Lali oh ! La rentrée scolaire approche et je n'ai ni mes fournitures ni mes livres... Mais je m'inquiètes pas, j'écris. Encore et encore.
Bonne lecture !
Alors que Momoi passe de plus en plus de temps avec Imayoshi et Hanamiya, Aomine cherche à attirer l'attention de Kuroko par tous les moyens et se heurte à Kagami qui veille jalousement sur son ombre. Mais une deuxième épreuve est annoncée par téléphone par Kitsune.
Chapitre 6 : Course d'orientation !
Sur le chemin qui la menait à Tôo, Momoi bailla encore une fois, quelques larmes perlant aux coins de ses yeux. Elle était rentrée -un peu- tard hier soir et s'était couchée immédiatement mais le réveil avait été dur.
Imayoshi et Hanamiya s'avéraient être des compagnons de sortie assez amusants. Enfin, si on oubliait leur sadisme exacerbé. Si le premier se montrait à peu près gentil -sans doute dû au fait qu'ils se connaissaient déjà- le deuxième était clairement désagréable.
Mais il fallait avouer que leurs interactions, à ces deux bruns, étaient vraiment très drôles. La rose avait beaucoup rit et elle était rentrée discrètement chez elle avec le sourire toujours bien ancré sur son visage. Mais sans un bruit parce que ses parents pensaient qu'elle était dans sa chambre. Et qu'ils ne verraient pas l'intérêt que leur fille adorée ait un travail en plus de ses cours.
Elle salua quelques camarades de classe et songea à quel point elle aurait aimé dormir un peu plus. Il fallait aussi qu'elle remercie l'ancien capitaine de Tôo pour avoir parlé d'elle au patron du karaoké.
La rose s'arrêta quelques secondes pour poser son sac et étirer ses bras. Son corps était lourd de fatigue, elle espérait ne pas s'endormir en cours. Arrivée au portail du lycée, Momoi s'aperçut qu'elle avait oublié Aomine.
Oui, oublié.
Ça n'était jamais arrivé ça! Jamais !
Elle vérifia l'heure à son portable : si le bleu se réveillait maintenant, ne prenait pas de petit-déjeuner et courait sur le chemin... Il pourrait potentiellement arriver à l'heure.
La rose s'éloigna un peu et chercha le numéro de son ami d'enfance dans son répertoire.
-Décroches, décroches...
Avec soulagement, elle entendit un grognement : il était en colère mais réveillé.
-Quoi ?!
-Tu vas être en retard.
-Hein ?
Le silence qui suivit dû permettre à Aomine de regarder son réveil. Momoi écarta à temps son portable de son oreille alors que le bleu jurait violemment :
-Mais pourquoi tu m'as réveillé avant ?!
-Je t'ai oublié...
Elle raccrocha pour laisser le garçon se préparer en vitesse et passa le portail pour se diriger vers la cafétéria. Elle pouvait au moins lui acheter un petit truc à boire ou à manger pour se faire pardonner.
En descendant à sa station de métro, Kuroko se fit bousculer assez fortement par des gens pressés qui, comme d'habitude, ne le voyait pas. Oh, il s'était habitué à ça. Ainsi qu'aux regards quasi choqués quand, enfin, il apparaissait devant leurs yeux. Mais ça avait quelque chose de … lassant. Mais il était une ombre, il n'avait pas le choix.
Le joueur fantôme ne pourrait jamais vivre autrement.
Il bailla.
Nigo aillant mangé quelque chose par terre lors d'une promenade avec sa vieille grand-mère, le chien avait maintenant de terribles crampes d'estomac qui l'obligeait à sortir deux fois plus. Et à force de gratter à sa porte, le malamute d'Alaska réveillait le pauvre turquoise qui finissait ses nuits dans un endroits improbables. Aujourd'hui, il s'était réveillé contre la porte d'entrée.
Ce genre de réveil aurait été parfait s'il était un adulte ivre au delà du raisonnable mais Kuroko n'était encore qu'un mineur interdit de toutes substances alcooliques.
Un peu plus loin, les cheveux rouges de Kagami dénotèrent dans la foule. Le plus petit pourrait facilement s'approcher sans un bruit et le saluer, s'amusant de la réaction disproportionnée que la surprise -voire le choc -allait occasionner. Mais pas aujourd'hui. D'abord, Kuroko n'avait pas la force de le rejoindre et ensuite... ensuite, il n'avait tout simplement pas envie de voir à nouveau cette expression de panique absolue sur le visage de sa lumière.
Aaaah... Le manque de sommeil le rendait vraiment morose...
Aomine se laissa tomber sur sa chaise alors qu'une sonnerie très agaçante faisait éclater ses tympans. Il soupira comme une âme en peine et tourna la tête à droite pour apercevoir Momoi qui posait une barre de céréales près de son bras. Sans même la remercier, le bleu la dévora en deux bouchées tandis que son prof d'Histoire du Japon -enfin il retenait pas spécialement leurs visages à tous ces profs sans intérêt- demandait le silence.
