Salut à tous ! Je suis désolée d'avoir tardé autant pour cette update, et la suivante tardera tout autant. J'ai surmonté temporairement ma page blanche en mettant un peu plus à jour sur le manga, mais je suis pas allée bien loin, donc, les prochaines updates et leur contenu... langue au chat.
M'enfin, j'espère que vous apprécierez ce chapitre, je vous remercie de votre patience et je vous dis à bientôt j'espère.
*va se noyer*
Mention spécial au sauveur de fic : Roronoa Zoro
La petite histoire finie, McGonagall reprit la distribution des emplois du temps, prenant plus de temps avec les nouveaux sixième année.
La Magie Naturelle avait fait des miracles et permis de gagner beaucoup de points à ceux qui auraient eu des difficultés dans le cas contraire. Neville, par exemple, avec décroché un E en Métamorphose, chose pour laquelle il se fit chaudement féliciter par leur Directrice de Maison, le laissant rouge d'embarras mais aussi de fierté.
En fait, devant Sabo commençait à se former une sacrée queue d'élèves ayant réussi grâce à ses cours et qui voulait absolument le remercier, sous le regard très intéressé de Slughorn et pour le moins agacé de Dumbledore. Après tout, à l'époque où il était enseignant, il y avait eu le meilleur taux de réussite en métamorphose, mais ce n'était pas pour autant que les élèves s'étaient pressés pour le remercier.
Luffy surprit tout le monde en ayant décrocher la note maximale en Histoire, passant même devant Hermione.
Pourquoi ? Parce qu'il adorait les histoires de Robin !
Mais bientôt, il fut l'heure d'aller en cours. Et ça commençait avec Rogue en défense.
- Je peux avoir un mauvais pressentiment ? marmonna Harry alors qu'ils se levaient de table.
- C'est ma réplique, lui pointa Neville.
- Vous en faîtes pas, les garçons, ça va bien se passer, tenta de les rassurer Hermione en hissant son volumineux sac de cours sur son épaule.
Sentant le regard noir de Sabo dans son cou, Luffy fit preuve de galanterie et lui prit son sac, s'attirant un regard surpris de la préfète.
- Sabo, cherche pas, lui dit Luffy.
Parvati ricana en marchant entre les deux bruns du groupe.
- On est des membres de l'AD, on ne peut que s'en sortir, surtout avec ce qu'on a fait au Ministère, pointa l'indienne.
- Je le sens mal quand même, avoua le garçon lunaire.
- Neville, si tu ne veux pas que je te lise du Lovecraft avant que tu ailles te coucher, tu vas arrêter d'être aussi peu assuré et sortir de ta coquille ! menaça gentiment la préfète en lui tirant une joue.
- C'est vrai qu'avec Rogue comme prof, on peut avoir des doutes sur le déroulement du cours, admet-le Hermione, insista le Survivant.
- Tu laisses ton opinion personnelle obscurcir ton jugement, Potter. (ah non, c'est pas un jugement, c'est un fait ! 6 ans de cours et pas un cours qui se passe bien avec la chauve-souris…)
La salle de classe était sombre, avec des photos glauques montrant les résultats de diverses rencontres avec les forces du mal. De quoi les mettre dans l'ambiance.
Le quatuor s'installa dans la rangée de gauche, loin des Serpentard dont ils étaient séparés par les Serdaigle et les Poufsouffle. Padma vint d'ailleurs rejoindre sa jumelle, accompagnée de Susan Bones, montant le groupe à six personnes. Luffy, lui, regardait des photos en disant « ça j'connais… ça aussi… ça aussi… ouch, lui il a rencontré un pote à Izou… qu'est-ce que c'est que ce truc ? »
Neville lui donna un coup dans les côtes pour attirer son attention quand Rogue referma la porte pour aller à son bureau, engueulant Hermione au passage qui avait déjà sorti son livre.
- J'ai certaines choses à vous dire qui exige une pleine et entière attention, annonça Rogue.
Il y avait un tel silence dans la salle qu'il n'avait pas besoin d'élever la voix pour se faire entendre ou maintenir l'ordre. Le pirate laissa tomber sa tête sur sa table, une petite moue aux lèvres sous l'air amusé de ses amis.
