Bonsoir tout le monde ! Nouveau chapitre pour vous ! Merci aux commentaires et je suis contente de voir que Karasu a eut un bel accueil *rejoint Mana.Y pour faire la pompom girl*.

En attendant, merci à tous et à toutes de continuer encore et encore à suivre cette série. Pour les fan de Warmage, la fic n'est pas morte, je vous rassure, j'attends toujours Oda (j'ai avancé dans l'écriture, parole de scout).

Enfin, je vous laisse, je vous retrouve vendredi avec un nouveau chapitre et bonne lecture.


Sabo essaya de garder son sang froid devant l'annonce. Même si Percy lui avait déjà fait remonter l'information, il n'empêchait que c'était une horreur. Un regard à Robin lui dit tout ce qu'il y avait à savoir.

Il était bien possible qu'Ombrage les fasse partir en priorité.

Le regard inquiet vers eux de Luffy lui serra le cœur. Il n'aimait pas voir son jeune frère inquiet. Surtout pas pour lui.

C'est là qu'il remarqua Spades laissé quelque chose devant Luffy, puis filer droit vers Ombrage, la surprenant, avant de laisser tomber quelque chose dans son assiette.

Une lettre noire.

- Uh-oh… fit Sabo.

Il jeta un regard à Robin pour voir qu'elle avait déjà plié bagage. Il suivit son exemple.

Si la lettre venait d'Ace, il voulait pas être à sa table quand elle s'ouvrirait.

En attendant, tous les profs regardaient la lettre avec curiosité.

- Qu'est-ce que… fit Harry en voyant Sabo et Robin évacuer la table des professeurs.

- Sabo est peut-être le génie de la famille… mais Ace reste le plus inventif… et c'est l'une de ses créations. C'est comme ça que j'ai su qu'il était vivant, après Marine Ford. C'est sa version de la beuglante… souffla Luffy.

Luffy écarta un peu son col et montra une légère cicatrice dans son cou.

- Et voilà ce qu'il en reste, en sachant qu'il voulait me secouer.

La lettre noire explosa à cet instant dans un énorme boum qui détruisit la table des profs et en renversa la plupart de leur siège. Un feu noir s'étendait sur les débris de bois. Feu noir qui se rassembla en une énorme panthère.

Plusieurs professeurs tentèrent de la faire disparaître.

- Ils perdent leur temps, même moi je peux le dire, commenta Parvati. On dirait pas que c'est du feu normal…

- Parce que ce n'en est pas, pointa Nami.

- Mera mera no mi… murmura Vivi en faisant le rapprochement.

L'immense panthère poussa un feulement qui fit reculer les enseignants et se tourna vers Ombrage qui recula en rampant vers un mur, sa baguette tremblante braquée vers l'immense créature qui arrivait facilement à dépasser un géant.

D'un geste vif de sa patte, la panthère saisit Ombrage et la plaqua contre un mur, faisant trembler l'édifice. Prisonnière sous les griffes de la bête, la femme était sans défense.

- Que des marines et des pirates s'en prennent à lui sur la Grand Line, j'ai rien à y redire, puisque c'est comme ça que ça marche… feula la panthère avec la voix d'Ace.

La voix était si amplifiée qu'on pouvait sans doute l'entendre depuis l'autre bout du château.

- Que des criminels essayent de se mesurer à lui ici, ça passe encore… mais qu'une femme qui se prétende professeur le blesse physiquement et volontairement, sous prétexte qu'elle refuse de voir le danger réel du monde, c'est inacceptable !

La panthère avança son immense tête pour être à un cheveu d'Ombrage, au point qu'elle puisse sentir le souffle de la créature brûlante sur son visage.

- Vu qu'apparemment, si je vous tue, le Ministère enverra quelqu'un de pire, je vais me contenter d'un petit avertissement… qu'il arrive quoi que ce soit à mon otouto, et je vous tuerai. Ensuite, pour m'assurer que votre incompétent Ministre de la Magie ne reviendra pas nous faire chier, je le détruirai lui et son gouvernement… sauf les quelques-uns que je juge potables… J'espère avoir été clair. Si je dois me répéter, ça ira mal. Mes frères sont hors limite. Qu'il leur manque un cheveu et vous et votre adorable Fudge êtes morts… et croyez-moi, j'ai compté les cheveux de mes frères avant de les laisser partir… je le saurai.

Avec un dernier rugissement assourdissant, la panthère s'embrasa, laissant Ombrage retomber à être, évanouie sous la peur, grièvement brûler, et saignant là où les griffes de la panthère avaient déchiré sa peau.

- Ace est con, annonça clairement Luffy, rompant le silence qui s'était installé dans la salle.

Le sort fut brisé et tous les élèves se mirent à marmonner entre eux, regardant successivement Luffy et la table des profs. Madame Pomfresh vint évacuer Ombrage alors que les autres enseignants réparaient la table.

- Il est inquiet, comme Vivi et moi ! s'énerva Nami.

