Hello à tous !

Ce chapitre, c'est une bonne et mauvaise nouvelle. Mauvaise nouvelle, comme le titre le dira, c'est pas la suite de l'histoire, nan, j'ai un peu laisser de côté le manga, je suis à fond sur mon x-over avec Assassin's Creed. Donc, la suite, elle va encore attendre un peu.

Bonne nouvelle, toujours comme dit le titre, ce que vous m'aviez demandé, je le fais ENFIN : un extrait des fameuses vacances d'été.

On aura deux zones : les passages chez Neville et ceux avec les jumelles Patils.

Sur ce, j'espère que ça vous plaira et à bientôt !


Amélia trouvait la situation très ironique.

Elle était à la tête du Département de Justice Magique.

Et pourtant, c'était une criminelle qui assurait sa protection. Et elle était d'ailleurs très efficace, si ce n'est un peu bizarre. Pourquoi diable retrouvait-on des plumes ou des écailles de serpent parfois sur son passage ?

Amélia secoua la tête et retourna à sa mission du moment : arriver à son bureau sans se faire agresser par des avions en papier. Elle avait été contactée au beau milieu de la nuit par Shacklebot, de la part de Tonks, lui disant que c'était urgent. Aussi, Amélia avait sauté dans des vêtements et prit le chemin du Ministère de la Magie. Et bien entendu, ses collègues des autres départements, en pleine panique depuis le retour de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, ne cessaient de la solliciter pour des affaires qu'ils jugeaient urgentes.

Pas de quoi améliorer son humeur.

Elle jeta un regard noir derrière son épaule à la pirate qui était cachée par son sari et qui se contenta de lever un sourcil, pas du tout impressionnée. Kali n'avait pas la moindre idée de pourquoi elle avait droit à ce regard noir, mais ne chercha pas plus loin. Elle était là pour protéger Bones. Pas pour faire ami-ami avec elle.

Enfin, elles arrivèrent au bureau de la directrice pour voir Tonks, dans sa phase de déprime, essayant de réconforter deux jeunes filles assises sur les chaises devant le bureau de bois recouvert de paperasse. Kali devait se retenir de rire à chaque fois qu'elle le voyait. Aussi encombré que celui d'Ace.

- Je prends la suite, Tonks, annonça Amélia.

L'auror se leva et hocha la tête. Elle partit en jetant un regard perplexe au garde du corps d'Amélia qui s'était figée.

Amélia ignora les agissements de Kali pour aller voir les deux demoiselles et comprendre ce qu'il en était.

Des filles à la peau sombre et aux cheveux ébène. Elles étaient familières pour Amélia, sans parvenir à comprendre d'où.

- Mesdemoiselles…

Les deux filles relevèrent la tête brutalement, se révélant comme des jumelles. Elles étaient échevelées, comme après une bagarre, et l'une d'elle avait un gros pansement sur sa joue.

- Je suis Amélia Bones, la directrice du département.

- La tante de Susan ? souffla celle qui n'était pas blessée.

- C'est exact.

La vieille femme se conjura un tabouret et s'assit devant les deux filles.

- Comment vous vous appelez ?

- Je suis Padma. Et ma sœur, c'est Parvati.

- Et vos noms de famille ?

Les deux demoiselles ne répondirent pas. Parvati, la blessée, se mit à mâchonner sa lèvre comme si elle se retenait de dire quelque chose. Du mouvement fit relever la tête à Amélia pour voir Kali s'en aller. Mettant ça dans un coin de son crâne, la directrice rapporta son attention vers les jumelles.

- Que s'est-il passé ?

- On a été attaquées. Quatre loups-garous. On pourra remercier Marco-san et Sabo pour leurs cours de magie naturelle… sans ça, on serait mortes, dit Padma.

- C'est l'un d'eux qui t'a blessée ? demanda Amélia à Parvati.

La demoiselle secoua la tête à la négative, ne prononçant toujours aucun mot.

- C'est le vieux ?

Les jumelles tournèrent la tête vers l'entrée.

Kali était de retour et venait de refermer la porte.

- Kali ? Qu'est-ce que…

- … je fais ici ? termina la plus vieille. Mission de protection. Affaire pirate, rien qui ne vous concerne. Réponds à ma question, Parvati. C'est ce sale schnoque qui t'a blessée ?

Elle alla se mettre devant Amélia, et s'accroupit au niveau des jumelles, sans cesser de les fixer de ses déroutants yeux mauves.

- Pav', s'il te plaît… réponds-moi.

- C'est le cas, soupira Padma.

- Il t'a blessé aussi, Pad' ?

- Non, Pav' a tout pris pour moi.

Kali regarda de nouveau Parvati et porta une main au pansement.

- Je peux ?

Parvati hocha faiblement la tête faiblement et son aînée retira le pansement, dévoilant la blessure. La chair était à vif, dégageant une odeur écœurante, suintant d'un liquide jaune en plus du sang. Aussi absurde que cela puisse paraître, l'impassible pirate se retrouva avec un visage encore moins émotif qu'auparavant, bien que ses yeux commencèrent à prendre un aspect reptilien sous la colère.

- Je vais faire venir un médico-mage ! siffla Amélia.

Tonks allait l'entendre si c'était elle qui avait mis ce pansement sans prévenir un médecin.

Parvati posa sa main sur le poignet de Kali.

- Je vais bien, calme-toi, souffla Parvati.

La plus vieille nota que quelques écailles étaient apparues sur sa peau, preuve qu'elle commençait à perdre le contrôle sous sa colère. Elle inspira profondément et expira, retrouvant plus ou moins son calme. Elle remit le pansement en place et se retrouva avec ses sœurs en larmes dans les bras.

- Cela ne sera pas nécessaire de faire venir un médecin, annonça la pirate en gardant les jumelles contre elle. Ce sont mes sœurs, elles sont sous ma responsabilité.

On frappa à la porte et Amélia alla ouvrir, dévoilant un homme d'une trentaine d'année.

- Nii-san, je peux te laisser la suite ? s'enquit Kali sans chercher à identifier l'inconnu.

- Je suis ici pour ça. Retourne à bord avec les filles, dit le nouveau venu avec un fort accent irlandais.

