Bonsoir à tous !

Alors, je vous présente ce soir le dernier chapitre du tome 5 en espérant qu'il vous plaira. Je tiens à signaler en passant que le retour d'un certain Diadème à Poudlard m'a été inspiré par une scène de ce genre dans Harry Crow de RobST (je rend toujours à César ce qui est à César).

JE vous remercie aussi de votre attention et de vos commentaires, ça fait toujours très plaisir. Je remercie donc Libellue35 ; ChibichibiLuna ; Algol (nop, nop, nop et nop) ; Freyandchris (je fais allusion à cette petite idée que tu m'as donné avec Nami dans ce chapitre. / Aragog ne leur offre pas le thé. Il les supporte à contre gré.) ; Elfe Lunaire ; Akage987 ; monkey D. alice ; Ecarlates et Lys.

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit et à bientôt !


Tout se passait bien.

Peut-être un peu trop bien…

Après tout, ils avaient réussi à ralentir les Mangemorts tout en les neutralisant au fur et à mesure. Robin faisait pousser des mains pour désarmer au mieux les attaquants et les immobiliser.

- Neville, c'est dangereux, mais je peux te demander de veiller sur ça, sans en parler à personne et surtout pas à Dumbledore ? souffla Harry alors qu'il courait au niveau du garçon lunaire.

Il lui montra la Prophétie que Neville prit en hochant de la tête.

- Hey ! Malfoy ! Lestrange ! C'est pas comme ça que vous ramènerez la prophétie à Face de Serpent ! cria Harry en se retournant.

Il montra de la main une prophétie qu'il avait ramassée en passant quand Luffy avait renversé les étagères pour faire la diversion leur ayant permis de fuir le Hall des Prophéties. Elle ne durerait pas longtemps, puisqu'elle serait brisée un peu plus tard, mais Voldemort ne saurait pas que ce n'était pas la bonne, avec un peu de chance.

Ils avaient continué de courir, esquivant les sorts jetés sur eux et se défendant avec la Magie Naturelle… tout en essayant de ne pas se faire prendre dans les orages déclenchés par Nami.

- Cette fille est une folle dangereuse ! Je le sais depuis le premier jour ! s'indigna Padma.

- C'est pour ça que c'est ma nakama ! riait Luffy.

Vivi s'était contentée de rire avec Robin.

C'est dans la salle de la mort que les choses virèrent au cauchemar. Et comment !

Vous savez pourquoi ? Parce que l'Ordre du Phénix débarqua et fit tout foirer ! Ils voulurent faire évacuer les jeunes et donc, le plan était officiellement foiré. Sans parler du fait que Sirius n'avait pas du tout suivi la demande de Harry et qu'il était venu. Et cela aurait pu être sa dernière sortie si Vivi n'avait pas eu un putain de réflexe et fait jaillir du sol un mur de pierre pour intercepter le sort de Bellatrix que Sirius n'aurait pas pu esquiver.


Harry se laissa aller sur ses genoux, histoire de reprendre son souffle, et fut reconnaissant de sentir Neville le soutenir. Avec l'arrivée de Dumbledore, les Mangemorts avaient tous essayé de foutre le camp. Contre Voldemort, Harry avait pu se battre seul à seul, prouver ce qu'il valait… avant que Dumbledore ne vienne encore une fois tout faire rater, soi-disant pour le protéger…

Ce qui avait ouvert en plus une opportunité pour Voldemort pour posséder le Survivant. Il avait fallu que Luffy débarque à cet instant et balaye Harry de son Haoshoku. Si Potter avait juste eu la chair de poule, ça avait éjecté Voldemort de là, qui avait regardé Luffy avec à la fois peur et haine.

Puis le Ministère avait débarqué, obligeant les pirates à partir aussitôt, laissant juste Neville avec les jumelles Patil, Luna, Hermione et Vivi, autour d'Harry

Fudge refusait encore une fois l'évidence même, alors qu'elle s'était tenue sous ses yeux quelques instants avant. Vivi serra les poings, se mordant une lèvre.

- Vous devriez avoir honte, Cornelius Fudge !

Tout le monde regarda le nouvel arrivant. Un homme assez grand à la peau basanée et aux cheveux noirs ondulés. Sa tenue, bien que sobre, laissait supposer qu'il avait un style de vie assez bon. Surtout qu'il était accompagné de ce qui ressemblait à des gardes du corps.

- Oh, de la visite venant droit du Maghreb ? supposa Parvati en voyant la tenue des nouveaux venus.

- Non… De la Grand Line, rectifia Luna.

- J'en ai assez entendu comme ça, vous êtes une honte, Fudge ! Comment pouvez-vous oser vous prétendre un bon dirigeant de l'Angleterre magique avec votre comportement d'autruche ! Ce sont des enfants qui ont fait le sale boulot pour vous retrier vos œillères et vous refusez toujours de vous rendre à l'évidence, gronda l'homme de tête.

- Seigneur Nefertari, que faîtes-vous donc ici ? s'enquit Dumbledore alors que Fudge virait au vert de rage.

- Un de vos anciens élèves m'a averti de ce qu'il se passait et j'ai décidé de voir ça de moi-même. Vu qu'il est question de l'aniki de quelqu'un à qui je dois beaucoup, je ne pouvais pas rester les bras croisés, et je suis venu voir en personne.

- Ace-san nous a vendus, chuchota Vivi.

- Je vote pour qu'on le noie dans le lac, proposa Luna.

- Je vote contre, pas envie de me mettre Kali à dos en tuant son supérieur hiérarchique, refusa Padma.

Parvati hocha la tête et Harry eut un profond soupir, ayant l'impression d'être le seul avec Neville à avoir encore une once de raison dans ce monde.