L'As de Tôo était... curieux de savoir ce que son amie d'enfance faisait avec Imayoshi et Hanamiya hier soir. Et il n'allait certainement pas attendre la pause pour l'interroger. Comme il prenait très rarement des notes, il se sépara sans trop de difficultés, d'une feuille de son cahier et écrivit rapidement :
« Je t'ai vu hier soir. Tu fous quoi avec eux ?! »
Sans plus de cérémonie, il envoya le papier plié sur le bureau de sa voisine qui fronça ses sourcils roses : Aomine se la jouait gamin de primaire ? Étonnant...
Le bleu la regarda lire son écriture quasi illisible et se mordre les lèvres. Son stylo gratta le papier à son tour.
« Je t'en parlerais plus tard. »
Cette réponse ne lui convenait absolument pas.
« Non, maintenant ! »
Elle le fusilla du regard.
« Non, plus tard ! Prends des notes, je ne te passerais pas les miennes cette fois ! »
« Ryo me passera les siennes. »
Aomine haussa les épaules en lui renvoyant la pauvre feuille. Momoi soupira doucement et attendit que le prof se retourne vers le tableau pour répondre :
« Laisse-le tranquille un peu. »
« Pourquoi tu étais avec eux hier soir ? »
« Pourquoi tu ne viens pas t'entraîner après ce que tu as dit à la Winter Cup ? »
Son sourire triomphant agaça prodigieusement Aomine.
« Je ne veux pas t'en parler ! »
« Dans ce cas, je ne te dirais pas pourquoi j'étais avec Imayoshi-sempai et Hanamiya-sempai. »
« Sempai ?! T'es vraiment malade toi... »
« Ahomine ! »
Au final, la jeune rose n'eut plus l'occasion de suivre le cours puisqu'elle était occupée à envoyer de gentilles insultes à son ami d'enfance qui s'avérait très créatif dans ce genre de domaine.
Momoi recopiait les notes que la déléguée lui avait gentiment passé. Le menton enfoncé dans la paume de sa main, Aomine la regardait, attendant juste qu'elle cède puisqu'il savait pertinemment qu'elle détestait être fixée ainsi.
Et effet, au bout d'un petit moment, elle serra les poings et se tourna vers lui en faisant voler sa crinière rose :
-Arrête de me fixer !
-Qu'est-ce que tu faisais avec eux ?
-Bon sang, lâches-moi avec ça !
Elle avait dit qu'elle lui raconterait plus tard mais pour tout avouer... elle aurait préféré le garder pour elle. Aomine n'était pas du genre à le crier sur tous les toits et Momoi ne craignait pas spécialement sa réaction mais... elle ne savait pas comment l'expliquer.
-Satsu, je veux savoir ce que tu-...
-Pourquoi ne viens-tu pas t'entraîner ?
Changer de sujet et espérer que la pause se termine vite pour gagner du temps.
-Je vois très bien ce que tu cherches à faire là.
Elle haussa les épaules, la bouche bien scellée. Mais Aomine ne voulait pas non plus révéler sa raison. Parce qu'elle avait un nom.
Kuroko Tetsuya
Midi réveilla Kagami qui essuya vivement sa bave. Furihata discutait déjà avec Kuroko, leurs bentos sagement posés sur les tables.
-Kagami-kun !
Le turquoise capta enfin l'attention de sa lumière et redemanda :
-On va manger sur le toit, tu viens avec nous ?
-Ouais, j'arrive.
Le rouge s'étira un peu et quitta sa chaise. D'abord, direction la cafétéria, il lui fallait ce sandwich géant pour combler le vide de son estomac.
En voyant le monde qui attendait déjà, Kuroko se proposa au petit bonheur de Kagami qui lui tendit un billet. Le fantôme ne mit pas cinq minutes.
-Tiens.
-Merci.
Kawahara et Fukuda attendaient déjà là-haut.
Au moment de s'asseoir, Kagami effectua un mouvement spectaculaire qui le projeta d'un coup près de son ombre.
Ouais, son ombre.
L'As savait parfaitement qu'il n'était pas des plus futés mais le regard d'Aomine ne lui avait clairement pas échapper durant la première épreuve. Non seulement le bleu avait dû mentir mais en plus, il parierait tout ce qu'il avait que ça avait quelque chose à voir avec Kuroko.
Mais Kuroko était à lui ! Enfin non ! Mais si, c'était son ami, son ombre !
Et bon sang, s'il devenait un peu plus, le rouge ne dirait pas non.
Et visiblement Aomine avait la même idée en tête.
Kagami secoua la tête en reprenant une grande bouchée de son sandwich : il réfléchissait beaucoup trop ! Le bleu et le turquoise étaient amis, ça l'énervait mais il n'y pouvait rien. Et il se mettait à imaginer des trucs peut-être pas réels entre les deux garçons...
