Summary: Le retour de Kyô aux yeux de démon auprès de sa blonde...
Pairing: KyoxYuya bien sûr !
Disclaimer: Samurai Deeper Kyo ne m'appartient pas, on le sait tous.
Warning : Attention cette histoire contient un autre lemon, si vous avez moins de dix-huit ans ou que vous n'aimez pas trop ça, veuillez vous éloigner de votre ordinateur qui dans le cas contraire, s'autodétruira d'ici cinq secondes hihihi.
.
.
.
.
.
SAMURAI DEEPER KYO
.
.
Trois Ans Plus Tard
.
.
Chapitre 2 :
L'intensité de leur amour
.
.
.
.
.
- Kyooo ! Cria Yuya en courant à l'arrière de leur maison.
Le dernier veritable Mibu leva les yeux en l'air en buvant une bouteille de saké, assis sur leur futon.
Yuya déboula dans leur chambre, haletante et furieuse.
- Tu as vidé toutes les réserves de saké ! S'écria-t-elle en se précipitant sur lui.
Elle lui arracha la bouteille des mains et jeta un oeil dedans.
- Elle est vide ! S'écria Yuya en la jetant sur Kyo qui la rattrapa avec une vitesse inouîe avant de terminer les dernières gouttes.
- Aah, il en reste plus, fit-il en la secouant légèrement, totalement désinvolte devant la colère de sa femme.
- Kyo ! Tu te rends compte que tu as terminé notre dernière livraison en une semaine ?! Hurla-t-elle. Qu'est-ce que je vais servir aux clients maintenant ?!
- C'est pas mon problème, fit Kyo en haussant les épaules.
- C'est notre gagne pain abruti !
Yuya se jeta sur lui, le faisant basculer sur le dos avant de se mettre à le tambouriner avec ses poings.
Il lui saisit rapidement les poignets en la fixant avec un sourire satisfait.
- Il fallait le dire si tu avais envie d'me chevaucher, la nargua-t-il d'un ton moqueur.
- La ferme espèce de pervers ! S'écria Yuya en rougissant jusqu'à la racine des cheveux.
Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'ils étaient installés dans la petite maison-restaurant que Yuya avait acheté avec ses économies. Malgré cela, la jeune femme était toujours aussi gênée par les remarques graveleuses de son cher et tendre.
Elle avait déjà du mal à assumer qu'ils vivent et soient ensemble devant leurs amis, alors les cochonneries déblatérées par Kyo à longueur de journée, c'était trop pour elle.
- Mais lâche-moi Kyo ! S'écria encore Yuya en se débattant, assise à califourchon sur lui.
- Hmm, j'adore cette position, ricana Kyo en s'asseyant, nouant les fins poignets de Yuya ensemble avec le ruban qui attachait précédement ses longs cheveux blonds.
- Q-que quoi m-mais... comment ? S'étonna Yuya en sentant soudain ses longs cheveux cascader sur ses épaules et dans son dos. Kyo !
- Attends un peu, souffla-t-il en mordillant son oreille. J'en ai pas pour longtemps...
Yuya sentit son démon défaire la ceinture de son kimono, il en avait terminé. Elle était attachée et se faisait déshabiller par Kyo pendant une dispute.
Non pas que ce soit un fait rare dans cette maison.
- Kyo non ! S'écria Yuya en rougissant plus encore. O-on n'a pas terminé notre discu-aaah !
Kyo l'avait basculée en arrière pour pouvoir ouvrir entièrement son yukata et le léger kimono à l'intérieur. Yuya devint rouge jusqu'aux orteils, toujours aussi peu habituée à se retrouvée toute nue devant Kyo d'un seul coup et surtout en plein jour.
- N-non Kyo ! A-arrête !
- Certainement pas, fit-il en la retournant sur le ventre, tu m'as excité à te tortiller comme ça sur mes genoux...
- J-je n'ai rien tortillé du tout ! S'écria Yuya en se débattant encore, rougissante à l'extrême et terriblement gênée.