- Mais y'a pas besoin de s'en faire !

Nami lui prit sa main et lui montra la longue cicatrice sur le dessus.

- Les seules cicatrices que je sais que tu as, pouvant rivaliser avec ça, elles t'ont été infligées par Lucci ou alors, tu les as gagnées à Impel Down et Marine Ford ! Nous sommes censés pouvoir passer nos années à l'école de façon tranquille, sans avoir à craindre pour nos vies !

- Elle a raison Luffy, ce n'est pas normal cette situation… je devrais… commença Vivi.

- Non, Vivi, tu es protégée par ton anonymat, coupa Sabo en les rejoignant.

- C'est toi qui as prévenu Ace ? demanda Luffy.

- Il a le droit de savoir. Si je l'avais pas fait, Karasu y serait allé. Où est Shayna ?

- Dans le dortoir.

- Je veux que tu la gardes tout le temps sur toi. Pas de protestation. Va la chercher.

- Mais…

Sabo fronça les sourcils et Luffy se leva avec un soupir. Sabo en colère, c'était pas conseillé.

- Pour le coup, j'ai même pas lu le courrier d'Ace… marmonna Luffy.

- Je te donnerai la lettre quand tu seras revenu ! annonça Hermione en attrapant la lettre.

Oups ! La préfète était du côté de son frère.


Luffy se redressa sur sa table de potion quand Rogue se planta devant lui.

- Qui vous a aidé à faire votre devoir, monsieur Monkey ?

Luffy le regarda bêtement, et pencha la tête sur le côté.

- Que vous me rendiez un devoir, c'est déjà énorme, mais en plus, quelque chose de juste, c'est quasiment impossible. Alors… je vous le demande une dernière fois… qui vous a aidé pour votre devoir ?

- Personne. Bon, Nami m'a mis en joue pour que je bosse, mais sinon, j'ai reçu l'aide de personne.

Rogue haussa les sourcils. Ce garçon restait un mystère.

Il déposa le devoir de Luffy devant le nez du garçon, et tout le monde dans la proximité immédiate fut plus que surpris de voir le O qui avait été inscrit presque à regret sur le coin supérieur de la feuille.

- Comment tu as réussi ça ? demanda Neville en regardant son ami avec des yeux ronds.

- Wakaranai.


Les cinquièmes années revenaient de défense quand ils virent Vivi et Nami discutant à voix basse dans la salle commune, Luffy endormi sur les genoux de la rousse.

Vivi leur fit signe de pas faire de bruit et reprit sa conversation avec Nami.

- Pourquoi il dort pas la nuit, au lieu de se lever à pas d'heure pour s'entraîner ? marmonna Ron en entrant dans leur dortoir.

- Je sais pas… commenta Harry. Il dort peut-être mal.

Shayna siffla, depuis le lit de Luffy, attirant l'attention du Survivant. Celui-ci l'écouta attentivement, puis se tourna vers ses camarades de chambrée.

- Apparemment, d'après Shayna, il fait des cauchemars qui l'empêchent de se rendormir.

- Quel genre de cauchemar peut-il bien faire pour que ça arrive ? marmonna Dean.

Harry se rappela de la conversation qu'il avait eue avec Sabo le premier matin qu'il avait passé avec la fratrie, chez leur grand-père. Cette peur de perdre les siens. Puis, il se rappela de la cicatrice qui ornait la poitrine de Luffy. Facile de comprendre pourquoi il avait cette peur, si l'été dernier était une petite indication du quotidien en mer de son ami.

- Vu sa vie et sa famille, et son caractère, je pense qu'il doit craindre de perdre ses amis et sa famille, fit Neville. Il a failli perdre son frère aîné, et son équipage s'en est sorti de justesse, de ce qu'a raconté Nami à Hermione. Je pense que devant ça, il a tous les droits d'être inquiet.


Pour l'instant, Flitwick, Trelawney, McGonagall et Gobe-Planche avaient été inspectés. Quand ils virent qu'Ombrage les suivait pour leur cours de Magie Naturelle, les Gryffondors furent inquiets. Bien heureusement, ils étaient moins nombreux à suivre la classe, et personne n'osait remettre en question l'autorité de Sabo.

- Professeur Ombrage, salua Sabo d'un ton froid et indifférent. J'espère que vous pourrez juger de la qualité de l'enseignement de la discipline par cette classe.

- Je l'espère aussi, professeur Silver, sourit la grenouille rose en regardant Sabo d'un air froid avec ses gros yeux globuleux.

- Bonjour tout le monde ! salua Sabo.

- Bonjour professeur ! répondirent ses élèves.

Ce n'était pas comme Ombrage qui les traitait comme des gosses de maternelle, songea Harry. Non, Sabo se contentait de faire preuve de politesse et avec son sourire chaleureux et engageant, on ne pouvait pas ne pas répondre. Il avait, comme Marco avant lui, une façon de mettre les élèves à l'aise.

