Lali oh ! L'année scolaire commence très mal pour moi mais du coup, je m'ennuie tellement en cours que j'ai tout plein d'idées de fics ! Du light et du lourd ! Fufufufu ~

Bonne lecture !

Grâce aux coups de pouce des divinités, Kagami, Akashi et Takao se remettent durant la nuit. Cependant, Midorima veut avoir une discussion sérieuse avec le brun. Quant au groupe de Nekomata, il se voit attribuer un gage qui devrait faire s'améliorer leurs relations.


Chapitre 9 : Esprit sain dans un corps sain !

Takao se réveilla dans son lit pendant que sa mère épongea la sueur de son front.

-... Maman ?

Elle s'arrêta brusquement et prit un air inquiet comme si elle venait de se faire prendre en flagrant délit de quelque chose.

-Tu as fait un malaise au restaurant. Une ambulance t'a amené à l'hôpital mais finalement, les médecins t'ont fait sortir et tu t'es rendormit ici.

Le brun se redressa et se massa le crâne :

-Un malaise... ?

-Ils pensent que c'est dû à la fatigue. Mais ta fièvre a bien baissé.

La femme voulut éponger à nouveau son front mais il la repoussa doucement. Il ne se souvenait pas d'avoir été au restaurant de nouilles parce qu'il était censé être perdu en plein milieu de la forêt !

Takao se mit à chercher son téléphone avec panique : qui avait perdu ?! Comment allez Kise et Midorima ?! Et les autres ?!

-Kazunari ?

-Mon portable … Où est mon portable ?!

Sa mère lui tendit l'objet noir et il lui arracha presque des mains. Son écran annonçait un SMS :

[22:39:54 – Kitsune] Tanuki s'est chargé d'une excuse pour ta visite à l'hôpital et Nekomata s'est chargé des médecins. Nous avons fait en sorte que tu sois sur pieds pour demain mais ne force pas. L'équipe de Nekomata a perdu cette épreuve. La suivante prendra un peu plus de temps pour que vous vous reposiez tous.

Takao reposa son téléphone sur le matelas et ferma les yeux. Il était désolé pour Kuroko, Aomine et Kagami mais il était infiniment soulagé que ce ne soit pas son équipe.

Il était fatigué et les souvenirs de cette horrible épreuve lui retournait le ventre. Non, il ne voulait pas se souvenir !

-Kazunari ?

-Où est Kissa ?

Sa petite sœur... Il avait besoin de sa petite sœur...

-Elle dort mais-...

Le brun repoussa la couette et posa les pieds sur son parquet. Ses jambes tremblèrent mais il arriva à rester debout.

-Kazunari, tu devrais-...

Il l'ignora et quitta sa chambre en précipitation. La porte juste à côté était celle de la petite blonde qui venait à peine de sortir en se frottant les yeux.

-Kazu-nii... Tu vas mieux ?

Le frère ne répondit pas mais se jeta pratiquement par terre pour la serrer contre lui. Il cala son menton sur sa petite tête et dû lui faire mal parce qu'elle gémit légèrement :

-Tu me fais mal...

-Désolé.

Il caressa ses cheveux et elle entoura sa nuque à son tour. Takao se sentit un peu stupide quand quelques larmes lui montèrent aux yeux : sa petite sœur était réellement ce qu'il avait de plus précieux au monde ! S'il lui arrivait quelque chose, le garçon été sûr de ne jamais s'en remettre.

Et s'il lui arrivait quelque chose à lui... Kissa resterai seule avec son père malade et sa mère absente. Et ça, jamais !

L'enfant embrassa sa joue et le regarda :

-Qu'est-ce qui ne va pas, Kazu-nii ?

-Rien... Tu veux dormir avec moi ?

Elle sourit de toutes de ses dents et repartit dans sa chambre, chercher son oreiller. Takao se retourna pour regarder sa mère mais la femme s'était déjà repliée au rez-de-chaussée. Kissa le rejoignit avec son énorme oreiller et le grand frère l'attrapa et courut dans sa propre chambre pour la jeter sur son lit et la chatouiller.


Akashi se réveilla en sursaut, le ventre noué.

La bouche ouverte, il cherchait de l'oxygène comme un nageur le ferait après ses longueurs. Il était sur le ventre, dans son lit. Un épais bandage lui recouvrait tout le haut de son corps et un verre d'eau attendait sur la table de nuit.