Kyo l'installait à quatre pattes sur leur futon, relevant son yukata sur son dos, laissant ses belles jambes et ses fesses rebondies à l'air.
- K-Kyo ! S'écria-t-elle en fermant les yeux.
Il pouvait tout voir dans cette position et elle se sentit réagir comme toujours au simple regard brûlant de son démon.
Il s'était placé au-dessus d'elle, appuyant son torse et son ventre musclé contre le dos de sa planche à pain. Ses mains glissèrent lentement sur ses côtes puis sa taille avant de s'agripper à ses hanches, la collant contre lui. Yuya sentit alors le désir brûlant de son démon s'appuyer fermement contre son intimité.
- Kyo... gémit alors la jeune femme en relevant la tête qui se retrouva dans le creux du cou de son démon.
Ce dernier sourit victorieusement. Elle venait juste de se rendre.
Yuya, dans le brouillard de ses pensées, avait fini par s'avouer en son fort intérieur que les disputes et les bagarres avec Kyo réveillaient en elle un plaisir charnel.
Bien sûr elle préférerait s'arrâcher la langue que le lui dire. Il connaissait déjà suffisamment toutes ses faiblesses.
Mais elle ne put réprimer les frissons intenses qui lui traversèrent le corps lorsqu'il commença à s'enfoncer lentement en elle.
- Kyoo... gémit Yuya en se cambrant instinctivement sous lui.
- Planche à pain... grogna le véritable Mibu en poussant ses hanches en avant.
La jeune femme ne put que se pencher doucement en le sentant se glisser en elle lentement. Elle poussa un petit cri lorsqu'il cogna le fond de son ventre et l'entendit grogner au-dessus d'elle.
Kyo éprouvait apparemment autant de plaisir qu'elle à faire l'amour et parfois, elle se demandait malgré elle si il avait été ainsi avec toutes les autres femmes qu'il avait mises dans son lit.
Elle secoua la tête pour chasser la jalousie qui lui tordit le coeur et gémit lorsque Kyo se retira lentement avant de replonger en elle brusquement.
Le contact du membre de son démon tout au fond de son ventre la fit crier à nouveau.
- Du calme planche à pain, ricana Kyo dans son cou, je viens juste de commencer...
- S-saale... p-pervers... Aah !
Kyo avait réitéré son coup de reins une troisième fois, cognant encore ce point si sensible de son anatomie, tapi au fond de ses entrailles.
- K-Kyoo... aah... ah... haleta Yuya en fermant les yeux tandis que son mari faisait rouler son bassin contre ses fesses.
- Planche à paaain, grogna-t-il en se penchant pour lui lécher l'oreille. Me serre pas comme ça, tu vas finir par m'étouffer...
Les mots de Kyo étaient toujours si crus pendant leurs ébats, elle se sentait rougir au-delà du raisonnable et tellement honteuse qu'elle ne sut que répondre.
- Tu as perdu ta langue, grogna le démon en mordillant le cartillage tendre de son oreille. C'est dommage, toi qui t'en sers si bien...
- Mmmmh !
- C'est bien planche à pain, gronda-t-il d'appreciation lorsqu'elle le serra en elle pendant qu'il continuait de lents vas et viens au fond de son ventre.
Il embrassa sa tempe puis sa joue avant de mordre doucement la peau douce et rougie de son cou. Yuya poussa un gémissement puis un autre lorsque les grandes mains de Kyo agrippèrent chacune un sein rond et ferme.
Il lui massa doucement la poitrine en la prenant lentement par derrière, savourant le goût de sa peau légèrement sucrée et la chaleur humide de son ventre.
C'était tellement bon de lui faire l'amour tendrement. Même s'il appreciait aussi fortement les rapports plus brutaux et parfois violents auxquels il la soumettait...
Kyo était vraiment un parodoxe ambulant.
Il pouvait être cru et pudique. Violent et doux. Indifférent et plein d'émotions. Libre et soumis, parfois. Seulement à elle bien entendu.
Et qui plus est sans qu'elle s'en rende compte...
