Chapitre 14 :
Un lourd secret à porter. Éloignement et Rapprochement.
Il soupira d'avance en entrant dans l'enceinte de son lycée en ce lundi matin. Il n'avait pas pu se résoudre à rendre visite à son beau professeur, trop préoccupé avec le chantage de l'autre garçon. Ils s'étaient envoyé plusieurs messages texte, se disant des mots doux. Mais il prenait la peine d'effacer le tout chaque jour pour ne pas qu'une personne mal intentionnée tombe sur leurs échanges. Il devenait paranoïaque.
Il s'attendait à voir apparaître son maître-chanteur à tous les coins de couloir. Il restait nerveux. Et son professeur le lui signifia par message. Il tenta de calmer le jeu en lui promettant que ce n'était rien. Juste un peu d'anxiété à propos de ses études.
Rémi
12h36
Tes notes sont excellentes. Ne me mens pas effrontément. Et dis-le-moi si quelque chose ne va pas.
Kentin
12h38
Je t'assure que tout va bien. Juste une mauvaise passe de je ne sais quoi.
Rémi
12h42
Hm… j'ai beaucoup de mal à y croire.
Kentin
12h45
Écoute, je ne sais plus quoi te dire. Ça va, j'te dis.
Rémi
12h47
Menteur ! Quand tu seras disposé à m'en parler, on pourra discuter. Bonne journée.
Quoi ?! Il lui tournait le dos ou quoi ? Quelle réponse froide. C'est vrai qu'il mentait. Il se sentit coupable. Mais en même temps, il cherchait à le protéger. Il ne voulait pas porter atteinte à sa réputation.
Il ferait ce que l'autre voulait et il demanderait à détruire les preuves.
Les deux semaines qui suivirent, Kentin dû s'abaisser à voler des sujets d'examens, des réponses à ces mêmes sujets. Il dû voler les clés du Délégué pour subtiliser certains dossiers d'élèves. (De filles, plus précisément). Il se détestait de devoir faire ça. Il se trouvait horrible d'enfreindre ainsi des règlements chers au Délégué. Mais il se devait de protéger son amant, celui qu'il aimait. Il endurait les piques homophobes du garçon brun-châtain. C'était dégueulasse ce qu'il faisait, mais il tenait bon.
Il passa une semaine tranquille. Il alla retrouver lui-même son maître-chanteur pour lui demander quand est-ce que ça s'arrêterait.
« Quand il l'aurait décidé », avait-il dit, un sourire en coin.
Le mois de mai en était presque à sa moitié, le temps s'était perceptiblement bien réchauffer et on sentait que l'été se rapprochait à grands pas. Il voyait moins son beau professeur, voulant éviter d'être scruté à la loupe et quand ils se voyaient, les séances étaient courtes, même à l'appartement de son cher et tendre.
Quelques jours plus tard, son maître-chanteur reparut. Il l'entraîna au sous-sol, le balançant dans cette même pièce à débarras, faiblement éclairé par un globe suspendu qui laissait filtrer une lumière jaunâtre. Il s'aperçut qu'il était accompagné. Une jeune fille de son âge, brune, un peu comme lui. Plus petite de quelques centimètres. Elle semblait effrayée. La porte s'ouvrit.
- Eh ben, tafiole, profite un peu, lança le garçon. T'en fais ce que tu veux. Même, je veux que tu la baises. Fissa !
Son sourire se fit pervers. Kentin fut carrément dégoûté.
- Ça va trop loin ! Fit le militaire. Va te faire foutre ! Je ne violerai personne, même pour ton chantage.
- Ah, mais si, militaire cucul, tu le feras, parce que ton chevalier y perdra la tête, j't'le dis, moi !
- Va chier, connard ! T'en as assez fait.
Il lui balança son poing dans la figure. L'autre tomba à la renverse et il entraîna la jeune fille avec lui. Les deux se rendirent au local des Délégués. Kentin en franchit l'entrée en trombe, sans frapper. Nathaniel fut surpris de le voir apparaître. Accompagné qui plus est.
Le brun était à bout de souffle ainsi que sa compagne du moment.
- Nath', c'est grave, fit-il lourdement. Il-il voulait que je viole cette fille. Nathaniel, il voulait que je commette un acte super grave.