- Bien, pour le cours d'aujourd'hui, on se concentrera sur la création. On va faire simple, et commencer par une simple balle. Après, on augmentera en difficulté, mais c'est l'objectif du début de cours. Maintenant que c'est dit, vous pouvez y aller. Bonne course.

Les élèves déposèrent leurs affaires et se mirent à courir le nombre de tours convenus au début d'année par Sabo.

Harry avait pris goût à cet exercice. Il se sentait en meilleure forme depuis qu'il le pratiquait. Et il avait plus de facilité avec sa magie, aussi. Et c'était une bonne façon d'échapper à Dudley quand il voulait s'en prendre à lui.

- Pourquoi vous les faites courir ? demanda le professeur Ombrage en prenant des notes.

- La Magie Naturelle dépend de la forme physique, lui répondit Sabo. Plus le sorcier est en forme, mieux sa magie lui répondra et il réduira drastiquement les possibilités qu'elle se rebelle. De plus, c'est un bon moyen de leur faire conserver une bonne santé, et donc, s'assurer qu'ils aient une vie longue et saine.

- Vous avez déjà vu des cas de magie rebelle ?

- Un, oui. J'ai été encore un gosse quand c'est arrivé, et j'ai bien cru que la victime allait y passer. Et avant que vous ne disiez que la Magie Naturelle est dangereuse, sachez que la personne en question avait neuf ans, et avait appris seule à contrôler sa magie accidentelle, et qui plus est, était morte de fatigue, malgré ses prétentions à être au meilleur de sa forme. Et elle est toujours vivante aujourd'hui.

- Si vous le dites. Pouvez-vous me faire une démonstration de Magie Naturelle ?

Sabo leva un sourcil et regarda Ombrage.

- Vous attendez quoi de moi ?

- Faîtes par exemple l'exercice que vous avez demandé à vos élèves.

- Alors, attendez qu'ils aient fini, j'en profiterai pour leur en faire une.

Rapidement, les élèves vinrent se ranger devant leur enseignant et commencèrent à respirer profondément pour se calmer et pouvoir accéder à leur magie.

- Je vous fais une démonstration de ce que j'attends de vous, et je vous laisse faire, leur dit Sabo.

Il tendit une main devant lui et une balle de tennis apparut sans la moindre difficulté.

- Ne soyez pas présomptueux et orgueilleux. Si vous n'arrivez pas à faire quelque chose de cette taille, je préfère vous voir faire apparaître quelque chose de plus petit, plutôt que de vous voir blessé.

La grimace d'Hermione lui tira un regard surpris.

Apparemment, elle devait avoir une idée du genre de blessure qu'on pouvait subir en faisant ça.

Sabo regarda ses élèves se concentrer pour faire apparaître une balle, passant dans les rangs, lançant et rattrapant sa propre balle sans vraiment y faire attention. L'exercice fut accompli avec une certaine facilité, et tous parvinrent à avoir une balle de tennis.

« Pourquoi je m'embête à leur donner des cours, quand Marco a déjà fait un si bon boulot ? » songea Sabo pendant un instant.

- Cette classe semble bien avancée, commenta Ombrage.

- L'exercice de la balle est assez facile, contredit Sabo. A présent, on va passer au niveau supérieur. Vous avez le choix entre la solution la plus facile qui est de travailler avec votre balle et la métamorphoser, soit créé quelque chose de nouveau à partir de la combinaison de votre magie et de celle dans l'air. On va commencer petit, encore une fois. Vous allez faire apparaître un être vivant. Insecte ou vertébré, c'est au choix. Ne faîtes pas trop gros. Essayez de le faire vivant. Mettez-y du cœur et de la passion. Voici un exemple des deux méthodes.

Sabo tendit ses mains devants lui, bien visibles des élèves. La balle de tennis ondula et devint une souris blanche bien potelée, et sa jumelle apparut de nulle part dans son autre main.

- Quand vous aurez réussi à faire ça, suivant le temps qu'il nous reste, nous essaierons de faire plus gros, progressivement. Votre magie est un muscle. Si vous forcez trop d'un coup, il claquera, et c'est à cet instant que se produisent les accidents. Si vous y allez progressivement, niveau par niveau, vous y arriverez parfaitement la fois suivante, en commençant à partir du niveau le plus haut que vous aurez atteint aujourd'hui. C'est à vous.

Sabo saisit les deux souris par la queue et les regarda, d'un air pensif, avant de les fourrer dans sa poche.

- Shayna sera contente.

Les Gryffondors esquissèrent un sourire en sachant de quoi il parlait.

Chaque élève se concentra sur ce qu'il faisait.

Harry sentit de la sueur couler dans son cou. Il n'arrivait pas à le faire vivant. Il avait soit un animal mort (ce qui était écœurant), soit une statue.

Le glapissement d'Hermione leur fit tourner la tête.

Devant elle venait d'apparaître une marmotte bien vivante qui la regardait d'un air inquisiteur, avant de se mettre à lui courir autour.

