Summary: Le retour de Kyô aux yeux de démon auprès de sa blonde...

Pairing: KyoxYuya bien sûr !

Disclaimer: Samurai Deeper Kyo ne m'appartient pas !

Warning : Attention cette histoire contient un lemon, si vous avez moins de dix-huit ans ou que vous n'aimez pas trop ça allez ouste !

Cette histoire se passe juste à la fin du chapitre bonus dessiné au crayon à papier dans le dernier tome de Samurai Deeper Kyo, quand notre démon préféré rentre chez lui pour retrouver Yuya.

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SAMURAI DEEPER KYO

Trois Ans Plus Tard

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Chapitre 3 :

Une grande nouvelle

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- Je suis de retour, dit Kyo en ouvrant la porte coulissante de leur petite maison-restaurant. (Pas de remarque sur la Team Roquette :)

- Ah, tu es rentré, remarqua Yuya avec un sourire en voyant son mari rentrer à la maison couvert de poussière et de nouvelles cicatrices.

Il revenait d'un autre combat avec Akira et vit qu'elle tenait un de ses kimonos dans les bras.

- Ca tombe bien, j'ai un tas de chose à te raconter, reprit-elle.

Elle repensa à la viste de presque tous leurs amis ce jour là, même Luciole avait soudain débarqué après des mois d'absence et malgré toutes les affiches de recherche qu'ils avaient distribué un peu partout.

Yuya n'eut pas le temps d'en rajouter plus que Kyo refermait la porte derrière lui et s'approchait tout près d'elle.

- Pourquoi on ne...

Kyo n'eut pas besoin de terminer sa phrase, ses mains se glissant déjà sous le yukata de sa femme...

...

Yuya se réveilla bien bien plus tard dans les bras de Kyo et se mit à rougir furieusement en remarquant leur situation.

Ils étaient couchés sur le sol du restaurant, les kimonos de Kyo leur servant de matelas et son yukata de couverture.

Kyo dormait encore, sa respiration lente et calme le confirmant. Yuya se souleva un peu sur un coude, faisant glisser son yukata sur sa taille.

Elle était si heureuse de pouvoir l'observer tranquillement et oublia sa gêne un instant.

Son mari était tellement beau...

Son visage, bien que masculin était fait d'angles et de courbes légèrement féminines qui ajoutaient encore à sa beauté.

Ses longs cheveux noirs lui donnaient plus de charme encore ainsi que ses longs cils qui cachaient un regard de feu rougeoyant de désir et de passion.

Et ce corps musclé et ferme à la peau dorée par le soleil et tellement douce pour un homme...

La petite main de Yuya caressa sa large poitrine, ses joues rosies par le plaisir et un désir toujours intact pour son mari adoré. Il lui avait fait découvrir tant de plaisirs intenses et insoupçonnés qu'elle en frissonait de bonheur et d'envie à chaque fois qu'elle y repensait.

Kyo la touchait tout le temps, absolument tout le temps. Dès qu'il rentrait à la maison, avant d'en sortir, le matin, en pleine journée, le soir, la nuit, parfois même dans la forêt autour de la maison quand il avait envie de la chasser un peu avant de la dévorer...

Ils jouaient beaucoup tous les deux, à des jeux d'adultes surtout, parfois comme des enfants. Mais ils éprouvaient autant de plaisir l'un que l'autre à se fondre en un seul et même corps.

Yuya déposa un petite baiser papillon sur la poitrine de son mari, le sentant prendre une inspiration plus rapide. Elle leva ses grands yeux verts sur son visage et plongea dans son regard rouge et amusé. Elle rougit et se couvrit rapidement avec un pan de son yukata.

Un petit sourire étira les lèvres de Kyo.

- Alors comme ça on m'agresse dans mon sommeil ? Demanda-t-il d'un ton moqueur.

- P-pas du tout, protesta Yuya en rougissant encore plus. Je... je regardais juste tes... tes cheveux !

Kyo leva un sourcil.

- B-ben oui, reprit sa femme. Ils sont plus longs que les miens c-c'est pas juste !