- Je crois que, jusqu'à présent, vous avez eu cinq professeurs différents. Bien entendu, chacun étant plus ou moins bon, avec ses propres objectifs, méthodes et sujets de prédilection. Étant donné la confusion qu'il en résulte, je suis moi-même étonné que beaucoup d'entre vous soient parvenus à décrocher une BUSE dans cette matière, même si la queue pour remercier le professeur Silver ce matin explique une bonne moitié des notes de la classe. Je serai encore plus surpris si vous parveniez tous à travailler suffisamment pour suivre le programme d'ASPIC qui sera beaucoup plus avancé, que ce soit ici ou en Magie Naturelle.
Rogue quitta son bureau et entreprit de faire le tour de la salle, parlant maintenant d'une voix plus basse. La majorité des élèves durent tendre le cou pour ne pas le perdre de vue.
- Les forces du Mal, poursuivit l'homme, sont nombreuses, diverses, toujours changeantes et éternelles. Elles se cachent là où on ne les attend jamais.
Le regard de Rogue tomba sur Luffy volontairement.
- Garp m'a déjà sorti des discours de ce genre, gaspillez pas vot' salive, sensei, marmonna Mugiwara avec une moue amusée. Ouep, je suis un pirate. Ouep, techniquement parlant, je suis un méchant, donc, dans la catégorie force du mal. Autre chose ? Pour moi, magie noire, magie blanche, c'est des conneries.
Harry détourna la tête vers le mur pour ne pas montrer à leur enseignant qu'il avait une furieuse envie de se marrer. C'était tellement… Luffy.
- Dix points en moins pour vous, monsieur Monkey. Cessez d'être aussi impertinent.
Le pirate haussa des épaules, pas du tout désolé, ne prenant pas la peine d'écouter la comparaison à l'hydre que Rogue faisait des forces du mal. Pour Harry, il y avait autre chose qui l'embêtait. C'était une chose de reconnaître les forces du Mal comme un ennemi dangereux, une autre d'en parler comme le faisait Rogue de ce ton caressant, amoureux.
- T'avais le même discours l'an dernier avec l'AD, souffla Parvati entre ses dents.
Potter se raidit et lui jeta un regard vexé.
EH Oh ! Les comparaisons avec Rogue étaient des coups très bas !
- Vos défenses, continua le directeur de Serpentard d'une voix un peu plus sonore, doivent être par conséquent aussi flexibles et inventives que les forces qu'il vous faut vaincre. Ces images (il en montra quelques-unes en passant devant) donnent une assez bonne idée de ce qui arrive lorsqu'on subit un sortilège Doloris, par exemple (il désigna d'un geste une sorcière qui hurlait de douleur), ou le baiser d'un Détraqueur (un sorcier recroquevillé, le regard vide, effondré contre un mur) ou l'agression d'un Inferius (une masse sanglante gisant au sol).
- Est-ce qu'on a vu un Inferius, récemment ? demanda Lavande Brown d'une petite voix aiguë. On est sûr qu'il s'en sert ?
- J'en ai vu à Thriller Bark. Robin dit que j'ai lancé la mode des plantations de zombies ! pouffa Luffy.
- Luffy, ce n'étaient pas Inferius, rectifia Hermione d'une voix fatiguée, au courant de l'histoire.
- Ah bon ?
L'air innocent du garçon faillit avoir raison de la résolution d'Harry de ne surtout pas rire.
Rogue leur retira encore une fois dix points.
- Le Seigneur des Ténèbres a eu recours à des Inferi dans le passé, rabroua néanmoins l'homme sombre à l'adresse de Lavande. Vous seriez donc bien inspirés de supposer qu'il peut à nouveau en faire usage. A présent…
Rogue retourna à son bureau pour s'appuyer dessus de ses deux mains, un sourire moqueur aux lèvres.
- … j'imagine que vous êtes des complets novices en matière de sortilèges informulés. Quel est l'avantage d'un sortilège informulé ?
La main d'Hermione jaillit aussitôt. Rogue prit son temps en regardant tous les autres, pour être sûr qu'il n'avait pas le choix.