- Calme-toi, Kentin, allez, calme-toi.
- J'en peux plus, souffla le petit militaire. Je suis tellement faible. Je suis comme avant.
Nathaniel le serra, lui frottant doucement le dos. Il invita la jeune fille à s'asseoir et elle lui raconta sa version des faits.
Le garçon, « Pierrick » de son prénom, la détestait pour elle ne savait exactement quelle raison et ne cessait de l'intimider depuis plusieurs mois. Il s'acharnait sur elle, la poursuivant partout, jusque sur ses réseaux sociaux favoris. Elle n'en pouvait plus, mais elle n'avait pas l'audace de le dénoncer et il s'en donnait à cœur joie et en avait fait son souffre-douleur. Aujourd'hui, il aurait voulu qu'un homme homosexuel la viole, apparemment.
Elle se mit à pleurer en silence.
- Et toi, Kentin ? Demanda doucement le Délégué. Qu'est-ce qui fait qu'il te tienne ? Tu es pourtant fort et tu sais te défendre.
Kentin fit « non ».
- Je suis une mauviette qui ne veut pas voir son amant perdre son travail, confia-t-il.
- Ah ! Fit le blond pas si surpris. Sale enfoiré !
- C'est le gars qui t'a amoché, précisa le brun.
- Depuis combien de temps ? Demanda Nathaniel.
- Un mois environ, dit-il, baissant les yeux.
- Putain ! Il te fait chanter depuis tout ce temps. Quel connard.
- Oui, et il m'a fait faire des choses inavouables. Tu vas me détester.
Il dut lui confier les vols. Il était penaud, loin d'être fier de ça. Loin d'être fier d'avoir utilisé son meilleur ami à des fins si viles.
- Je suis tellement désolé, pleurnicha presque Kentin.
- Ce n'est pas totalement ta faute, tempéra le blondinet. Il est temps qu'il soit puni.
- Non ! Rémi va perdre son travail si on fait ça ! Je t'en prie ! Pense à lui.
- Et toi ? Tu penses à toi ? Tu lui en as parlé au moins à Mr Faraize, ou donner une piste ?
- Non ! Hors de question.
La jeune fille brune, toujours présente fit les yeux ronds.
- Tu as une relation avec le prof d'Histoire ? Oh mon Dieu ! S'exclama-t-elle.
- Crie-le plus fort, tant que tu y es, il faut qu'ils l'entendent jusqu'au gymnase aussi ! Pas de jaloux, ironisa Nathaniel.
- Pa-pardon, fit-elle, gênée. Je ne voulais pas le dire si fort.
Un silence lourd s'abattit, mais le Délégué le brisa.
- Avec quoi il te fait chanter ? Questionna-t-il soudainement.
- J'ai trop honte pour le dire. Tu vas me faire des remontrances, fit le petit brun, mal à l'aise.
Nathaniel sembla capter rapidement toute la portée de ses paroles.
- Bordel, jura le blond. Je t'avais dit : Pas au lycée. Pas d'effusions au lycée. C'est pourtant pas difficile à comprendre. T'as pas écouté quand je l'ai dit. Il a quoi ? Photos ? Vidéos ? Textos ? Autre chose ?
- Vidéo.
- Putain, on est dans la merde jusqu'au cou ! S'exclama le blondinet, furieux. Vraiment dans la merde. Du moins, toi et lui.
Si on le dénonçait, Rémi perdrait son travail et sa réputation pour avoir eu une liaison avec un élève et un mineur qui plus est. Il pourrait être accusé de pédophilie, c'était grave. Et si on laissait le maître-chanteur continuer, ça ne finirait certainement pas avant la toute fin de l'année qui n'était qu'en juin et nous étions mi-mai. C'était encore un autre mois entier. C'était énorme. Encore un mois à stresser, et les examens qui auraient lieu.
Il ne voulait pas alerter son amoureux. Il s'en était un peu éloigné, justement pour éviter de devoir lui dire la vérité. Non. Il ne devait rien faire.
