Salut à tous, nouveau chapitre pour vous. Pas grand chose d'exceptionnelle dans celui-ci, je le crains, mais on apprend quand même quelques trucs. Comme par exemple quelques petits trucs sur Salem ou comment repeindre quelque chose. Breffouille.

Merci à tous et à toutes pour vos commentaires : ChibichibiLuna (exigeante comme je suis pour elle, je ferais sans doute une crise si on me la faisait loin de l'image que j'ai d'elle) ; Freyandchris (pas spécialement. Dragon peut sans doute décider que c'est pour ça qu'il va envoyer Sabo à Dressrosa, mais les Mugiwara n'y vont pas pour ça à la base / tu aimes les jumelles en avant ? Lis Harry Crow, et tu redécouvriras Padma Patil et Neville Londubas / Faute ? je pense pas avoir comprit ta demande en échange des deux paquets de chocobon...) ; Mana.Y (ta théorie se tient... ou alors il l'a ensorcelé de son vivant, et continue de l'utiliser, puisqu'il a toujours pas réaliser qu'il était mort) ; Seth42 et Monkey D. Alice (Et un autographe fraichement signée pour la demoiselle et un !)


Vivi leva la tête quand Hermione vint la voir.

- Je peux te parler en privé, Vivi, s'il te plaît ?

- Bien sûr. Je reviens, Ginny-kun, fit Vivi avec un sourire.

- D'accord, je vais essayer de trouver le piège de la leçon d'Histoire en attendant, fit Ginny.

Hermione entraîna Vivi dans un coin à l'écart de la bibliothèque, avant de se tourner vers elle. Elle jeta rapidement quelques sorts pour s'assurer qu'elles ne seraient pas espionnées, puis, elle regarda la demoiselle dans les yeux.

- Il y a un problème ? demanda la bleue.

- J'ai remarqué un petit quelque chose, et pour l'instant, j'ai l'impression d'être la seule à y penser. Je me fais peut-être des idées, ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais j'aimerais m'en assurer.

Vivi s'assit à une table en attendant qu'Hermione développe, tout à fait perplexe.

- En ce moment, nous traitons en histoire les Tenryuubito. J'ai remarqué que le professeur Nico n'a pas nommé toutes les lignées. Dans mon dernier devoir, j'ai montré que j'ai fait des recherches et je les ais toutes citées. En le relisant, j'ai constaté quelque chose que je n'avais pas remarqué sur le moment. L'une des lignées fondatrices du Gouvernement Mondial est celle des Nefertari. C'est une drôle de coïncidence, non, en sachant que tu as le même nom de famille ?

Vivi eut un soupir et regarda sérieusement Hermione.

- Est-ce que ça restera entre nous ?

- Bien entendu. Je m'amuse pas à crier les secrets des gens sur tous les toits. Je sais des choses sur Harry que Ron ne sait pas et ne devrait pas savoir, étroit d'esprit comme il est. Tu peux tout me dire.

Vivi ramena ses jambes sur sa chaise, contre elle, et appuya son menton dessus.

- Je… je suis bien issue de cette lignée des Nefertari. Mon père est Nefertari Cobra, le Roi d'Alabasta, ce qui fait de moi l'unique héritière du trône, puisque mon père est veuf et que je suis sa seule enfant. De ce que Père m'a raconté, les vingt familles fondatrices étaient des dirigeants, à la base. Et on leur a proposé de vivre une vie encore mieux en la Terre Sainte de Marie Joa. Dix-neuf de ces familles ont accepté. Celle qui a préféré rester en son royaume, ce sont les Nefertari. Je pense que c'est pour ça que malgré le fait que notre famille a participé à la création du Gouvernement Mondial, nous ne sommes pas considérés pleinement comme des Tenryuubito. Et j'en suis heureuse. J'aime mon pays. J'aime ses habitants. Quand j'étais petite, je jouais souvent avec les autres enfants d'Alubarna. Mon père est un bon roi, proche de son peuple. Il les écoute, partage leur peine et lutte pour eux. Il m'a transmis cet amour de notre patrie. Cet amour qui a fait que j'ai croisé le chemin de Luffy. J'étais petite. Un peu naïve. Mon pays se mourait, et quelqu'un œuvrait pour renverser mon père. J'avais même pas neuf ans que je suis partie avec un des conseillés de mon père. J'ai rejoint l'organisation Barrock Works qui était celle qui travaillait contre mon pays. Malgré mon âge, je suis devenue rapidement une exécutive, un… number, comme on disait. Un jour, on m'a donné pour mission de tuer une baleine-île afin de fournir de la nourriture à une de nos bases de la Grand Line. Le hasard a fait que ce même jour, Luffy et ses nakamas entraient dans la Grand Line. De fil en aiguille, il est venu à découvrir que j'étais la princesse d'Alabasta et que Crocodile voulait détruire mon pays, afin d'accéder à Pluton, si tu te souviens de ce qu'Ace-san a dit.