- Très bien… Miss Granger ?
- Votre adversaire ne sait pas quel genre de magie vous allez utiliser, répondit Hermione, ce qui vous donne une fraction de seconde d'avance sur lui.
- Une réponse copiée presque mot pour mot dans Le Livre des sorts et enchantements, niveau 6, remarqua Rogue d'un air dédaigneux. Mais correcte dans le fond. D'autres volontaires ?
Harry regarda Luffy par-dessus son épaule avant de lever la main, pour prouver une fois pour toutes ce qu'il valait à Rogue. La Défense Contre les Forces du Mal était SA matière. Il ne se laisserait pas ridiculiser. Aussi, il leva la main.
Rogue le regarda un instant avec surprise, puis eut un rictus moqueur.
Harry connaissait le regard rayon X et se concentra sur une idée fixe au hasard : le bureau du professeur. Le rictus de Rogue devint inidentifiable quand il ne parvint pas à franchir la barrière du jeune homme et lui donna enfin la parole :
- La célébrité vous a épargné quelques neurones, monsieur Potter ? Voyez-vous ça. Dîtes-nous tout.
Entrer ici rire des Serpentard.
- Les sortilèges informulés ont certes l'avantage de permettre de prendre le dessus sur quelqu'un en lui ne lui laissant pas entendre la magie que l'on va utiliser…
- C'est ce que vient de dire Miss Granger, nous n'avons pas besoin d'un perroquet.
- …Cependant, là où ils ont le plus d'utilité, c'est dans les attaques furtives. Mettre son adversaire à terre avant qu'il nous voie, sans se faire repérer. Plus de chance de gagner un conflit en limitant les risques. Très utile dans les guerrilla ou en situation d'infiltration.
Hermione se frappa le front, se reprochant de ne pas y avoir songé.
Rogue resta un instant silencieux puis laissa tomber la sentence.
- Dix points en moins pour avoir soufflé à votre camarade, monsieur Monkey.
- NANI ! s'indigna Luffy.
Il se leva d'un bond et commença à injurier comme ce n'était pas permis le prof, malgré les tentatives infructueuses de ses camarades pour le calmer.
- Vous aurez un mois de détention et si vous ne changez pas de ton, je vais vous demander de quitter la pièce, gronda le professeur.
Luffy ramassa son sac et s'en alla en mettant son chapeau sur son crâne. Il tira la langue à Rogue dans l'embrasure de la porte et la claqua en la fermant. Hermione s'administra un autre facepalm justifiable et justifié, avant de passer aux travaux pratiques : les sorts de protection informulés.
- C'était le pire premier cours de l'année, maugréa Neville alors qu'Hermione l'escortait à l'infirmerie vu que le jeune homme cachait son visage avec son sac.
Rogue avait soi-disant refusé de traiter les pustules qui recouvraient le visage de Neville, parce que Malefoy avait trouvé ça drôle de ne pas attaquer son partenaire, mais le garçon lunaire qui s'en sortait pourtant très bien dans sa défense. Ne s'étant pas attendu à une attaque dans le dos, Neville avait juste perdu des points en plus pour ne « pas avoir compris le sens de l'exercice » et Rogue n'avait rien fait contre le sort parce qu'il « ne voyait aucune différence ». En bref, rien de bien nouveau.
Ils arrivèrent à l'infirmerie et virent avec effroi que le seul médecin de présent était Trafalgar Law.
Le jeune homme les regarda en silence depuis le bureau d'où il lisait le journal.
Les deux Gryffondors s'arrêtèrent. Enfin, Hermione s'arrêta et Neville suivit le mouvement.
Law les regarda, impassible.
Hermione déglutit légèrement.
Ouais, bon, elle avait côtoyé déjà quelques pirates, mais aucun (outre la sœur des jumelles) n'avait l'air aussi froid que ce gars. Et aucun ne se baladait avec un surnom disant littéralement le « Chirurgien de la Mort ».
Le pirate arborait en plus un petit sourire à la fois suffisant et moqueur, les regardant presque d'un air supérieur.
Le silence s'éternisa entre eux.
