Salut à tous ! Nouveau chapitre aujourd'hui, et je vous présente celui qui a remet le Mei-ô et les trois frères à leur place quand ils font des conneries : Karasu.

Bref, je passe aux commentaires : freayandchris (t'en fait pas, ce quelqu'un là arrive :3/pour la couleur, quelqu'un aussi s'en chargera ^^) ; Dragonnotte (méa culpa pour le pseudo *va se jeter sous un train* /je pense que Luffy est immunisé contre le veritasérum, mais pas certaine et oui, je sais la référence, même si je ne suis pas une fan de Naruto./ Dans le cinq, les choses vont mal pour Harry, et Dumbledore ne lui offre aucun soutien. Tu vas voir ce qu'il va en être ici.) ; ChibichibiLuna ; Algol D. DarkWalker (HEYY ! Fais tourner le pop-corn ! Quand je relis le tome 5 ou les fics sur ce tome, je songe toujours à l'Inquisition Espagnol) ; Milemina (bienvenue à toi !) ; Chibimanga (je sais pas, demande à Oda, j'attends toujours l'explication.) ; A.N'Onyme ; Monkey D. Alice ; maos07 (Sérieux, tu me laisses utiliser ton idée ?! Épouses- moi !/ Luffy, pas bien dans sa tête ? Je pense que c'est pas quelque chose de nouveau). ; Yzeute (alors ça veut dire que je fais bien mon boulot. Bon retour parmi nous ^^)

Sur ce, je vous laisse entre les mains de Karasu et à bientôt !


Les Gryffondors avaient regagné leur salle commune quand un cri perçant les alerta. Et à leur immense surprise, ils virent Luffy débouler du dortoir où il s'était mis en pyjama, se protégeant la tête d'une barre de kairoseki ensorcelée pour lui frapper sur le crâne.

- Yamero ! gémit Luffy en esquivant une attaque.

- Humph !

Et à l'immense surprise de tous, c'était un elfe de maison qui avait ensorcelé la barre. Un elfe de maison assez vieux, en kimono grisé avec des plumes noirs dessinées dessus. Un kimono très propre, d'ailleurs.

- Oh, Karasu ! reconnut Nami. Tu veux de l'aide pour faire entrer un peu de sens dans le crâne de cet idiot !?

- Nami ! Tasukete ! gémit Luffy.

- Karasu n'a pas besoin d'aide pour s'occuper des idiots. Karasu a réussi à gérer Gol-sama et Ray-san ! C'est pas cet idiot de demi-portion caoutchouteuse qui va m'en faire baver !

Et d'un ample mouvement de bras, il ordonna à la barre de changer de cible : les fesses de Luffy. Luffy devait user de son Haki pour esquiver la barre qui lui avait fait bien assez de bosses comme ça.

- Karasu ! Karasu ! Karasu ! acclamèrent Fred et George.

- Je vais me plaindre à Ji-chan ! prévint Luffy.

- Karasu l'attend !

Le Golden Trio regarda la scène avec surprise.

- C'est bien la première fois que je vois un elfe de maison se comporter ainsi envers un sorcier, souffla Vivi, pas loin, en luttant contre un sourire.

- C'est impossible… commenta Ron.

Luffy finit par tomber à terre, et Karasu attrapa en main la barre pour la mettre sous la gorge du pirate qui grimaça au contact du kairoseki.

- Que t'a dit Ray-san quand tu es parti ?

- De ne pas attirer l'attention. D'être sage.

- En quoi mettre au défi ton prof de potion en avalant du poison devant son nez, puis sécher le cours de défense, correspond à ne pas attirer l'attention ?

- C'est Ji-chan qui t'a demandé de me faire la morale ?

- Non. Si c'était lui, Karasu aurait frappé sans doute un peu plus fort. C'est Sabo qui a demandé à Karasu ce service. Et après, si tu ne changes pas de comportement, Karasu ira faire un tour dans le Shin Sekai…

Luffy pâlit.

- Tu vas pas prévenir Ace !?

Le sourire de l'elfe de maison était sadique et machiavélique. Il se délecta en disant :

- Karasu va se gêner, tu vas voir.

Un dernier coup sur le crâne pour la route et Karasu fit disparaître la barre de métal avant de s'incliner.

- Au nom de la lignée des Silver, Karasu vous demande d'accepter ses excuses pour cette scène.

- Hey ! Karasu ! Si t'as rien à faire, tu voudrais bien livrer quelque chose pour nous à Ace… fit Fred en s'accroupissant devant l'elfe de maison.

- De toute façon, tu dois aller le voir pour te plaindre du comportement de Luffy, donc… commenta George.

- Karasu est navré, mais il est du même avis que Ray-san au sujet des blagues. Ace doit grandir et c'est pas en faisant des blagues à longueur de journée qu'il le fera. De toute façon, en tant que fuku-senshô, Karasu doute qu'il puisse avoir le temps d'en faire.

Karasu eut un soupir nostalgique.

- Aaaaaaaaaah, c'était la belle vie, quand Ray-san était encore dans le milieu. Il avait la tête sur les épaules et il était responsable ! Aujourd'hui, c'est qu'un idiot de joueur compulsif et de coureur de jupons…

- Luffy… fit Neville. C'est…

- L'elfe de Ji-chan… marmonna Luffy en se redressa. Tu devais me frapper aussi fort ?

- Karasu aurait pu viser , et tu aurais eu une vraie raison de te plaindre.