Hermione hocha la tête.

- On a eu des aventures étonnantes. On a rencontré des guerriers géants d'Elbaf sur une île préhistorique on a assisté à la floraison de cerisiers sur une île gelée, tout en expulsant le mauvais roi à sa tête et sauvant la vie de Nami qui était mourante à cet instant. On a rencontré Robin-san, aussi, qui était le bras droit de Crocodile à l'époque. Puis, on est rentrés à Alabasta. C'est en revenant que j'ai rencontré Ace-san. Il nous a suivis quelques jours, avant de repartir de son côté, après avoir reçu une beuglante d'un des commandants, lui rappelant qu'il devait juste dire bonjour, et qu'il n'était pas en vacances. Nous, on a continué notre quête. On devait empêcher une guerre de naître… et j'ai été naïve.

- En quoi ? demanda Hermione d'une voix douce.

Vivi la regarda avec des yeux larmoyants.

- Je refusais que quiconque meure dans ce conflit. C'était utopique, impossible. Je le savais au fond, mais je le voulais pas. Luffy me l'a pointé, assez durement. Je risquais ma vie pour sauver ce pays, et il m'a demandé d'arrêter.

- Arrêter ? C'est pas Luffy, s'étonna Hermione.

- Il m'a dit d'arrêter de risquer juste ma vie. J'avais des nakamas prêts à risquer la leur, compléta Vivi avec un sourire.

Hermione eut un sourire.

C'était bien Luffy, ça. Quoique, Harry avait aussi des moments d'héroïsme stupide qui s'y apparentaient.

- Luffy a affronté Crocodile, et a manqué d'y passer. Au final, de ce que Père m'a raconté, il a affronté Crocodile avec ses poings recouverts de son propre sang, seul moyen de passer outre le pouvoir de cet homme.

- Un akuma no mi ?

- Exact. Suna suna no mi. Un homme sable.

- Le sang solidifie le sable… comprit Hermione.

- Luffy est ressorti du combat avec mon père et Robin-san. Robin-san a disparu ce jour-là, et Luffy est resté deux ou trois jours inconscient à cause de ses blessures. Tout le monde dit que c'est Smoker-Chujô qui a mis fin à la guerre d'Alabasta, mais c'est parce que la Marine ne voulait pas devoir avouer que des pirates avaient fait le boulot à leur place. Luffy et tout le monde sont les vrais héros d'Alabasta.

Vivi remit ses jambes par terre et dit :

- J'ai suivi depuis lors les aventures de Luffy par les journaux, puisque je suis restée en Alabasta. Quand j'ai appris pour l'exécution d'Ace-san, j'ai demandé à mon père d'intervenir. Il a suffit que je dise 'Luffy no Nii-san' pour qu'il contact le Gouvernement Mondial et s'oppose à cette exécution. Mais c'était inutile. Ils n'ont rien voulu savoir. Quand j'ai appris qu'ils avaient survécu, j'ai décidé de venir ici. En les côtoyant, j'avais appris où ils allaient à l'école. Difficile de louper le hibou qui a apporté la liste des livres de troisième année pour Poudlard, à Ace, pendant qu'il était parmi nous. Père n'a jamais aimé Fudge-san. Il trouve qu'il n'a pas l'âme d'un dirigeant, et qu'il se laisse trop facilement acheter par l'argent. Il était inquiet pour moi, mais j'étais déterminée à venir. Luffy a besoin d'aide. Je sais qu'il a été blessé mentalement à Marine Ford. Manquer de perdre Ace l'a déstabilisé plus qu'il ne le laisse paraître. C'est la moindre des choses que je puisse faire, après ce qu'il a fait pour moi.