Neville n'osait pas parler sous la tension dans l'air et la poigne tremblante de sa camarade sur ses bras ne lui disait rien qui vaille.
- Je ne mange pas les gosses et je n'attaque pas les civils, finit par dire Law avec un sourire à peine plus grand. Je suis médecin, donc, si y'a besoin de soin, je vous conseille de parler.
Hermione sursauta et rougit.
Law referma le journal et se leva pour s'asseoir sur le devant du bureau, ses mains bien étalées sur l'angle pour mettre en valeur ses tatouages sans perdre son petit sourire.
- Euuuh… Ne-Neville a eu un problème en défense et…. Et le professeur Rogue n'a pas voulu l'aider… j'ai… j'ai essayé, mais aucun de mes sorts de soins ne semble efficace.
- So ka. Je peux voir ? Il va falloir si je veux soigner ça.
Neville baissa son sac, dévoilant les pustules mauves qui grossissaient de minute en minute et lui déformaient le visage.
Law leva un sourcil et prit le visage de Neville dans sa main.
- OUCH !
- Comme neuf.
Neville tâta son visage et constata en effet qu'il n'avait plus la moindre pustule. Cela avait été réglé en une seconde, tout juste. C'est comme si le garçon n'avait jamais rien eu.
Et Hermione se frappa le front.
- J'aurai dû songer à ça. La magie naturelle pour les soins.
- Nan, répondit Law.
Les deux Gryffondors regardèrent le médecin qui était retourné derrière son bureau.
- A moins de connaître l'anatomie et le fonctionnement de chaque cellule du corps, l'usage de la Magie Naturelle n'est pas recommandable pour les soins. Vous verrez avec le Révolutionnaire, c'est son boulot de vous apprendre ça, pas le mien.
Et l'homme se laissa de nouveau tomber sur son fauteuil pour reprendre son journal.
- Pourquoi vous êtes venu ici ? Vous n'avez pas l'air d'être le genre de personne à aimer travailler avec des enfants, s'enquit Hermione.
- Entre deux maux, il faut choisir le moindre. Pour ma santé mentale, je préfère rester ici, dans une école, jusqu'aux vacances de Noël, plutôt que sur le Polar Tang qui a supporté ces barges qui servent d'équipage à Mugiwara-ya. Et par Davy Jones, Roronoa, qu'est-ce que tu fabriques ici ?!
Les deux Gryffondors se retournèrent pour voir… Zoro débarquer dans l'infirmerie.
Qui resta en mode bug en voyant Law.
- T'es pas censé être avec Luffy à Poudlard, toi ? lui demanda le vert, perplexe.
- L'endroit a l'air de ressembler à un sous-marin peut-être, Roronoa-ya ? persifla le Shi no Gekai en se levant. Je vous conseille vivement de déguerpir, tous les deux.
Hermione et Neville reculèrent rapidement, et bientôt, un étrange dôme d'énergie s'éleva dans l'infirmerie, les frôlant.
Law tira son nodachi de nulle part.
- Je vais te renvoyer à Bepo en petits morceaux, Roronoa-ya…
Les deux jeunes ne préférèrent pas en savoir plus et prirent la fuite.
Sabo les regarda avec surprise débarquer en courant alors qu'il allait commencer son cours.
- Ah vous avez déjà fini ? s'étonna-t-il, informé de la mésaventure de Neville.
- Zoro a débarqué on ne sait comment et le Docteur Trafalgar s'est énervé ! paniqua Neville.
Une explosion lointaine s'éleva, faisant soupirer le Révolutionnaire. Il produisit son patronus et bientôt, l'aigle fila vers le château.
- Le message, c'est pour avertir Robin au cas où elle ne le sait pas encore. C'est la seule personne assez forte pour les empêcher de se battre sans détruire la moitié du château. On m'a dit que Luffy s'est fait virer de cours ?
- Typique de Rogue, grommela Padma en croisant ses bras sur sa poitrine.
Sabo soupira, blasé, et fit signe aux deux retardataires de se mettre avec les autres.