Kyo ricana en entendant cette excuse ridicule. Puis il se redressa sur un coude et au-dessus d'elle, forçant sa petite femme à s'allonger sur le dos. Il fit courir son regard sur son petit nez et ses joues roses en souriant. Puis sur ses petites mains serrant maladroitement son yukata contre sa poitrine et entre ses jambes.

Il ne put s'empêcher de tirer sur le tissu épais, faisant crier sa femme qui rougit encore plus. Elle était toujours aussi gênée de se retrouver nue devant lui en plein jour.

Si seulement elle savait que même la nuit il la voyait aussi clairement...

Il tira un peu plus et Yuya s'agrippa au tissu en protestant, paniquée de se retrouvée totalement à découvert devant son mari. Kyo ricana avant de tirer d'un coup sec sur le vêtement qui parti s'écraser au pied d'une table. Yuya jeta un regard outré à son démon avant de se mettre à crier en essayant de se cacher sous l'un de ses kimono.

Kyo rit et la retourna sur le dos, une main autour de ses poignets. Yuya se retrouva totalement exposée au regard de son mari et se mit à se tortiller et hurler contre lui.

Kyo ricana encore et baissa son regard sur son ventre, entre son nombril et sa petite toison blond foncé. Yuya suivit son regard et poussa un cri indigné.

- K-Kyo ! S'écria-t-elle en levant ses jambes repliées et croisées pour cacher son intimité.

Kyo leva à nouveau un sourcil en la voyant faire. Cette idiote lui montrait des choses bien plus embarrassante dans cette position. D'ailleurs il s'empressa de le lui prouver en passant sa main libre entre ses jambes. Yuya poussa un nouveau cri d'indignation mêlé bien sûr au plaisir d'être touchée si intimement par son mari.

Elle s'empressa de descendre ses jambes pour se protéger d'un nouvel assaut et laissa sa petite toison à la vue de Kyo. Il sourit, cette fois avec douceur et posa sa main libre sur son ventre, pile sur la zone qu'il regardait plus tôt. Elle rougit en comprenant alors son intention.

Il caressa doucement la peau de sa femme et appuya fermement sa main sur son ventre légèrement arrondi pour sentir de minuscules battements se répercuter contre sa paume et ses doigts.

C'était impercéptible pour un humain normal, mais pas pour le dernier véritable Mibu qu'il était.

- Tu leur as dit ? Demanda-t-il doucement.

Yuya rougit et secoua la tête.

- P-pas encore, répondit-elle, je me suis dit que c'était encore trop tôt.

Kyo relâcha ses poignets et prit l'un de ses kimono pour recouvrir sa petite femme. Il ne voulait pas qu'elle prenne froid vu son état. Yuya se redressa alors en ouvrant le kimono qui la recouvrait d'un coup.

- Ah non, c'est l'autre, dit-elle en se levant et en tirant le kimono qui se trouvait sous le corps allongé de Kyo.

- Quoi ? Fit-il en se redressant pour la laisser l'enlever.

- Ils t'ont laissé plein de messages, s'amusa Yuya en lui tendant le kimono, l'intérieur vers lui.

Elle se recouvrit du deuxième et attacha la ceinture pour le refermer avant de s'assoir à côté de son mari.

- Celui de Kyoshiro, j'espère que tu vas le respecter, dit-elle avec un sourire amusé.

- Je suis pas ta nounou, ricana Kyo en lisant le dit message.

- Oh ! Et tu ne devineras jamais qui est venu à la maison ! S'exclama-t-elle soudain en baissant le kimono.

- Laisse-moi deviner, la tête dans les nuages à parler de son dégoût de l'eau ?

Yuya pouffa les joues.

- Comment tu le sais ? Demanda-t-elle avec une moue boudeuse qu'il trouva à croquer.

- On ne connaît pas trente-six portés disparus à notre actif non plus, pouffa-t-il en attirant sa femme sur ses genoux, les deux bras autour de son petit corps noyé dans son kimono.

Yuya eut un petit rire et se blottit dans les bras de son démon.

Il embrassa son front et sa tempe avant de poser son menton sur le sommet de son crâne en poussant un soupir satisfait.