- Protège-là, fit Kentin, désignant la jeune fille brune. Il ne doit plus l'atteindre. Je vais endurer jusqu'au mois prochain. Tant qu'il ne me demande pas des trucs aussi graves qu'aujourd'hui, je suis prêt à m'y plier, même lui faire plaisir, j'm'en fi-
- Tu t'entends ? Coupa Nathaniel, excédé. T'es encore plus cinglé que lui !
Il le secoua par les épaules.
- Ramenez-moi mon meilleur ami ! Cracha-t-il. Celui-ci me dégoûte. Et puis, fais ce que tu veux, finit-il par lâcher, soupirant. Sortez d'ici, je suis fatigué.
Il leur pointa la porte, très excédé et semblant sur le point de tomber par terre.
Les deux bruns sortirent de la pièce.
Vers la fin de la journée de cours, Kentin fut envahi de messages.
Rémi
15h19
T'es crétin ou quoi ?
Rémi
15h21
Pourquoi tu m'as rien dit ?
Rémi
15h22
Je comprends pourquoi tu es si nerveux depuis plusieurs semaines. Parle-moi, bon sang !
Rémi
15h29
Kentin ! Réponds-moi ! Sinon, je vais te chercher jusque chez toi ! J'te jure que je le fais.
Rémi
15h32
Allez, parle-moi. Tu me manques. Nathaniel m'a tout dit. Je m'en fiche de perdre mon travail, j'en trouverai un autre.
Kentin
15h33
Non ! Tu ne pourras plus avoir ta maison. Pas question que tu quittes ton travail. J'vais tuer Nath' !
Rémi
15h35
Nathaniel a fait ce qu'il devait faire : Me le dire. Pas comme toi. Tu devrais le remercier.
Kentin
15h36
Non, j'le déteste. Tu vas perdre ton travail à cause de moi. Ce sera ma faute.
Rémi
15h38
Je t'ai dit que ce n'était pas grave. Il a voulu te pousser au pire. Mon Dieu ! Il faut le dénoncer, quitte à ce que je sois perdant. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur pour me protéger. C'est moi l'adulte, ici, pas toi, Kentin.
Kentin
15h41
Et moi, si je le dénonce, tu iras certainement en prison. Et je vais te perdre. Et mon père va me renvoyer à l'école militaire.
Rémi
15h47
Écoute, Kentin. On va y faire face à deux. Viens chez moi, ce soir. 22h
Kentin fit des yeux ronds. Il n'allait quand même pas faire le mur pour aller le voir. Déjà, qu'il cachait sa relation à tout le monde, son père y comprit.
Tant pis. Il le ferait.
Vers 21h30, il s'assura que la maison était dans la pénombre et que son père était couché. Habituellement, il allait au lit vers 21h et dormait comme une masse dix minutes après. Tout de même, il prit ses précautions et fit le moins de bruit possible.
Il n'arrivait pas à croire qu'il faisait le mur. Lui, Kentin, faisait le mur. Il dérogeait à la règle du couvre-feu de 21h de son père. Il ne l'avait jamais enfreint.
Une première fois pour tout. La pensée le fit rougir quand il l'associa à autre chose.
Il reçut un message.
Nathaniel
21h46
Surtout, ne couche pas avec lui. Sois patient et attends ta majorité, je t'en supplie. Je sais que tu vas chez lui ce soir. Si tu ne veux pas lui faire plus de tort, reste tranquille. Et je ne dis pas ça par jalousie.
Bon, voilà Monsieur-Conseil qui se devait de le rappeler à l'ordre. Il avait lu dans ses pensées ou quoi ?
Kentin
21h48
Oui, maman !
Nathaniel
21h49
Je ne plaisante pas, Kentin. Quoique vous vous disiez, ne fais rien d'inconsidéré. Ça pourrait aggraver la situation. Promets-moi de tenter de suivre mon conseil et d'au moins y penser si jamais tu voulais franchir le pas…
Kentin y pensa un instant. Peut-être que son meilleur ami avait raison. Ce serait encore pire s'il faisait ce dont il avait envie sur le moment sans même y réfléchir un peu.
Kentin
21h56
Ok. Je te promets d'y penser avant.
Il éteignit l'écran et toqua trois petits coups discrets à la porte foncée. Un homme lui ouvrit. Le petit brun s'engouffra rapidement à l'intérieur.