Karasu pointa du doigt le centre de la poitrine de Luffy qui porta une main à ce niveau par instinct. L'elfe de maison arrangea son kimono d'un air très digne et alla voir Nami et Vivi. Il s'inclina devant elles avec fluidité avant de se redresser.

- Karasu espère que vous serez capable de le garder hors des ennuis, Nami-kun, Ojou-sama.

- Karasu-san… kore wa himistu desu… souffla nerveusement Vivi.

- Honto ni sumimasen, Vivi-san.

Karasu s'inclina de nouveau.

Nami s'inclina devant Karasu avec un sourire.

- Je ferais au possible, Karasu.

Karasu hocha la tête puis alla voir le Golden Trio. Il s'inclina devant eux.

- Karasu tient à vous souhaiter bonne chance pour supporter Luffy cette année.

- Euuuh… merci… commenta Harry, totalement abasourdi par la scène qui venait de se passer.

- Vous êtes un elfe de maison libre ? demanda Hermione.

- On pose pas ce genre de question, ojou-san, s'offusqua Karasu.

- Réponds-lui, qu'est-ce que ça te coûte, encouragea Luffy en massant ses bosses.

Karasu eut un soupir et se mit à réfléchir, avant d'hausser ses maigres épaules et planter ses yeux grisés dans ceux de la jeune sorcière.

- Karasu ne sait pas. Et il s'en fiche.

Hermione en resta scotchée.

- Aussi loin que remonte sa mémoire, les Silver se sont bien occupé de Karasu et de sa famille. Nous avons toujours eu un toit sur notre tête, de la nourriture excellente dans le ventre, un logement décent, par rapport à beaucoup de notre race, des vrais vêtements à nous mettre sur le dos. Quand le petit Ray-san a décidé de prendre la mer, Karasu l'a suivi par curiosité… et il s'est bien amusé. Gol-sama m'a traité en égal. Karasu a la belle vie. Pourquoi en changer ?

- Attendez… vous appartenez à la famille des Silver, et si je me trompe pas, le san, c'est pour dire monsieur, c'est ça, pointa Harry, réalisant quelque chose.

- Exact. Quand il se tient bien, il est Ray-san. Quand il énerve Karasu, c'est 'Ahou Mei-Ô'.

Il devait y avoir une Inside Joke qui traînait dans le coin, vu le sourire sur les lèvres de l'elfe de maison et le rire de ceux parlant japonais.

- Mais le 'sama', c'est pas… poursuivit Hermione en fronçant les sourcils, saisissant ce qu'avait remarqué Harry.

- Gol-sama n'est peut-être pas mon maître. Il m'a peut-être traité comme son égal, à l'instar de son fils… mais il reste le Roi des Pirates, le Seigneur des Océans. Ne pas le reconnaître serait craché sur ce qu'il a accompli malgré la maladie qui a fini par avoir raison de lui. Si vous voulez bien excuser Karasu, il va de ce pas dire à Sabo qu'il a accompli sa mission.

Il se tourna vers Luffy, lui jetant un regard noir qui fit frissonner le garçon, avant de disparaître.

- Y'a rien de normal dans ta famille, Luffy, désolée de te le dire, soupira Katie Bell.

- Je sais, fit Luffy en haussant les épaules.

- C'est quoi la blague qu'on a raté ? demanda Ron aux filles toujours mortes de rire.

- Ahou ! Ahou ! croassa Luffy.

- Le corbeau vient de partir, Luffy, mais on peut toujours le rappeler, avertit Nami.

- Naaan !

Satisfaite, Nami hocha la tête, puis se saisit de son capitaine par le col de sa chemise pour l'entraîner à une table et le forcer à se mettre à travailler.

- Qu'est-ce qu'on a loupé ? demanda Ron.

- Karasu veut dire corbeau. Son cri, c'est ahou… ce qui signifie justement 'idiot' en kansai-ben, expliqua Vivi avec un sourire.

- Drôle de nom pour un elfe de maison, commenta Ron.

- Pas plus bizarre que Winky ou Dobby, pointa Harry.

- Je reste stupéfaite de son comportement, soupira Hermione. Aucun des elfes de maison de Poudlard ne se comporte ainsi.

- Ma famille a des elfes de maisons à son service, leur dit Vivi. Une partie de notre demeure leur est réservée. Nous les avons toujours bien traités, du moins, c'est ce qu'ils disent. Ils sont des amis, pour moi, presque de la famille. Je devais avoir dix ans quand deux d'entre eux sont venus me voir en pleurant pour me dire qu'un révolutionnaire voulait les libérer. Je crois que le révolutionnaire en question a dû être plus que surpris de la résistance farouche à laquelle il a fait face.

Le Golden Trio regarda Vivi parler avec surprise.

- Tout ça pour dire qu'avoir un elfe de maison à son service est un grand honneur, et qu'il faut le leur rendre en les traitants bien. Sois correct avec eux, et ils te le rendront. Le cas de ce Karasu semble être le résultat d'un elfe qui a été vu comme un membre de la famille à part entière, plus que comme un serviteur…

La bleue eut un beau sourire rêveur.

- Père en sera surpris quand je le lui raconterai. Mais face à ça, j'ai envie de tout faire pour m'assurer que les elfes de maison qui servent ma famille depuis presque mille ans seront aussi heureux que ce Karasu. Mais pas que… je veux voir Alabasta aussi heureux !

- Tu envisages la politique ? demanda Hermione, songeuse.

- Peut-être… sourit mystérieusement Vivi. Excusez-moi, mais j'ai des devoirs à faire.