- Je ne vois pas en quoi ce qu'il se passe ici vous concerne, Cobra ! rouspéta Fudge.

- Un peu de respect pour le Roi ! s'énerva un homme tout de noir et blanc vêtu avec un maquillage dans le même ton.

-Pell, yamero, intervint le dénommé Cobra.

Pell s'inclina en guise d'excuse.

- Dans quelques instants, je n'aurai plus aucune raison de m'occuper de ce qu'il se passe dans votre pays. Mais attendez-vous à ce que je vous contacte très rapidement, parce que vous aurez des comptes à régler pour la maltraitance de ma fille. Tous les deux.

Il montra du doigt Fudge et Dumbledore, histoire qu'il n'y ait aucun malentendu.

- Si elle revient à votre école, j'attends un bien meilleur traitement, pas de faveur, certes, mais pas de violence de la part des enseignants. Qu'elle verse de nouveau une goutte de son sang pour avoir parlé à cœur ouvert, et vous aurez une autre guerre sur le dos, outre votre souci avec ce Mage Noir. Cette fois, vous aurez des problèmes avec Alabasta ! Vivi, nous rentrons à Alubarna !

- Hai, otosama… soupira piteusement Vivi, la tête basse.

Ses amis la regardèrent avec des yeux ronds, alors qu'Hermione se mordait une lèvre d'inquiétude.

Vivi… la fille du Roi d'Alabasta ?

C'était une nouveauté…

Vivi se dirigea vers son père et se retourna à moitié pour faire un salut de la main au reste du groupe.

- Dîtes à Luffy et Nami que mon père est venu me chercher, qu'ils ne s'en fassent pas.

Elle alla se mettre à côté de son père, ce qui fit lever les sourcils haut sur le front de Dumbledore, et pâlir Fudge. Le père et la fille s'en allèrent, suivis des deux gardes du corps.

- Vivi… Vivi… la petite et innocente Vivi... l'adorable demoiselle qui a voyagé avec des idiots comme Luffy et le gang… une princesse… souffla Padma.

- On en apprend tous les jours, rit doucement Harry.


Sabo regardait de la fenêtre de son bureau la panthère qu'était son frère courir dans le parc en direction de la sortie de l'école, quand on toqua à la porte. Robin fit pousser une main sur le mur pour ouvrir la porte, sans cesser sa conversation avec Luffy et Nami.

Le reste de l'expédition entra et Luna referma la porte derrière eux.

- Sa Majesté Nefertari Cobra est venu chercher sa fille, annonça de but en blanc Hermione.

- He ? En quel honneur ? s'enquit Nami.

- Ace m'a averti. Il a entendu des rumeurs disant que des gars voulaient profiter de l'absence de Dumbledore pour la kidnapper et faire chanter son père. Elle a déjà eu assez de soucis comme ça avec l'affaire de la Dance Power, pas la peine de leur remettre ce genre de chose en plus sur le dos, expliqua Sabo, pas plus déphasé que ça. Si elle revient l'an prochain, elle aura sans doute Pell-san ou Chakka-san sur les talons. Si ce n'est les deux. Bref, on m'a raconté que l'Ordre du Phénix a tout fait foirer… explicita Sabo.

- Et je me suis fait descendre par Sirius pour le plan stupide qu'on a eu, grommela Harry en se laissant tomber dans le siège qu'avait libéré Luffy pour aller se percher sur un genou de son frère. Heureusement, le professeur Lupin s'est fait un plaisir de lui pointer qu'on gérait apparemment très bien la situation avant qu'ils n'arrivent. Enfin… Dumbledore m'a parlé de cette histoire de Prophétie. Je lui ai pas précisé que celle qui a été détruite était une Prophétie que j'ai ramassée au hasard par terre.

- La bonne est ici, annonça Neville en la sortant de sa poche pour la poser sur le bureau.

- Quel génie celui-là ! pouffa Padma.

Et elle le gratifia d'un baiser bruyant sur la joue qui le laissa tout rouge.

- Tu veux qu'on l'écoute ensemble, ou tu préfères t'assurer toi que Dumbledore t'a bien montré la bonne, en privé ? demanda Sabo en prenant le globe de verre.

Harry haussa les épaules.

- Si Dumbledore m'a donné la bonne, ce n'est rien qu'on ne sache pas déjà. Face de Serpent m'a marqué. Je vais devoir le tuer si je veux pouvoir vivre. De plus en plus, les US me semblent une bonne solution si je survie à cette guerre…

- Je te fournirai de faux-papiers.

- Tu m'enverras ton adresse ? demanda Neville.

- Neville… je voudrais te parler après, d'acc ?

Neville resta un instant surpris de la demande d'Harry et de son air sombre, mais acquiesça. Sabo brisa aisément la sphère sur son bureau et la silhouette de Trelawney s'en éleva, annonçant sa Prophétie, mot pour mot semblable à ce qu'Harry avait entendu dans le bureau de Dumbledore.

- C'est… vague… pointa Nami.

- C'est une prophétie, rétorqua Luna en haussant des épaules.

- Un pouvoir que Face de Serpent ignore… eh ben on est mal parti, grommela Parvati.

- Là est le plus drôle. Il s'agirait de l'Amour, d'après Dumbledore !

- Si y'a bien une personne que je soupçonne de ne pas connaître ce qu'est l'Amour, c'est bien Dumbledore, commenta narquoisement Nami.

- Devras-tu embrasser à mort Jedusor ? demanda Robin avec un fin sourire.

Tout le monde la regarda d'un air choqué.

- C'est le truc le plus immonde que j'ai jamais imaginé… souffla Harry en essayant de réprimer une grimace de dégoût. Enfin, c'est pas la première fois qu'il me sert cette excuse de l'amour. Avec Quirell, il m'a dit que c'est l'amour de ma mère qui m'a permis de le brûler. Et vu qu'il a utilisé de mon sang pour revenir, il en était protégé.