Hermione eut un sourire.

- Tu es une bonne princesse, Vivi. Ton peuple a de la chance.

Vivi ne put s'empêcher de rougir.

- Le directeur est au courant ?

- Non, Pell-san a fait une enquête sur lui, avant que je ne vienne, et les résultats n'étaient pas assez bons pour qu'on le mette dans la confidence. Néanmoins, le professeur McGonagall est au courant et elle a juré de garder le secret. Je ne suis pas une noble qui se sent supérieure aux autres et veut le montrer. Je suis juste une humaine.

- D'accord. Ça restera notre secret, alors, sourit Hermione. Votre Altesse, je vais vous laisser travailler.

Hermione eut une courbette humoristique qui fit rire Vivi. Le sort qui les coupait du monde fut défait et les deux demoiselles retournèrent à la table de Ginny.

- Besoin d'aide, Ginny ? demanda Hermione.

- Eh bien, je suis pas certaine… un truc me paraît un peu irréalisable, et c'est sur l'Histoire moldue.

Hermione tira vers elle le passage en question et hocha la tête, avant de lui expliquer vraiment ce qu'il en était. Elle alla jusqu'à chercher un livre traitant du problème pour le montrer aux deux filles.

- Merci senpai ! sourit Vivi.

- Avec plaisir ! assura Hermione.

Et elle s'en alla.

Après tout, ils avaient rendez-vous avec Sirius dans quelques instants.

Hermione jeta un regard à Vivi par-dessus son épaule.

- C'est presque bizarre, hein ?

Hermione manqua faire un arrêt cardiaque.

Sabo était en train de ranger des affaires à une table qu'elle venait de passer.

- Quand je vois quelqu'un comme Vivi, qui a le pouvoir, mais veut rester aussi proche des autres que possible, je me dis que j'ai raison d'avoir foi en le genre humain.

- Tu-vous…

- Vouvoie-moi durant les cours, Hermione, en dehors, ce n'est pas nécessaire.

- Tu sais qui c'est ?

Sabo eut un rire et mit sur son crâne son haut de forme.

- Je suis né dans une famille de noble, Hermione. Et je suis dans la Révolution. Je sais plus de chose sur Vivi qu'elle ne doit en savoir elle-même, je pense. Forcément que je sais qui c'est.

Sabo regarda Vivi en train de travailler avec Ginny. Une princesse qui travaillait avec une fille sans le sous… Il fit un signe à Hermine et ils se mirent à marcher tout en parlant :

- Quand j'étais petit, mes parents m'ont appris à mépriser ceux nés de condition inférieure à la mienne et à lécher les bottes de ceux nés mieux que moi. Un jour, j'ai croisé le fils, je sais plus si c'est d'un noble important ou du Roi de Goa, le fait est qu'il était plus haut que moi sur l'échelle sociale. Il m'a arrêté, alors que je faisais que rentrer chez moi et a demandé à ce que je le porte sur mon dos jusqu'à chez lui, soit disant parce qu'il était fatigué.

- C'est ridicule, commenta Hermione.

- Surtout que je pense qu'il devait être un peu plus vieux que moi. Le fait est que j'ai dit non, alors, il a commencé à se vanter de sa condition. Je lui ai mit mon poing dans la figure. Il s'est mis à pleurnicher. Ma mère –Sabo prononça le nom avec haine- a débarqué à cet instant. Qu'est-ce qu'elle a fait, d'après toi ?

- Pas la moindre idée.

- Elle m'a giflé, elle a donné un mouchoir à l'autre idiot et c'est excusé de façon totalement exagérée. En rentrant, je me suis prit un foutu savon. J'ai fugué après ça, parce que j'en avais tellement marre que le peu de contrôle que j'avais sur ma magie m'a échappé. J'ai explosé le bureau de mon père avec de la magie accidentelle. Mes parents n'ont pas cherché à me retrouver, et je m'en portais pas plus mal.