Kali se releva et prit une jumelle sous chaque bras.

- Je prends la suite à leur sujet. Edwin se chargera de votre protection, désormais. Au plaisir de vous avoir connue.

Et Kali s'en alla.

Une fois dans les couloirs, elle remonta son sari sur sa tête pour mieux cacher son visage, avant d'entraîner ses sœurs avec elle.

- Où va-t-on ? demanda Padma.

- Vous allez passer les jours restants jusqu'à la rentrée avec moi, sur le Moby Dick. J'ai l'autorisation de Marco-nii-san. Cela me donnera assez de temps pour vous trouver un nouveau pied à terre où vous serez en sécurité. Vous pourrez vous venter à la rentrée, si vous voulez retourner à Poudlard, d'avoir eu le plaisir de séjourner sur un navire qui est passé dans la légende, chez les pirates. Accrochez-vous au Portoloin.

Kali tira de sa poche un rosaire et ses sœurs le saisirent aussi.

Immédiatement, le Portoloin s'activa.


Cassandra leva le nez de ses papiers quand le Portoloin arriva dans son domaine.

- Tu as intérêt à avoir un blessé avec toi, Haiiro, pour débarquer en Portoloin dans mon territoire, grogna la blonde.

La brune retira le sari de sa tête et indiqua un lit à Parvati.

- Va t'asseoir. Je dois juste dire quelques mots à Nii-san, et je reviens. Pad', reste sur une chaise en m'attendant. Cassandra-sensei, merci de ne pas être trop dure avec mes sœurs.

Et Kali quitta l'infirmerie, laissant les jumelles en pleine panique et Cassandra assez perplexe. Elle se reprit rapidement et s'adressa aux demoiselles en passant à l'anglais :

- Alors, qui est ma cobaye ? La blessée, si vous ne me comprenez pas. Toi, je présume, puisque Haiiro t'a dit de t'asseoir sur un des lits.

Parvati blanchit inconsciemment devant le sourire démoniaque de l'infirmière qui fit claquer des gants chirurgicaux.

- Kali t'a demandé d'être gentille avec elles, Cass', soupira une voix connue, légèrement traînante.

A la porte de tenait Ace dans un jogging noir avec un tee-shirt suffisamment large pour ne pas être à lui. Il avait les cheveux en tous sens et se frottait les yeux.

- Ace !

Le soulagement des jumelles était évident.

- J'aurai bien voulu vous revoir dans de meilleures circonstances, mais faut faire avec. Enfin. Kal' arrange deux trois trucs pour votre séjour parmi nous, je vous surveille en attendant, afin que Cassandra ci-présente ne vous mange pas.

- Tu me gâches mon plaisir, gamin, grommela la blonde. Bon, tes blessures, demoiselle.

Parvati retira son pansement et Cassandra se pencha pour l'examiner.

- Je vois… Ca va faire mal, tu vas garder une cicatrice, mais il vaut mieux ça que te retrouver avec la gangrène ou pire. Nous n'avons pas Fumseck à bord pour faire des miracles.

La seule chose qui rassura les jumelles, c'est l'expression d'Ace aux commentaires de l'infirmière. En fait… il brisait son effet. A chaque fois qu'elle faisait quelque chose pour effrayer sa patiente, Ace faisait l'idiot derrière, mimant grossièrement l'action, faisant que bientôt, les jumelles parvinrent à retrouver un peu le sourire.

Clac !

- Ite ! Kal' ! Pourquoi ?

- Porque eres un idiota… grommela Kali qui venait de lui infliger une claque sur le crâne. Tu dois garder Parvati en observation ou ça ira ?

Cassandra remit un nouveau pansement sur la joue de Parvati.

- Ce ne sera pas nécessaire. Qu'elle revienne dans la matinée pour changer le pansement et ça sera suffisant. Embarque ton stupide commandant qui ose briser ma réputation de sadique.

- Je sais très bien que tu me le feras payer la prochaine fois que je serais blessé, ne t'en fais pas, marmonna Ace. Kal', t'as tout ce qu'il faut ?

- Oui.

- Alors je vous souhaite une bonne nuit, et je vous dis à demain.

Ace leur fit un signe de la main et un sourire, avant de quitter l'infirmerie pour disparaître dans une cabine un peu plus loin.

- Venez, on discutera demain, quand il fera jour. On a une cabine pour nous, à l'étage en dessous. Vaut mieux ça que le dortoir, dans un premier temps.

- Tu restes avec nous ? s'enquit Parvati en descendant du lit.

Elle et Padma rejoignirent Kali hors de l'infirmerie. Cassandra eut un sourire triste en voyant le temps que mettait la pirate à répondre. Finalement, la réponse vint, pleine de sous-entendus dans un seul mot.

- Saidav*

En réponse, les jumelles s'accrochèrent un peu plus à leur sœur.


Hermione avait un sourire immense en posant un livre sur la table.

C'était leur second jour, pour elle et Harry, chez Neville et sa grand-mère. Luna était invitée, elle aussi, avec Susan. Et Hermione avait bien l'intention d'initier ces sorciers incultes au monde fantastique du mystique et de l'horreur moldue.

- C'est quoi ce livre ? s'enquit Harry, légèrement paniqué devant le sourire de son amie.

- Ceci, mes chers amis, m'a été inspiré par mon dernier cadeau d'anniversaire de la part de Sabo, sourit machiavéliquement Hermione.

- J'ai comme un très mauvais pressentiment, avoua Neville.

- De même, rejoignit le Survivant.

- Ne vous en faîtes pas, rien n'est dangereux dedans… du moins… il semblerait… sourit mystérieusement Hermione.

Luna regarda Hermione avec ses grands yeux, comme hypnotisée. La Gryffondor se sentit frémir d'excitation. Elle allait adorer ça s'ils acceptaient de tester.

- Ce que je vous propose de faire nécessite que vous laissiez vos baguettes dans vos poches et que vous vous armiez de vos méninges. D'oublier quelques instants ce que vous savez du monde et de la magie. Oubliez-la, d'ailleurs. Je vous propose de faire une partie de Jeu de Rôle sur papier.