Un sourire carnassier étira ses lèvres en sentant sa petite femme se resserrer autour de lui. Il en grogna de plaisir. Yuya était si délicieuse sous lui, le dévorant dans son ventre encore innocent il y a de cela quelques mois.
Le poids de ses seins, de taille encore modeste appuyant dans ses mains, sa peau chaude et à présent humide de sueur qu'il lécha avec appétit avant de la couvrir de marques de baisers et de morsures.
Yuya gémissait à chaque sensation, aussi sensuelle que merveilleuse. Elle se soumettait à Kyo avec bonheur, chaque fois qu'il posait la main sur elle, chaque fois qu'il l'embrassait.
Elle avait beau le repousser au départ, elle ne pouvait faire semblant plus longtemps lorsqu'il la faisait sienne.
La sensation était si intense, si grisante que Yuya ne pouvait se défaire de son corps musclé et puissant la possédant toute entière avec un plaisir et un désir sauvage et animal.
- Kyoo ! Gémit-elle en se cambrant sous un coup de reins plus brutal.
- Hnn !
Kyo se retint in extremis lorsque sa femme le serra si fort en elle qu'il faillit venir. Elle fut punie de plusieurs vas et viens rapides et profonds qui firent se cogner son mari au fond de son ventre brûlant de désir.
Elle poussa un cri à chaque profanation et se sentit attirée au bord d'un abîme de plaisir où résonnaient ses supplications et les grognements sourds de son mari.
Elle fut projetée dedans d'un coup de reins violent qui lui arracha un hurlement de plaisir.
Kyo devint presque fou en se sentant attiré plus profondément en elle pendant son orgasme et serré impitoyablement jusqu'à en avoir le vertige. Il explosa au fond de son ventre qui l'aspira plus avidement encore et le fit gémir si fort qu'il déclancha une nouvelle vague de plaisir insurmontable qui donna à sa femme un second orgasme en plein milieu du premier.
Yuya haletait, écrasée sous le corps de son mari encore fiché en elle et qui refusait de bouger.
Elle respirait difficilement, allongée sur le ventre et sous le poids de Kyo dont la cage thoracique se souleveait et s'abaissait rapidement pendant qu'il tentant de calmer les battements de son coeur.
Finalment, il se redressa légèrement en prenant appui sur ses avants-bras, permettant à sa femme de reprendre son souffle.
Elle était devenue toute rouge et sa peau était couverte de sueur. Ses cheveux blonds détachés étaient éparpillés sur l'oreiller, un léger filet de salive s'échappant de ses lèvres encore humides.
Kyo sourit et l'essuya de son pouce avant de le lécher. Il ronronna presque en sentant le goût de la bouche de sa femme. Il se baissa pour en reprendre un plus bel échantillon et enfonça sa langue dans sa petite caverne rose. Il aurait pu gémir comme chaque fois qu'il embrassait sa planche à pain.
Sa petite langue rose humide, ses petites dents blanches, parfaitements alignées et douces, le sucre de sa salive. C'était meilleur que tout ce qu'il avait pu connaître avant elle.
Et la façon dont elle essayait de le suivre, malgré son manque d'expérience, l'excitait à un point tel qu'il en avait chaque fois une réaction évidente de désir.
Yuya gémit dans sa bouche en le sentant durcir et grossir en elle à nouveau.
Kyo ricana doucement lorsqu'elle s'agrippa à sa langue avec ses lèvres roses quand il essaya de rompre leur baiser. Sa langue glissa entre ses lèvres trop faibles pour le garder prisonnier et elle poussa un gémissement de protestation.
- Patience planche à pain, souffla Kyo dans son oreille avant de pousser légèrement ses hanches contre ses fesses rebondies.
Yuya gémit en se laissant pénétrer lentement par son mari.
- Quoi ?... Murmura Kyo d'une voix rauque. C'est si bon que ça ?...
Se disant il fit rouler légèrement son bassin, arrachant un nouveau gémissement à sa femme.