Et elle se leva pour aller s'installer à la table de Ginny pour travailler.


McGonagall donna la consigne et distribua les escargots à ses élèves. Elle regarda Luffy avec inquiétude. Sabo lui avait dit que ça ne serait pas gênant, du moment que la tâche était peu coûteuse en énergie et que son frère ne se surmenait pas, mais il n'empêchait qu'elle était inquiète. Elle avait toujours eu du mal à appréhender la magie naturelle. Les rares élèves dans sa carrière, avant l'arrivée de Marco à l'école, qui avaient essayé de faire de la magie sans leur baguette, avaient tous fini à l'infirmerie. Avec les cours de magie naturelle, les élèves étaient plus prudents quand ils essayaient, mais Minerva gardait encore en mémoire les élèves crachant du sang sur leur bureau qu'elle avait eu les années d'avant.

Elle relâcha sa respiration qu'elle ignorait avoir retenue en voyant que Luffy avait cessé de fixer son escargot dans le blanc des yeux pour le faire disparaître d'un claquement de doigt, s'attirant le regard effarouché d'Hermione qui essayait d'aider Ron. En défi, Hermione en fit autant, et bien entendu, son escargot disparut. Avec un soupir, Harry reposa sa baguette et fit un geste vague de la main. Son escargot disparut à lui aussi.

Et à la grande surprise de Minerva, Neville y parvint avec autant de désinvolture et sans baguette.

Aucun des élèves ne crachèrent du sang, ni ne montrèrent le moindre signe de douleur quelconque.

Enseigner la Magie Naturelle était une bonne chose. Augusta n'en reviendrait pas quand elle lui raconterait comment Neville venait de réussir son exercice sans baguette.


Sabo eut un sourire en accueillant les cinquièmes années au cours de Magie Naturelle.

- Bonjour à tous !

- Bonjour professeur Silver ! saluèrent avec enthousiasme les jeunes.

- Je vais vous rassurer immédiatement… j'ai pas l'intention de travailler différemment par rapport à ce que faisait le professeur Fushisho avant moi. Le mot génie a été inventé pour cet homme… pourquoi me casser la tête ? Si je juge qu'il faut adapter quelque chose, je le ferai, mais j'en doute.

La décontraction de Sabo détendit ceux qui étaient toujours un peu nerveux, comme Neville ou Hermione.

- Je vais vous passer le discours sur les BUSEs, je sais que vous y avez déjà eu droit maintes et maintes fois… je vais vous dire quelque chose qui va vous faire très plaisir par contre. Je vous dirais juste qu'on vous testera en Magie Naturelle en même temps que vos épreuves classiques. Si vous vous y risquez, on vous demandera de poser vos baguettes sur la table et de faire l'épreuve sans.

Sabo mit les mains sur ses hanches et leur annonça avec un grand sourire :

- Néanmoins, à partir de cette année, je vais vous pousser dans les retranchements de votre imagination. Jusqu'à présent, vous travaillez avec pour base les sorts déjà vus dans vos autres cours. Mais à partir d'aujourd'hui, c'est différent. Vous allez découvrir la vraie magie.

Padma leva immédiatement le bras.

- Une question, Padma-kun ?

- La formule magique, ne serait-ce que pensée, n'est-elle pas nécessaire pour modeler la magie et obtenir un effet ?

Harry fronça les sourcils, se rappelant du cimetière et de la façon dont il avait affronté Voldemort. Il avait pas pensé à des formules magiques à cet instant. Il avait plus agi d'instinct, et s'était inspiré sans vergogne des programmes télés que regardait Dudley à une époque.

- Harry-kun, si j'en juge par ton froncement de sourcils, tu ne sembles pas d'accord avec Padma. Veux-tu en parler ? demanda Sabo.

Harry rougit et se racla nerveusement la gorge en disant :

- En fin d'année dernière, j'ai… j'ai usé de la Magie Naturelle… et j'ai fait des choses avec mais j'ignore quel sort je pourrais utiliser pour le reproduire. Je suis même pas certain de pouvoir le refaire là, comme ça.

- Avec l'adrénaline et sous pression, certaines personnes sont capables de faire des choses incroyables, je le sais. Hermione-kun, tu es le cerveau de cette école, je pense, non ?

Hermione rougit sous le compliment.

- Connais-tu un ou plusieurs sorts capables de faire ça ?

Le vent sembla former une mini tornade à côté de Sabo et forma un homme de taille raisonnable, avec une belle bedaine… un homme ridicule, en sachant qu'il avait une coiffe de pharaon sur le crâne, des petites ailes de chauve-souris sur le dos, et qu'il était torse nu. Il avait deux éventails dans les mains et interprétait une danse ridicule qui fit rire plus d'un élève.

- Je suis au regret de vous dire qu'il y a bien un sort dans la branche de métamorphose, capable d'un tel exploit. Couplé d'un tarentallegra bien calibré, et je pense qu'on peut reproduire ce spectacle divertissant, sourit Hermione.

- Zut. Désolé Hannyabal, tu sers à rien, soupira Sabo, faussement désespéré.

Son apparition disparut et Sabo passa une main devant son visage. L'instant suivant… il n'était plus Sabo. Il n'avait même plus ses fringues habituelles. Il était une étrange créature presque humaine à la peau bleue, avec d'étranges dents, des mains palmées, des cheveux noirs et des pattes blondes, presque blanches, d'étranges marques dans le cou. Et énorme. Oh, ça oui, c'était énorme.