- Hahahaha ! Pas mal, Hermione-kun ! Dix points à Gryffondor pour la marmotte ! Le problème de la majorité d'entre vous, c'est que vous imaginez quelque chose de statique. La vie, c'est le mouvement. Concentrez-vous sur ça ! Hermione-kun, fais une pause, va.

Harry réfléchit un instant. C'est vrai qu'il avait imaginé des trucs immobiles. Pendant qu'Hermione s'asseyait dans l'herbe et regardait sa marmotte prendre le large (elle la ramena d'un accio, elle voulait pas que la pauvre bête se fasse manger par quelque chose dans les bois), le Survivant se concentra de nouveau, après avoir fait disparaître ses malheureuses tentatives d'un geste de la main. Brusquement, il sentit son énergie le quitter rapidement, comme s'il avait ouvert un robinet à fond. Il sentit immédiatement Sabo à ses côtés, posant une main sur son épaule, déversant sa propre énergie en lui, sans pour autant couper la fuite.

- Tu as essayé trop compliqué. Une fois le sort lancé, tu peux plus revenir en arrière, souffla Sabo.

Enfin, ça se termina, et Harry se laissa tomber à terre, épuisé. Si Sabo ne s'était pas avancé pour lui fournir de l'énergie, il n'osait pas imaginer ce qu'il resterait de lui. Néanmoins, le petit cri du lionceau qu'il avait fait apparaître le fit rire.

- Tu ne participeras pas au reste de la classe. Hermoine-kun, puisque tu es préfète et que tu as fini l'exercice, accompagne ton camarade voir Pomfresh-sensei, s'il te plaît, appela Sabo en aidant facilement Harry à se mettre debout.

Il ramassa le lionceau et le donna à Harry.

- C'est une belle créature. Nul ne sait si avec la force que tu as mis, elle restera longtemps ou pas, mais c'est dommage de ne pas la prendre avec toi.

Hermione vint soutenir Harry qui garda le lionceau dans son bras de libre et l'accompagna jusqu'au château. Sabo immobilisa la marmotte en attendant le retour de son élève.


- Cela aurait pu mal finir, Harry, pointa Hermione.

- Je sais… marmonna le Survivant.

- Tu savais qu'Ace a des côtes en moins ?

Harry resta sans voix devant le commentaire.

- Pourquoi tu me dis ça ?

- Tu te souviens de la fois où le professeur Fushisho m'a interdite de participer à la classe et qu'il a demandé à Ace de m'envoyer à l'infirmerie ? Ce jour-là, il m'a raconté ce qu'il lui est arrivé la fois où il a trop forcé avec la magie naturelle. Il lui manque trois côtes depuis ce jour-là. Il a apparemment failli exploser de l'intérieur et n'a survécu que grâce à son parrain.

- Je vois…

Ils arrivèrent à l'infirmerie et Madame Pomfresh les regarda avec perplexité.

- Harry a trop forcé en Magie Naturelle, expliqua Hermione.

- Heureusement qu'on a un enseignant qui sait quoi faire, sinon, je doute que vous seriez encore là, monsieur Potter ! Au lit, exécution ! Je vous garde pour la nuit !

Harry se traîna grâce à Hermione, jusqu'à un lit, et posa le lionceau endormi dessus.

- Et c'est quoi cet animal ?

- Ma création… sourit piteusement Harry.


Hermione revint en courant au cours de Sabo pour voir que la majorité des élèves avaient du mal, encore. Neville avait réussi à se faire apparaître un canari jaune qui pépiait sur son épaule.

- L'infirmière veut garder Harry pour la nuit, annonça Hermione.

- Bonne initiative, approuva Sabo.

Ombrage eut une grimace. Voilà une détention avec le garçon qui n'aurait pas lieu.

La sonnerie de fin des cours les rappela tous à l'ordre.

- Très bien tout le monde ! C'est tout pour aujourd'hui ! Vous avez bien travaillé. Pour devoir, vous devrez réfléchir à la méthode que vous avez employés aujourd'hui, et ce qu'il manquait pour que vous puissiez donner vie à vos créations ! Ce sera tout ! Et n'oubliez pas que si vous voulez pratiquer, ne le faîtes pas seul, ayez un adulte à proximité pour s'avancer et vous aider si les choses tournent mal. La Magie Naturelle peut être très dangereuse. N'oubliez jamais le risque, et ne visez pas trop haut. Gardez en tête votre objectif et allez-y par palier. On se revoit la semaine prochaine !

Hermione fit exprès de rester derrière, en rangeant lentement ses affaires (après avoir fait signe à Ron de partir devant), pendant qu'Ombrage interrogeait Sabo.

- Donc, vous avez dix-huit ans, c'est ça ?

- Exact.

- Vous êtes très jeune pour être professeur…

- Si vous voulez passer plus tard à mon bureau, je vous montrerai les diplômes que j'ai en ma possession prouvant mon droit d'enseigner.