Son rire résonna dans sa poitrine, appuyée fermement contre le dos de Yuya, lui donnant des frissons de plaisir.
- Tu es vraiment une coquine planche à pain, souffla Kyo en recommençant son action plusieurs fois pour la faire gémir encore, chaque fois plus fort. Pourquoi tu ne le dis pas ?...
Yuya sentit des larmes de plaisir s'échapper du coin de ses yeux. Elle aimait tout ce que Kyo lui faisait, l'aurait supplié de continuer, de lui faire mille choses plus intenses et plus osées encore. Elle se retenait de lui en demander plus jusqu'à la rendre folle et de la soumettre à son corps et son désir implaccables.
Son nom lui échappa dans un gémissement étranglé, seule évidence de son état de plaisir avancé et de son envie toujours plus grande de lui.
- Dis-le, grogna Kyo en jouant avec le lobe de son oreille brûlante. Dis-le Yuya...
- N-noon... gémit sa femme quand il entra plus profondément en elle.
- Dis-le, gronda-t-il en se retirant doucement.
- Mmmmh...
- Dis-le moi, grogna alors Kyo en s'enfonçant brutalement dans son ventre.
- Aaah !
- Dis-moi que tu aimes ça, ordonna Kyo en agrippant ses cheveux dans son poing avant de recommencer.
- Aaah Kyoo !
- Dis-le moi Yuya, gronda Kyo avant de se cogner au fond d'elle ànouveau. Dis-le !
- Kyooo !
- Tu es têtue, gronda à nouveau le démon en la gratifiant de coups de reins puissants et profonds. Pourquoi ? Pourquoi tu refuses de le dire ?
- Aaah ! Aaah ! Kyooo !
- Dis-le Yuya !
- Kyooo ! Kyooo !
- Dis-le !
- Aaah ! N-noon ! Ky-
- Yuya j't'en prie ! S'écria alors Kyo en enfouissant son visage dans ses cheveux.
L'urgence dans sa voix et la touche de désespoir qui la teignait firent monter des larmes aux yeux de Yuya.
- Je t'aime Kyo ! S'écria-t-elle.
Kyo se déversa en elle à la seconde où les mots quittaient ses lèvres. Un sanglot étouffé s'échappa de sa gorge et il se retira immédiatement pour se détacher de sa femme.
Il se leva précipitamment et sortit de la chambre sans un regard en arrière.
Yuya sentit des larmes dévaler ses joues et se leva sur des jambes tremblantes, son yukata grand ouvert. Elle suivit son mari hors de la chambre aussi vite qu'elle pouvait, ses genoux manquant de défaillir plusieurs fois.
Elle arriva finalement à le retrouver, accroupi, entièrement nu devant un petit placard dans la réserve de leur restaurant. Ses longs cheveux noirs dévalaient son dos et une partie se retrouva sur le plancher de bois sous lui. Ils étaient humides de transpiration et son corps musclé en était également couvert. Il respirait fort, semblait agité et ses mains serrées sur les petites portes en bois du placard avaient fait quelques dégâts.
- Y a plus de saké, murmura-t-il.
Yuya sentit ses larmes couler encore et les essuya avant de s'agenouiller derrière son mari, ses bras s'enroulant autour de sa taille et son visage s'enfouissant dans ses cheveux noirs.
Elle ne parla pas, préférant le calme soudain ainsi que le bruit de leur respiration haletante et de leur coeurs affolés.
Son mari venait de dévoiler une facette de lui qu'elle ne connaissait pas.
Il avait parut si désespéré et malheureux qu'elle pleura en y repensant.
Combien avait-il réellement souffert dans sa vie ?
Yuya gémit en le serrant dans ses bras. Elle avait mal pour son mari, mal pour la souffrance palpable qui se dégageait de lui en cet instant. Mal pour son enfance solitaire, pour sa vie si dure et teintée de sang. Mal pour sa solitude passée, pour sa douleur, pour son absence, pour l'enfant qu'il était encore si souvent.
- Je t'aime Kyoo, sanglota Yuya. Je t'aime tellemeeent...