- Et ça ? demanda Sabo.

Même sa voix avait changé, prenant un étrange accent et une tonalité plus profonde.

- C'est quoi ce truc ? demanda quelqu'un.

- Un gyojin, reconnut Zabini. C'est Jimbe, je crois.

- Dix points à Serpentard, je suis bien en train de me faire passer pour cet homme-poisson. Mais c'est pas ma question. Existe-t-il un autre moyen de faire ça par magie ?

- Polynectar ? proposa Ron, désireux de bien se faire voir.

- Biiip, mauvaise réponse.

Sabo fondit pour prendre une apparence bien connue d'Harry. L'apparence d'un vampire qu'il avait déjà vu une fois brièvement.

- Homme-poisson, pas homme tout court, Ronald-kun. Le polynectar ne marche que sur les humains. Et les vivants, cela va sans dire.

- Vous êtes humain, là, pointa Ernie.

- Commandant Izou de la seizième flotte de White Beard, lui répondit Hermione. C'est un vampire androgyne. Sa prime est passée, durant les vacances, aux informations moldues.

- Izou est bien un vampire. Les vampires sont morts, or, le polynectar ne marche pas avec les morts, donc, je ne peux pas prendre l'apparence d'un mort, encore moins celle d'Izou, avec le polynectar. La seule option pour ça, c'est la magie.

Sabo fondit de nouveau pour redevenir de nouveau lui et d'un geste négligent de la main, changea son kimono en sa tenue classique.

Zabini leva immédiatement la main.

- Et si vous étiez un Devil User ? Vous pourriez nous faire marcher et vous contentez de changer vos vêtements.

- Il parle de quoi ? demanda Hannah Abbot à sa copine Susan Bones.

Le regard de Sabo s'assombrit un instant. Si vite que beaucoup se demandèrent si cela avait eu lieu.

- Tu es d'où ?

- Je suis d'ici, ma mère est de Water Seven.

- So ka.

Sabo garda un instant le silence et lui dit :

- Elle aurait peut-être dû te dire que traiter de ce sujet hors de la Grand Line n'est pas la meilleure chose à faire. Mais tu as l'excuse de la jeunesse, donc, je laisserai passer et répondrai à ta question. Tu sais comment sa fonctionne, n'est-ce pas ? Un pouvoir déjà sur le circuit, pas la peine de chercher le même, ne ?

- Oui, et ?

- Un certain Bon Clay aurait pu faire ce que je viens de faire, à la différence que c'est un moldu, donc, il n'aurait pas pu changer ses vêtements ainsi. Et avant que tu ne me dises que je suis ce Bon Clay, tu sauras qu'il est incarcéré à Impel Down. Il y a été envoyé suite à l'affaire Baroque Works et son trafique de Dance Powder qui visait à destituer le souverain d'Alabasta. Si tu n'es pas convaincu, je peux toujours aller piquer une tête dans le lac pour te prouver que je ne suis pas un noryokusha. Néanmoins, ce n'est pas le sujet du jour, ni de ma classe. Si vous aviez été en botanique, j'aurais compris, parce que c'était au programme de sixième année depuis quatre ans. Tu sauras aussi que les noryokusha ne peuvent pas être imités par polynectar. Cela étant fait, Hermione-kun, tu connais un sort pour faire tout ce que j'ai fait ?

- Non… les vêtements, à la rigueur, mais changer aussi vite et aussi aisément d'apparence… je ne pense pas.

- Vous n'arriverez à ce niveau qu'après beaucoup de travail. Mais c'est un bon objectif.

Sabo retrouva son sourire, si ce n'est un peu forcé.

- Abandonnez les règles que vous connaissez, laissez parler votre imagination. Allez, c'est l'heure de l'exercice.


- He ?!

Luffy cessa de manger devant la question de Parvati. Nami et Vivi cessèrent de parler, elles aussi.

- C'est quoi cette histoire de Devil User, répéta Parvati.

Neville se fit attentif, lui aussi.

- Pourquoi tu me poses la question ? demanda Luffy.

- J'ai demandé à Hermione, mais elle a refusé de me répondre. Alors, je pose la question à ceux qui connaissent la Grand Line. Nami et Vivi discutaient, et tu faisais que manger…

Luffy reposa sa fourchette, mal à l'aise.

- Les Devil User sont courants sur la Grand Line, c'est un fait, pointa Nami. Mais y'a quelque chose à savoir, avant d'aller plus loin.

- Quoi donc ? demanda Neville.

- Beaucoup cessent d'être vu en humain une fois qu'ils acquièrent ce pouvoir, souffla Vivi d'un air sombre. Sur le marché noir, un Devil User se vend une petite fortune. Plus le pouvoir est rare et impressionnant, plus les enchères montent. Ils deviennent des monstres de foire…

- S'ils sont chanceux, ils sont bien entourés à l'origine et quand ils obtiennent leur pouvoir, leur entourage ne change pas. Ou alors, comme chez les marines, c'est une récompense offerte après un excellent boulot.

- C'est un cadeau empoisonné de Davy Jones… marmonna sombrement Luffy. Qu'il soit dangereux, inutile, ridicule ou je ne sais quoi… il restera là jusqu'à la mort.

Luffy serra son poing sur sa poitrine.

- Luffy, ça va pas ? s'inquiéta Hermione.

- Si, ça va, t'en fais pas.

Parvati soupira et se prit la tête dans les mains.

- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de mettre les pieds dans le plat à chaque fois que j'essaye de comprendre quelque chose ?