- Avec grand plaisir… Vous êtes celui qui a mis au point ce programme ?

- En partie. Le travail de mon prédécesseur est ma ligne directrice et je l'adapte suivant le niveau des classes. Marco est un génie, quiconque le connaissant sera d'accord sur le sujet.

Ombrage prit quelques notes.

- Que s'est-il passé avec monsieur Potter ?

- Il a imaginé un lionceau qui deviendra un jour un lion, et non pas un lionceau tout court. Cette simple nuance à incruster dans le sort l'idée de la croissance d'un individu et son vieillissement. Quelque chose que je ne traite qu'avec les dernières années. Un sort lancé ne peut pas être interrompu, que ce soit avec une baguette magique, ou sans. Du coup les effets se font ressentir sur la personne, pompant son énergie pour accomplir la demande. Imaginer ce genre de chose et le faire est de mon niveau, aisément. Je me suis donc avancé pour l'empêcher de mourir de fatigue et permettre au sort de se terminer, sans incident. Je surveille l'état de chacun de mes élèves. S'ils sont trop fatigués, ils se doivent de faire une pause, voire même se rendre à l'infirmerie pour se reposer. S'ils visent trop haut, je m'avance pour permettre au sort de ponctionner ma propre magie afin de ne pas trop affaiblir mes élèves. C'est tout aussi simple.

- Et c'est ce professeur Fushisho qui vous a appris ça ?

- Non, c'est avoir des frères avec l'instinct de survie d'un caillou.

- Très bien. Donc, pourrez-vous me faire parvenir une copie de vos diplômes ? Je demanderai aussi à mes collègues du ministère le relevé de vos notes de BUSEs et ASPICs.

- Faîtes, fit Sabo d'un air indifférent.

- Je vous ferai parvenir le résultat de cette inspection dans une dizaine de jours.

- J'ai hâte.

Le sarcasme passa à mille lieux au-dessus de la tête d'Ombrage.

- Vous étiez dans quelle maison, avant ?

- Je suis arrivé à Poudlard après la destruction de Salem, expliqua Sabo. L'année de mes BUSEs. J'ai été envoyé à Serdaigle. Ce sera tout ?

- Je pense, oui. Merci de votre coopération.

Et Ombrage embarqua sa crapauté ailleurs.

- Tu voulais quelque chose ? demanda Sabo en se tournant vers Hermione.

Hermione rougit et baissa les yeux d'un air embarrassé.

- En embarquant Harry à l'infirmerie, je me suis rappelée de quelque chose, qui m'a renvoyé à un incident de l'année dernière qui m'avait laissé pensive sur l'instant. J'y ai pas vraiment songé après, mais parler d'Ace me l'a remis en mémoire.

- Je t'écoute.

- Je pense pas avoir le droit de m'y intéresser… ça relève de la vie privée d'Ace, après tout…

Sabo leva un sourcil, l'encourageant à continuer.

Hermione réfléchit à la façon d'aborder la chose, ne voulant pas vexer Sabo, ni être insultante ou causer un quelconque malentendu. Elle savait qu'il y avait des choses qu'elle ne savait pas, et ne pouvait savoir, et que sans ces informations, elle pouvait mal interpréter une situation.

Elle prit une grande inspiration et dit :

- Il n'y a aucune Ann, n'est-ce pas ?

Sabo resta perplexe, se demandant de quoi elle parlait, puis eut un grognement en comprenant de quoi il s'agissait et lâcha un petit rire.

- Si j'avais eu une Nee-chan, à la place d'un Nii-chan, oui, il y aurait eu une Ann. Après, je ne sais pas si cette histoire aurait eu lieu ou pas. Ace et Marco ont une relation, exact. Marco est un type bien, il rend mon frère heureux, le respecte et veille sur lui. J'attends pas moins de la personne qui partage la vie d'Ace. Ils ont peut-être pas mal d'années d'écart, mais ils sont sérieux dans les sentiments qu'ils éprouvent l'un envers l'autre.

Sabo haussa les épaules et lui dit avec un petit sourire.

- Que demande le peuple ? Quand ils étaient tous les deux ici, la relation aurait put être dérangeante, si elle avait été sue, mais pour nous, c'est une autre bizarrerie de l'existence, pourquoi chercher plus loin ? Ma réponse te convient ?

Hermione hocha la tête avec un sourire, heureuse d'être rassurée et de n'avoir causé aucun malentendu.

- Dans quelques années, j'essaierai de soudoyer un de mes collègues de la révolution pour faire une surprise à Ace. Une surprise qui durera je l'espère assez longtemps pour me faire tonton de ce côté-là ! avoua Sabo. Ivankov est un chic type, si on sait sur quelle corde jouer.

Hermione manqua de s'étouffer de rire, en suivant Sabo vers le château, comprenant son intention.

- Il vous tuera.

- J'en doute. Je suis un ange, après tout, ricana Sabo.