Harry lui jeta un regard noir.

- Tu aurais pu le dire immédiatement, tu sais ? On est pas si inculte que ça pour ne pas savoir ce que c'est.

- Où aurait été le fun ?!

- Cette fille est une grande malade… soupira Susan.

- Ce genre de chose existe aussi chez les sorciers, tu sais, pointa Luna.

- Peut-être, mais le scénario que je vous propose est moldu. C'est un héritage de ce cher Lovecraft. C'est basé sur son œuvre, et on rencontre ce qui fait la renommée du mythe de Cthulhu, comme les Anciens, ou le Necronomicon. C'est assez intrigant et passionnant pour qu'on puisse passer un bon moment, mais un scénario assez simple pour une première aventure.

- A tes souhaits ? fit Harry avec hésitation.

Il se protégea de ses bras quand Hermione l'agressa avec le livre de base.

- Je serai la Gardienne. Le tout est de savoir si vous êtes intéressés ou pas par l'expérience. Et ne fais pas cette tête, Neville. Il faut juste de l'imagination, une bonne narration et ses neurones. Même un idiot comme Har-Luffy pourrait suivre ça.

- Tu allais dire un idiot comme moi, n'est-ce pas ? devina Harry.

Hermione ne releva pas.

- Si tu le dis… je… je veux bien me laisser tenter par l'idée, annonça Neville en rougissant.

- Voyons ce que tu as en magasin pour nous, Granger ! défia Susan avec un grand sourire.

- Est-ce qu'il y a des créatures effrayantes ? demanda Luna.

- Je te passerai mon intégral du Mythes de Cthulhu, Luna et on en rediscutera de ce qui fait peur ou pas, promit Hermione. Ne lis simplement pas l'histoire Les rats dans les murs si tu as l'intention de manger ou si tu viens de le faire.

- Je vote pour ! annonça la Serdaigle.

- Potter… ?

Harry eut un faux grognement de désespoir.

- La majorité a gagné, qui suis-je pour m'y opposer ? Mais je n'ai jamais participé à ce genre de chose.

- Fais ressortir ton côté Serpentard, Potter, encouragea moqueusement Hermione.

Elle tira du livre des feuilles et présenta des stylos à ses camarades.

- Vous aurez toutes les instructions dans la création de vos personnages. Ensuite, je vais vous expliquer les règles.


Parvati se réveilla quand Padma la secoua.

La Gryffondor se frotta les yeux, se demandant pendant un instant où elle était, avant que son cerveau ne lui ramène en mémoire les évènements de la veille. La dispute et les mots de leur père ; le fait qu'il les ait bannies de la famille et tenté de les tuer ; puis la fuite et l'attaque des lycanthropes, tout cela ayant mené à elles, ici, sur un navire pirate, avec leur sœur aînée.

Padma montrait du menton le hamac où Kali s'était installée pour la nuit, laissant le lit double à ses sœurs. Parvati se retourna vers leur grande sœur et leva les sourcils.

Devant elles, la preuve évidente de ce qui rendait leur aînée si différente se dévoilait dans la lueur du petit matin. De sous sa couverture légère, sa longue queue de serpent s'enroulait négligemment autour du hamac pour finir par pendre d'un côté, tandis que ses ailes colorées étaient rabattues sur sa poitrine, comme une couverture, laissant tout juste dépasser le sommet de sa tête.

C'était presque adorable comme vue.

- Dis… tu crois qu'elle est chatouilleuse sur la queue ? demanda Padma avec un sourire vicieux.

- Il faut tenter… souffla Parvati en souriant à son tour.

- N'y songez même pas… la dernière personne, à m'avoir chatouillé la queue, s'est retrouvée assommée avec… marmonna une voix à moitié endormie.

Les ailes s'ouvrirent, permettant à Kali de s'étirer en baillant, avant qu'elle ne se redresse. Ses ailes disparurent dans son dos et sa queue laissa place à ses deux jambes. De sa forme animale, il ne resta que quelques arabesques écailleuses sur sa peau et des plumes colorées dans ses cheveux emmêlés.

- La salle de bain est à côté. Allez-y, on discutera plus tard.


Les trois sœurs revinrent de l'infirmerie pour prendre le petit-déjeuner. La pirate avait réussi à trouver des vêtements à la taille des jumelles sur le navire, le temps qu'ils soient à terre et puissent faire des courses. Kali les mena directement à une table où se tenait déjà Ace, discutant avec un rouquin aux yeux verts.

- Hey, Kal' ! Ce sont tes sœurs ? sourit le rouquin.

- Bonjour les filles ! salua Ace en se retournant.

- Bonjour, Ace, répondirent les jumelles.

Elles s'arrêtèrent un instant, fixant le noiraud qui leva les sourcils de perplexité. Parvati l'ayant plus côtoyé que sa jumelle, se jeta à l'eau.

- Tes frères savent que tu as une vie sentimentale ?

- Pardon ? demanda Ace.

- Tu as un suçon… juste ici…

Et elle montra une zone sur sa gorge pour dire où Ace avait ledit suçon. Le brun fronça les sourcils et se tourna vers le rouquin, l'air passablement en colère, portant une main à la zone incriminée pour faire disparaître dans une gerbe de flamme la marque d'affection.

- C'est tellement banal de vous voir avec des suçons tous les deux qu'on n'y fait même plus attention, fut la défense du pirate.

- T'as remis à jour ton testament, j'espère, Patrick, soupira Kali en s'asseyant à la table, mettant ses sœurs entre elle et Ace. Il pourrait être ouvert sous peu.

- Naaan, pas de risque, Ace est toujours puni !

Ace eut un grognement voulant tout dire mais avala son café, foudroyant du regard le pirate.

- Ma paperasse m'attend. Et avec un peu de chance, je pourrais me venger sur ton chèque de fin de mois… je te rappelle que c'est encore moi qui le signe !

Patrick eut une grimace mais Ace était déjà parti.

- J'ai encore une fois parlé sans réfléchir, nota Parvati.

- Nooon, je l'aurais fait moi ou quelqu'un d'autre. Il ne peut pas se venger sur vous, Luffy, Marco et moi, nous le turions pour ça. Evite juste de faire ce genre de remarque à Marco-nii-san, rassura Kali en se servant le petit déjeuner.