Kyo ferma les yeux en entendant les mots si sincères et si puissants de sa femme. Il n'en revenait pas de s'être fait si facilement touché pendant l'amour. Il n'était pas émotif, ce n'était pas un homme fragile ou terrifié par l'avenir. Il l'aimait comme un fou et il savait qu'elle l'aimait autant en retour. Il savait qu'elle ne le quitterait pas, qu'elle était à lui seul, qu'elle n'avait jamais aimé un autre que lui.
Mais dans toute la vérité de ces sentiments, dans toute leur magnificence et leur importance à ses yeux, une infime partie de lui craignait qu'elle ne se retourne contre lui un jour, qu'elle finisse par ne plus l'aimer et l'abandonne.
Lui qui n'avait eu ni parents ni amis lorsqu'il était enfant. Qui avait été méprisé et détesté par son propre clan, qui n'avait jamais connu la chaleur des bras d'une mère ou d'un père. Lui qui avait appris très tôt à tuer pour survivre, à se méfier de tout et de tout le monde.
C'était en réalité très tard dans sa vie qu'il avait connu l'amitié de la part de Kyoshiro, puis l'amour envers Sakuya, celui paternel pour Akira, puis encore une amitié forte avec Bontenmaru, Luciole et Akari.
Il aimait Muramasa comme un père et il avait eu une affection presque similaire pour l'ex-roi rouge qu'il avait accompagné dans la mort.
Et même s'il était persuadé que Muramasa l'avait réellement aimé comme son propre fils, il savait que la raison pour laquelle il l'avait fait sortir de prison, l'avait élevé et lui avait appris le maniement du sabre, était pour servir avant tout ses intérêts et l'avenir du clan Mibu.
Il l'avait accepté, même si son maître s'était sans doute toujours senti coupable.
Yuya était bien la seule à ne l'avoir jamais aimé que pour lui-même. La seule avec une foi inébranlable, un amour inconditionnel et désintéressé envers lui. La seule à avoir touché son coeur si profondément.
La seule qu'il ait aimé au point d'en perdre l'esprit, bien plus que Sakuya.
Et était-ce même seulement de l'amour qu'il avait éprouvé pour la shamane, se demandait-il parfois au vu de la puissance de ses sentiments envers Yuya.
C'était tellement incomparable.
Il aimait Yuya à la folie. Il l'aimait tellement qu'il en crèverait si elle le quittait.
Il sentit sa gorge se serrer. Jamais il ne le supporterait. Jamais il ne pourrait s'en remettre.
- Je t'aime Kyo, gémit Yuya en le serrant encore plus fort. Je t'aime tu sais...
Kyo ouvrit des yeux couleur rubis embués d'émotion. Il était en cet instant le plus proche qu'il ne le serait jamais de pleurer. L'amour de Yuya était sa lumière, son oxygène, sa raison d'être. Elle l'avait rendu si humain, si aimant, si vivant...
Plus que tout, plus que sa vie, plus que l'univers tout entier, il aimait cette femme à en mourir.
- Je t'aimerai toujours Kyo, répéta Yuya comme si elle avait deviné ses pensées les plus secrètes. J'ai tellement peur de te perdre, avoua-t-elle dans un sanglot.
Un souffle tiède s'échappa des lèvres tremblantes de Kyo.
La vie sans elle... il ne pouvait même pas le concevoir. Il se tuerait si elle osait le quitter. Il n'avait pas honte de penser cela, il l'aurait fait pour la suivre.
- Je veux rester avec toi jusqu'à notre dernier souffle, reprit-elle en sanglotant. Je veux qu'on meure ensemble tous les deux, vieux et serrés l'un contre l'autre dans notre lit. Je veux qu'on se retrouve dans toutes nos vies suivantes. Je veux me fondre en toi Kyo... Je t'aime tellement, je t'aime je t'aime...
La boule dans sa gorge grossi et Kyo leva les yeux au ciel, priant et suppliant qu'on la lui laisse le plus longtemps possible.