- Il a fait plein de voyages apparemment, reprit Yuya en souriant. D'ailleurs il y a certaines choses que je n'ai pas compris, fit-elle en posant un doigt sous son menton en repensant à cette drôle d'histoire sur un ours noir et blanc dont il avait parlé et de cette bête bizarre avec un long cou et deux bosses sur le dos.

Elle raconta encore d'autres aventures du recherché Luciole qui amusèrent beaucoup Kyo.

- Capitaine d'un bâteau pirate, s'amusa le véritable Mibu. Il a du finir par le couler et s'échouer sur une plage oui.

Et en effet ce n'était pas loin de la vérité. C'était d'ailleurs comme ça qu'il avait fini en Egypte...

Yuya termina son histoire en lui disant qu'il avait de nouveau disparu pour un moment le croyait-elle.

- Pourtant je lui ai dis d'aller vers le sud, insista-t-elle.

Kyo ricana et la serra contre lui un peu plus.

- C'est rien, il réapparaitra quand on s'y attendra le moins, dit-il. Et puis au moins, je vais avoir la paix un moment.

- C'est pas gentil, gronda gentiment Yuya. Tout le monde avait tellement envie de te voir.

Kyo haussa les épaules.

- Ils ont des choses à faire maintenant, moi j'ai terminé ce que j'avais à accomplir. J'ai droit à mon repos du guerrier.

Il jeta un regard malicieux à sa femme en disant ça et la fit rire aux éclats. Qu'est-ce qu'il la trouvait belle sa planche à pain. Même si elle ne collerait plus trop à ce surnom quand elle arriverait à un stade plus avancé de sa grossesse. Elle allait enfin avoir de gros seins.

L'idée l'excita un peu et il saisit un sein rond dans sa main pour le tripoter.

- J'ai hâte, dit-il avant de se pencher sur son visage pour étouffer les gémissements de sa petite femme avec sa bouche.

...

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !

Le hurlement de douleur de sa femme plongea Kyo dans une fureur noire. Il n'en revenait pas de la souffrance à laquelle elle était exposée depuis le début du travail.

Il tremblait en serrant les poings, son aura étouffait ses compagnons réunis autour de lui dans le jardin de leur maison-restaurant.

Sakuya et Santera étaient à l'intérieur, il avait assomé Kyoshiro qui souhaitait les assister et menacé Akari de faire la même chose si elle osait s'approcher de sa femme.

La grossesse s'était bien passé, Yuya n'avait pas eu beaucoup de symptômes gênants, même les nausées avaient duré très peu de temps. Par contre, l'accouchement semblait interminable et sa petite planche à pain n'arrêtait pas de hurler et de gémir sa souffrance depuis plus de six heures déjà.

Kyo avait peur.

Peur pour sa femme, peur pour son enfant, peur de devenir fou s'il arrivait un malheur.

Kyoshiro sentait son désarroi et il s'inquiétait lui aussi terriblement pour son amie. Sa femme allait elle-même accoucher dans quelques temps et il redoutait de la voir dans le même état. Déjà que c'était insupportable d'entendre les cris de Yuya, mais alors Sakuya, il allait mourir.

- Tu y es presque Yuya ! Retentit le cri de sa femme, son visage se tournant d'un coup vers la maison.

- Allez Yuya-san ! Parvint ensuite la voix de Santera, faisant se lever Akari qui regarda dans la même direction que Kyoshiro.

- Encore un dernier effort ! S'écria Sakuya. Pousse !

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH !

Kyo se redressa d'un coup vers sa maison, prêt à défoncer les portes pour rejoindre sa Yuya quand il entendit d'autres cris s'élever de l'intérieur.

- Ouuuaaaaah ! Ouaaaaah ! Ouaaaaaah !

Un sensation incroyable l'envahi en entendant la voix de son enfant pour la toute première fois. Il se figea, son coeur battant soudain à tout rompre. Ses mains tremblèrent, sa gorge devint sèche.

Il avança lentement vers sa maison, n'entendant plus les cris de sa femme mais seulement ceux de son bébé.