Il observa Kuroko qui mangeait tranquillement du riz en écoutant ce que racontait Kawahara : sérieusement depuis quand étai-il attiré par les mecs ?!
Ou plutôt
Depuis quand son coéquipier était-il aussi attirant ?!
-Kagami-kun ?
Revenant un peu brutalement à lui, le concerné s'aperçut qu'il fixait le plus petit depuis un moment.
-Euh...
-Il y a un problème ?
-Non, non, rien ! J'ai oublié ce que je voulais dire !
Le turquoise pencha un peu la tête, le fixant de ses yeux pâles. Quand il faisait ça, Kagami avait toujours l'impression d'être passé au scanner. Il se sentait épié jusque dans son esprit.
Mais Kuroko sourit doucement et recommença à manger.
Le rouge détourna la tête, embarrassé.
Il avait l'air malin maintenant.
Pour la première fois de leurs vies, Momoi et Aomine avaient échangés leurs rôles. Où que la rose aille, le bleu était là la suivant comme une ombre pour avoir enfin la réponse à son incessante question.
Et bon sang qu'il pouvait être tenace l'As de Tôo !
Ayant trouvé momentanément un refuge dans les toilettes des filles, Momoi comprenait qu'Aomine attendait pile devant la porte qu'elle sorte ne serait-ce qu'un orteil pour la harceler à nouveau.
Et pourquoi voulait-il savoir d'ailleurs ?! Ça ne le regardait pas !
Lui qui voulait qu'on le laisse tranquille, suivait son amie d'enfance où qu'elle aille.
La rose ne voulait pas lui dire ! Il n'était ni son père, ni son frère, ni son petit-ami ! Il était juste son ami, c'est tout !
Adossée aux lavabos, Momoi soupira de découragement. Au final, ils se seraient vraiment condamnés à rester proche pour l'éternité ?
Elle allait lui courir derrière jusqu'à être une petite mamie ridée ?
Il allait lui dire qu'elle l'ennuyait jusqu'à ne plus pouvoir sortir de son fauteuil ?
Merci, Destin, merci...
En tout cas pour l'instant, elle était décidée à rester un moment dans les toilettes pour filles. Espérons juste qu'Aomine n'en est pas assez de poireauter devant la porte et vienne carrément la chercher …
Midorima et Takao mangeaient dans leur salle de classe. Le vert écoutait d'une oreille le babillage incessant du brun qui lui racontait apparemment une des incroyables aventures qui lui était arrivé au restaurant de nouilles hier soir.
-... et là, ce mec est arrivé pour-... Tu m'écoutes Shin-chan ?!
-... Malheureusement oui...
Satisfait, Takao reprit son monologue au grand damne du vert qui sentait poindre la migraine. Il allait lui ordonner de se taire quand leurs deux portables se mirent à vibrer.
L'écran affichait un SMS d'un certain Kitsune :
« Épreuve n°2, groupe... Allez dans les toilettes des garçons près de la fenêtre. »
Ils se regardèrent. Takao ne plaisantait plus et Midorima n'avait plus son air exaspéré. Il y avait surtout de la... peur ? Oui, c'était bien ça ! De la peur dans leurs regards.
Sur quoi allait-il tomber ?
Les chaises raclèrent le sol tandis que les deux adolescents se levaient. Ignorant leurs repas à moitié mangés, ils se dirigèrent comme des automates vers l'endroit demandé. Takao avait conscience qu'il était très proche de Midorima, au point que leurs bras se frottaient mais pas une seule fois durant le chemin, le vert ne s'en plaignit. Il regardait droit devant lui.
Les toilettes étaient désertes et une étrange ambiance régnait à l'intérieur. Près de la fenêtre, le même trou noir qu'avaient utilisés Akashi, Murasakibara et Himuro.
Les deux garçons se concertèrent du regard et Midorima consentit à passer le premier. Il hésita néanmoins quand le bout de son pied disparut de sous ses yeux. Prenant une grande inspiration, il ferma les yeux et s'avança d'un coup.
Il faisait noir. Très noir.
Mais c'était sans doute parce qu'il avait les yeux fermés.
Kise ouvrit les yeux et découvrit l'endroit où menait le trou noir téléportateur du renard doré. Une forêt apparemment. En levant les yeux au ciel, il aperçut un carré de bleu prouvant que le fuseau horaire était visiblement le même.
Un étrange bruit attira son attention et le blond se tourna pour voir Murasakibara, une poche de sucettes bien connues dans la main.
-Oh, Kise-chin...
-Bonjour Murasakibaracchi.
Ils n'avaient pas la force de paraître joyeux.
Kuroko arriva à son tour, suivit de près par Midorima. Le vert remonta ses lunettes en regardant Himuro, une sucette au Coca dans la bouche qui salua Takao qui à peine arrivé, racontait ses malheurs à Kise qui l'écoutait très intéressé.