- Non, c'est des conneries, réfuta Sabo. Marco m'a dit ce qu'il s'est passé. C'est de la magie naturelle. Tu l'as utilisé inconsciemment pour te protéger de lui. Ensuite, je doute que Dumbledore a déjà ressenti de l'amour pour quelqu'un ou quelque chose, c'est un vieux fou manipulateur. Je me demande d'ailleurs comment il a réussi à ne pas partir à Serpentard.

- Donc, soyons clairs sur la suite des évènements, fit Hermione en se mettant à faire les cent pas.

- Ce que l'on a réuni jusqu'à présent laisse penser que Dumbledore a manipulé les deux camps pour qu'on en soit là aujourd'hui, pointa Sabo.

- Et je suis la brebis sacrificielle sur l'autel de sa folie, pour parvenir à je ne sais quel but, grommela Harry. Tout ça parce qu'une prophétie faite par une vieille libellule folle dit que Voldemort m'a marqué comme son égal. Génial.

- Si Voldemort n'avait jamais rien entendu, rien n'aurait eu lieu… je doute qu'il eut été dans les environs quand Trelawney a fait cette prophétie, marmonna Parvati, pensive. Je me demande comment il a réussi à être au courant.

- Il ne la connaissait pas en entier, c'est certain, enfin, c'est ce que dit Dumbledore. Après, ça expliquerait pourquoi il voulait celle conservée au Ministère, pointa Harry.

- Je vais faire une enquête, ou plutôt, demander à un pote ou deux de la faire pour moi. J'ai une mission grosse comme Hagrid qui m'attend, avec mon patron qui me rappelle que mon job de révolutionnaire est prioritaire sur mon poste d'enseignant… Et je lui ai rappelé que la seule chose qui passe avant mon poste d'enseignant, c'est ma fratrie. La dernière grosse mission que j'ai eue m'a laissé dans le coma pendant deux semaines et m'a empêché d'être à Marine Ford. Enfin, c'est à toi de voir la suite, Harry.

Harry resta un instant à réfléchir, puis afficha un sourire très fin, limite conspirateur.

- Est-ce que je vous ai déjà dit que Gryffondor n'était pas le premier choix du Choixpeau pour ma répartition ?

- Laisse-moi deviner, il te voulait à Serpentard ? demanda Parvati.

Harry la regarda avec surprise.

- Tu montres parfois une facette très manipulatrice. Les autres n'y font pas attention, mais je l'ai captée.

- Idem ! sourit Hermione. Tu nous dis rien de nouveau. Plus manipulateur, et c'est le niveau de Nami.

- Merci de me dire que je suis au top ! sourit férocement la rouquine.

- Ah bon ? fit naïvement Luffy en penchant la tête sur le côté. T'as failli aller à Serpentard ?

Sabo secoua la tête devant la question de son jeune frère. Poudlard lui parlait, et pourtant, il ne savait pas ce genre de détail.

- Donc, tu vas faire quelque chose digne d'un Serpentard ? supposa Neville, perplexe.

- Je vais manipuler Dumbledore et si possible, Voldemort.

Tout le monde regarda Harry d'un air interdit… et Nami céda la première, bientôt suivie par les autres, minus Luffy.

- Qu'est-ce que j'ai dit ? s'enquit le Survivant, perplexe de voir tout le monde rire.

- Ce genre de commentaire, on l'attend plus chez Luffy, pas chez toi ! pouffa Hermione.

- Manipulons les deux plus puissants sorciers existants ! Allons-y ! Aaaah, Harry, si tu n'existais pas, il faudrait vraiment t'inventer ! rit Parvati en se tenant à sa jumelle pour ne pas s'effondrer de rire.


- Je vous laisse, j'ai des comptes à faire, annonça Nami alors qu'ils revenaient dans la tour de Gryffondor.

- Des comptes ? demanda Hermione, inquiète.

- Oui ! J'ai vendu des copies de tes notes de cours à tous les cinquièmes années, et même quelques septièmes, plus les anciennes notes de Sabo ! J'aurai assez, j'espère, pour faire les boutiques sur l'île Gyojin ! Luffy ! On va revoir Keimi, c'est pas merveilleux !

- Yep ! Et je suis content de revoir Jimbe, aussi, sourit Luffy.

Le sourire de Nami vacilla à la mention de Jimbe, mais il remonta rapidement sur ses lèves, alors qu'elle filait à la recherche de ses gains.

- Je vais poser ma robe et je file aux cuisines voir Karasu ! annonça Luffy en filant vers le dortoir.

Il croisa Ron dans l'escalier, le regardant les lèvres pincées, mais ne s'attarda pas.

Le rouquin continua sa descente et arriva dans la salle commune pour voir Harry recevoir une enveloppe d'Hermione d'un air sérieux.

- Enfin ! Qu'est-ce qui vous a pris de partir sans moi ! J'étais inquiet ! s'exclama Ron.

- Tout s'est bien passé, assura Harry en haussant des épaules.

Il rangea l'enveloppe dans sa poche.

- C'est toi qui es parti de ton côté, Ron, pointa Hermione.

- Mais tu m'as foutu à la porte ! Eh ! Je suis votre meilleur ami ! Je vaux dix fois mieux que Neville ! Je sais pas ce que vous avez fait, mais j'aurais été plus utile que lui !

Hermione et Harry le regardèrent d'un air sceptique. Neville voulu s'éclipser, mais Harry le retint par le bras.

- Je veux toujours te dire un truc important, Neville, et ne laisse pas Ron te parler comme ça. Tu vaux beaucoup, ne laisse personne t'écraser.

Les oreilles de Ron devinrent écarlates.