Il entra et fut accueilli par Sakuya, les larmes aux yeux et folle de joie.

- C'est un garçon Kyo ! S'exclama-t-elle en riant de bonheur. Dépêche-toi d'aller les voir !

Elle le poussa dans la chambre où sa femme était allongée en serrant leur bébé en pleurs dans les bras. Elle était en sueur et il sentait une odeur de sang mais elle allait bien, elle était simplement fatiguée.

Pourtant comme elle rayonnait de bonheur, comme elle irradiait de beauté.

Il fut prêt d'elle en un instant, embrassant fiévreusement ses lèvres, un bras autour de ses épaules et l'autre sur son cou. Elle était trempée et sa peau était chaude, mais quel parfum enivrant que le sien et celui du lait.

Il relâcha ses lèvres pour poser ses yeux sur son fils.

Il avait déjà beaucoup de cheveux et ils étaient blonds. Il sourit et caressa d'une main tremblante le doux duvet de poussin sur son petit crâne.

- Il est miniscule, souffla Yuya en se serrant contre son mari. Et tu as vu il a mes cheveux.

Kyo sourit et embrassa son front avant de reporter de nouveau son attention sur le nouveau-né. Il ne pleurait plus à présent et ses grands yeux se posèrent sur les deux personnes qui le tenait si confortablement contre eux.

Yuya sentit ses yeux s'emplir de larmes et Kyo fit un sourire d'une tendresse incroyable à son enfant.

Il avait ses yeux. De magnifiques yeux rouges comme des rubis.

- Qu'est-ce qu'il est beau, souffla Yuya en essuyant ses larmes de joie. Notre bébé...

- Notre fils, souffla Kyo en embrassant à nouveau les lèvres de sa femme et en la serrant contre lui.

- Mon Dieu Kyo, gémit Yuya dans un sanglot, on a notre famille tu te rends compte ?... Notre famille à nous...

Kyo embrassa à nouveau sa femme, conscient du bonheur et de la chance qu'il avait de pouvoir aimer et être aimé d'une femme comme Yuya. La joie d'être père malgré ses craintes. La joie de ne plus être le seul de son espèce... de ne plus être seul tout court. Leur chaire et leur sang mêlés, les deux orphelins qu'ils étaient avaient donné la vie ensemble.

Il n'avait jamais été aussi heureux de toute sa vie.

- Je t'aime, lâcha-t-il alors d'une voix emplie d'émotion. Bon sang qu'est-ce que je t'aime Yuya...

Et il coupa la surprise de sa femme d'un nouveau baiser passionné.

Personne n'osa entrer dans la chambre en écoutant le jeune couple. La pauvre Santera avait courut dehors dès le premier baiser et s'était réfugiée dans les bras d'une Akari rougissante sous les regards choqués des autres présents.

Lorsque le couple fut enfin prêt à recevoir leurs amis, ceux-ci entrèrent ravis, apprenant que le petit trésor s'appelerait Nozomu, comme le grand frère de Yuya. Ils firent une grande fête et Kyo fut invité à boire le meilleur saké.

Il ne but toutefois qu'une bouteille avant de s'éclipser pour rejoindre sa femme et son fils qui dormaient déjà dans leur grand futon. Kyo vint se coucher près de sa femme sous les couvertures et la serra contre lui en respirant son odeur à pleins poumons.

La suite serait difficile au début, mais il savait qu'il était gâté et même comblé ce soir là.

Il avait une femme et un fils.

Kyo aux yeux de démon avait une famille à lui, et rien ni personne ne les lui prendrait. Il ne serait plus jamais seul. Il ne serait plus jamais haït et rejeté.

Quel bonheur pour un assassin comme lui.

- Kyo... murmura Yuya dans son sommeil.

Son mari sourit et posa une main rassurante et d'une tendresse infini sur la toute petite tête de son bébé.

- Dors mon fils, murmura-t-il avant d'enfouir son nez dans le cou de sa planche à pain.

Le petit Nozomu ferma les yeux et s'endormi paisiblement près de sa mère et son père.

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A suivre...

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