Akashi leur passa sous le nez en baillant aux corneilles. Il se stoppa net en se rendant compte de ce qu'il venait de faire et fusilla du regard tous les autres garçons : aucun commentaire !
Kagami mangeait toujours son sandwich et Aomine chercha à passer le trou noir dans l'autre sens en s'énervant.
-... Mine-chin ?
-Renvoyez-moi ! Je dois y retourner ! Satsu allait enfin sortir des toilettes !
N'ayant même pas conscience de ce que sa phrase pouvait faire s'imaginer aux autres, le bleu retira sa main à temps alors que le machin noir bizarre disparaissait.
-Tout doux Aominet ! Je sais qu'en ce moment, c'est ta grande passion de suivre Satsu-chan mais les filles ont besoin de leurs moments pour elles. Surtout dans ce genre de cas.
Nekomata se tenait sur une branche pile au dessus du bleu qui leva les yeux vers lui, hurlant silencieusement qu'il allait se faire un tapis en poil gris si ce surnom sortait encore de sa gueule féline.
Le chat sauta gracieusement et atterrit sans problème près d'Akashi qui regardait fixement devant lui, comme pour s'empêcher de s'endormir. Il n'avait toujours pas ouvert la bouche.
Kise et Takao se baissèrent en même temps quand ils virent Tanuki, qui s'empressa de les rejoindre en courant. Il n'y pouvait rien, il les adorait ces deux-là !
Bon dernier, Kitsune arriva sans se presser. Sa fourrure dorée brillait avec le soleil que les feuilles des arbres n'arrivaient pas à filtrer.
-Tout le monde est là ? Parfait...
-Fais vite, j'ai un truc à faire super urgent là !
Nekomata apprécia qu'Aomine presse son ami/ennemi puisqu'il comptait filer encore un peu Momoi ce soir. Il se demandait si elle avait un uniforme à porter dans ce karaoké.
-Donc comme le savez déjà, la deuxième épreuve se déroulera en groupe. Elle sera pour faire simple... terriblement basique. Une course d'orientation.
Une carte apparut dans les mains de Kuroko, Akashi et Midorima.
-Les crois rouges montrent les endroits où se trouvent des objets que vous devez récupérer. Il n'y a pas de limite de temps, le premier groupe arrivé gagne et le dernier aura droit à … un gage.
La façon dont le renard venait de dire ce simple mot firent frissonner la plupart des garçons. Ça voulait dire beaucoup plus apparemment !
-Des questions ?
-Et nos cours ?
Midorima remonta ses lunettes : il demandait ça juste comme ça. C'est juste que le cours de maths d'aujourd'hui reprendrait parfaitement ce qu'il allait y avoir dans l'interro deux jours plus tard... Mais vraiment juste comme ça.
-Ne t'inquiètes pas pour ça. Nekomata fera un tour de passe-passe et ce que vous auriez dû apprendre aujourd'hui sera automatiquement transmit dans votre mémoire.
-Merci Nekomata ! On t'adore !
Pendant que le chat se jetait des fleurs, Himuro s'approcha d'Akashi et remarqua la pâleur de celui-ci :
-... Ça va ?
Le rouge cligna des yeux et se massa les tempes :
-Pourquoi ça n'irait pas ?
-Tu as l'air fatigué.
-Je vais très bien.
Les yeux rouges observèrent la carte : l'endroit où se déroulerait cette deuxième épreuve était gigantesque !
-On a le droit à des boussoles ?
-Faites confiance à votre instinct.
Takao marmonna un « Très rassurant » dans une barbe imaginaire.
-Soyez prudents, d'accord ?
La petite voix inquiète de Tanuki fit apparaître des étoiles dans les yeux de Kise et Takao. Midorima soupira en les regardant étreindre l'horrible raton-chien.
-Si vous êtes prêts... C'est partit !
Akashi et Himuro qui avaient déjà conçu la marche à suivre prirent d'autorité un chemin à gauche, le brun traînant un violet plus occupé à se battre avec l'emballage de sa sucette qu'à regarder où il marchait.
Kise déposa Tanuki au sol et interrogea Midorima du regard. Le vert soupira une nouvelle fois et montra la carte à ses deux coéquipiers : après tout, c'était une épreuve en groupe.
-Je pense que cet endroit est le plus prêt.
-Et après celui-ci ?
-C'est ce que je pensais, oui.
Takao récupéra la carte et la plia pour la ranger dans une des poches de son uniforme.
Ils passèrent à droite, le blond et le brun se remettant à discuter, comme s'ils étaient dans une colonie de vacances.
Ne restait que Kuroko.
Le pauvre turquoise trouvait au milieu du terrible dispute opposant encore une fois, le bleu et le rouge.
-Je vais tenir la carte !
-Non moi !