- Tout d'abord, je veux vous féliciter pour les superbes notes que vous avez eues. Je suis assez fier en sachant que c'était ma première année d'enseignement et que les résultats ont été exceptionnels. Je sais que Marco avait fait un très bon travail auparavant, donc, je ne suis qu'à moitié surpris des résultats. Cette année, néanmoins, on va changer de méthode. Auparavant, on se basait un minimum sur les sorts. A partir d'aujourd'hui, vous allez faire parler votre imagination. Et d'une seule et unique façon. Je vous apprends pas qu'on est en temps de guerre, n'est-ce pas ?
Le petit groupe hocha la tête.
- Eh bien je vais vous entraîner à la survie. Ah ! Tashigi-san ! Merci d'être venue !
La jeune femme venait en effet d'arriver, l'air assez énervée, jetant des regards noirs par-dessus son épaule en direction du château, maudissant copieusement quelqu'un en japonais. Vu que le nom de Zoro fut mentionné, on pouvait supposer qu'elle avait essayé de mettre la main sur le marimo au sens de l'orientation de moule avariée. (c'est méchant pour les moules, ça !)
- Bonjour tout le monde, grommela-t-elle en s'arrêtant au niveau de Sabo.
- Afin de s'assurer que je ne tuerai personne, Tashigi-taisa se prêtera à l'exercice. Le but du jeu est de la mettre à terre avant qu'elle ne vous touche. De mon côté, je vous surveillerai.
- C'est pour ça qu'on ne s'échauffe pas aujourd'hui ? comprit Harry.
- Vous allez bien assez courir en essayant de m'échapper, lui pointa justement Tashigi.
- Faîtes preuve de fair-play. Si les binoclards perdent leurs lunettes, rendez-leur, sourit moqueusement Sabo.
- EH OH ! s'indignèrent Harry et Tashigi.
Mais déjà, Sabo frappait dans ses mains.
- On leur laisse de l'avance ou vous commencez déjà la poursuite ? s'enquit le blond à l'adresse de la marine.
La femme remonta sa manche pour regarder sa montre.
- Deux minutes d'avance.
- C'est parti ! Deux minutes pour songer à votre défense et vous éloigner. Restez en lisière de la forêt, je veux pas me faire taper sur les doigts.
Les jeunes n'attendirent pas plus pour filer vers les premiers arbres, discutant entre eux pour savoir comment s'organiser.
Tashigi devait l'admettre.
Les criminels avaient fait du très bon travail avec ces enfants.
Ils savaient parfaitement se tirer des situations menaçantes en usant de leur magie et de leur imagination. Le jeune Neville, particulièrement, l'avait surprise en l'attirant dans un piège entre deux arbres, où des lianes lui étaient tombées dessus pour l'entortiller et la soulever dans les branches. Ça avait été très bien joué.
Les jumelles avaient une fâcheuse tendance à lui lâcher des oiseaux colorés à la figure quand elle ne la piégeait pas dans des vents contraires.
Quant à la jeune Hermione, elle avait un talent pour les mirages mais assez de sympathie pour elle pour s'assurer que ses créations ne blessent pas la marine par accident, faisant disparaître l'illusion si Tashigi fonçait dans un arbre par exemple. Pas que ça aurait changé des fois où elle l'avait fait dans sa vie parce qu'elle ne mettait pas ses lunettes.
A la fin du temps imparti, Tashigi remarqua enfin quelque chose :
Elle n'avait pas croisé le jeune Potter.
Et comme s'il avait entendu ses pensées, il se laissa tomber du haut d'un arbre en amortissant sa chute avec sa magie.
- Personne ne regarde en haut à moins de savoir nécessairement que quelque chose s'y cache, sourit d'un air embarrassé le jeune homme.
Et lui, il connaissait des bases de Haki pour se cacher dans les voix environnantes...
Luffy jeta un regard perplexe à son frère quand celui-ci arriva avec Vivi pour le repas de midi mais le blond lui dit clairement plus tard avec les yeux. Le jeune étudiant regarda son amie étrangement pâle se mordre une lève en s'installant à table.
Qu'est-ce qu'il se passait ?
Surtout que le blond était occupé avec son téléphone, les dents serrés, étrangement sérieux.
Est-ce que ça avait à voir avec la Révolution ?