À peine la porte refermée, il fut plaqué contre cette porte et ses lèvres furent happées par celles de son amant. Il lui mordilla la lèvre inférieure, comme quasiment à toutes les fois qu'il l'embrassait. Le militaire aimait cette attention, il avait la respiration saccadée et fermait les yeux. Il accrocha ses mains au pull foncé de son professeur et se serra un peu plus contre lui. Il soupira d'aise entre leurs baisers.
Puis, ça cessa. Ils s'étaient manqués, mais l'adulte eu un regard sérieux et le plus jeune comprit rapidement. Ils discutèrent pendant un long moment, chacun se confiant sur les sentiments qu'ils éprouvaient face à la situation.
Rémi lui confia qu'il avait trouvé l'éloignement et le silence plus dur sur son moral. Lui confia également qu'il aurait aimé avoir sa confiance et qu'il puisse librement parler de ses soucis.
Kentin, quant à lui, voulait seulement le protéger et ne voulait inquiéter personne, même son meilleur ami. Il avait gardé le secret pesant pour protéger les autres.
À deux, ils passeraient au travers. Mais il devait absolument dénoncer son maître-chanteur quoiqu'il en coûte par la suite. Ils s'y prépareraient. Son professeur prit les mains de Kentin dans les siennes et les serra un peu, liant leurs doigts dans une étreinte douce et chaude. Ses mains étaient chaudes et ça le rassurait.
Rémi lui lança un regard doux, profond. Et il parla. Quelques mots.
- Je t'aime, Kentin, chuchota-t-il.
Il s'approcha, fermant ses beaux yeux bleus et lui déposa un doux baiser sur les lèvres. Le petit brun se sentit fondre. Cette déclaration, il l'attendait depuis un bon moment.
Prit d'un élan, le petit militaire relâcha les mains de son amoureux et agrippa le col blanc qui dépassait de son pull pour le rapprocher et l'embrassa sauvagement, passionné. Heureux de cette déclaration. Son cœur s'emballait. Le plus grand entoura ses bras autour de la taille de son jeune et fougueux élève.
- Je suis si heureux, fit le petit brun, ému. Je t'aime, Rémi.
Les deux se regardèrent amoureusement. Les émotions étaient fortes. Son cœur allait exploser. Il avait envie de se laisser aller. Il aurait voulu se laisser aller à cet instant. Il pouvait sentir toute la tendresse de son amant. Bon sang ! Il l'aimait tellement.
Il se jeta à nouveau sur les lèvres de son professeur pour les capturer vivement et sauvagement. Il se fit entreprenant et l'adulte se laissa entraîner. Il prit assise sur les cuisses du grand brun et passa ses mains sous les vêtements, voulant sentir sa peau chaude sous ses doigts fins. C'était agréable. Il bougea, et leurs bassins se frottaient l'un contre l'autre, donnant chaud à Kentin. Le jeune homme put sentir le désir de l'homme face à lui se réveiller. Il en avait envie lui aussi. Juste maintenant. Très envie. Le moment était parfait.
Le plus jeune se leva et entraîna son amant vers la pièce qu'il savait être la chambre à coucher de son cher et tendre. Rémi se laissa faire. Kentin eu un sourire très taquin.
Il ouvrit la porte, alluma la lumière et balança son professeur sur le lit à moitié défait.
- Vous êtes bien entreprenant, jeune homme, fit son beau brun.
- Tais-toi ! J'ai terriblement envie de toi, annonça le militaire de but en blanc.
L'adolescent se défit de son jean, de sa chemise – noire – et de son t-shirt blanc. Il se retrouva rapidement en boxer. Il se mit à califourchon sur son professeur et releva les vêtements qui couvraient encore le haut de son corps. Dévoilant une fine musculature. Pas un corps d'athlète, loin de là, pas super musclé, mais mince et parfait à ses yeux. Il lança les morceaux de tissu hors du lit.
Il embrassa ses clavicules, descendant jusqu'à la lisière du pantalon. Pantalon gênant. Il en défit le bouton, le zipper et baissa brutalement le morceau de vêtement. Il descendit du lit pour finir de retirer l'objet obstruant. Il se remit à califourchon, se frottant suavement contre le sexe de son amoureux. Il pouvait le sentir trembler d'excitation. Lui-même était tremblant. Tremblant de désir pour son professeur. Son professeur qu'il aimait.