- Tu aurais rechigné à nous aider, contrairement à ceux qui nous ont accompagnés, pointa Hermione. Et je présume que c'est toi qui as prévenu les vieux que nous avions disparu.

- Bien entendu ! s'indigna Ron. Imaginez que vous soyez tombés sur des Mangemorts ou Vous- Savez-Qui !

- Euh, les gars, c'est pas le meilleur endroit pour se disputer… nota Neville en voyant que toute la salle commune les regardait.

- Ferme-la, Neville, on t'a pas causé ! aboya Ron.

Clac !

Ron se massa la joue, abasourdi de la claque qu'il venait de se recevoir. Il devrait le savoir, après tout, qu'Hermione avait un don pour ce qui était de mettre des claques.

- Ne parle pas à Neville comme si c'était un moins que rien ! siffla Hermione, folle de rage.

- Hein ? Mais…

- Recommence et je vais te montrer ce que j'ai appris en aidant Luffy à s'entraîner. Neville a du courage à revendre et tu fais partie de ceux qui ne lui laissent pas une chance. Et contrairement à toi, il n'est pas étroit d'esprit. Tu sauras, Ronald Weasley, que Neville nous a aidés à faire le sale boulot, c'est-à-dire, mettre Fudge devant le fait accompli. Il a eu le courage d'affronter Bellatrix Lestrange. Il m'a aidée à lutter quand Voldemort a essayé de me posséder. Tu aurais fait pareil ? J'en doute. Que les choses soient claires, Ron. Tant que tu ne grandiras pas un peu et cessera de vivre en catégorisant les gens, notre amitié, c'est fini. Viens Neville, siffla Harry.

Harry fit signe à un Neville abasourdi qu'on ait pris défense de le suivre, et s'éloigna vers l'escalier.

Ron voulu l'attraper par l'épaule, lui demandant ce qui lui prenait. Harry réagit au quart de tour. Il pivota sur lui-même et lui décocha un beau coup de pied circulaire dans la mâchoire, l'envoyant sur le tapis, avant de reprendre sa route.

- Potter, détention d'une semaine pour avoir frappé un camarade, dit Hermione d'une voix indifférente.

Harry fit un signe comme quoi il s'en foutait et continua sa route, sous le regarda abasourdi du reste de la maison.

- J'ai entendu des cris, pointa Luffy de l'entrée du dortoir.

- Dispute avec Ron, c'est tout, répondit Harry.

- Oh.

Luffy haussa des épaules et redescendit au pas de course, ses claquettes faisant des petits bruits dans sa course vers les cuisines. Harry fit entrer Neville dans le dortoir et referma la porte derrière lui. Il l'ensorcela avec sa magie naturelle, voulant à tout prix de l'intimité, puis se tourna vers Neville.

- Merci d'avoir pris ma défense…

- Ce n'est pas parce que tu n'es pas du genre à te faire remarquer et à rester dans ton coin que tu n'as pas ta propre valeur, sourit Harry. J'ai vu de mes yeux ce que tu vaux, personne ne peut me dire le contraire. Assois-toi, ce que j'ai à te dire n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus de réjouissant.

Neville s'assit sur son lit sans poser de question et Harry se mit sur celui de Luffy qui était porche de la fenêtre et face à Neville. Le Survivant joignit ses mains et respira profondément, avant de se lancer :

- Je sais pourquoi tes parents ont été attaqués par les Lestrange.

Neville se redressa, raide, et déglutit.

- Tu te souviens de l'étiquette sous la Prophétie ?

- Y'avait ton nom et un surnom de Face de Serpent… pourquoi ?

- Y'avait aussi un point d'interrogation à la suite de mon nom. La Prophétie pouvait s'appliquer à une autre personne… toi.

- Heeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeiiiiin !? Mais…

- Tes parents ont affronté plusieurs fois Voldemort, non ?

Neville hocha la tête, sans voix.

- Et tu es mon aîné de vingt-quatre heures. Tu es né fin juillet, comme le désigne la Prophétie. Si on regarde la description, tu corresponds au profil, sauf pour ce qui est d'être marqué comme l'égal de Voldemort. En gros, tu aurais pu très bien finir avec tes parents au cimetière et moi avec les miens à Ste Mangouste.

Neville se laissa aller vers l'avant, les mains sur la bouche. Il était condamné à voir ses parents à l'état de légume à cause de cette stupide prophétie ?!

- Si… si la situation est telle quelle, c'est parce que Face de Serpent a jugé que j'étais celui qui était le plus dangereux de nous deux, continua Harry.

- Pourquoi ? On avait un peu plus d'un an ! On devait pas être bien différent l'un de l'autre à cet âge-là !

- Tu es un Sang-Pur, non, Neville ?

- Oui, mais…

- Là est la différence qu'a vue Voldemort. Je suis un Sang-Mêlé. Ma mère était une Née-Moldue, alors que les Potter sont une vieille famille de Sang-Pur. Et Voldemort est comme moi, d'où le fait qu'il m'a trouvé menaçant.

- Tu veux dire que le gars qui prêche pour la pureté et autre est même pas un Sang-Pur !?

- Il est de père moldu. C'est assez ironique, non ?

Harry se frotta le front et soupira.

- Si tes parents ont été attaqués, c'est sans doute parce que les Mangemorts ont entendu que vous étiez une des cibles possibles. Ou alors, pour s'assurer qu'il ne se trompait pas, il voulait vous exterminer après nous. On le saura sans doute jamais, mais c'est l'explication de nos malheurs. Est-ce que ça ira ?

- Je crois… je me suis toujours demandé si c'était parce que mes parents étaient aurors qu'ils avaient été attaqués, mais maintenant, j'ai la vraie explication. Merci de me l'avoir dit.