-Tetsu, passe-moi la carte !
-Ne l'écoutes pas, Kuroko ! Donne-la moi !
Le fantôme soupira et chercha un maigre soutien du côté des bêtes divines... qui avaient disparu. Bon. Ils étaient seuls au monde maintenant.
Et que ces deux-là étaient pénibles !
-Je vais garder la carte. Allons-y.
Sa voix autoritaire devait encore être travaillé parce que les deux As le regardaient quasi amusé de sa piètre performance. Pour une fois où ils semblaient être du même avis, Kuroko n'allait pas se plaindre !
Il marcha d'un pas assuré sur le sentier en face, constatant que les deux suivaient en se plaignant. Le soleil tapait moins dans cette forêt, ça ressemblait surtout à une balade tranquille.
Ressemblait.
Aomine se plaça d'autorité à la droite de son ancienne ombre et regarda mauvaisement Kagami qui l'imitait par la gauche. Ils se jaugèrent du regard et le bleu prit la parole :
-On va forcément gagner, hein Tetsu ? Après tout, on est le meilleur duo !
Le turquoise leva les yeux vers l'As de Tôo en souriant :
-On va gagner Aomine-kun.
-Tant que Kuroko tient la carte, on n'a pas à s'inquiéter ! J'ai confiance en toi !
Kes yeux cyans se tournèrent vers l'As de Seirin cette fois :
-Merci beaucoup Kagami-kun.
Il lui offrit également un petit sourire et le rouge nargua le bleu qui plissait dangereusement les yeux.
C'était la guerre.
Momoi était surprise.
Non seulement Aomine l'avait enfin lâché mais il n'avait pas jugé nécessaire de venir en cours. Il devait être sur le toit sans doute. Mais pour une fois, elle n'allait pas lui courir derrière!
Elle fit craquer ses doigts et sentit son portable vibrer sans un bruit dans la poche de sa jupe.
[13:56:42 – Imayoshi-sempai] La fille qui devait travailler à l'accueil ce soir est malade. Ça te dérange de commencer ce soir plutôt que demain ~ ?
La rose attendit que le prof se tourne pour répondre.
[13:57:01- Momoi] Absolument pas ! Mais je n'ai pas encore la tenue réglementaire...
La réponse de l'ancien capitaine fusa et glaça Momoi.
[13:58:10 - Imayoshi-sempai] Mako-chan va te conduire à la boutique qui s'occupe des uniformes avant de t'amener au Karaoké ~.
[13:58:16 - Imayoshi-sempai] Mais si tu préfères prendre le bus, je ne te force pas ~.
Elle soupira. Le bus mettrait au moins vingt minutes pour la conduire dans le quartier en question. Et après, elle devait revenir sur ses pas pour prendre un autre bus qui allait jusqu'au Karaoké.
[13:58:25 - Momoi] Remercie Hanamiya-sempai d'avance pour moi s'il te plaît.
[13:58:36 – Imayoshi-sempai] A ce soir alors ~.
Momoi rangea son téléphone et se remit à suivre le cours. Personne ne semblait s'être rendu compte de son absence momentanée.
Le portable vibra à nouveau.
[14:00:00 – Inconnu] J'passe chez toi ce soir gamine, Imayoshi m'a filé ton adresse. Me fais pas attendre.
Un langage si charmant ne pouvait qu'appartenir à Hanamiya, adorable comme toujours. L'idée d'être seule dans une voiture avec lui était terrifiante mais bon... elle allait faire avec.
Profitant du fait que le cours était presque terminé, Momoi rentra une bonne fois pour toutes le numéro du sadique n°2. Ça serait ça de fait.
Kise entendit son estomac grogner. Il avait à peine eu le temps de manger. Takao massait le sien qui émettait un boucan impressionnant et même Midorima semblait affecté par la faim.
-J'ai faim...
-On a tous faim Kise ! Tais- toi et cherche !
-Mais chercher quoi ?!
Le vert soupira et s'arrêta en baissant la tête :
-J'en sais rien...
Il y eut un cri et le bruit d'un choc.
Takao venait de rencontrer magistralement le sol à plat ventre.
-Takaocchi ! Tu t'es fait mal ?!
-Pas trop non...
En se relevant, il massa son poignet et s'aperçut qu'il s'était égratigné les mains puisqu'il avait cherché à ralentir à amortir sa chute. Ses yeux gris cherchèrent ce qui venait de provoquer sa chute et tomba sur une corde verte à moitié enterrée dont une petite partie ressortait. En suivant le sillon précédemment creusé pour la mettre dans le sol, le brun s'aperçut qu'elle s'enfonçait plus loin parmi les arbres.
Coïncidence ?
-... Shin-chan ?
Le Tsundere s'approcha à son tour de la corde.
-Tu crois qu'il faut la suivre ?
-... On a rien d'autres pour l'instant. Et elle ne doit pas être là par hasard...