Vivi plongea sa main en silence dans le bol d'essence de Murlap qu'Hermione avait sorti pour elle, Harry et Nami. Luffy avait l'air de quelqu'un qui voulait commettre un meurtre, ses poings tremblants, et le regarda orageux. La seule chose qui faisait qu'il était encore dans le fauteuil était Shayna qui s'était enroulée autour de lui pour l'immobiliser.

- Cette bonne femme est abominable, murmura Hermione. Abominable. Vous savez, j'étais en train de dire à Ron et Luffy au moment où vous êtes arrivés… Il faudrait qu'on fasse quelque chose à son sujet.

- Je suggère le poison, dit Ron d'un air lugubre.

- Sabo y a accès, marmonna Nami en appuyant son menton sur sa main valide.

- On peut aussi envoyer une lettre à Chopper ou soudoyer Karasu pour qu'il se procure du venin Kali, fit Luffy.

Le Golden Trio le regarda avec perplexité.

- Quetzacoatl est un serpent à plumes, explicita Nami. Et des serpents, y'en a des tas existant, mais la variante de Kali, parce qu'on sait pas si c'est vraiment comme ça qu'était vu le dieu, est faite à partir du Crotale à Cascabelle.

- Ouch, le venin du serpent à sonnette ? Ombrage va le sentir passer… commenta Vivi. Je pourrais aussi demander à Pell ou Chakka de trouver des fraises du désert, mais ça serait dangereux si l'éclosion avait lieu en public.

- Fraises du désert ?

Les lèvres de Ron se recourbèrent sous son envie de rire.

- Ichigo no sabaku. C'est comme ça qu'on appelle des œufs d'araignées qui ressemblent à des fraises. Beaucoup de voyageurs imprudents en consomment. Quelque temps plus tard, avec l'éclosion, ils tombent raides morts, avant qu'un gaz toxique ne s'échappe de leur corps et que les araignées nouvellement nées ne dévorent le cadavre de l'intérieur.

- Eurgh, on se serait passés des détails, grimaça Harry.

- On pourrait l'envoyer chez Shiki ! proposa Luffy.

- On a vaincu Shiki, l'an dernier, rappela Nami.

- Pfff…

- Je voulais dire quelque chose par rapport à ses cours où on n'apprend rien du tout pour se défendre, précisa Hermione.

- Qu'est-ce qu'on y peut ? répondit Ron en bâillant. Trop tard, non ? Elle a décroché le poste et elle est là pour longtemps, Fudge y veillera. Et Sabo nous apprend plus ou moins des moyens de nous défendre, sauf aujourd'hui. D'ailleurs, tu devais pas rester la nuit à l'infirmerie ?

Tout le monde regarda Harry qui avait l'air un peu pâlot.

- Ombrage a tenu à ce que je fasse ma retenue. Madame Pomfresh m'a dit de dormir, après. Elle veut me voir demain matin pour s'assurer que tout va bien, mais je ne cours aucun risque, d'après elle.

- Harry, je me souviendrai toute ma vie de la fois où Ace a trop poussé avec la magie, et je t'assure, tu veux pas finir comme ça, pointa Luffy.

- Et toi, tu devrais te faire du souci, Luffy. Tu dors mal et tu n'as toujours pas de baguette ! lui dit Nami.

- Mais j'ai plus de force qu'Harry. Donc, tu disais sur le cours de défense, Hermione ?

Inutile d'insister, Luffy ne voulait pas en dire plus.

- On n'apprend pas tout avec la théorie. A un moment ou un autre, il faut bien passer à la pratique, commenta Vivi.

- En fait, risqua Hermione, je me disais ce matin…

Elle jeta un coup d'œil un peu inquiet à Harry, puis se lança :

- Je me disais que le moment est peut-être venu de… de faire les choses nous-mêmes.

- Nous-mêmes ? répéta Harry d'un ton soupçonneux, sa main flottant toujours dans l'essence de Murlap.

- Oui… apprendre la défense contre les forces du Mal par nous-mêmes, reprit Hermione.

- Qu'est-ce que tu racontes ? grogna Ron. Tu veux nous donner du travail en plus ? Est-ce que tu te rends compte que j'ai pris encore du retard dans nos devoirs ? Et on n'en est qu'à la deuxième semaine !

- C'est parce que tu n'as pas pris la peine de venir avec nous voir Robin et Sabo pour qu'ils nous aident aux devoirs, comme l'an passé, pointa Nami en fronçant les sourcils.

- Oui mais ça, c'est plus important que les devoirs, dit Hermione.

Tout le monde la regarda avec surprise.

Hermione venait de dire qu'il existait quelque chose de plus important que les devoirs ?

Nami prit sa température, mais secoua la tête.

- Elle n'a pas l'air malade.

- Pourquoi c'est subitement plus important ? demanda Harry.