Il ne pouvait pas vivre sans elle. Il ne pouvait plus...
Son prénom était au bord de ses lèvres mais il se sentait incapable de parler. C'était trop d'émotions d'un coup, trop de peur, trop d'amour, trop d'intensité...
- Je t'aime, répéta Yuya en sanglotant dans ses cheveux. Je t'aime Kyo...
Puis elle se mit à embrasser ses cheveux doucement, tendrement, ses mains se resserrant sur son ventre musclé, ses cuisses sur ses hanches. Elle l'embrassait en murmurant son amour pour lui, sanglot après sanglot, baiser après baiser.
Kyo n'en revenait pas qu'on puisse autant aimer une personne. Et qu'on puisse autant l'aimer lui...
C'était réellement un ange. Sa femme était un ange qu'on lui avait envoyé pour le sauver de la désolation et des ténèbres.
Il avait pourtant tué tant de gens... jamais d'innocents mais tellement de vies avaient été volées par ses mains de démon.
Pourtant on le récompensait en lui offrant le plus merveilleux et le plus beau des trésors sous la forme d'une femme, encore une enfant il y a trois ans...
Il n'avait rien fait de bien dans sa vie, il n'avait jamais offert quoi que ce soit à quiconque, du moins le pensait-il. Et voilà qu'on lui donnait sa Yuya.
Sa magnifique, son irremplaçable Yuya.
Il la sentit se déplacer. Elle s'était redressée légèrement et faisait le tour de son corps voûté pour aller se placer devant lui. Ils se firent soudain face, les yeux rivés dans ceux de l'autre, y lisant un amour inégalable, une confiance inaltérable et une vulnérabilité si nue qu'elle en boulversa les deux amants.
Des larmes continuaient de couler sur les joues de Yuya et son petit nez coulait. Son expression aurait habituellement arraché un sourire et une remarque moqueuse à son démon, mais Kyo n'était pas d'humeur.
Yuya voyait les yeux de son mari embués pour la toute première fois depuis qu'elle le connaissait. On aurait dit qu'il avait ou était sur le point de pleurer. Pourtant aucune trace ne mouillait ses joues.
Et le fait qu'il n'ait pas détourné la tête lorsqu'elle s'était placée devant lui, la rassura sur la place qu'elle occupait dans son coeur.
Même si jamais ses mots ne le lui confirmait, ses yeux, sa façon de dire son prénom et de la toucher ou de l'embrasser lui disaient tous à quel point il l'aimait.
Et il ne devait pas douter qu'elle l'aimât tout autant, peut être même plus encore...
- Je t'aime, souffla-t-elle en fermant les yeux pour embrasser ses lèvres entrouvertes.
Il sentit l'odeur de ses larmes, leur goût salé sur sa bouche et ses yeux se fermèrent. Kyo répondit à son baiser avec une douceur et une tendresse qui la firent gémir.
Il n'aimerait jamais une autre femme qu'elle.
Faite qu'il puisse la garder pour lui jusqu'à sa mort et après...
.
.
A suivre...
.
.
Kyo doit être assez OOC dans ce chapitre mais j'aime à imaginer que s'il craque un jour ce sera forcément pour sa planche à pain préférée !
Je pense aussi qu'il a quelque chose de très enfantin en lui, et pas seulement son côté taquin, quelque chose de fragile, pas dans le sens d'une faiblesse quelconque mais plutôt d'un sentiment d'étonnement qu'on puisse l'aimer sincèrement et profondément.
J'aime à l'imaginer tendre et un peu timide parfois. Mais ça reste Kyo hein, pas de blagues !
J'aime aussi ses manières de tsundere avec Muramasa et comme il aime embêter Yuya. Il est à la fois terriblement attirant et viril mais sait aussi se comporter comme un vrai gamin immature et c'est vraiment drôle à voir.
Bon c'est pas le tout, mais j'ai d'autres histoires à poster.
A tchao les p'tits loups et bonne journée à tous et à toutes qui que vous soyez !