- De rien, Neville. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux compter sur moi.

Harry lui tendit une main que Neville saisit entre les siennes pour la serrer. Harry posa sa seconde main pour renforcer l'étreinte, accord de soutien silencieux réciproque entre les deux survivants d'une sinistre prophétie qui leur avait pris leurs parents.


Harry ouvrit les yeux avec Hermione dans le souvenir du professeur Fushisho.

Il n'avait pas beaucoup changé de celui qu'ils connaissaient, outre qu'il était rasé de près et qu'au lieu d'avoir sa tenue habituelle, il était tout de noir vêtu. Lui si maître de ses émotions semblait hors de lui alors qu'il marchait à grand pas dans les couloirs du château. Il fit même peur à Peeves avec sa tête dans ce souvenir.

- Tu crois qu'il va où ? demanda Hermione.

- C'est la direction du bureau de Dumbledore.

Les deux jeunes se pressèrent pour suivre le Marco du souvenir qui se planta devant la statue.

- On peut faire ça de deux façons, annonça le professeur de Magie Naturelle. Soit tu bouges, soit je te détruis, yoi.

La statue eut l'intelligence de se pousser, dévoilant le passage. Marco n'attendit même pas l'escalier, il sauta, fit apparaître brièvement ses ailes et défonça la porte d'un coup de pied, avant d'entrer ainsi dans le bureau de Dumbledore qui s'était levé pour le coup. Les deux élèves rejoignirent les protagonistes du souvenir avec un temps de retard, assez de temps pour que Marco eut détruit la moitié du bureau malgré les demandes répétitives du directeur pour qu'il se calme.

- Je ne me calmerai pas ! gronda Marco en virant le bureau de Dumbledore du chemin.

Il se tourna vers le vieux sorcier qui le menaçait de sa baguette. Fumseck voletait dans la pièce en poussant quelques notes mélodieuses, avant de venir poser sur l'étagère avec le Choixpeau. Les anciens directeurs et directrices de Poudlard semblaient peu contents de tout ce raffut et l'exprimaient clairement.

Le vaste sortilège de silence sans formule et sans mouvement que lança Marco ramena un peu de calme.

- Les Potter sont morts. Les Londubat viennent d'être admis à Ste Mangouste… vous n'avez pas levé le petit doigt pour offrir un procès à un membre de votre soi-disant Ordre Secret… et vous voulez que je sois calme, yoi ! Ce sont mes élèves qui paient le prix de vos actions !

- Marco, mon cher…

-URUSAI ! Hagrid m'a dit ce que vous avez fait du gosse ! Combien de fois Lily a-t-elle dit qu'elle ne voulait absolument pas que son fils unique finisse chez sa sœur !

- C'est ce qu'il y a de mieux pour le jeune Harry, grandir loin de la célébrité et ce genre de chose, dans une famille aimante…

- VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI !

- Veuillez baisser d'un ton.

- NON ! JE ME CALMERAI PAS ! JE SAIS PAS CE QUE VOUS MANIGANCEZ, MAIS C'EST PAS POUR LE BIEN DU GAMIN !

- Vous voulez me faire croire qu'il aurait eu une meilleure vie avec des pirates, peut-être ?

- Bien mieux qu'avec ces individus, pour sûr ! Je trouve ça très gros que quelques jours après le changement de gardien du secret, James et Lily y passent, mais aussi que bizarrement, ce soit Sirius qui reçoive la faute.

- Je ne vois pas de quoi vous parler, mon cher.

- USOTSUKI ! Vous avez tout fait pour qu'Harry n'ait aucun sorcier près à s'occuper de lui, on sait tous les deux comment Voldemort a pu avoir eu vent de la Prophétie qui a condamné les Potter ! Vous avez manipulé les deux côtés de l'échiquier pour qu'on en soit ici !

- Je suis choqué par vos insinuations !

- Soyez choqué autant que vous le voulez, je n'en ai rien à foutre ! Pourquoi le testament des Potter n'a pas été lu ?

- Parce qu'il faut attendre que le jeune Harry soit en âge pour entendre les dernières volontés de ses parents, voyons.

- A ouais ? C'est bizarre, mais les Gobelins disent que vous avez retiré de leur garde ledit testament. Pourquoi j'ai l'impression que c'est afin que personne ne le découvre et sache son contenu ? Vous voulez que je vous dise ? Tant que je serais vivant, il y aura quelqu'un pour savoir ce qu'il en est, car j'étais le témoin ! Et le testament disait clairement qui était le coupable, s'il leur arrivait quoi que ce soit ! Testament qui disait clairement que Albus bloody Dumbledore les a incités à changer de Gardien du Secret pour Peter Pettigrew ! Oh et tant que j'y suis… comment pouviez-vous savoir que seul Harry aurait survécu à Voldemort, hein ?

Dumbledore ne répondit pas.

- C'est bien ce que je pensais. Sachez une chose… que je vous vois faire du mal à Harry, et je vous passerai mes serres en travers de la gorge, Albus Dumbledore. Je sais que cette guerre, vous l'avez manigancée de A à Z.

Marco se retourna et se dirigea vers la porte, les poings tremblants. Il donna un coup de poing dans un mur qui se détruisit au passage et s'en alla.

C'est ainsi que la mémoire s'acheva.


Harry n'en revenait pas et Hermione non plus.

Dumbledore avait donc tout manigancé ?

- Harry… il y a quelque chose d'autre en plus de son message et du souvenir, dans l'enveloppe, pointa Hermione.

Harry prit l'enveloppe et en tira un bout de parchemin… bout de parchemin qui devenait de plus en plus long au fur et à mesure qu'Harry le lisait et le tirait de l'enveloppe apparemment sans fond.

- Qu'est-ce que ça dit ? demanda Hermione.