Elle s'arrêta un instant en constatant l'absence de quelque chose. Elle jeta un regard suspect à Patrick qui la regarda avec innocence. Elle lui posa une question d'un ton menaçant, à laquelle il répondit par un joyeux et sifflotant Shiranai.

Elle grognant, se leva et alla fouiller les autres tables.

- Qu'est-ce qu'elle cherche comme ça ? demanda Padma, perplexe.

- Le lait. Elle est lactolique, lui dit un pirate en s'asseyant à la place occupée précédemment par Ace. Même quand tous les médecins lui disent que c'est pas bon d'en consommer trop, surtout pour elle, Quezacoatl décide qu'elle sait mieux que tout le monde et si on la laisse faire, elle peut descendre un pack de douze litres en à peine un jour. Je suis Chris, le médecin de la flotte.

- Pourquoi vous l'appelez Quezacoatl ? s'enquit Padma.

- Outre que c'est ce qu'elle est de par son pouvoir ? Comme ça. Un surnom comme un autre. J'appelle bien Ace par Hiken de temps à autres. Thatch-taîsho et Marco-nii-san sont les deux seuls à pouvoir s'en sortir vivant en l'appelant Allumette Indisciplinée. Comme Ace peut appeler Marco Ananas Volant ou Poulet Rôtie sans finir par-dessus bord.

Kali finit par revenir rapidement, les sourcils froncés, malgré les rires discrets des jumelles.

- C'est un complot, grommela-t-elle.

- Ace a dit qu'il te trouverait un verre si tu te retenais toute la journée, pointa Patrick.

- Pourquoi on s'en prend à moi, alors qu'on a plus de la moitié de l'équipage incapable de mettre un pied devant l'autre sans avoir descendu un litre d'alcool ? Ou Ace qui mange autant que la flotte entière en un seul repas ? Lui aussi va se rendre malade ! Et Nii-san ! T'as vu le peu qu'il mange ?! Pourquoi moi ?!

Avec un soupir qui sous-entendait que ce n'était pas la première fois que cette discussion avait lieu, Chris lui dit qu'en étant un logia, la majorité de ce qu'Ace consommait était directement brûlée par son pouvoir ; que Marco était certes un oiseau de feu, mais il restait un oiseau, avec une partie de son organisme fonctionnant comme celui d'un oiseau et que pour l'alcool, ils avaient beau cacher les réserves d'alcool, certains des alcooliques (les sorciers de préférence) transfiguraient toute autre boisson en saké/bière/whisky etc. Coup d'épée dans l'eau.

- Je devrais en faire autant avec le lait, bougonna Kali.

- C'est pas assez proche de l'eau pour que tu parviennes à l'exploit.

- Yare yare, encore en train de vous disputer ? demanda un pirate en passant près de la table.

- Taisho, saluèrent les pirates.

L'homme en kimono secoua avec amusement la tête et continua sa route jusqu'à la dernière table pour s'adresser à certains des hommes qui y étaient installés.

- Izou-taisho. Commandant de la seizième flotte, présenta Kali en montrant l'homme qui venait de passer.

- HARUTA ! THATCH !

Les jumelles sursautèrent en entendant le rugissement de Marco. Jamais elles n'auraient cru que l'homme si calme et tranquille puisse devenir aussi furieux et hurler aussi fort.

- Blague aviaire, ne vous en faîtes pas. Si la commandante Haruta ou le commandant Thatch vous demande de l'aide, dîtes-leur non. Pas de discussion, c'est pour votre survie, conseilla Patrick.

Vu que Kali et le dénommé Chris hochaient la tête, les jumelles se dirent qu'elles devraient suivre ce conseil.

- On a plusieurs profs ici, donc, vous serez pas démuni pour vos devoirs et vous avancer, notifia Kali en regardant avec dédain le café qu'on lui servit. Par contre, tant que vous serez ici, il faudra respecter quelques consignes. C'est un navire pirate, au moindre faux-pas, vous pourriez vous retrouvez avec une prime. Chose que l'on veut éviter.


Chacun s'était fait une fiche de personnage en suivant les conseils et indications d'Hermione.

Ils avaient tous, à l'exception de Luna, décidaient d'être des étudiants.

Neville se préparait à un Master de Botanique (Hermione lui avait résumé la signification du titre).

Susan faisait de même, mais en Droit.

Quant à Harry, il était en dernière année d'Histoire, et voulait se spécialiser dans le folklore pour étudier l'origine des mythes des loups-garous, vampires etc, etc (le reste du groupe avait failli mourir de rire et Harry avait pas mal déconné sur le sujet).

Quant à Luna, eh bien elle était journaliste.

Ils venaient tous du New Hampshire.

Leurs fiches de personnage faites, chacun assis autour de la table avec cartes et autres dessins préparés par Hermione, leur Gardienne leur planta le décor :

- Mesdemoiselles, Messieurs, vous venez donc du New Hampshire, aux Etats-Unis, ou Nouvelle-Angleterre à l'époque. Vous êtes partis de là-bas, à la base, avec certains de vos professeurs, dans le sud-est, à l'Université Miskatonic de Arkham. Il s'agissait de participer à une conférence de presse sur une expédition revenue deux semaines avant, le vingt février, de l'Antarctique. Expédition qui a tourné au cauchemar on ne sait comment, puisqu'une bonne partie de l'équipe de recherche y est morte dans des circonstances obscures et qu'un membre est apparemment introuvable. Luna, tu devais faire une interview du porte-parole et l'un des chercheurs survivants de l'expédition. Outre le fait qu'ils avaient l'air de se réveiller d'un cauchemar, ce qui vous a marqué, c'est que l'expédition voulait absolument empêcher le départ d'une nouvelle exploration dans la zone. Sans donner plus de détails au public.

Hermione regarda si l'équipe suivait, mais tout le monde était attentif. Pas besoin qu'elle les gronde.