- Il faut se préparer, comme tu l'as si bien dit. Je sais pas tout du monde, mais je ne suis pas naïve non plus pour me croire totalement en sécurité. Après tout, je partage mon quotidien avec des pirates et je me souviens très bien de ce que tu as dit à Ombrage, Harry. Il faut qu'on se prépare à ce qui nous attend dehors. Il faut qu'on puisse avoir les outils nécessaires pour nous défendre. Si nous n'apprenons rien pendant une année entière…

- On n'arrivera pas à grand-chose tous seuls, soupira Ron d'un ton accablé. Oh, bien sûr, on peut toujours aller à la bibliothèque pour étudier des maléfices et essayer de les appliquer… Ou demander à Sabo de nous apprendre des sorts de défense.

- Sabo doit faire attention. Si ça remonte aux oreilles de Gamabrage (les filles eurent un petit rire au surnom), il sera renvoyé, et il doit rester ici, dit Luffy.

- Je suis d'accord, nous avons dépassé le stade où l'on n'apprend les choses que dans les livres, dit Hermione. Il nous faut un professeur, un vrai, qui sache nous montrer comment utiliser les sortilèges et nous corriger en cas d'erreur. Et on ne peut pas compter sur Sabo. Il doit avoir déjà pas mal de boulot de son côté.

- Si tu penses à Lupin… commença Harry.

- Non, non, je ne pense pas à Lupin, coupa Hermione. Il est trop occupé avec l'Ordre et de toute façon, nous ne pourrions le voir que pendant nos week-ends à Pré-au-Lard, ce qui ne serait pas du tout suffisant.

- Je veux bien, mais qui, alors ?

Hermione poussa un profond soupir.

Les deux autres filles plaquèrent leurs mains sur leur bouche pour ne pas rire, comprenant apparemment ce qu'il en était. Même Shayna avait l'air morte de rire, ce qui laissait les garçons perplexes.

- C'est évident, non. Je veux parler de toi, Harry.

Il y eut un moment de silence, malgré le rire de Nami et Vivi qui avaient repoussé leur bol pour se tordre d'hilarité dans leur fauteuil. Une légère brise nocturne fit vibrer les carreaux de la fenêtre, derrière Ron et les flammes de la cheminée vacillèrent.

-De moi à propos de quoi ? interrogea Harry.

- Laisse-moi te décoder l'idée d'Hermione, Potter, fit Nami en passant un bras autour des épaules du Survivant. Toi. Prof. Ce décodage te coutera trois mornilles !

Harry les contempla avec des yeux ronds. Puis, il se tourna vers Ron, prêt à échanger avec lui un de ces regards exaspérés que leur inspirait Hermione quand elle se lançait dans de grands projets extravagants. Mais à la grande consternation d'Harry, Ron n'avait pas du tout l'air exaspéré.

Le front légèrement plissé, il semblait réfléchir.

Luffy, de son côté, penchait la tête d'un air pensif sur le côté.

- C'est une idée, dirent-ils.

- Qu'est-ce qui est une idée ? dit Harry.

- Toi. Que tu deviennes notre professeur, dit Ron.

- Mais…

Harry souriait à présent, certain que ses amis le faisaient marcher.

- Je ne suis pas professeur, je ne peux pas…

-Tu es toujours le meilleur en cours de défense contre les forces du Mal, dit Hermione.

- Moi ? s'étonna Harry, souriant de plus en plus. Bien sûr que non, tu m'as battu à tous les examens.

- Non, ce n'est pas vrai, répliqua froidement Hermione. Toi et Luffy m'avaient battue en troisième année, la seule année où on ait tous les trois passé l'examen avec un professeur qui savait de quoi il parlait. Mais il ne s'agit pas d'examens, Harry, pense plutôt à ce que tu as fait ! Si Luffy nous surpasse en défense, c'est par son expérience dans de vrais combats, mais de tous, tu es celui qui a le plus d'expérience dans les affrontements magiques !

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Mattaku, je suis presque certain que même Luffy ne serait pas aussi obtus que toi ! se moqua clairement Nami.

- Hey ! s'indigna Luffy. Méchante Nami !

Nami lui tira la langue.

- Tu sais, Hermione, je n'ai pas très envie d'avoir comme prof quelqu'un d'aussi idiot, dit Ron à Hermione avec un petit sourire moqueur.

Il se tourna vers Harry.

- Réfléchissons, dit-il en imitant Goyle en plein effort de concentration. Heu… première année, tu as sauvé la pierre philosophale des mains de Tu-Sais-Qui.

- Simple coup de chance, dit Harry. Ce n'était pas mon habileté personnelle…

- Deuxième année, l'interrompit Ron, tu as tué le Basilic et anéanti Jedusor.

- Oui, mais si Fumseck et le professeur Fushisho n'avaient pas été là, je…

- Pour l'instant, je trouve ça assez bien venant d'un gars assez normal, sourit Vivi.

- Troisième année, poursuivit Ron en élevant la voix, tu as affronté une centaine de Détraqueurs à la fois…

- Sabo nous a aidés en nous protégeant du professeur Lupin ! Et si le Retourneur de Temps…

- L'année dernière, reprit Ron qui criait presque à présent, tu as combattu Tu-Sais-Qui une nouvelle fois…

- Ecoutez-moi ! s'exclama Harry presque avec colère.