- C'est un monde différent, des règles différentes, pointa Vivi.

- Il paraît que c'est au programme de sixième année de botanique depuis quatre ans, informa Harry.

Luffy perdit toute ses couleurs et se tourna vers Nami.

- Va falloir avancer les berrys pour que je tienne Sabo pour toi, prévint Nami.

Luffy termina son assiette et se leva.

- Où tu vas ? demanda Ron.

- J'ai plus faim.

- Tu viens de finir ton assiette, pointa Neville.

- Sur les océans, tu apprends à ne pas gaspiller la nourriture. On se voit pour la retenue, Harry.

Et Luffy s'en alla.

Sabo capta le regard de Nami et articula quelque chose.

Avec un soupir, Nami se tourna vers les jeunes et se pencha en avant, s'assurant que personne d'autre ne les entendrait.

- Marco en est un.

- Tu veux dire, le professeur Fushisho ? s'étonna à voix basse Neville.

- Il a rien de particulier, outre une tête d'ananas, commenta Parvati.

- Il n'a pas de nom de famille. C'est courant par chez nous, c'est mon cas aussi. J'ai inventé le mien pour la répartition, comme Sanji-kun. Fushisho, c'est une référence à son pouvoir… ça veut dire phénix. Marco a le pouvoir de se changer en un phénix de feu.

- Où est la différence avec un animagus ? demanda Parvati.

- Le changement est plus profond. Ça va jusqu'à modifier le comportement d'une personne, sa personnalité, sa vision du monde. Certains zoans ont perdu le contrôle de leur pouvoir. Ils sont devenus fous pour certain. D'autres ont perdu de vu leur humanité et ne sont plus que l'animal en eux, expliqua Vivi. Je connais deux zoans personnellement et ils m'ont expliqué tout ça.

- Son pouvoir est mythique. Dans une tranche de population assez nombreuse, quand même, il fait partie d'une catégorie assez restreinte. Et même dans ce groupe réduit, il est au sommet de la rareté, explicita Nami.

- Pour des nobles sans scrupules, il n'est rien qu'un oiseau bizarre. Beaucoup se ruineraient pour mettre Fushisho-san en cage. Je n'ai personnellement jamais vu sa forme animale, mais les rumeurs courent vite sur les océans, surtout quand il s'agit de quelqu'un avec autant d'envergure que cet homme.

- Comment vivrais-tu si c'était Kali-chan qu'on risquait de mettre en cage pour avoir eu la chance ou la malchance de tomber sur ce genre de perle rare ?

- L'esclavage est interdit ! s'indigna Neville.

- Le monde est corrompu, Neville-san, soupira Vivi.

- Notre équipage a interrompu une vente d'esclave pour sauver une de nos amie, qui se trouve être une sympathique sirène de mer. Une fille, si ce n'est un peu tête en l'air, qui est adorable et pas plus différente de toi et moi, outre sa capacité de parler avec les poissons, de respirer sous l'eau et d'avoir une queue de sirène à la place des jambes. J'ai vu les Tenryuubitos la traiter de poiscaille et essayer de la tuer pour nous empêcher de la sauver. Et après, c'était nous les coupables, parce que Luffy a mis une droite dans la tête d'un de ces gars. Tu vois la logique du monde, Neville-kun ?

- Parvati ? s'inquiéta Harry en voyant leur amie tremblante.

Parvati leva un visage pâle vers Nami, les yeux larmoyants.

- Ils ne lui feraient pas ça… pas Kali… pas à ma sœur… hoqueta-t-elle.

Nami eut un soupir.

- Je veux pas te mentir… mais c'est un risque. Les jolies filles sont vendues en esclaves, aussi. Peu importe leur âge. Même les enfants ont une chance d'y passer. Il suffit d'une dose de malchance… et voilà.

Parvati fondit en larmes et Harry essaya de la consoler plus ou moins maladroitement.

- Permettez ?

Les élèves levèrent les yeux pour voir Robin à leur table. Elle prit Parvati par les épaules et la guida hors de la Grande Salle, après un geste de la tête à l'adresse de Padma qui s'empressa de suivre le mouvement, perplexe.

- Tu y es pas allée un peu trop fort ? demanda Ron.

- Elle doit savoir que le risque existe. Elle reconnaît Kali comme sa sœur, elle doit accepter les risques qui vont avec, lui dit Nami. Ma propre sœur sait ce qu'elle risque.

- Ce doit être dur pour votre famille, commenta Hermione.

- Sans doute. J'ai une correspondance importante avec Nojiko, mais j'ai choisi ma voie, et elle l'accepte. Pour Luffy, niveau famille, vous savez ce qu'il en est. Zoro… je sais pas s'il a de la famille. Il n'en parle jamais. Sanji, lui, il a grandi avec un ancien pirate, au milieu de cuisiniers assez peu conventionnels. Usopp a perdu sa mère quand il était gosse, et son père est devenu un pirate avant ça. Il a laissé sur son île natale des gamins à qui il s'était attaché et l'amour de sa vie, je dirais. Robin a perdu sa famille le jour où son île est partie en cendres. Franky… il a été abandonné à Water Seven par son père, un pirate de South Blue. Le charpentier qui l'a élevé comme son fils est mort, condamné à l'emprisonnement à vie pour avoir construit le fameux Oro Jackson, le navire de Gol D. Roger sur lequel il parvint à conquérir la Grand Line. Je pense qu'on peut considérer Iceburg-san, le maire de Water Seven et président de Galley-La compagnie comme une sorte de frère… puis, y'a la Franky Familiy qui criait à tout va que Franky était leur aniki… Brook… il s'inquiète plus pour Laboon que d'une quelconque famille, donc, je pense pas qu'il en ait une.