- Il s'est passé quelque chose pendant que vous aviez classe avec lui ? demanda Luffy au reste de la bande.
Le groupe qui revenait de Magie Naturelle se regarda avec perplexité et secoua la tête.
- Il a reçu un appel en fin d'heure, informa Neville. C'est peut-être pour ça qu'il a l'air bizarre.
C'est là que Smoker arriva, l'air absolument au bout de sa vie, plusieurs journaux sous le bras.
- Tu as un cul effroyable que la Rêverie soit pour très bientôt, parce qu'on aura un amiral juste pour surveiller tes fesses, Mugiwara, grommela le marine en s'arrêtant à proximité de Luffy.
Personne ne remarqua le regard que Vivi jeta à Sabo à la mention de la Rêverie.
- Qu'est-ce que tu as encore fait ?! gronda Nami en plissant les yeux à l'adresse de son capitaine.
- Rien que je sache… j'ai fait quelque chose ? demanda le pirate en penchant la tête sur le côté, la bouche tordue pour réfléchir.
Pour toute réponse, Smoker jeta un journal à côté de l'assiette de la rousse (il savait bien assez que pour ce genre de chose, il valait mieux laisser ça à Nami) et reprit sa route pour en jeter un autre à Sabo et Law, laissant le dernier à côté de l'assiette de Tashigi.
Perplexes, les criminels déplièrent le papier. Tous les Gryffondor se réunirent autour de Nami pour voir de quoi ça parlait (si le marine le déposait en personne, c'est que ça devait être important). La réaction de la navigatrice en laissa plus d'un ahuri. Sans compter le cri de Chopper à la table des professeurs et l'air plus ou moins abasourdi des autres lecteurs (Robin lisant par-dessus l'épaule de Sabo).
Nami venait tout simplement de tomber du banc en lisant la Une.
- Y'avait la presse ? glapit la jeune femme.
Vivi (tout aussi choquée que son amie) s'empara du journal avant même que Luffy ou quiconque d'autre ne puisse le voir pour le parcourir, regardant d'abord le titre puis le rédacteur de l'article.
- Big News Morgans devait être parmi les invités. Gros nom de la Pègre, tout à fait normal qu'il ait pu être présent, sans compter ses liens avec la Germa 66, lui dit Sabo qui venait de les rejoindre avec un immense sourire.
Et sans la moindre explication, il emprisonna son frère dans un câlin avec un sourire et une bonne humeur si intense qu'il en jetait des cœurs partout. Luffy, choqué, essaya en vain de s'échapper de l'étreinte fraternelle. Quand Dumbledore demanda le calme, le vieux directeur n'eut droit qu'à un doigt d'honneur et c'était avant qu'Ace ne contacte son petit-frère sur son téléphone. Ayant pitié de son ami, même s'il avait envie de rire, Harry prit le téléphone dans la poche du pirate et le décrocha pour le mettre à l'oreille de son propriétaire. Hiken n'eut même pas le temps d'en placer une que le plus jeune lui hurla de l'aider.
« T'aider pour quoi ? » demanda Ace avec une voix hilare.
- SABO EST DEVENU FOU ! IL VEUT PAS ME LAISSER TRANQUILLE ET JE SAIS PAS POURQUOI ! J'AI BESOIN D'UN PIED DE BICHE !
Cela fit rire l'aîné alors que Luffy essayait tant bien que mal de se dégager de la prise du blond qui n'avait pas l'intention de le laisser s'éloigner comme ça, ni de perdre son sourire stupide.
- Il se passe quoi ? demanda Parvati totalement perdue.
Nami se releva et prit le journal des mains de Vivi avec un air sérieux. Sans laisser voir la Une a quiconque, elle fouilla dedans pour prendre le paquet de prime qu'elle confia à Vivi. La bleue hocha la tête en comprenant la demande, laissant la rousse refermer le journal et le brandir à bout de bras devant Luffy. Elle le tapota un instant du doigt et un sort de traduction fut appliqué, permettant à tout le monde de voir de quoi il était question.
Deux choses sautèrent aux yeux de tout le monde.
Monkey D. Luffy.
Empereur.
- Mais je veux pas être un Yonkou!
