortable. Reese s'était réveillé aussitôt et Shaw avait failli faire basculer la chaise lorsqu'elle s'était levée, alerte.
-Oh Harry vous avez dormi là ? Vous auriez pu me réveiller on aurait échangé ! S'inquiéta la hackeuse.
Finch lui fit un bref signe de la main pour dire que ce n'était rien et se leva avec précautions. La douleur était supportable au moins ce qui étonna Root de le voir aussi en « forme », cependant elle ne dit rien et se leva en rajustant ses vêtements. Finch remit sa cravate en place et éprouva le besoin de se passer de l'eau sur le visage pour effacer les dernières traces de sommeil. Il se rendit donc vers les pièces d'eau, en repoussant la lourde porte en bois. Il poussa la porte des toilettes des hommes et aperçut John, en train de se soulager. Il hésita mais finit par entrer.
-Bonjour Harold, bien dormi ?
-Bonjour John. Oui et vous ? Finch se mit devant un lavabo et retira ses lunettes. Il se passa de l'eau froide sur le visage après avoir retiré les stéri-trips.
-Ca repose. Emit John.
Finch attrapa un papier et se sécha le visage.
-Et comment ça va Harold ? Put-il entendre. Il se pinça les lèvres et remit ses lunettes.
- C'est gérable. Répondit-il. Il se retourna au moment où John se rhabillait et venait vers les lavabos. Finch sentit sa timidité revenir mais il se fit plus fort que cela et attrapa le visage de l'agent en coupe pour l'embrasser. Reese surpris de cette démonstration, le laissa faire avec grand plaisir.
-C'est mieux. Affirma Finch.
-Je confirme. Reese lui donna un baiser en retour. Et ce bleu ? Demanda John en fronçant les sourcils.
-Je ne sens rien Mr Reese.
John lui offrit un petit sourire puis se mit devant le lavabo pour se laver les mains. Il entendit Finch se déplacer et lorsqu'il leva le regard dans la glace face à lui, il fut très étonné. Hier Finch s'était montré très pudique, presque au point de refuser l'injection. Mais Reese savait que quelque chose avait changé à partir de ce moment là, précisément lorsqu'ils avaient échangés leur premier baiser. Une barrière s'était cassée entre eux. Il y avait eu une énorme avancée. Il sourit puis regarda ses mains, au moins pour laisser à Finch son intimité. Des coups furent frappés à la porte et John se tendit alors qu'il se séchait les mains.
-Les garçons, vous avez presque fini ? Roucoula la hackeuse.
-Non pourquoi ?
Reese vit Finch se crisper, sans doute craignait-il qu'elles n'entrent.
-Il n'y a pas d'eau de l'autre côté.
-Oh. Emit John. Attendez qu'on sorte.
John préféra se rapprocher de la porte et la bloquer au cas où. Finch termina son besoin naturel, puis se lava les mains. Puis il se tourna vers John lui faisant savoir d'un léger signe de tête que c'était bon. Reese ouvrit la porte et ils sortirent, laissant la place aux deux femmes. Root et Shaw entrèrent et purent se mettre devant la glace pour se recoiffer un minimum.
-Tu as vu ? Fit Root.
-Oui c'est clair qu'ils se sont rapprochés ces deux là ! J'ai manqué quelque chose ?
-Non je ne crois pas. Ils sont plus proches depuis la bibliothèque.
-Va savoir ce qu'ils ont fait pendant qu'on les cherchait. Grogna Shaw.
-N'exagère pas quand même chérieRoucoula t-elle en volant un baiser à sa compagne.
A quelques mètres de là, Finch observait l'avancée du transfert et sourit en voyant qu'il était presque terminé. Mais il se rappela d'une chose. Il regarda les écrans et là où il savait pouvoir trouver les petites caméras dissimulées.
-Tu nous as réveillé parce que Samaritain a comprit ?
La machine resta silencieuse, ce qui étonna grandement Finch et Reese qui se tenait en retrait. Au lieu de parler, elle préféra montrer une preuve et diffusa une vidéo sur l'écran central. Finch suivit l'échange et se raidit lorsqu'il vit Claire Mahoney apparaître à l'écran. John pinça les lèvres. Mais il sentit que son patron était en colère et que cela grandissait dangereusement en lui.