- C'est une liste… souffla Harry. Une liste de toutes les coïncidences un peu bizarres de la guerre… Regarde celle-ci… c'est au sujet de la Prophétie. Apparemment, Trelawney aurait eu son entretien d'embauche à la Tête de Sanglier, alors que même Voldemort a eu le sien à Poudlard. Pile le jour où il y a un Mangemort dans les environs. Regarde les autres !

Hermione regarda par-dessus l'épaule d'Harry et lut les faits bizarres qui avaient marqué l'évolution de la guerre et de la vie d'Harry. Même l'incident avec Quirrell y était inscrit. Pourquoi le jour où Harry débarque à Poudlard, c'est cette année-là qu'on y envoie la Pierre Philosophale et pourquoi c'est cette année-là, aussi, que Voldemort débarque à Poudlard ? Il y avait aussi une décortication des consignes de sécurités à la suite de l'incident avec le troll puis avec la chambre des secrets. En devant rester groupés, juste sous la protection des préfets, ils avaient été des cibles plus larges et très intéressantes, sous la surveillance de jeunes qui ne pouvaient pas forcément les protéger.

Harry et Hermione se regardèrent.

Plus que jamais, Dumbledore semblait être leur ennemi numéro un dans cette histoire.

- Confions la liste à Sabo avec le souvenir, proposa Harry. Ça pourrait être utile plus tard, pour l'instant, c'est juste la pire chose à faire que de le laisser là, à la portée de tous.

- Tu as remarqué ?

Harry regarda d'un air interrogateur Hermione.

- Marco-san à ce tic de langage faisant qu'il parle toujours en incluant des yoi, toutes les deux ou trois phrases. Ace disait qu'il tenait ça de son zoan, parce que c'est le cri du phénix.

- Et ?

- Il ne l'a pas utilisé une seule fois… il devait être particulièrement bouleversé pour que cela arrive.

- Hermione… je crois que j'aurais préféré grandir avec les pirates et Marco-san, plutôt qu'avec les Dursley.

- Je sais, Harry.

Hermione lui frotta le dos pour essayer de le réconforter.


C'était le dernier repas de midi au château avant qu'ils ne repartent le lendemain chez eux pour les vacances. Harry rigolait avec Luffy, Hermione, Neville et Parvati, ignorant le regard noir de Ron avec Seamus et Dean, un peu plus loin. Seamus et Dean n'avaient pas cherché à comprendre, ils tenaient compagnie à Ron, mais c'était tout. Dean avait même avoué qu'Harry et Hermione avaient de l'endurance, parce que si Ron était supportable à petite dose, quand on traînait plus souvent avec lui, il devenait vraiment lourd.

- Où tu étais ? demanda Hermione quand Nami revint s'asseoir.

- En train de ranger mes gains, voyons ! lui dit la rouquine. J'ai fait un très beau profit avec cette revente de copies et de notes de cours, je peux pas me permettre de perdre tous mes gains, je voudrais avoir un super cadeau pour Keimi-chan, quand on sera sur l'île Gyojin… et il y a tant de livres que je dois acheter sur la météo du Shin Sekai.

- Du moment que je me retrouve pas endetté pour une broutille, y'a aucun souci, marmonna Luffy.

Bam !

La porte de la Grande Salle s'ouvrit en grand sur la dernière personne qu'ils s'attendaient à revoir ici.

Dumbledore se leva de sa chaise et sa voix indignée raisonna dans la Grande Salle.

- Que faîtes-vous ici ? Vous n'êtes plus un des enseignants de ce château, monsieur Fushisho.

- Urusai, dit Marco d'une voix traînante.

Il remonta l'allée vers la Grande Table suivi par quatre de ses commandants : Izou, Kennichi (nouveau second commandant après l'inversion des deux premières flottes), Haruta et Thatch.

Pour calmer les élèves, Izou eut une méthode efficace : il montra les crocs.

Pour le coup, plus personne ne dit un mot.

- Je suis pas ici pour vous, yoi. Flitwick-san pouvez-vous m'accorder un instant de votre temps ?

Flitwick sortit de table, perplexe et rejoignit Marco.

- Poudlard, je te réclame une audience ! annonça le Phénix.

Les fantômes des quatre maisons cessèrent de voleter parmi les élèves et vinrent s'aligner derrière Flitwick. D'autres fantômes jaillirent des murs et tous les personnages des tableaux du château vinrent s'entasser dans les tapisseries les plus proches de la Grande Salle.

- Poudlard vous écoute et nous sommes sa voix, annonça le Baron Sanglant.

- Qu'est-ce qu'il fabrique ? souffla Harry à Luffy.

- Honto ni wakaranai, avoua le jeune pirate.

Marco se tourna vers Haruta qui tendit vers lui un coffret que son capitaine ouvrit. Son manteau se déploya autour de lui pour cacher ce qu'il y prenait, mais en se tournant vers Flitwick, ceux qui étaient les mieux placés et avec le savoir approprié ne purent en croire leurs yeux.

- Il n'est pas coutume qu'un pirate rende un objet qui a été volé, mais dans ces circonstances, je pense que cet objet n'a sa place nulle part ailleurs, yoi, annonça Marco.

Il posa un genou à terre et leva à bout de bras l'objet entre ses mains.

Sur un coussin de velours pourpre, resplendissant de mille feux, de nouveau intact, le Diadème de Rowena Serdaigle faisait un retour triomphant à Poudlard. La Dame Grise porta une main à sa poitrine, totalement sous le choc et le Moine Gras vint la soutenir.