Le rire d'Ace au téléphone était clairement audible à tous.
- C'est possible ? Luffy devenir… c'est… non, c'est pas possible… essaya de raisonner Neville en fixant l'article.
- Rien ne vaut un expert pour ça... Ace ! j'te passe sur haut-parleur pour expliquer les conditions pour devenir Yonkou ! ricana Sabo. Si tu nous choppes un des anciens, ça serait encore mieux !
Sabo mit le téléphone sur haut-parleur pour entendre Ace dire qu'il allait refiler la mission à Marco parce qu'il voulait se coller une cuite de tous les diables. C'est comme ça que l'ancien professeur se retrouva en ligne à faire une explication à toute la table de Gryffondor qui essayait de lire le journal en se marchant les uns sur les autres.
« Bon, les jeunes ! Pour être un Yonkou, il y a trois conditions. La première, c'est avoir un équipage ou un nombre d'alliés suffisant pour réunir mille personnes ou plus, yoi. » commença Marco avec une bonne humeur évidente.
- Tu les as ? demanda Colin avec de grands yeux à l'adresse de Luffy.
- On les a dans les alliés, confirma Nami qui essayait de garder son sérieux devant la tête horrifiée de Luffy.
« Condition numéro deux, les journaux et la Marine doivent considérer le pirate en question comme suffisamment dangereux pour devenir un Yonkou. Le Times est un gros journal, mais il n'est pas le seul à dire que Luffy a le potentiel d'un Yonkou, yoi. Pour la Marine, je ne suis pas dans la tête d'Akainu pour répondre. »
Luffy commença doucement à taper sa tête contre la table.
Hermione avait peur de ce que pouvait être la dernière condition. Très peur. Surtout en voyant la pâleur de Nami et Vivi. Elle jeta un œil à la table des professeurs pour voir que Robin et Chopper étaient en train de les rejoindre et que Law avait l'air d'essayer de comprendre ce qu'il lisait. Smoker était juste extrêmement fatigué, alors que Tashigi était en état de choc.
« Quant à la dernière, c'est obtenir une prime de plus d'un milliard de Berry, yoi. »
Le jeune sorcier releva la tête pour protester dans le téléphone désormais à côté de son assiette :
- Le plus proche, c'est Sabo ! Il en est à six cent millions ! Je suis toujours à cinq cent cinquante millions ! Alors, Yonkou, je pense pas !
Le rire d'Ace parvint d'un peu plus loin du côté du téléphone.
« Ton aîné a fait grimper la sienne à huit cent millions, yoi. » explicita le Phénix.
- Tricheur ! s'indigna Sabo.
« On est un D. ou on en est pas un ! » nargua Ace de l'autre côté.
- Il n'empêche que j'ai pas le bon montant !
« Oooh, vraiment ? » se moqua clairement Marco.
Nami hocha la tête pour Vivi qui brandit la prime de Luffy. Le petit Mugiwara cligna des yeux et eut un hurlement de désespoir.
- Ils ont baissé ma prime ! protesta le pirate.
- On va compter les zéros ensemble, petit-frère. Allez !
Sabo prit un doigt de Luffy et l'appliqua sur chaque zéro de la prime souriante de l'adolescent. Si le montant n'était pas aussi étourdissant, Harry serait en train de s'étouffer de rire.
- Un zéro, deux zéros, trois zéros. On a mille. Quatre zéros. Cinq Zéros. Six zéros. On est au million, fit patiemment Sabo qui luttait contre sa propre hilarité.
Les autres durent en avoir marre d'attendre (hormis McGonagall qui avait rejoint la table de sa maison et essayer de cacher son amusement devant la scène) parce qu'ils demandaient des explications à la marine. Dumbledore se laissa tomber d'un air effaré dans son siège en entendant les dernières nouvelles.
- Sept zéros, huit zéros et un cinq. Pour l'instant, on en est à cinq cent millions. Oh, le chiffre un serait-il devant tout ça ? Haaan ! Mon petit-frère a un milliard cinq cent millions pour sa tête ! Ohalalala ! C'est Ji-chan qui doit être content !
Luffy était catatonique, ses yeux comiquement hors de ses orbites.