Sabo escorta Hermione jusqu'à la tour de Gryffondor tout en continuant la conversation :

- Peu avant la rentrée de cette année, McGonagall m'a appris que j'étais destiné normalement à Poudlard, à l'origine. Comme je suis enfant de moldu, il fallait qu'un membre du personnel vienne me faire la présentation. Elle a débarqué chez moi, le jour de mes onze ans, pour réaliser que je n'y vivais plus depuis un bon moment. En revenant à l'école, histoire de signaler au directeur que j'étais introuvable, elle a reçu une lettre de Salem disant que mon inscription avait été transférée et qu'on attendait de moi que je fasse ma scolarité là-bas.

- C'était comment, Salem ?

- Mieux qu'ici. Largement mieux qu'ici. Ici, on est tous séparés suivant des traits distincts qui sont pourtant présents chez tout le monde. On est juste plus ou moins sournois et plus ou moins travailleur. On a décidé de séparer les jeunes, d'entraîner de la concurrence entre eux. Dans ma profession, être sournois est une seconde nature. J'agis dans les coulisses. Si je veux pas avoir de prime, il faut que je continue ainsi. J'ai aussi une sacrée dose de courage. Avec ce que j'ai traversé, il le faut bien. J'aime apprendre aussi, et je suis quelqu'un de loyal. De quoi aller partout. A Salem, les seules séparations, ce sont les années. On est séparés par niveau. Après, les dortoirs, c'est par année et par sexe. Si les jeunes n'habitaient pas trop loin, ils pouvaient rester chez eux et venir pour les cours. Vu la taille des US, Salem réunissait beaucoup d'élèves, mais surtout ceux de la côte Est. Pour le nord, ils allaient au Canada. A l'ouest, ils allaient soit à Houston, soit à Mexico et son école de Tenochtitlan.

- Celle de la Grise ?

- Exact.

- Mais vous deviez être nombreux, non, en cours ?

- On était répartis en groupes qui bougeaient tout le temps parce qu'organisés de façon aléatoire. D'un trimestre sur l'autre, tu pouvais te retrouver avec des camarades de classe totalement différents.

- Et les professeurs, ils étaient comment ?

- Robin, elle a pas changé depuis Salem. On avait Izou en métamorphose…

Sabo frissonna.

- Les nouveaux découvraient en général en seconde année que c'était un vampire, malgré les références à sa condition faites par les autres et son apparence. Il avait pas besoin de ça pour être un professeur sadique et intransigeant. Il avait toujours cette petite voix avec ce petit sourire qui te dit que si tu fais pas gaffe, tu vas avoir des ennuis… et en punition, on n'avait pas de retenue… on avait le Mur de la Honte.

- Un Mur de la Honte ?

- Essaye de cacher quoi que ce soit à un vampire, surtout quand ce vampire est un commandant pirate androgyne du nom d'Izou. La bibliothèque avait une section pour les annales de l'école, et parmi elles, les vieilles photos du Mur de la Honte. J'ai vu des photos de Shanks durant ses années là-bas dont je me serais bien passé. C'était jamais des trucs vraiment méchants, mais bon, c'était des sujets qu'on se serait bien passé de voir exposer en photo.

- J'imagine, en effet !

- Et c'était un moyen efficace de nous garder hors des ennuis. Ensuite, on avait Franky en Etude des Moldus.

- Suuuper, je présume ?

- Oh, il était motivé, drôle et clair. Mais un peu foldingue. Je pense que l'équipage de Luffy n'a pas un membre saint d'esprit.

- Robin et Nami.

- Nami et son amour de l'argent ?

- Robin ?

- Tu n'as jamais subi son humour douteux, Hermione. Jamais. On avait Beckmann en défense. On peut dire qu'il savait ce qu'il faisait. Andromeda était professeur d'astronomie. Elle avait un grain cette femme, j'en suis certain. Mais face à Trelawney, elle semble presque normale. On avait une lamiai pour les Cours de Soins de Créatures magique. Melusine qu'elle s'appelait.

- Une lamiai ?

- C'est comme une sirène, sauf que c'est mi-humain, mi-serpent. C'est un peuple guerrier qui fonctionne sur le principe des amazones. T'as pas envie de les mettre en colère, crois-moi. Surtout en sachant que les lois des US les autorisent à conserver leur lance. En sortilège, on avait Madame Clovis. Notre McGonagall.