Il tire sur le morceau dégagé et ne fit même pas trembler la terre retournée.
-C'est quoi ça ?! Aidez-moi vous deux !
Kise se mit également à tirer et en effet, elle semblait ne pas pouvoir sortir de terre. Avec ses paumes blessées, Takao eut un peu plus de mal à la tenir mais à trois, la corde commença peu à peu à bouger. Usant de toutes leurs forces, les trois garçons en dégagèrent enfin une partie.
Un peu loin, la corde verte était nouée avec une corde jaune et une corde orange. Il y avait également des gants et des harnais avec des mousquetons.
Midorima attrapa sa corde et remarqua qu'elle serpentait sous des troncs d'arbres couchés ou à plusieurs mètres du sol en passant sur des branches...
-C'est... un parcours d'escalade ?
La question de Takao n'eut pas réponse parce qu'elle était rhétorique. Ils se regardèrent et s'harnachèrent comme il fallait visiblement le faire.
-Tout un parcours pour des objets... Avec la faim et l'effort que ça va demander...
La réflexion du blond n'était pas dénué de logique. En fait, il avait même parfaitement résumé ce qui les attendait : l'épuisement mêlé à la faim allait les pousser jusque dans leurs derniers retranchements.
Midorima remonta ses lunettes :
-Vous êtes prêts ?
Les trois cordes étaient reliées aux harnais.
-On y va.
Murasakibara avançait doucement en raison des branches basses qui fouettaient son visage. Bien plus petit, Himuro et Akashi n'avait pas trop de problèmes mais pour le géant s'étaient un calvaire. Il y avait des branches partout, des ronces qui se prenaient dans ses vêtements, dans ses cheveux, dans sa peau...
-Tss...
Akashi siffla de douleur quand une ronce griffa sa joue. Himuro l'attrapa avec précaution et la brisa pour que le violet ne se prenne pas dedans une fois les deux plus petits passés. Le rouge tâta sa blessure mais c'était superficiel.
Le brun avait calé pour la première fois sa mèche tant bien que mal derrière son oreille. Ici, il y avait tellement de ronces qu'il valait mieux avoir le plus grand champ de vision possible.
-Atsushi, tu t'en sors ?
-Oui, ça peut aller.
-Akashi, tu penses qu'on est encore loin ?
Le rouge se retourna, l'air mauvais. Contrairement aux étudiants de Yosen qui avaient leurs vestes, le président de Rakuzan était en chemise à manches courtes. Ses bras comme une grande partie de son visage étaient striées de griffures rougeâtres dont certaines devaient peut-être faire un peu mal.
-Je pense qu'on est presque à la fin de ce chemin de ronces. J'ai l'impression que ça se dégage après.
Il se retourna et reprit sa marche. Murasakibara n'avait même pas le temps de manger puisque ses mains servaient à éloigner les ronces. Enveloppées dans le bout de leurs manches, les ronces piquaient moins.
Il parut logique et moins douloureux pour Akashi qui celui-ci se place entre le brun et le violet pour améliorer la traversée mais son orgueil lui hurlait d'être tout devant. Quitte à souffrir.
Au bout de quelques mètres, le soleil commença à réapparaître et un bruit semblable à de l'eau parvint à leurs oreilles. Akashi allait faire un pas de plus quand Himuro l'attrapa par derrière pour l'en empêcher :
-Mais que-...
-C'est une falaise !
Le rouge était tellement concentré à marché droit devant lui qu'il n'avait pas remarqué où il marchait. Pourtant, le chemin de ronces était bel et bien là et aucune trace d'une quelconque falaise.
-Tatsuya, tu-...
-Regarde en bas.
Déjà deux fois qu'il le coupait. Son sourcil droit tiqua mais il baissa ses yeux comme demandé. Ses pieds étaient à quelques centimètres d'un vide de près de huit au neuf mètres à vue de nez.
-Une illusion ?
-On dirait bien. Il faut regarder en bas et pas en face.
Murasakibara soupira violemment :
-Si Aka-chin été tombé, il aurait pu mourir. Surtout si l'eau n'est pas profonde...
En écoutant les paroles ô combien rassurantes du géant, le rouge se tourna à demi vers la deuxième personne de son groupe et tout doucement, il dit :
-... Merci.
Himuro secoua sa tête. Ça aurait pu être lui s'il avait été à sa place.
Akashi chercha quelque chose qui leur permettrait de continuer à avancer. En se baissant un peu, il pouvait apercevoir qu'un chemin très étroit serpentait jusqu'en bas de la falaise. Il allait falloir marcher face au vide.
-Il y a un chemin mais c'est très petit.
-Tu crois qu'on peut passer ?
-C'est le seul endroit où on peut aller visiblement.
Ils se concertèrent du regard et Akashi serra au maximum à gauche pour coller son dos contre une espèce de pierre. Pour ses yeux, ce n'étaient que des ronces mais au touché, c'était vraiment dur.