- C'est dix millions, deux cent soixante milles livres sterling, convertit Nami avec aisance. Soit un million, quatre cent quinze mille, cent soixante-douze gallions. Je vous épargne les mornilles et les noises.
Le silence lourd qui suivit la conversion était empli d'une réalisation.
Après le Tournois, ceux qui ne le savaient pas avait bien saisi que plusieurs d'entre eux étaient des pirates. Mais jamais on aurait cru que le maigrichon et si frêle Luffy puisse être aussi dangereux.
- Comment ta prime a fait pour monter autant ? demanda Robin en brisant le silence.
- Vous ne savez pas ? s'étonna Ginny.
Après tout, Robin était une des camarades du pirate.
- Non, seuls Chopper et Nami étaient avec Luffy, outre Brook, Jinbe-san et Sanji-kun.
Nami reprit les primes et fouilla dedans pour en tirer deux. La première montrait un individu au visage étrangement carré répondant au nom de Cracker avec un montant de huit cent soixante millions. La seconde qui rejoignit la première était celle d'un homme étrangement normal, si ce n'est pour son regard dur et la cicatrice sur sa joue descendant vers sa bouche masquée par une épaisse échappe. Le montant de la prime disait tout autre chose par contre. Un milliard, cinquante-sept millions.
- Cracker et Katakuri. Ce sont les deux seuls dont j'ai le nom et qui avaient l'air important, annonça Nami. Luffy les a vaincus.
Cela tira un sifflement appréciateur de Hiken.
- Katakuri était plus fatiguant et intéressant que Cracker. Il faisait chier avec ces gâteaux ce gars… grommela Luffy en posant son menton sur le bord de la table, toujours enlacé par Sabo qui jetait encore et toujours des cœurs partout.
- Cavendish-san ne va pas beaucoup aimer ! pouffa Robin.
C'était surréel.
- Je sais que je ne devrais décemment par le faire, monsieur Monkey, mais je vous félicite pour vos exploits. Quant à vous, messieurs Silver, Portgas et Fushisho, essayez de ne pas vous faire tuer, fit Minerva en essayant de conserver un visage impassible.
« J'ai une vengeance à accomplir qui nécessite que je reste en vie. Et on a déjà failli perdre l'allumette une fois, yoi. C'est une fois de trop. Sabo, concernant ta demande, laisse-nous deux semaines et on sera bon. »
- Merci Marco, c'est un souci en moins. Je vais négocier de mon côté pour gagner ces deux semaines.
Marco raccrocha mais Sabo avait perdu sa bonne humeur.
- Nii-chan !
Le révolutionnaire cessa de retourner vers la table des professeurs pour regarder son frangin qui venait de l'appeler. Avec un soupir, le blond revint vers lui et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Luffy ouvrit des yeux ronds d'incrédulité et se tourna vers son frère.
- Je ne serai pas seul. Et promis, si les choses tournent mal, je pousserai ton vieux dans les emmerdes pour me sortir de là. T'en fais pas ! je saluerai mon demi-frère pour nous trois !
Et Sabo alla se rasseoir.
- Il a un demi-frère ? s'étonna Vivi. Je veux dire, en dehors d'Ace-san et toi ?
- Hum. Suite à sa première fugue, ses parents avaient adopté un garçon qui serait plus prometteur que lui. Nii-chan l'a rencontré quand il s'est fait récupérer, avant de faire une grosse crise de magie accidentelle et de fuguer de nouveau. Quelques jours plus tard, il recevait sa cicatrice au visage et Ace manquait d'exploser de l'intérieur à cause de la magie naturelle, soupira Luffy. Techniquement parlant, vu qu'on a vécu à Goa, ce type, ce Stelly, devrait être notre souverain.
- Je vais à la Rêverie durant les vacances, informa Vivi.
- Tu as le droit d'y aller ? s'étonna Hermione.
Vivi lui jeta un regard entendu et la préfète se frappa le front en grommelant « bien évidemment ».
- Enfin. Bravo au futur Yonkou ! sourit joyeusement la bleue.
Luffy laissa tomber sa tête contre la table, n'ayant même pas la force de manger pour le coup.