Il se releva sur ses genoux et une sorte de migraine lui transperça le crâne, l'obligeant à se recoucher. Le rouge sentait qu'il était couvert de sueur et avait l'impression de planer. Il tendit la main vers les comprimés vers du verre et eut bien du mal à lire. Mais au bout du moment, il reconnut vaguement le nom du médicament bien connu pour son effet trop décontractant.

Akashi attendit quelques secondes et se redressa à nouveau. Il avait envie d'une douche. Très lentement, il défit l'immense bande qui couvrait son corps et la laissa tomber sur son sol. Une lumière vive à sa gauche, l'obligea à fermer les yeux et il attrapa son téléphone à tâtons.

[02:26:47 – Kitsune] Nekomata et Tanuki se sont chargés de trouver des excuses. Ta récupération a été accélérée, tu pourras reprendre doucement ton rythme habituel demain matin. Mais ne meurt d'épuisement, bien que tu sois bien partit pour. L'équipe de Nekomata a perdu, la prochaine épreuve attendra un peu.

Akashi massa ses épaules, ses reins et tâta toutes les parties de son dos qu'il pouvait toucher : sa peau était lisse, dénuée de blessures. Il s'assit sur son futon et ferma les yeux. Sa tête tournait de plus en plus méchamment.

Il se leva en douceur et se traîna jusqu'au mur pour s'y adosser. Tout tournait dans la chambre. Mais il avait l'impression d'être dans une dimension parallèle tant ses médicaments le faisaient planer.

La salle de bain se situait derrière la porte tout à gauche. Deux, cinq, huit mètres en tout. Huit mètres avant de pouvoir se débarrasser de cette satanée sueur. Ses mèches rouges se collaient à son front et le grattait. Le riche héritier fit un pas, puis deux. Il tanguait et les murs n'étaient pas toujours très droits mais il voyait où marcher.

Il n'avait jamais mit autant de temps pour aller dans sa salle de bain.

S'installant dans sa douche, Akashi prit le temps de se laver méthodiquement. Son corps restait douloureux malgré tout mais après avoir dormi, ça devrait passer. Il rinça ses cheveux et regarda la mousse du shampoing disparaître rapidement. Il avait envie de dormir. Après tout, le rouge avait passé sa journée à cavaler à droite et à gauche pour finir par presque mourir. Et il n'avait pas dû dormir plus de cinq heures d'affilés ces deux derniers jours...

Le garçon respira profondément. Kuroko, Kagami et Aomine allaient devoir supporter leur punition pour être arrivés derniers... Bah, en même temps, c'était quasiment certain que le bleu et le rouge n'allaient pas arriver à travailler en équipe. Peut-être qu'il y avait eu une étincelle d'espoir mais les deux garçons étaient bien trop fiers pour laisser à l'autre ne serait-ce qu'un cheveu de supériorité.

Akashi plaignait un peu Kuroko.

Mais juste un peu.

Histoire de ne pas oublier qu'il souhaitait écraser le turquoise et son équipe plus bas que terre.


Kagami ronflait, inconscient que son gage était une épée de plus en plus proche de sa nuque.

Les draps s'étaient emmêlés et l'oreiller avait une odeur différente de d'habitude. Mais ça ne l'empêchait pas de dormir cela dit.

Il entendit vaguement la porte claquer et ce fut ça qui le réveilla. Normalement, personne ne rentrait dans son appartement. A part Alex mais l'américaine faisait toujours un boucan digne d'une fanfare. Le rouge ouvrit un œil et sa bouche s'ouvrit démesurément en apercevant une fille.

Pas n'importe quelle fille !

Il chercha son nom pendant qu'elle se penchait vers lui, les sourcils froncés et l'air en colère.

-Il paraît que tu es rentré tard hier soir !

Voilà ! Trouvé !

Momoi machin chose ! La dingue qui poursuivait Kuroko !

Mais...

-... Qu'est-ce que tu fous dans ma chambre ?!

Elle se pencha davantage, approchant dangereusement sa poitrine de son visage :

-De quoi tu parles ? Je viens tous les jours pour te réveiller.

-... Ah ?

La rose soupira et s'agenouilla près du lit. Elle posa ses mains sur le matelas et s'en servit pour soutenir son menton :

-Tu vas bien ?

La question surprit un peu le rouge qui répondit un peu plus fort qu'il ne l'avait prévu :

-Comment je pourrais aller bien alors que tu es là ?! Et réponds à ma question ! Tu fous quoi là ?!