Foutues illusions !
Himuro le suivit, s'éloignant assez pour ne pas le gêner mais restant suffisamment près pour pouvoir le rattraper au cas où il glissait. Murasakibara fit glisser ses pieds pour être certain de constater rester en contact avec le sol.
Akashi, malgré la désagréable impression que lui laissait le vide, marchait en regardant en bas pour ne pas quitter le chemin étroit des yeux. Il ne savait pas ce qu'il y avait en bas et s'il venait à tomber alors de l'eau ne serait pas trop mal. Enfin, vu la hauteur, ça allait faire mal mais c'était mieux que rien.
Son pied fit rouler une petite pierre et il avala difficilement sa salive. Il entendit Himuro qui conseillait au violet de poser son pied à tel endroit et vit le sol se briser sous son pied.
Muet de stupeur, il se sentit tomber et les deux autres ne purent que le regarder glisser.
Akashi n'entendit même pas qu'on hurlait son prénom. Il n'entendit que sa propre voix.
Sa voix qui hurlait tandis qu'une horrible douleur saisissait son corps en entier.
Kuroko se tenait en équilibre sur un vieux pont entre Kagami et Aomine. Le bleu assurait ses arrières tandis que le rouge veillait à ce qu'aucune des planches moisies ne cèdent au mauvais moment sous leur pieds.
Ils avançaient doucement et sûrement. Un coup de vent fit trembler le pont et le turquoise serra la rambarde uniquement constituée d'une corde vieille comme sa grand-mère jusqu'à en avoir les phalanges blanches. Il était terrifié.
-Tetsu, ça va ?!
-Non...
Il se sentait trembler et était au bord des larmes. Là, il avait peur, vraiment très peur ! Kagami tourna la tête jusqu'à l'apercevoir et demanda :
-Tu veux faire une pause ?
-Je veux quitter ce pont...
Sa voix n'était qu'un murmure mais les deux As l'entendirent parfaitement bien. Aomine passa sa main dans ses cheveux et Kagami se tourna jusqu'à lui faire face.
-On s'arrête un peu. Regardes-moi !
Les yeux vides fixaient le vide avec une panique insoupçonnée et le garçon semblait prêt à s'évanouir à tout instant.
-Oy, Kuroko ! Regardes-moi !
Très doucement, ses yeux se rivèrent au siens et le garçon se mit à haleter jusqu'à sangloter sans un bruit. Son torse se soulevait de plus en plus vite.
Il n'avait jamais eu spécialement peur du vide mais là... là, c'était vraiment différent de tout ! De savoir qu'en bas, il n'y aurait rien d'autre que la mort...
Ses propres pensées le firent paniquer davantage et il sentit juste qu'Aomine le prenait dans ses bras.
-Tetsu, calmes-toi ! Tu fais une crise de panique...
Kagami baissa son visage jusqu'au sien et Kuroko attrapa le devant de son tee-shirt :
-Respires Kuroko ! Respire !
Il entendait ce qu'ils disaient mais c'était au delà de ses forces. Il avait chaud puis soudainement froid, il transpirait beaucoup trop et sa tête tournait. Kagami devint vraiment très flou et si Aomine ne le tenait pas fermement, il serait effondré comme une poupée en chiffon.
Les deux As lui criait des choses mais il entendait à peine.
Peur.
Tellement peur.
Peur de mourir.
Puis mal.
Aomine venait de le tourner pour qu'ils se fassent face et venait de lui coller une gifle magistrale. Le bruit se répercuta encore et encore et Kuroko posa ses doigts frais sur la zone douloureuse.
-Fais pas le con, Tetsu !Faut que tu restes conscient !
Il cligna des yeux et hocha la tête. Le turquoise prit cinq secondes pour fermer les yeux et les rouvrir :
-Ça va mieux. On peut continuer.
Kuroko se tourna vers Kagami, attendant que celui-ci continue d'avancer. Le rouge quitta son air choqué après avoir assisté au moment de la gifle et se remit en route sans dire un seul mot.
Il semblait aux trois garçons qu'une espèce de brouillard se formait autour d'eux, cachant ce qu'il y avait derrière, devant et sous le pont.
Des rires terrifiants se firent entendre et Aomine pensa immédiatement à des fantômes. Il perdit son teint mat et n'osait plus regarder derrière lui. Il hurla néanmoins quand quelque chose frôla son bras, faisant violemment sursauter les deux garçons devant :
-Ahomine ! Mais ça va pas, t'es malade ?!
Kagami aurait bien continuer longtemps à l'incendier si le bleu n'avait pas parut autant terrifié qu'à cet instant. Il regarda dans le brouillard derrière l'As de Tôo et perdit à son tour quelques couleurs :
-Kagami-kun ?
Des yeux jaunes. Vraiment très jaunes.