- Nous avons retrouvé cet objet, brisé et taché par une magie des plus impures, yoi. Nous avons réussi à le nettoyer de tout ce qui injure la beauté dont Mère Nature l'a doté, puis à le réparer afin de lui rendre son aspect originel, pour enfin, lui rendre dans la mesure du possible ses dons d'origine, avant de placer dessus tous les enchantements que nous pouvions connaître afin que cette beauté ne retombe plus jamais entre de mauvaises mains, yoi.

- Je… je n'ai pas de mots pour vous exprimer ma gratitude, Maître Phénix… Tous ces siècles et ces lourdes erreurs…

Et la Dame Grise fondit en larmes sur l'épaule du fantôme de Poufsouffle.

- Poudlard vous remercie d'avoir ramené cette relique entre ses murs. Et elle vous remercie aussi d'avoir pris autant de peine pour ramener ce diadème dans un état bien meilleur que celui dans lequel il a quitté ces murs pour la dernière fois, remercia Nick, pour le château et Helena.

- Le plaisir est pour nous qui avons lutté dans ce but, yoi.

Marco tendit le coussin à Flitwick qui le regarda, comme s'il avait reçu la foudre sur le crâne, n'en croyant pas ses yeux.

- J'espère que ce bijou sera enfin chez lui, dans la salle commune des Serdaigle, yoi. Sur ce, j'ai deux ou trois choses à faire… notamment me rendre à Londres.

Les commandants eurent un petit rire et les Shirohige s'en allèrent, après avoir salué Sabo et Robin à la table des Profs. Sur le chemin, Marco s'arrêta au niveau de Luffy et lui tendit une main.

- Merci d'avoir voulu sauver Ace à Marine Ford, yoi. Un seul mot, et nous serons prêts à lutter à tes côtés, Kaizoku Ou…

- J'ai pas besoin de ça, Marco. Et garde le titre pour quand j'aurai le One Piece, sourit Luffy. Nii-chan wa doko ?

- Il a fait peur à quelques politiciens. On l'a lâché sur le Ministère de la Magie, ricana Haruta avec les autres.

- On se reverra dans le Shin Sekai, Luffy-kun, salua Izou.

Et les Shirohige s'en allèrent.

Flitwick regarda le diadème entre ses mains, ne sachant quoi en faire. Dumbledore se leva de table et vint faire un mouvement pour le récupérer.

Un glas raisonna dans la grande salle, le stoppant.

- Poudlard n'admet pas que vous touchiez à ce trésor ! annonça haut et fort le Moine Gras.

- Maître Flitwick, je vous prie, veuillez entreposer le diadème dans la maison de la mère, demanda la Dame Grise. Et ensorcelez son présentoir pour que personne n'y touche. Il n'apporte pas le savoir, la sagesse, l'intelligence ou le pouvoir… seulement le malheur pour quiconque le touche avec des envies de grandeur, demanda la Dame Grise.

- Vous saviez que Rowena avait eu une fille ? souffla Hermione.

- Je pense qu'il y a plus d'une chose qu'on doit encore découvrir, pointa Parvati. Comme par exemple le fait que Vivi soit la fille du Roi d'Alabasta.


Vrouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuum !

Tout le monde dans l'Atrium cessa ce qu'il faisait en entendant l'étrange bruit.

Vrouum vrouuum !

Vrouuuuuuuuuuuuuuuummmmm !

Une forme floue de couleur jaune passa à toute vitesse dans le hall du ministère et fonça vers les ascenseurs qui se vidèrent immédiatement par prudence. Là, la forme ralentit, devenant identifiable comme une moto jaune avec son conducteur, qui lui, était bien plus connu :

Portgas D. Ace.

Il ralentit juste assez dans l'ascenseur pour que sa bécane se dresse sur sa roue avant, qu'il puisse la faire pivoter pour retomber sur ses deux roues, lui permettant de faire face à la sortie.

Il appuya sur un bouton, fit un petit geste de la main aux aurors qui se dépêchaient en sa direction pour l'intercepter, et l'ascenseur se referma.

Au prochain ding, il se retrouva à l'étage du bureau du Ministère de la Magie.

Là, il fonça vers la grosse porte devant lui qui était protégée par des aurors et passa au travers du bois dans un gros fracas, faisant sursauter Percy et Fudge.

- Yo ! Hisashiburi, Percy ! salua Ace avec son énorme sourire en arrêtant sa moto juste devant le bureau, aligné contre le bois.

- Vous ! reconnut le ministère en identifiant Ace. Comme osez-vous, sale…

- Tututututu. Taisez-vous. Je reste pas longtemps. Juste le temps de vous laisser un paquet.

Ace tira de son sac une boîte opaque qu'il déposa sur le bureau du Fudge.

- Ceci est mon tout dernier avertissement. Touchez à mes frères et injuriez-les… et vous finirez comme ça. Bonne journée.

Ace fonça vers la sortie, manquant de rouler sur les aurors et entra de nouveau dans l'ascenseur. Cornelius donna ordre aux aurors de partir à la poursuite du jeune homme, puis prit la boite entre ses mains. Il scanna de la baguette pour détecter la moindre menace, mais ne perçut rien.

Aussi il l'ouvrit. Et regretta son geste. Il poussa un hurlement en réalisant ce qu'il tenait entre ses mains :

Le visage déformé de douleur et de peur de Dolores Jane Ombrage. Sa tête tranchée et sanglante, au fond d'une boite.

Ceci était un Fuck Off plus que clair.

Luffy et Sabo étaient hors limite.


- Vous ne vous êtes pas réconciliés ? s'étonna Nami en voyant Harry avec Hermione, Neville et Parvati, mais pas de Ron dans les environs.

- Cela n'en vaut plus la peine, répondit Harry en haussant les épaules. Venez vous asseoir.

Nami et Luffy entrèrent dans le compartiment du train faisant route vers Londres.

- Alors, vous avez prévu quoi pendant ces vacances ? demanda Neville.