Hermione eut un petit rire.

- Potion… c'était…

- Tu ne te souviens pas de son nom ? s'étonna Hermione.

- Il nous a jamais donné son vrai nom. Il se faisait appeler par un surnom… le nom scientifique de l'aspirine… voilà Acide Acétylsalicylique. Ce type était nul. Sympa, mais nul. C'est pour ça que tout le monde croit à la version officielle qui dit que c'est lui qui a fait sauter Salem, alors que c'est juste Franky et Usopp qui ont fait une expérience louche. Eh bien, nous y voilà, demoiselle.

En effet, ils étaient devant la Grosse Dame qui semblait dépressive.

- Un souci, My Lady ? demanda Sabo au tableau.

- Les jumeaux font la promotion de ce qu'ils appellent leurs Boites à Flemme. Le boucan est innommable.

- Ils utilisent encore des premières années comme cobaye ? gronda Hermione.

- Oh, non. Ils ont trop peur que tu appelles leur mère. Ils les testent sur eux.

Hermione eut un profond soupir et remercia Sabo de l'avoir raccompagnée.

- Avec plaisir. Dis à Harry que sa chouette est en train de se faire soigner, qu'il ne se fasse pas de souci. Et aussi que les cheminées ont des oreilles et des yeux.

- Je lui ferai part du message, merci encore Sabo.

Sabo allait s'éloigner quand Karasu apparut.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Sabo en s'accroupissant au niveau de l'elfe.

- Karasu était dans les cuisines à essayer de mettre du plomb dans la cervelle de la petite Winky, quand Gamabrage a demandé aux elfes de faire réunir tous les professeurs dans son bureau.

Sabo eut un profond soupir et se leva.

- J'y vais.

Et il s'en alla.

- T'es chanceux, Karasu. Il y en a peu des sorciers qui se mettraient au niveau d'un elfe de maison, fit la Grosse Dame.

- Je sais, sourit l'elfe d'un air espiègle avant de disparaître.

- Cette famille ne cessera jamais de m'étonner, commenta la Grosse Dame. Bon, demoiselle, tu penses pouvoir calmer les jumeaux ?

- Je ne peux que tenter, je n'ai rien à perdre. Mumbilius mimbletonia.

Et le portrait pivota permettant à Hermione d'entrer dans la salle commune plus que bruyante.


Sabo arriva devant le bureau d'Ombrage pour voir tous ses collègues déjà là.

- Vous voilà enfin, nota Rogue.

- Oh, soyez content, si j'avais usé des escaliers comme les gens normaux, j'aurai mis encore plus de temps, lui dit Sabo.

- Et vous êtes arrivé comment, si vous n'avez pas utilisé les escaliers, jeune homme ? demanda Dumbledore.

Le sourire immense de Sabo avait tout d'espiègle quand il dit les deux mots qui expliquer tout :

- Free Running.

- Ne va pas te casse quelque chose, sourit Robin.

- Je fais ça depuis que je suis gosse.

- D'où la raison pour laquelle on te prenait pour un pirate à Salem.

C'est à cet instant qu'Ombrage ouvrit son bureau… et elle était fumante. Littéralement. Et noire de suie !

- Que vous arrive-t-il donc, ma chère ? s'enquit poliment Dumbledore.

- Je commence à en avoir assez des blagues ! D'abord mes vêtements, puis cette bombe de peinture noire qui a explosé dans mon bureau ! Je veux que ça cesse tout de suite, et qu'on trouve les coupables !

Tout le monde regarda McGonagall.

- Qu'est-ce qui vous fait dire que ce sont les jumeaux Wealsey ? demanda Minerva d'un ton calme.

- C'est eux les chahuteurs en chef de l'école, pointa Chourave avec amusement.

- A moins qu'ils soient capables de piéger ce bureau pour que ça se déclenche à retardement, ça ne peut pas être eux, pointa Robin. Vous avez demandé aux elfes de nous prévenir combien de temps après l'incident ?

- Quasi immédiatement ! siffla Ombrage.