Vivi se redressa et regarda Nami avec surprise.

- Laboon… comme…

- Oui, sourit Nami.

Vivi pâlit, les mains sur sa bouche, comme horrifiée.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Harry, intrigué.

- L'histoire de notre rencontre, ricana Nami. Miss Wendnesday devait tuer une énorme baleine qui entrerait difficilement dans la Grande Salle. Baleine qui s'avère être la nakama de notre Soul king Brook.

- Il ne le sait pas, ne ? demanda Vivi avec espoir.

- Non, mais si tu avances la monnaie, je m'assurerai pour ne jamais aborder le sujet avec lui…

Les yeux brillants d'un éclat doré de Nami voulaient tout dire.

- Tu es un monstre, lui dit Hermione.

- Merci.


Luffy allait être malade.

Un regard à Harry, et il était certain que son ami sentait la même chose au sujet de la déco du bureau d'Ombrage.

Avec un soupir, il se saisit de sa plume.

Ne pas dire de mensonges.

Ses cicatrices étaient des mensonges, peut-être ?

Il commença à tracer sa phrase. Il n'alla pas plus loin que le J de je. Sa peau élastique se déchira et se mit à pisser du sang, le faisant lâcher sa plume. Il referma la plaie entre ses dents, jurant mentalement.

Là où Harry n'avait qu'une légère incision dans sa chair, comme faite au scalpel, là, on aurait dit qu'on avait essayé d'ouvrir la main de Luffy. Ombrage ne comprit pas ce qu'il se passait.

- N'approchez pas !

Ombrage se figea.

Karasu venait d'apparaître.

- Depuis quand les elfes de maisons se permettent de parler ainsi aux sorciers ? fit elle.

- Depuis que vous vous en prenez au neveu de Ray-san, mon ami, lui dit l'elfe de maison en grimpant sur le bureau de Luffy.

Il s'accroupit et pinça la peau de Luffy entre la main et les dents du garçon, sans s'occuper du sang qui tacha son kimono.

- Montre.

Luffy lâcha sa peau et laissa Karasu examiner la plaie.

- Cette retenue est terminée, annonça l'elfe de maison.

- Elle le sera quand je l'aurai décidé ! Ce n'est pas un elfe de maison qui me dira ce que je dois faire !

Ombrage leva sa baguette d'un air menaçant…

Luffy la regarda dans les yeux, et Ombrage recula d'un pas, brusquement effrayé.

C'est à cet instant que la porte s'ouvrit à la volée.

- Qu'est-ce qu'il se passe, Karasu ? demanda Sabo, inquiet, son bô en main, prêt à se battre.

- La main de Luffy s'est brusquement ouverte, lui indiqua Harry. On devait faire des lignes avec cette drôle de plume

Il montra sa plume à Sabo qui blanchit de rage.

- La plume de sang est interdite d'usage depuis la fin de la Renaissance par la ICW ! siffla Sabo.

- J'ai l'autorisation du ministère pour user de tous les outils pédagogiques nécessaires pour enseigner, répondit Ombrage en bombant le torse, essayant de se faire paraître intimidante.

Difficile à faire. Sabo était largement plus grand et avait l'air hors de lui.

- Ce n'est pas à un vulgaire ministre de la magie de fournir ce genre d'autorisation ! C'est à la ICW ! Cette détention est terminée !

Sabo prit la plume dans sa main gantée et la fourra dans sa poche, avec celle de Luffy.

- Infirmerie, et pas de protestation, Potter, ordonna Sabo.

- J'ai pas dit qu'il pouvait s'en aller ! s'indigna Ombrage.

- Vous voulez me défier, peut-être ? siffla Sabo.

Le sol sous ses pieds se craquela légèrement et sa magie s'amassa autour de lui, formant une étrange aura bleutée.

Réalisant que sa vie risquait d'être rapidement écourtée si elle continuait, Ombrage bâtit en retraite derrière son bureau.

- Ils finiront leur semaine de détention à m'aider dans la forêt, annonça Sabo. Luffy, ça va ?

- Pas pire qu'Akainu.

- Par rapport à Akainu, c'est certain que c'est difficile de faire pire.

Luffy reprit sa peau entre ses doigts, et Karasu lâcha en soupirant. Il regarda Luffy se lever de sa place et suivit le groupe hors du bureau, avant de laisser un regard noir à Ombrage.

La procession rejoignit l'infirmerie, et Pomfresh fut surprise de les voir.

Elle rumina contre Ombrage en donnant un bol d'essence de Murlap à Harry, avant de se pencher sur le cas de Luffy.

- Les coups ne vous font peut-être pas beaucoup d'effet, mais vous êtes plus sensible à ce genre de blessures… marmonna l'infirmière en appliquant un onguent sur la coupure. Une plume de sang… cette femme immonde pense qu'être dans le ministère la met au-dessus des lois… Les hors-la-loi ne peuvent pas la faire sauter ?

- Si seulement, soupira Sabo. J'ai eu une info disant que si on la faisait sauter, on aurait quelqu'un de pire.

- Qui ? demanda Pomfresh.

- Avery.

- Un mangemort ? s'étrangla Harry, se souvenant du nom.

- Exact.