- Cependant, une fois à Arkham, vous avez entendu de drôle de rumeurs. D'étranges histoires sur la région. La ville en elle-même a une histoire semblable à Salem, si ce n'est plus sombre. On parlait aussi de Innsmouth, sur la côte Atlantique, où l'armée avait apparemment dû intervenir. Mais aussi Dunwich, un hameau isolé, si isolé que la consanguinité et ses désastres sont une vue commune. On vous a parlé du cas d'un individu du nom Wilbur Watheley. Un nom connu même dans votre université. Individu qui, pourtant tout juste entré dans l'adolescence, semblait avoir la cinquantaine et une taille plus qu'inhumaine. Individu qui a été tué par balle dans la bibliothèque de l'université Miskatonic, dans laquelle il s'était introduit par effraction. Cet homme venait de Dunwich. Et quelques temps après, trois professeurs durent s'y rendre pour mettre fin à une terreur sans nom et sans forme qui s'abattait brusquement sur la ville. Tout cela vous a plus qu'intrigué. D'où le pourquoi, avant de retourner dans votre propre université, voire à ton journal, Luna, vous décidez d'y faire un tour. C'est assez simple ?

Le groupe acquiesça.

Hermione pointa une carte sur la table et positionna son doigt au sud-est de ce qui semblait être la carte d'une région.

- Vous arrivez par là. Harry ayant ajouté dans sa fiche de personnage qu'il avait le permis de voiture, il vous a conduit jusqu'ici, dans la Région de Indian Hill. La route très difficile, avec ses pistes presque impraticables et marécageuses qui ne vous facilitent pas la tâche. D'autant plus qu'il y a eu récemment un tremblement de terre. Harry, prends les dés s'il te plaît.

Hermione montra deux dés hexagonaux. Un avec des dizaines (le zéro inclus) et un avec des unités (le zéro encore une fois présent).

- Au vu des éléments du profil de ton personnage et de ce que je viens de dire, tu dois réussir un test avec un résultat aux dés de trente-cinq ou moins pour parvenir à garder la voiture en état et arriver jusqu'à destination.

- On doit se rendre où ? demanda Susan en fixant la carte.

Le doigt d'Hermione se positionna en son centre avec un immense sourire.

- On compte sur toi, Harry, on veut pas marcher, encouragea Neville en voyant la distance.

- Merci, grinça le Survivant.

Il secoua les dés et les jeta.

- Quarante et un. C'est un échec. Navrée, Potter, mais tu n'arrives pas à sauver ton véhicule. Le moteur crame et rend l'âme, sourit joyeusement Hermione.

Le grognement de déception de tous la fit rire.

- Vous allez marcher, tout le monde !


- CE CON N'A PAS FAIT CA !

Les jumelles étaient occupées avec leur aînée et Izou (les crocs rendaient les filles méfiantes), quand le cri d'Ace raisonna sur le pont. Hiken était immobile, Spade sur le crâne, fixant une lettre qu'il venait de recevoir comme un objet extra-terrestre.

- Il m'a fait ça ce con… finit par dire Ace.

Il s'effondra, forçant son aigle à prendre le large.

Personne ne bougea, le regardant à terre. Un homme s'avança, s'accroupit et examina Ace finalement.

- Ok, merde, c'est pas de la narcolepsie, Ace nous fait une syncope ! Cass' ! Je t'amène un patient !

Le rire machiavélique de la blonde dans son antre en fit frissonner plus d'un alors que l'on transportait Ace à l'intérieur.

- Portgas D. Ace qui fait une syncope… j'aurais jamais cru entendre ça, avoua Parvati.

- Il faut un début à tout, lui dit avec sagesse Padma.

- C'est du jamais vu. Jamais vu non plus Roger faire la moindre syncope. Une crise de panique quand son cuistot lui disait qu'il n'y avait plus de viande, peut-être… chose que fait Ace quand Thatch lui fait le coup, mais pas la moindre syncope, nota avec amusement Izou en bourrant son kiseru.

Marco ramassa la lettre toujours par terre et la lut. Il haussa les sourcils et la plia pour la coincer dans sa ceinture.

- Juste Luffy-kun et ses conneries habituelles. Sauf que celle-ci inclus plus de cinq milles personnes, yoi, en allant un instant à la barre.

Cela fit rire quelques personnes et secouer la tête à d'autres avant de retourner à leurs occupations.

Kali eu un rire sifflant, sa langue de serpent s'agitant joyeusement entre ses lèvres, ses yeux brillants d'hilarité.

- Qu'est-ce qu'il a encore foutu ? Y'en a pas un pour rattraper l'autre dans cette famille ! sourit la brune. (ça c'est la vérité vraie !)

- J'ai une question, monsieur Izou, fit Padma.

- Taishou. Commandant si tu préfères. C'est un titre que j'ai gagné à la sueur de mon front. Monsieur, c'est pour les gens respectables, rectifia l'okama. Quelle est ta question ?

- Vous êtes un vampire, non ? Le soleil ne vous gêne pas ?

- Très bonne question, demoiselle ! Un peu, mais je suis un vieux vampire et les mortels non-magiques ont inventé quelque chose de génial qui s'appelle la crème solaire. Au lieu de mélanger la poudre de riz avec de l'huile, comme le font habituellement les geishas pour le maquillage, je mélange la mienne avec de l'indice soixante. Je peux tenir une journée complète au soleil sans finir en cendres.

- Wouhawe… c'est dingue, commenta Parvati.

- Comme quoi, on a parfois besoin de ce que l'on ne trouve pas avec la magie, pour arranger certains petits problèmes. Quand on regarde bien là où chaque partie de l'équation pèche, on peut voir que l'autre côté à ce qu'il faut pour combler le manque, et rééquilibrer la balance. Si cela est compris des deux camps, alors, on a la cohabitation.

- Tu es sûr de n'avoir été que prof de métamorphose ? demanda le gars qui avait porté Ace à l'infirmerie en revenant.

- Eh bien, Jiru… vois-tu… quand tu approches de ton trois centième anniversaire, il arrive que tu sois plus philosophique dans ta vision des choses.

- Ouais, c'est ça grand-père…

Izou cessa de fumer et partit à la poursuite de son camarade qui prenait la fuite en riant.

- Speed Jiru. Un autre commandant, explicita Kali.