-Claire …
-Nous n'avons rien pu faire pour l'en empêcher Harold. Rappela Reese.
-Peut être. Mais elle a abusé. Elle s'est servie de ma confiance. Marmonna Finch. Nous ne pouvons pas la considérer comme fiable, elle est fidèle à Samaritain.
-C'est une ennemie comme les autres. Eluda John.
-Elle n'est pas la seule. Lui aussi. Désigna Finch en passant le curseur de la souris sur l'homme dans l'angle. John se rapprocha et reconnu Jeff Blackwell, l'homme qui avait failli tuer Finch.
-Nous devons nous méfier. Trancha John, nerveux.
Un bip se fit entendre et Finch s'aperçut que la copie de la Machine était terminée. Voilà ce qui annonçait l'une des dernières étapes de leur dangereux périple. Les filles revinrent, toutes fraîches et Finch les informa.
-Alors où est-ce qu'on infecte Samaritain ? Questionna Shaw.
-Je pense qu'il faudrait infiltrer une des bases de Samaritain non ? Fit Root.
-« Pas besoin ».
-Comment alors ? Demanda Finch troublé.
-« Vous avez crée un réseau ici. »
-Il est invisible.
-« Sauf si vous faites une petite manipulation ».
-Tu veux que je lance le virus d'ici ?
-« Oui. »
-Mais tu seras la première touchée ! S'exclama Root.
-« Non. »
Finch lança un regard effaré à son amie.
-Es tu sûre ?
-« Sûre et certaine. Au fait Harold ? »
-Oui ?
-« Je vous ai montré une simulation de ce qu'aurait été votre vie sans moi. J'ai les versions de John, de Shaw et de Root aussi. »
-Quand vas-tu nous en parler ? Se méfia Finch.
-« Quand vous aurez lancé le virus. »
Les amis se regardèrent, se demandant s'ils devaient suivre cette instruction.
-« Vous feriez mieux de vous dépêcher cela dit. »
-Pourquoi ? Se tendit Finch.
-Samaritain a comprit. Ils vous traquent. Ils sont allés à la bibliothèque et ils ont retrouvé Gabriel.
-Misère … S'exclama Root. Nous n'avons plus le temps ! Harold il faut lancer le virus !
-Attendez ! Fit Finch. Si nous sommes traqués, ils vont découvrir notre planque. Comment pouvons-nous sortir de là ?
-« Utilisez le wagon. »
-Quoi ?
-« Il est encore fonctionnel. »
-C'est la meilleure idée ! Réagit Shaw, qui se précipita vers le générateur pour tout remettre en marche.
Reese prépara des sacs et y glissa plusieurs armes. Finch se rendit dans le wagon avec Root et brancha le disque dur, avec quelques regrets sur son système, après avoir changé tous ses paramètres de sécurité et donc après s'être rendu visible. Maintenant son propre système était visible de Samaritain. Il le savait, il le sentait. Il tapa ses lignes de code pour déclencher le virus et une petite fenêtre s'ouvrit, quémandant un mot de passe. Reese venait de jeter les deux sacs dans le compartiment et Shaw avait arraché le tissu qui recouvrait le tableau de bord dans le wagon et avait enclenché le moteur.
-John ! Grouille ! Va chercher du C4 ! Il faut exploser ce mur ! Ordonna Shaw. Reese accouru alors que Sameen avait trouvé les fils pour relier le tout.
-Allez Harry, dites le.
Mais Finch pinça les lèvres et inspira longuement. Root sentait qu'il se posait encore des questions sur leurs avenirs et surtout qu'il était un peu réticent à l'idée de détruire sa création, même si elle avait été précieusement copié sur un autre support qui ne faisait pas partie du réseau. Elle prit sa main doucement et lui fit un petit sourire triste. Leurs regards se croisèrent. Ils se comprenaient tous les deux sans avoir besoin d'échanger un seul mot.