- Cette école va de mal en pis… marmonna la femme en bandant la plaie. Puisque vous êtes là, jeune homme, je veux voir l'état de votre autre blessure.

Pomfresh les ayant casés sur le même lit pour les traiter, Luffy n'avait aucune échappatoire pour cacher ça à Harry. Avec un air résigné, il retira sa robe de sorcier, puis déboutonna sa chemise. En la faisant glisser, il dévoila un étui sur l'un des ses avant-bras contenant son bô télescopique. Mais le plus marquant restait l'énorme bandage qui enserrait son torse si chétif et pourtant musclé. Luffy détacha un bout de la bande et commença à l'enrouler autour de sa main, dévoilant lentement ce qu'il y avait dessous. Un immense pansement que l'infirmière retira. Harry se sentit presque malade en voyant ce qu'il cachait.

Une immense cicatrice en croix. A croire qu'on avait essayé de lui ouvrir la poitrine avec une tronçonneuse. La plaie semblait tout juste refermée, avec la chair toujours à vif, et un peu sanglante.

- Tu comprends pourquoi j'essaye de pas me changer devant tout le monde, sourit nerveusement Luffy.

- Comment tu peux être encore en vie avec ça ? demanda Harry qui n'arrivait à pas à détacher ses yeux.

- Comment as-tu fait pour survivre à l'avada kedavra ?

- Monsieur Monkey a un point, Monsieur Potter, décompta Pomfresh en commençant à nettoyer la plaie. Sauf que dans le cas de Monsieur Monkey, il a eu de la chance d'avoir des soins médicaux immédiats et dispensés par un bon médecin.

- C'est certain que Law a fait des miracles… marmonna Sabo.

- Comment…

- Je m'en souviens pas… j'ai… j'ai pas de souvenir de ce qu'il s'est passé. Je me souviens qu'Ace a pris un coup pour moi… j'ai cru qu'il était mort… et le trou noir. Quand je me suis réveillé, j'étais à Amazon Lily, et j'ai appris qu'Ace était vivant. Karasu, si je le fais moi, Madame Pomfresh va m'en vouloir, tu peux…

Karasu prit avec joie le bô des mains de Sabo et lui frappa sur le crâne.

- Ouch ! En quel honneur !?

- Même si tu avais été là, tu n'aurais rien pu changer, Sabo, lui dit Luffy.

- On ne le saura jamais, Luffy.

Un coup de baguette, et un nouveau pansement fut mis en place. Un autre, et la bande se remit autour de Luffy qui put se rhabiller.

- Allez, au lit, et plus vite que ça, ordonna Karasu.

Luffy fut bien tenté de protester, mais l'elfe de maison avait toujours une arme. Alors, l'instinct de survie disait d'éviter de le contrarier.


Ace manqua perdre l'équilibre quand quelque chose lui passa au travers du crâne. En se retournant vers le nid de pie derrière lui, toujours en équilibre sur un des espars du navire, il avisa Spades perché sur le bord de la rambarde de sécurité, le regardant avec innocence.

- Refais ça encore une fois, et je te mets à la flotte, avertit Ace. Attends que je finisse et je te décharge du courrier.

Ace recommença à nouer la corde pour laquelle qu'il était là-haut à l'origine, puis revint vers la vigie. Il retira les lettres attachées à la patte de l'aigle et se laissa glisser agilement jusqu'au pont.

- Kali ! Courrier pour toi, annonça Ace en brandissant une lettre.

La jeune femme se détourna du rouleau de corde qu'elle enroulait et reçut sa lettre au vol.

- La voile est attachée, annonça Ace à Marco qui tenait la barre.

Le blond le remercia de la tête.

- Arrête de forcer et de faire comme si tu allais bien, va. Ouste, je veux plus te voir sur le pont, va te reposer, yoi, lui dit Marco.

Ace eut une moue boudeuse, mais s'éloigna en ouvrant son courrier. Il scanna la lettre de Sabo et s'arrêta sur place, choqué.

Il fit immédiatement demi-tour, essayant de garder son pouvoir sous contrôle et se planta devant Marco. Pour toute réponse à la question silencieuse, il lui montra le contenu de la lettre. Marco la lut et son froncement de sourcil voulait tout dire.

- Si je te dis non, tu vas y aller quand même… pas tout seul, au moins.

Ace hocha la tête et alla préparer ses affaires.

- Kali ! Tu es avec moi ! Izou, tu dis quoi d'un détour en Angleterre ?

- Oh, mais avec plaisir ! lui répondit son nakama vampirique.

Ace regarda une dernière fois Marco qui approuva du chef son choix. Quand son jeune second disparut avec les hommes de son choix, le Phénix eut un sourire presque vicieux.

Il prévoyait que l'un des week-ends de cette Ombrage ne serait pas des plus drôles.


Angelina se jeta aux pieds de Sabo et les embrassa, ne s'occupant pas du fait qu'elle était totalement ridicule comme ça. Harry n'en revenait pas non plus de ce que Sabo venait de dire.

- Je peux vraiment ? s'enquit le Survivant.

- Je suis pas d'accord avec la raison de ta détention. Alors, je décide que ce soir, tu seras sur le terrain de Quidditch, mais je t'attends lundi à mon bureau pour ta dernière retenue.

- Merci… pleura Angelina.

Elle se releva d'un bond et fit face à Harry, les poings sur les hanches.

- Tu attends quoi pour aller chercher tes affaires ?!

Harry ne se le fit pas dire deux fois et fila à la recherche de ses affaires de Quidditch.