Ron et Hermione avaient maintenant un petit rire moqueur, mais les autres ne riaient pas.

- Vous m'écoutez, oui ? Ça paraît très bien quand vous en parlez comme ça, mais c'était uniquement de la chance. La moitié du temps, je ne savais pas ce que je faisais, je n'avais rien prévu, j'ai simplement improvisé comme je le pouvais et j'ai presque toujours eu de l'aide…

Ron et Hermione continuaient de ricaner et Harry sentit sa colère monter. Il ne savait d'ailleurs pas très bien pourquoi il était si furieux.

- Ne restez pas là à sourire comme si vous saviez tout mieux que moi ! dit-il en s'emportant. C'est moi qui étais là, non ? Je sais bien ce qui s'est passé ! Et si j'ai réussi à faire tout ça, ce n'est pas parce que j'étais brillant en défense contre les forces de Mal mais parce que… parce que j'ai reçu une aide au bon moment ou parce que j'avais bien deviné… mais, croyez-moi, j'ai complètement pataugé, je n'avais aucune idée de ce que je faisais- ET ARRÊTEZ DE RIGOLER !

Luffy rattrapa de justesse le bol d'essence de Murlap avant qu'il ne tombe de la table quand Harry se leva d'un bon. Pattenrond fila se réfugier sous un canapé. Shayna se redressa en sifflant de perplexité sur les genoux de Luffy qu'elle avait libéré en voyant qu'il ne ferait aucune connerie. Le sourire de Ron et Hermione avait disparu.

- Vous ne savez pas ce que c'est ! Ni l'un, ni l'autre, vous n'avez eu à l'affronter ! Vous pensez qu'il suffit de se souvenir de quelques sortilèges et de les lui jeter à la figure, comme si on était en classe ? Pendant tout le temps où vous êtes face à lui, vous savez qu'entre vous et la mort, il n'y a plus rien d'autre que votre… votre cerveau, vos tripes ou je ne sais quoi. Comme si on pouvait réfléchir normalement quand on sait que dans une fraction de seconde, on va se faire tuer, torturer ou voir ses amis mourir… ils ne nous ont jamais appris ça en classe, ce que c'est d'affronter ce genre de chose… Et vous deux, vous êtes là à faire comme si j'étais un brave garçon bien intelligent sous prétexte que je suis vivant, comme si Diggory, lui, n'était qu'un idiot qui a raté son coup… vous n'y comprenez rien, j'aurais très bien pu mourir à sa place, c'est ce qui se serait passé si Voldemort n'avait pas eu besoin de moi, ou si Ace n'avait pas été là…

- On n'a rien dit de tout ça, mon vieux, se défendit Ron, effaré. On ne s'en est jamais pris à Diggory, pas du tout, tu te trompes complètement…

Il jeta un regard désemparé aux autres. Hermione paraissait pétrifiée.

- Harry, dit-elle timidement, tu ne comprends donc pas. C'est… c'est exactement pour ça qu'on a besoin de toi… on a besoin de savoir co-comment c'est… de…de l'affronter… d'affronter V-Voldemort, et toutes les autres personnes qui nous voudrons du mal dans le futur.

C'était la première fois de sa vie qu'elle prononçait le nom de Voldemort et ce fut cela, plus que tout le reste, qui parvint à calmer Harry. La respiration toujours saccadée, il se laissa retomber dans son fauteuil et reprit son bol de Muralp avec un bref remerciement à Luffy.

- Ecoute… penses-y, dit Hermione à voix basse. S'il te plaît.

Luffy se leva brusquement et commença à défaire sa cravate.

- Tu es meilleur que moi pour ce qui est de lancer des sorts. Tu sais des choses que j'ignore, et je veux les apprendre… dit-il.

Il commença à défaire sa chemise.

- Luffy ? fit Nami avec inquiétude.

- Je suis d'accord avec toi que dans un vrai combat, c'est pas tout à fait la même chose. Qu'on ne peut compter que sur ses tripes et sa chance.

La chemise glissa de ses épaules, dévoilant son bandage aux yeux ronds de l'assistance. Bandage qu'il commença à défaire.

- Mais en augmentant mon savoir en défense, je pourrais éviter un incident comme celui qui m'a séparé de mes nakamas à Shabaody… ou éviter de forcer quelqu'un à me protéger.

Le bandage tomba, dévoilant sa cicatrice. Plus d'un cri accueillit le geste. Le message était clair, il ne voulait pas d'une nouvelle cicatrice comme ça.

- Je sais ce que c'est un combat, Harry. C'est pour ça que j'ai besoin de toi pour ne pas être de nouveau un poids dans un combat. Pour être capable de protéger tout le monde.

Il se mit à genoux, la tête sur le tapis, au pied d'Harry.

- Onegai shimasu. Apprends-moi.