Il lui caressa tendrement le torse, se pencha sur lui et attrapa les lèvres tentatrices. À son tour, il les mordilla y prenant plaisir. Les deux hommes soupiraient d'aise.
Quand un son fit irruption dans la pièce.
Putain ! Son téléphone. Il s'étira pour aller le chercher dans la poche arrière de son jean. Le prenant dans sa main droite.
Rémi fut plus rapide et subtilisa l'objet pour voir un message texte.
- On ne fera pas l'amour, Kentin, je suis désolé.
Le militaire se recroquevilla sur le lit, entourant ses genoux repliés de ses bras. Il boudait. Il était mécontent.
- Ton ami a raison. J'ai lu les quelques messages avant. On doit rester tranquilles.
- C'est pas juste, je suis dur, moi, bouda encore le jeune.
Le plus grand s'approcha de lui, l'embrassa sur la joue, détendant l'adolescent. Quand il sentit soudainement une main venir se balader dans son boxer, il sursauta.
- Détends-toi, Kentin. Je vais t'aider à relâcher la tension, fit-il, taquin.
Il glissa à nouveau sa main. Chaude, câline, experte. Il se laissa aller. Le plus grand baissa rapidement le vêtement noir et eu un meilleur accès à la partie convoité. Il l'effleura, le rendant encore plus tendu. Des caresses furtives et extraordinaires. Puis, il l'empoigna franchement faisant des aller et des venues progressivement plus rapides. L'adolescent, haletant, ne mit pas bien longtemps à venir. C'était tellement autre chose quand il le touchait.
À son tour, il glissa le boxer pâle de son professeur et effleura le membre encore bien dur et bien dressé. Ça lui faisait envie, tellement envie. Il ne lui en fallut pas plus pour bander à nouveau.
- Mais c'est qu'on en redemande, petit pervers, les yeux bleus devinrent sombres, remplis de désir.
Il le désirait tellement ce bel homme. Beaucoup trop, même. Il sentit à nouveau des doigts le toucher. Il caressa lui aussi le membre durci de son amour. Les deux hommes se regardèrent pendant leurs caresses. C'était intense, c'était magnifique, c'était divin. Tous deux vinrent l'un après l'autre dans un râle libérateur.
Ils s'embrassèrent tendrement. Ils se collèrent, couchés dans le lit aux draps bleu nuit. Ils restèrent ainsi pendant un long moment. Allongés, nus, l'un contre l'autre, son amant l'entourant de ses grands bras, lui, une main allant trouver une de ses semblables pour entrelacer leurs doigts.
Son professeur lui déposa quelques bisous furtifs dans la nuque et Kentin en soupira de bonheur, un sourire s'affichant sur ses lèvres. Ainsi, le petit militaire finit par s'assoupir, mais il fut réveillé trop rapidement à son goût.
- Kentin, chuchota la voix grave de son amant. Tu dois te lever, chaton. Tu ne voudrais pas que ton père découvre que tu as fait le mur, non ?
Le jeune homme sursauta et s'extirpa hors du lit chaud pour se rhabiller en vitesse. Il était déjà trois heures du matin. Bon sang ! Si son père ne le trouvait pas dans son lit aux aurores, il aurait une sacrée punition.
Punition qu'il redoutait. En mettant sa chemise, il se saisit de son téléphone qui traînait sur la table de nuit à gauche du lit. Il s'approcha de son amoureux qui se trouvait encore nu et assit sur le bord de son lit et l'embrassa rapidement sur la bouche et ajouta quelques bisous le long de sa mâchoire avant de lui souhaiter une bonne nuit et de décamper rapidement comme un voleur.
Il arriva rapidement à son domicile et rentra en catimini par la fenêtre de sa chambre. Heureusement qu'il était plutôt bon grimpeur. Sa chambre se situant au second étage de la grande maison.
Il se mit rapidement en pyjama, mit ses autres vêtements au sale de façon ordonnée et se glissa sous sa couette, s'endormant rapidement pour les quelque deux-trois heures qu'ils lui restaient.