- Y'en a combien de commandant ? demanda Parvati.

- Seize, yoi. Et tous des gamins. Même pour les plus vieux, répondit Marco en se joignant au groupe. Chacun a sa spécialité et ses compétences précises. Jiru était médecin. Sa flotte est généralement envoyée sur des missions impliquant maladie mystérieuse, arme chimique ou bactériologique, yoi. Ou alors, j'envoie Ace en solo. Enfin, Oyaji envoyait Ace ou moi en solo. Mais avec la foutue merde de Marine Ford, je préfère m'assurer qu'il y ait toujours quelques têtes plus ou moins rationnelles pour le surveiller.

- Avec plaisir ! sourit sarcastiquement Kali.

Apparemment, elle était l'une des têtes rationnelles.

- Ce doit être dur, de se retrouver, comme ça, du jour au lendemain, avec autant de responsabilités, souffla Parvati.

- Je serais devenue folle à votre place, Marco-san, avoua Padma.

Marco s'assit entre les jumelles sur le rebord du navire, son manteau s'agitant légèrement dans le vent persistant, et leur sourit tristement.

- Je suis un pirate depuis que j'ai neuf ans, yoi. Au tout début de cet équipage. On a commencé avec Oyaji, Thatch, Cassandra, moi… et Stefan.

Le chien en question leva la tête en entendant son nom, puis voyant qu'on ne l'appelait pas, la reposa sur le pont et se roula sur le dos pour réchauffer son ventre avec le soleil.

- L'équipage s'est agrandi progressivement, et ce sont les plus anciens et les plus forts qui sont devenus Commandant, yoi. A treize ans, j'avais quatre personnes sous mes ordres. A quinze ans, j'en avais vingt. Le nombre a augmenté avec les années, yoi. Jusqu'à cent. Puis, Oyaji a vu qu'il commençait à se faire vieux. Il hésitait entre Thatch et moi pour la succession. Etant le plus mature et le plus vieux des deux, et surtout le plus séreux, il a commencé à me former pour devenir capitaine de cet équipage un jour, yoi. Il a commencé à me laisser de plus en plus de responsabilités. Il me restait encore pas mal à apprendre, à Marine Ford, mais la transition a pu se faire sans rajouter l'inexpérience en plus de nos propres blessures, yoi.

Il ébouriffa affectueusement les cheveux des jumelles, les faisant s'énerver et se releva. Il se tourna un instant vers elles avec un petit sourire triste pour leur dire :

- J'y étais aussi préparé que possible et je savais que ça arriverait un jour, yoi. Personne n'est éternel. On peut vivre vieux, être difficile à tuer ou être résistant aux maladies, mais un jour… le corps et l'esprit disent stop. On a trop vécu. Et à ce moment, il faut choisir sa fin, avant qu'elle nous choisisse nous. Oyaji avait décidé de mourir au combat. Et il est mort grand, comme Benkei, yoi. Je suis un oiseau, alors, je mourrai dans les cieux, un jour. Et je ne serais pas surpris. C'est simplement que moi aussi, j'aurai fait mon temps. Le Phénix fermera les yeux et accomplira son dernier vol, sans regret.

Et Marco s'en alla.

Un long silence suivit.

Kali s'installa à la place que son capitaine venait de quitter et ferma les yeux, la tête vers l'arrière, profitant elle aussi du soleil.

- C'est… le mot triste semble presque dérisoire, chuchota Parvati.

- Et c'est assez profond comme pensée, nota Padma.

- Criminel ne veut pas dire que l'on n'a pas le droit de réfléchir et philosopher, sourit Kali à ses sœurs. Moi aussi j'ai déjà choisi ma mort.

Ses sœurs la regardèrent avec inquiétude.

- J'ai encore du temps, en vous en faîtes pas. Quezacoatl est le patron des devins. J'ai des flashs du futur qui me disent que j'ai encore du temps. Mais j'ai décidé que ma vie, c'est la mer qui la prendra.

- Pourquoi ? demanda Parvati.

- Parce que j'ai le sentiment que c'est elle qui m'a vraiment appris ce que c'était la vie. Qui m'a donné cette vie et m'a apprise à l'aimer. C'est un juste retour des choses, de mon point de vue.

- TEMPÊTE A L'HORIZON ! rugit Marco en courant à la barre.

- Ah, il va falloir que vous rentriez, vous allez vous faire mal et gêner les manœuvres. On se voit tout à l'heure.


Tout c'était relativement bien passé.

Plus ou moins.

Avec quelques fous rires.

Dans une ville de dégénérés, Hermione leur avait trouvé un guide : Pickman, dans le coin de Dean's Corner. La lionne avait admirablement joué le rôle du vieil homme à moitié sourd et jovial qui se plaignait des dégâts occasionnés par le tremblement de terre...

Ils avaient « vu » un homme de loin aussi, un gars assez bizarre, que Pickman, sur leur chemin leur avait présenté comme Zebulon, un parent plus ou moins proche de l'Abomination. Avec un grand A. Le gros truc presque invisible qui avait ravagé une partie lointaine du village. Le gros mystère qui avait fait que les « Enquêteurs » s'étaient déplacés (bon, certes, Neville avait voulu retrouver ce Zebulon pour l'interroger sur les étranges champignons blancs poussant sur les ruines d'une maison… Luna, simplement pour savoir s'il avait quelque chose avec le trafic illégal de peluches qui avait lieu dans la région… non, ne cherchez pas, c'est Luna).

Tout ça pour finir, par arriver en début d'après-midi dans une nouvelle zone de Dunwich.

- Pendant que vous remontez la route avec Pickman, vous voyez les gens s'agiter dans leurs fermes et tout autour, apparemment, continuant de réparer les dégâts dus au tremblement de terre qui a secoué la vallée tard dans la nuit, très tôt ce matin. Je vais vous demander de tirer les dés pour un test, mes chers enquêteurs.

- Question, on a un risque d'y laisser notre vie ? s'enquit Susan.

- Tout dépend, sourit mystérieusement leur maître du jeu. Soyez content, c'est un simple test d'écoute avec un bonus de 10%. Qui monte à 20% avec tes compétences, pour toi Luna.