- Sirius aura très certainement son procès, donc, je vais rester chez les Dursley le temps que tout soit réglé, après, j'irai vivre chez lui, répondit Harry. Depuis le temps que j'en rêve, vous pouvez pas imaginer. Et vous ?

- Pas grand-chose, marmonna Hermione. Le professeur Nico m'a laissé quelques-unes de ses notes et je vais sans doute les étudier.

- Aaah, Hermione, toi et ton grand amour pour les études, soupira Parvati avec un sourire.

Hermione lui tira la langue sur le même ton, faisant rire les autres.

- Vous, vous reprenez la mer, donc ? s'enquit Neville auprès des pirates.

- Hun ! Ji-chan a fini le coating, donc, on est parés pour la plongée ! J'ai trop hâte d'y être ! sourit Luffy, tout émoustillé.

- On est prêts pour reprendre la course pour le One Piece, assura Nami. On va enfin voir l'île Gyojin, le Royaume au fond de l'eau.

- C'est peut-être de là que vient la légende de l'Atlantide, suggéra Hermione.

- Probable, accorda Nami. Et toi Neville ?

- Pas grand-chose, je vais devoir assurer à Grand-Mère qu'on lui a pas fait de blague et que j'ai eu l'occasion de montrer à Bellatrix Lestrange que les Londubat sont encore redoutables. Elle qui me laissait aller nulle part sans surveillance, outre dans les serres du manoir, elle va pas en revenir.

- Tu as beaucoup changé, ces derniers temps, ça se voit, assura Parvati.

- Et toi, Parvati ? Vous avez quelque chose de prévu ?

- Il est probable que notre père veuille nous renvoyer en Inde pour nous marier… soupira Parvati. On n'est pas certaines de revenir l'an prochain, sauf si on fugue.

- S'il le faut, je peux voir avec Grand-Mère pour vous héberger. On est deux dans un immense manoir, on a plus qu'assez de place pour vous accueillir toutes les deux.

- Merci Neville, sourit la demoiselle.

- Vous en avez parlé avec Kali ? La famille, c'est hyper important pour les Shirohige et vous êtes sa famille, pointa Luffy. Elle aura peut-être une solution.

- Pas la peine de lui infliger d'autres soucis.

Le reste du compartiment haussa des sourcils et se mirent à bavarder de tout autre chose.


Vernon Dursley crut qu'il avait touché le jackpot quand cet homme très bien habillé, dans un style très dix-huitième, avec haut de forme, se présenta devant lui dans la gare.

Un individu de toute évidence riche l'avait reconnu et était venu à sa rencontre.

Les choses tombèrent en morceaux quand Harry arriva avec un de ses amis. L'infâme chapeau de paille et la tenue plus que débraillée qui ne faisait rien pour cacher l'énorme cicatrice en croix, disaient qu'il s'agissait de l'infâme Monkey D. Luffy, surtout que la rousse n'était pas une inconnue au bataillon. Le reste de la bande, il ne les connaissait pas. Sauf la fille avec une sacrée crinière, mais de vue, alors, il la connaissait, pour l'avoir vue chaque année accompagner Potter hors de la barrière.

- Donc, vous êtes bien Vernon Dursley… laissez-moi me présenter, fit l'homme vêtu en lord.

Il retira son haut de forme dévoilant un individu bien plus jeune que ce à quoi il s'attendait et avec une brûlure des plus immondes sur un côté de son visage.

- Je suis Sabo Silver. Je n'ai pas besoin de présenter Luffy, mon jeune frère, je présume. Mais c'est pas pour cette raison que je suis ici… je tiens à vous dire que je suis un enseignant de votre neveu…

Les yeux des Dursley s'arrondirent d'effroi.

- Mais surtout, je suis un révolutionnaire. Alors, soyons clairs. Que j'apprenne qu'il arrive quoi que ce soit à Harry, et vous aurez affaire à moi. Savoir si vous finirez avec une balle dans le crâne ou mort avec ma magie dépendra de ce que vous lui avez fait. Et je suis plus que sérieux. J'ai tué des gros connards pires que vous dans ma carrière. Black-san est peut-être toujours en cavale, mais jusqu'à présent, je ne suis pas recherché par le Gouvernement. Vous êtes fixé.

Sabo se tourna vers Harry et lui sourit.

- Tu as mon numéro de denden, Harry. Et je suis certain qu'Hedwige saura me trouver. J'enverrai Spades te voir au moins une fois par semaine.

- Merci, Sabo, sourit Harry. Pour tout.

- Les amis servent à ça.

Ils échangèrent une poignée de main.

- Je vous attends dans la voiture, annonça Sabo à Nami et Luffy.

Et il s'éloigna en remettant son chapeau sur son crâne, après avoir salué le reste de la bande.

Harry se tourna vers Luffy qui lui tendit sa main en souriant. Harry lui saisit l'avant-bras et entraîna Luffy dans une accolade qui lui fut rendu en riant.

- T'es le type le plus fou et génial qui existe, Luffy. J'ai hâte de voir ce que ton retour va donner. On se voit l'an prochain ?

- Yep ! Ja ne !

- Bye, Potter, pas trop de bêtises, ou tu me devras une belle somme ! lança Nami.

Et les deux pirates s'éloignèrent en disant au revoir aux autres.

- T'as de drôle d'amis, commenta Dudley.

Harry se tourna vers le reste de ses amis et eut un rire.

- C'est pour ça qu'on est potes. Bye Luna !

Luna, un peu plus loin, leur fit un grand salut de la main en suivant son père hors de la gare.

- Bon, on ramène Neville à sa grand-mère féroce ? demanda Hermione.

Neville vira au blanc alors que ses amis riaient de son sort, avant de sourire lui-même. Les choses avaient bien changé depuis le temps.