-Tout est en place Finch ! Hurla la tueuse qui venait de revenir dans le wagon, suivit de Reese. Finch prit une bonne inspiration et s'avança vers les écrans.
-Koestler.
Une petite icône verte apparue, signalant que le mot de passe était le bon. Root le regarda, étonnée.
-L'auteur du livre « Gosht In The Machine » ?
Mais Finch n'eut pas le temps de répondre que des tirs se faisaient entendre. Il se coucha à terre, forcé par la hackeuse. Reese visa les intrus et Shaw ferma les portes puis appuya sur le détonateur. Un violent fracas sur fit entendre, les briques tombant au sol, mélangé aux tirs nourris. Certaines balles avaient traversé les vitres et d'autres rebondissaient sur la surface métallique. Root et Shaw rejoignirent Reese et tirèrent. Un hurlement se fit et Reese put voir Shaw tomber à terre.
-Sameen ! Hurla la hackeuse. Reese, gardant les yeux sur les ennemis qui tiraient, se déplaça et actionna l'accélérateur et le wagon se mit à bouger, s'enfonçant dans le tunnel à peine éclairé. Harold s'était relevé et avait littéralement rampé vers Shaw.
-Mlle Shaw ?
Sameen se tenait l'épaule en grognant. Root s'assura qu'aucun ennemi ne les suivait et se rapprocha de sa compagne. Finch repoussa le tissu tailladé et vit que la balle s'était logée dans le bras. Root fit la grimace. Mais Sameen, ayant de l'expérience, tira sur la balle et la rejeta. Mais ce geste fit qu'elle se mit à saigner abondamment. Reese qui avait trouvé un rouleau de scotch, le donna à Finch, qui se chargea de bander tout cela temporairement.
-Mlle Shaw ça va ?
-Ouais c'est la forme.
-Chérie ! Gronda Root, peinée.
-Ca va passer, fallait bien que j'en prenne une !
-« Tout le monde va bien ? »
-Tu ne nous vois pas ? Fit la hackeuse.
-« Pas dans cet angle ».
-Mlle Shaw est blessée. Répondit Harold.
-« Elle est coriace, elle s'en sortira ».
Shaw sourit.
-Maintenant qu'ils nous ont retrouvés, comment va-t-on leur échapper ? Fit l'informaticien.
-« Un véhicule est à votre disposition au prochain arrêt. Vous devrez vous rendre dans le New Jersey. »
Root fronça les sourcils.
-Tu veux qu'on aille là où j'ai installé les serveurs avec Sameen ? Fit-t-elle.
-« Oui ».
-Comment tu comptes te sauver ?
-« Le site s'est amélioré en deux ans. Ils ont mis en place des paraboles pour communiquer avec certaines orbites. »
-Samaritain utilise tous les moyens…
-« Comme nous ».
-Mais nous allons entrer dans le territoire de Samaritain. Remarqua Finch.
-« Vous y êtes déjà dans un sens. »
Cette remarque rendit Finch muet, qui ne sut pas quoi répondre. Root avisa le sac de pharmacie que Lionel leur avait emmené.
-Evidemment… Tu crois que les seringues vont servir à quelque chose ?
-« C'est vous qui décidez. Soit vous entrez en volant les puces aux autres agents, soit vous entrez par effraction. »
-Y a –t-il une meilleure solution ?
-« Non. »
-Alors optons pour la rapidité.
-« Une fois entrés, vous ne m'entendrez peut être plus. Ou du moins, il me sera compliqué de communiquer ».
-Même si nous branchons un routeur ? Intervint Finch.
-« Cela peut aider mais j'ignore comment. »
-Nous devons envisager que nous serons peut être seuls. Fit Shaw.
-Alors là … ça va barder si nous croisons des agents de Samaritain. Dit Root.
John chargea son arme et la cala dans son pantalon.
-La dernière étape. Rajouta-t-il, d'un air morose.
-Harry, j'espère que vous êtes prêt, parce que ça va péter. S'exclama Root.
A suivre ...
Bravo à Rochelle qui a trouvé le mot mystère en MP ! Quelqu'un d'autre l'a -t-il trouvé ?!