- J'ai raccompagné Miss Granger à la tour de Gryffondor et le portrait disait à cet instant que les jumeaux faisaient un boucan de tous les dieux dans la tour, pointa Sabo. C'est peu après que Karasu est venu me prévenir que vous vouliez nous voir. S'ils avaient été coupables, je les aurais croisés dans leur fuite en venant jusqu'ici. Je connais tous les raccourcis et les passages secrets de cette école, aussi bien qu'eux.

Ombrage plissa ses yeux globuleux.

- Pouvons-nous entrer ? demanda Dumbledore.

Ombrage s'écarta et les laissa entrer dans son bureau qui avait été repeint en noir du sol au plafond. Même les horribles assiettes de porcelaine avec des chatons avaient été touchées.

Sabo observa les lieux en sifflant. Quiconque avait fait ça n'avait pas fait les choses à moitié.

- Peinture moldue. Aucun finite ne parviendra à vous débarrassez de ça, constata Rogue en effleurant les murs encore humides du doigt.

Sabo se tourna vers Robin quand elle lui tapota le bras.

Elle lui montra sur une table, bien en évidence, quelque chose de blanc, éclaboussé simplement. En se rapprochant, et reconnaissant l'objet, Sabo sut qui était le coupable.

- Vous voulez toujours le coupable, professeur Ombrage ? demanda Sabo en ramassant le petit objet.

- Bien entendu ! Et je m'assurerai à ce qu'il soit renvoyé ! gronda la femme.

- Vous serez prête à aller jusqu'où, géographiquement parlant, pour le retrouver ?

- Une idée du coupable, Sabo ? demanda Flitwick.

Sabo se tourna vers ses collègues avec un sourire espiègle.

- Ceci est la carte de visite de quelqu'un que je connais très bien, et qui aime faire des blagues.

Et il brandit la carte de jeu qu'il avait trouvé sur le meuble.

- Ace of spade, nota Robin.

- Vous avez eu affaire à une blague de l'Ichibantai Taisho Hiken no Portgas D. Ace, actuel bras droit des Shirohige kaizoku. Vous voulez aller jusqu'au Shin Sekai pour mettre les points sur les i avec mon frère aîné, ou lui envoyer une beuglante qui finira en cendre avant même d'avoir fait son boulot ?

La tête de Rogue et Ombrage étaient sans prix.

- En quel honneur votre frère se permet-il de revenir à Poudlard, alors qu'il n'est plus élève ici ? demanda Dumbledore d'un ton irrité. La ICW ne le protège plus, puisqu'il a fini ses études.

- Je pense que c'est sa façon de dire à notre chère collègue Fuck off, pour employer le vocabulaire coloré de mon frangin. Malgré le fait que Luffy ne soit plus dans ses cours, elle continue d'essayer de s'en prendre à lui, et à ses amies en les personnes de Nami et Vivi. Ace vous a déjà envoyé une lettre pour vous avertir de ce qui arriverait si vous persistiez. Ceci, c'est sa façon de vous dire que ce n'est pas parce qu'il n'est pas à Poudlard, qu'il ne peut pas vous atteindre. C'est à vous de voir ce qui a le plus d'importance… la prochaine fois, au lieu de vous retrouvez avec de la peinture, vous pourriez avoir une vraie bombe. Boum. Plus d'Ombrage. Vous êtes une femme intelligente.

Sabo froissa la carte dans son poing et s'en alla avec Robin.

- Karasu ?

Karasu apparut debout sur une rampe d'escalier et sauta agilement pour s'asseoir sur l'épaule de Sabo.

- Félicite Ace pour son message, s'il te plaît. Je suis peut-être muselé et tenu en courte laisse, comme Robin, mais c'est bon d'avoir un électron libre comme lui dans le tas.

- Karasu n'y manquera pas et oubliera de l'engueuler pour la blague.

Et Karasu s'en alla.

- Elle a mis en colère un pirate… c'est pas la chose la plus conseillée, sourit Robin.

- Tu es une complice, non ?

- Sa na…

Son sourire voulait dire bien évidemment. Qui, à part Robin, pouvait faire n'importe quoi d'un bout à l'autre du château sans jamais se faire prendre ?

Sabo fit tournoyer son poing contenant la carte froissée et l'ouvrit, laissant s'échapper un petit oiseau vert et rouge qui s'envola en pépiant dans les couloirs. Ombrage risquait très fort de regretter d'avoir mit les pieds à Poudlard.