- Bonne chance ! leur dit Luffy avec un sourire, avant de suivre son frère pour finir sa propre punition.

Harry le remercia et suivit son équipe.

Jamais il n'aurait cru qu'explorer la Forêt Interdite pouvait être aussi amusant. Sabo leur avait dit que Chourave avait besoin de plantes qui ne poussaient que là-bas et dans un coin trop dangereux pour qu'elle s'y rende elle-même. En temps normal, elle aurait demandé à Hagrid s'il pouvait y aller pour elle, mais le demi géant n'était pas rentré. Sabo s'était donc proposé.

Qu'est-ce que c'était la Forêt Interdite quand on connaissait la Grand Line et le Shin Sekai ?

Sur le début, Harry avait été inquiet et sceptique.

Mais Sabo avait tourné la chose en un exercice de Magie Naturelle qui rappela étrangement au jeune homme l'épreuve de Défense Contre les Forces du Mal de troisième année, et le parcours d'obstacle qu'avait organisé Lupin à cet instant.

De son côté, Luffy avait fait le singe, étirant avec joie ses membres d'arbre en arbre. Et à côté, Sabo les surveillait.

Dur de croire que c'était une détention, au final.

« Si je vous laisse vous amuser autant, c'est parce que vous ne méritez pas d'avoir eu cette retenue. » avait dit Sabo.

Il était certain que plus d'une personne avaient grimacé en apprenant que les deux jeunes devaient faire leur détention dans la Forêt, et Ombrage avait semblé presque satisfaite.

Si elle savait…

Pour le coup, quand Harry enfourcha son balai pour le début de l'épreuve de sélection, il se dit que pour une nouvelle soirée comme ça, il n'aurait aucun souci à retourner dans la Forêt avec Sabo, lundi prochain.


Hermione resta un instant inquiète en voyant Luffy revenir avec des égratignures, après son passage dans la Forêt.

- Tu étais avec ton frère, comment tu as pu être blessé ? demanda Ron.

Luffy eut un sourire fier.

- Je lui ai collé un œil au beurre noir ! Shihihihihi !

Nami eut un grognement presque exaspéré en comprenant. Elle retourna à sa table recouverte de livres, sous le regard perplexe de Vivi.

- Laissez tomber, ces idiots se sont entraînés. C'est pour ça que Luffy est comme ça. Si Chopper te voyait, il aurait fait une crise.

- Shihihihihi !

- Luffy… vraiment… soupira Vivi, rassurée de l'explication.

- Il y est pas allé un peu trop fort avec toi, quand même ? s'inquiéta Hermione.

- C'est nécessaire, Hermione-sempai, lui dit Vivi d'un air triste. En tant que pirate, Luffy doit avoir de la force, notamment s'il s'apprête à mettre les voiles pour le Shin Sekai.

- Akainu, Kaidou ou Teach n'auront pas pitié de moi, parce que je suis un adolescent, commenta Luffy en retirant des aiguilles de pins de ses cheveux. La seule chose qu'ils feront, c'est peut-être me sous-estimer, et encore, j'en doute. Je dois être capable de frapper plus fort qu'eux, et de mieux encaisser qu'eux. Si j'arrive à dépasser mes frères, je me rapprocherai de cet objectif.

Luffy eut un sourire féroce.

- Parvenir à blesser Sabo est un bel exploit. J'ai presque leur niveau. Et encore, Sab' a plus de mérite, il a pas le pouvoir d'Ace.

- Si Ace l'apprend, il te bottera le cul jusqu'à Raftell, pointa Nami avec amusement.

Harry avait écouté en silence tout ça et secoua la tête.

Il y avait longtemps qu'il s'était fait une raison sur le comportement de son ami.


Sirius était en train de parler tranquillement à son filleul, essayant de lui remonter le moral face à l'absence d'Hagrid quand il entendit un 'bouh' tonitruant le faisant presque avoir un arrêt cardiaque. Et vu que le gamin qui avait fait ça se tenait juste devant la cheminée… ils étaient dans la merde.

- Mais t'es pas bien ! gémit Ron, une main sur son cœur.

- Ben quoi ? Vous aviez l'air tous super sérieux… marmonna Luffy.

- T'es passé par où ? demanda Harry, suspicieux.

- La fenêtre. Par où veux-tu que je sois passé ?

- Les gens normaux utilisent les portes, pointa Hermione.

- Dis ça à Garp, tu verras ce qu'il te répondra. Salut tête dans la cheminée !

Sirius se dit cette fois que le gosse était con.

- Luffy est comme ça, Sirius… soupira Harry. C'est le petit frère de Sabo et Ace.

- Oh ? Un pirate donc ? Je crains rien à rester ici ?

- Si, tu crains de te faire prendre. Sabo dit que les cheminées sont surveillées. Pas que ça change grand-chose, il préfère les denden. Après, fais ce que tu veux, moi je m'en fous. Je suis fatigué, je vais me coucher.

Et ses trois camarades le regardèrent retourner au dortoir.

- Il a pas l'air de bien dormir… commenta Hermione.

- Il revient à la tour avant que tout le monde se réveille, pointa Harry.

- Sabo l'entraîne peut-être trop, proposa Ron.

- Ace et Sabo ne feraient pas ça. Bon, Ace est un idiot, il a pas vraiment conscience des limites du corps et de l'esprit humain, mais il n'irait pas jusqu'à ce point. Quant à Sabo, il est trop responsable pour ça. Je verrais avec lui, demain.