Et des crocs ! Avec des pattes immenses, façonnées pour arracher la tête d'un homme.
Des chiens.
Les plus gros chiens qu'il n'avait jamais vu !
Et affamés, visiblement.
-... Courrez.
-Quoi ?
-Courrez ! Maintenant !
Sans réfléchir en entendant les aboiement démesurés, les trois garçons oublièrent le pont en miettes et se mirent à courir comme si leurs vies en dépendaient.
Ce qui était potentiellement le cas.
Le poids de la meute -il devait facilement en voir cinq ou six de ces bestioles- faisait tremblait le pont dangereusement. Kagami savait qu'il devait vraiment courir vite parce que les chiens semblaient se rapprocher de plus en plus vite d'Aomine.
Et donc de Kuroko.
Par réflexe, il attrapa la main de son ombre et trouva la force d'accélérer.
-On est presque au bout !
Son hurlement avait quelque chose de désespéré mais il donna de la force aux trois paires de jambes. Mais une fois le pont passé, il allait falloir trouver de quoi se cacher ou se réfugier.
L'autre côté était également fait d'arbres et l'un d'eux attira l'attention de Kagami. Sans réfléchit, il glissa pour se freiner et lança pratiquement le turquoise sur la branche la plus près :
-Grimpe ! Le plus haut possible !
Il monta à sa suite et tendit la main à Aomine pour le faire monter sur la première branche. L'As de Seirin tira de toutes ses forces pour hisser le bleu qui posa enfin son pied sur la branche en question. Kuroko avait bien progressé dans sa montée et tendit une main pour aider les deux autres. Aomine grimpa près de lui sans difficultés et Kagami attrapa la main blanche.
Au moment où son pied droit allait lui servir d'appui, un des chiens géants sauta et enfonça ses grosses griffes dans le tronc.
Et le rouge sentit juste que ses énormes mâchoires se refermaient autour de sa cheville.
Et hop ! Chapitre bouclé !
Du retard, je sais, je sais. Je suis comme la plupart d'entre vous, je prépare ma rentée scolaire *insérez pleurs *
Merci pour vos commentaires :
Alycia Panther : Méchants garçons, méchants !
Gil Prussia Beilschimdt II : Pourquoi tant de sadisme ?! Ne le regarde pas pleurer, ça le bloque !
Yuki Mirai : Bakagami, détrôné ?! Impossible. Pour moi en tout cas ! Je veux un grand frère comme Takao aussi ! *pleure * Moi, 18 ans, ne cuisine pas non plus et je ne compte pas m'y mettre un jour. La fratrie des pervers te salue ô Ahomine ! Battu par Bakagami... encore ! Il va partir en dépression celui-là, on va rient comprendre !
Grwn : Oui Himuro est sexy ! Et c'est déjà un chef d'œuvre ! OUI, JE RESTE OBECTIVE EN TANT QU'AUTEURE ! JE N'AI AUCUNE PRÉFÉRENCES ! Ahem... Himuro n'a pas besoin d'une trachéotomie, pose ce bâton de sucette ! Ouh, je sens des idées intéressantes ! Nan ? Mais siiiii !
Laura-067 : Les pervers se jugent entre eux sans voir ce qu'ils sont ! Proverbe tout juste créé. Je m'éclate avec ce chat, ça risque de mal tourner ! Par eux-même, certes, encore faudrait-il qu'ils s'en rendent compte !
Buli-chan : Remercions Himuro de sa franchise ! Ave Himuro ! All Hail Himuro ! Au choix, c'est un dieu, priez-le comme tel ! De la pluie ? Pas de bol ! Cela dit, une semaine après mon départ, j'apprends qu'il y a eu une fusillade. Non, j'attire pas les problèmes ! Il me suivent, c'est différent !
Emy-nee : Mais je veux savoir Allez dis !
Alyxel : Nekomata fout la merde partout où qu'il aille de toutes façons … Légume ou pas, l'un d'eux aura Kuroko. Normalement. S'il meurt pas. Je veux le voir après plusieurs jours sans sucre ! Il doit être totalement gaga ! Ouais, mais le steak haché, c'est bon ! Le cochon est très stupide aussi mais tant que le bacon existe, je les supporte ! Vive le bacon !
Olympe2 : Merci beaucoup ! Ça ne va pas constamment être lourd ou morbide ! Je vais couper avec des moment à peu près drôles et plus légers pour détendre l'atmosphère et les esprits.
Prochain chapitre : Le trio de Tanuki se lance dans un parcours d'escalade épuisant : entre devoir creuser sous un tronc à moitié enterré pour suivre la corde ou répondre à des énigmes à plusieurs mètres du sol, il faut aussi récupérer des objets bien originaux. Quand à Akashi, il ne répond pas aux hurlements angoissés des ses partenaires. Et Kagami lutte avec sa plus grande phobie. Chapitre 7 : Chiens des Enfers !