- Je me demande bien, outre la conversation de quelques fermiers décrépis, ce que vous pourrez bien entendre, commenta Augusta.

Elle était une simple spectatrice du sadisme et trouvait cela hautement amusant et passionnant. Surtout que voir son petit-fils ainsi entouré et s'amusant autant, c'était un régal pour elle qui s'était longtemps inquiétée à son sujet.

- Vous lancez ces dés, ou pas ? demanda Hermione.

Les dés furent lancés par chacun des joueurs.

- Ahahahahaha ! Un cent ! merveilleux ! Y'a aucun risque que je perçoive quelque chose ! se marra Susan.

Luna prit à son tour les dés et les lança… pour tomber sur le chiffre 03.

- J'entends tout, je perçois tout, je sais tout. Merci le Kenbushoku, sourit largement la petite Serdaigle.

Harry jeta ses dès et enfonça un doigt dépité dans sa joue gonflée d'air provoquant une sorte de 'prout'.

- Soixante-douze, trop haut.

- Je vais ajouter mon nom sur la liste, vous serez moins seul, pronostiqua Neville. A ben non, finalement, vingt et un, c'est vraiment cool comme score.

- Susan, suis-moi.

Hermione l'entraîna dans le couloir et jeta par-dessus son épaule un : « interdiction de tricher ». Une fois la porte fermée, la lionne se tourna vers la rousse.

- Ce que je vais te dire peut être vrai, comme peut être faux. Nous sommes d'accord ? s'enquit Hermione. Tu as un fait un échec critique, après tout.

- On est ok, assura l'autre fille.

- Tu entends un grognement. Comme celui d'une créature gigantesque, venant d'au loin.

- O-ok ?

- Ce sera tout. Envoie-moi Luna et Neville, je te prie.

Susan ressortit et quelques instants plus tard les deux gagnants entrèrent.

- Parfait, donc, vu que vous avez fait une bonne réussite, je vais vous donner les éléments suivants de l'aventure. Sur la route, vous entendez le son de coup de feu. C'est le son d'une arme moldue que l'on utilise. C'est clair ? Un son qui fait 'Pan'.

- Je pense, confirma Neville alors que Luna se contentait de sourire.

- Retourne dans la pièce, Neville, je te prie.

Neville obtempéra.

- Bien, Luna. Tu as fait la meilleure réussite, donc voici des informations en plus pour toi. Tu n'as pas entendu qu'un coup de feu, mais quatre. De plus, le son est lointain, comme étouffé. Il vient du nord, d'une ferme plus éloignée que tu aperçois tout juste depuis là où vous êtes.

Luna continua de sourire et Hermione lui fit signe de retourner à l'intérieur, pour la suivre.

On toqua à la porte d'entrée du manoir alors que le groupe se réunissait de nouveau autour de la table, forçant Augusta à abandonner son fauteuil.

- Bien, donc, pendant que vous remontez la route… vous entendez quelque chose… pointa Hermione.

Susan hocha la tête, parfaitement dans son rôle et dans le principe.

- Oui, une sorte de ronflement, de grognement… je dirais qu'on aille pas plus loin, on croirait qu'il y a une créature gigantesque plus loin…

- T'es malade, Susan ? Parce que c'est pas du tout un grognement, mais un coup de feu, pointa Neville.

- J'ai rien entendu, donc je peux pas dire, se dégagea du problème Harry en levant les mains en souriant.

- Je suis avec Neville, on a bien eu quatre coups de feu. Ils viennent de plus loin, une ferme largement plus au nord. Je peux essayer de crier à Pickman… non, il est sourd… peut-être interroger un des fermiers pour savoir à qui appartient la ferme au loin ?

- Etant donné qu'eux aussi ont perçu le bruit, je te fais pas faire de test, puisque vous avez la même curiosité qui va dans le même sens. On te répond qu'il s'agit de la ferme de la famille Arkin. Ils constatent d'ailleurs qu'ils ne les ont pas vus depuis le tremblement de terre.

- Je vote pour qu'on aille voir ! lança joyeusement Harry.

- Je suis ! approuva Neville.

- Ah ! Les Gryffondors et leur courage à la limite de la stupidité, sourit affectueusement Susan.

- Ben quoi, je suis curieuse aussi, sourit innocemment Luna.

- Eh bien, vous vous mettez en chemin et…

Tous se figèrent en entendant Augusta crier avec colère contre quelqu'un.

- Je vais voir, annonça Neville.

Il quitta la table de jeu et courut dans le couloir, arrivant sur le palier donnant sur la porte d'entrée. Impossible de voir à qui s'adressait sa grand-mère, il n'avait pas un bon angle de vue. Se hissant sur la rampe cirée de l'escalier, il se laissa glisser jusqu'au rez-de-chaussée (il ne se l'était jamais permis avant, mais c'était trop tentant), manqua de se casser la pipe à l'atterrissage et rejoignit sa grand-mère.

- Tout va bien, Grand-Mère ?

Augusta se retourna, dévoilant ainsi son interlocuteur : Albus Dumbledore.

- Bonjour, Neville, comment vas-tu mon garçon ? sourit le vieillard avec un regard pétillant.

- Tr-très bien, monsieur le Directeur, répondit Neville avec plerplexité.

- Aurais-tu l'obligeance de demander à ton camarade Harry de préparer ses affaires, que l'on ne dérange pas plus longtemps ta brave grand-mère ?

- HORS DE QUESTION ! rugit Augusta. J'ai promis à Fushisho de ne pas le laisser s'approcher de vous et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire !

- Voyons, pourquoi cela ? Nous sommes bons amis ? Que croyez-vous que je lui fasse ? s'enquit Dumbledore.

- J'ai pas mal d'idée sur le sujet, allant de la simple pédophilie à un lavage de cerveau pour que ce pauvre garçon devienne une brebis à sacrifier sur l'autel de votre arrogance et de votre soi-disant noble cause !

- Vous préférez croire les mots d'un pirate, d'un hors-la-loi, plutôt que ceux de votre vieil ami ?

- Vous n'êtes plus un 'vieil ami' depuis que mon fils et ma bru sont à Sainte Mangouste ! Ce qui ne va certainement pas durer, puisque pas plus tard qu'avant-hier, Marco a envoyé ici l'une de ses infirmières pour me parler d'un centre qui aurait un traitement qui pourrait les aider, et j'ai envoyé tous les papiers pour le transfert !

Neville regarda sa grand-mère avec des yeux ronds, pas au courant.

- Vous n'avez rien fait, outre mettre ma famille dans le viseur des baguettes des Mangemorts ! A côté, non seulement les pirates nous promettent une vengeance sur les responsables de l'état de ceux que nous aimons, je rajoute qu'ils cherchent un moyen de les sortir de leur coquille et enfin, ils sont en partie responsable des progrès en estime de soi qu'a fait Neville ! Sachez-le, donc, Albus ! Vous êtes persona non grata ici ! Au revoir !

Augusta se détourna et d'un coup de baguette magique referma la porte d'entrée.

- Wouhawe… commenta Neville. Juste… wouhawe… je t'ai déjà dit à quel point tu es effrayante quand tu t'y mets, Grand-Mère ?

- J'ai une réputation à tenir, se contenta de sourire la vieille femme. Retournons à ton aventure à Dunwich.


- MARCO !

Marco se détourna de sa séance d'étude avec les jumelles pour voir un Ace tout rouge entrer dans la salle de réunion, son portable en main.

- Outre cette affaire avec les Vinsmoke et Big Mum, tu as une raison particulière de crier ainsi, yoi ? s'enquit patiemment le Phénix.

- Garp.

Les jumelles échangèrent un regard interrogateur. C'était connu que depuis Marine Ford, Luffy et Sabo Haïssaient (oui, avec un grand H) leur grand-père. Mais là, ce n'était pas de la simple haine. Ace semblait bien parti pour commettre un meurtre.

- Qu'est-ce que ce barge a encore fait ? Habituellement, tu t'adresses à Ray-san pour son cas, yoi.

- Écoute ce message vocal et tu comprendras.

Marco reçut le téléphone portable et le porta à son oreille.

- C'est quoi cet objet ? s'enquit Padma.

- A mobile, comme on dit en anglais. Tu peux envoyer des messages plus vite qu'avec une chouette, mais aussi parler de vive voix à une personne. Les plus récents permettent même de les voir en même temps que tu leur parles, même si vous êtes super loin, expliqua Ace avec une voix cassante.

Les yeux de Marco prenaient une lueur meurtrière et son visage une expression de furie et de dégoût. Il retira le portable de son oreille et le regarda comme une abomination de la nature.

- C'est une blague… souffla Marco.

- Oh non. J'en ai effacé déjà trente comme ça ! Et c'est le plus soft ! Garp a trouvé le moyen de m'inscrire je ne sais comment sur un site de rencontre ! Pire ! Sur un site pour octogénaire !

Les jumelles se regardèrent, s'interrogeant mutuellement sur ce qu'il se passait. Marco venait de se lever, la poigne tremblante, essayant à grande peine de ne pas réduire en charpie le téléphone dans sa main.

- Je vais demander à Thatch de prendre la relève avec vous, demoiselles… j'ai… quelque chose à régler… siffla Marco.

Comme quoi, quand il était en colère, Marco était un homme effrayant.

Il quitta le réfectoire, prenant Ace par le bras et disparut dans le couloir.

- Tu as compris quelque chose ? demanda Parvati à sa jumelle.

- Strictement rien, Pav', soupira la serdaigle.

Elles retournèrent à leurs devoirs et quelques minutes plus tard, Thatch débarqua avec son inimitable pompadour, de la paperasse sous le bras.

- Salut les filles ! Marco m'a dit que vous avez besoin de quelqu'un pour vous aider dans vos devoirs en cas de besoin ?

- Surtout quelqu'un à qui on puisse poser des questions si on ne comprend pas quelque chose, précisa Parvati.

- Je vois.

Thatch s'installa à la table devant les filles et leur offrit un grand sourire.

- J'ai deux trois trucs à faire, mais si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas, ok ?

Padma lui sourit et retourna à son exercice. Parvati allait en faire de même avant de se décider de faire de la pêche aux infos.

- Dîtes… c'est quoi un site de rencontre ?

Thatch leva le nez de son premier rapport, les sourcils levés.

- Tu préfères la version longue, dans laquelle je vais devoir expliquer ce qu'est un ordinateur, internet et un site web avant de te donner la réponse ou la version courte ?

- Courte ?

- Un site de rencontre est un espace où des gens laissent des annonces dans l'espoir de rencontrer quelqu'un qui leur corresponde, grâce à des profils. Les plus courants sont pour trouver le Grand Amour. D'autres, c'est surtout pour ce qu'on appelle des aventures sans lendemain, pour ne pas être vulgaire.

Padma releva le nez de son devoir et regarda, à l'instar de sa jumelle, Thatch avec des yeux ronds. Les deux indiennes se regardèrent ensuite, comme pour se confirmer qu'elles avaient mutuellement bien entendu.

- Qui est concerné ? demanda Thatch avec innocence.

- Ace. Son grand-père l'aurait apparemment mis dans ce genre de chose sans qu'il ne le sache. Marco-san était plus qu'énervé.

Thatch passa sa langue sur ses lèvres avec un petit rire machiavélique. Les jumelles avaient un mauvais pressentiment.

- C'est quoi votre dessert préféré, les filles ?

- Pourquoi ? s'enquit avec hésitation Padma.

- Avec les infos que vous venez de me donner, j'ai une occasion en or massif serti de rubis pour m'assurer une réactualisation prochaine du mur de la honte, avec Ace dessus ! Je lui rappellerai cet instant jusqu'à la fin de ses jours ! Merci Garp ! J'attendais une occasion comme celle-ci !

Oups ?

Ace n'allait certainement pas apprécier.


* Alors je ne suis pas une pro, mais en demandant de l'aide à Google Trad, il m'a donné ce mot pour l'idée du 'Pour toujours ' et 'toujours' en hindi. Si il y en a parmi vous qui parle la langue et si jamais c'est incorrect, faîtes-le moi savoir ! Merci d'avance.