Momoi se recula et ouvrit grand les yeux comme s'il venait de la frapper. Elle se leva sans un mot et quitta la chambre en claquant bien la porte derrière elle.

Kagami se sentit un peu mal : visiblement, il venait de la blesser. Mais c'est vrai, quoi ! Cette fille quasi inconnue pour lui était rentrée par effraction chez lui et osait lui parler comme s'ils étaient de vieux potes !

Il se leva en rechignant mais elle fut bien plus rapide. Momoi s'arrêta près de lui et lui donna un coup de poing dans le ventre. Il ne sentit rien. Son absence de réaction énerva la rose qui ferma les yeux et cria :

-Crétin ! Crétin, crétin, crétin...

Et un nom... Mais pas le sien...

-Crétin de Dai-chan !


Kuroko s'obligeait à être calme.

Il s'était réveillé tranquillement et venait de découvrir l'improbable : son corps était devenu celui de Kagami. Ou plutôt, il était dans le corps de Kagami.

Il retoucha son visage pour être certain de ne pas rêver : non, c'était bien lui. Kuroko quitta la salle de bain, s'habituant tant bien que mal à voir le monde de plus haut et chercha son portable. Où était son corps et où était Kagami ?

Étonnement, sa cheville n'était pas douloureuse. Une fine bande recouvrait les anciennes traces de crocs dorénavant simples marques sur sa peau bronzée comparée à la sienne d'origine plutôt pâle. Kuroko dénicha le portable du rouge sous son oreiller. Heureusement, pas de code pour le protéger.

Il cherchait son nom dans la liste de contact mais un SMS l'empêcha de continuer.

[07:42:33 – Kitsune] Bonjour Kagami-kun. Ou plutôt Kuroko-kun. Tu l'auras peut-être deviné, vos corps ont été échangés. Ce n'est rien de plus que le résultat de votre défaite. Ce n'est que temporaire cela dit. Puisque vous êtes incapables de travailler en équipe la plupart du temps autant voir la vie du point de vue de l'autre. Je te souhaite une bonne journée.

Le garçon s'assit sur le lit et relut le message. Bon, c'était plutôt clair.

Il se remit à chercher son propre numéro et attendit.

-Allô ?!

Kuroko ferma les yeux, en se pinçant l'arrête du nez.

Aomine aurait au moins pu faire semblant de l'imiter...


Le bleu n'avait pas comprit pourquoi Momoi s'était changée en vieille grand-mère.

Il avait ensuite fait la relation quand elle l'avait appelé « Tetsuya-kun ». Aomine avait sauté et avait foncé dans la salle de bain.

Ce n'était vraiment pas son corps.

C'était étrange d'être Kuroko Tetsuya... Le fait d'être plus petit y jouait beaucoup d'ailleurs. Mais être dans le corps du garçon qu'il souhaitait posséder... d'une autre façon que celle-ci... était étrangement érotique. Le bleu s'était léché les lèvres, avant de tenter -car le joueur fantôme semblait ne pas pouvoir montrer une quelconque émotion- d'imiter un visage perdu dans le plaisir... Bref, il vivait ses fantasmes !

Il s'apprêtait à se déshabiller quand son portable avait sonné, l'énervant plus que nécessaire ! Il était occupé bon sang !

-Allô ?!

La personne au bout du fil soupira et une voix qu'il jugea désagréable le rappela un peu à l'ordre :

-Aomine-kun, essaie de faire semblant d'être moi s'il te plaît... Sinon, les gens vont avoir des doutes...

-... Tetsu ?

Nouveau soupir.

-Oui... Je suis dans le corps de Kagami-kun et-...

-Attends, attends ! Bakami est dans mon corps alors ?!

-...Il semblerait.

-Oh merde...

Le rouge allait découvrir sa collection de porno, ses photos de Kuroko – quoique... Elles étaient bien caché dans le bureau- et surtout... la façon dont son amie d'enfance se comportait avec lui...

Aomine n'avait jamais eu honte de la rose mais la façon qu'elle avait de s'occuper de lui avait souvent été vu comme étant plus que de l'amitié.

Deux secondes... En fait, pourquoi il s'inquiétait de ça ?! Il s'en foutait de Kagami !

-...ne-kun ?... Aomine-kun ?

-Quoi ?

-Tu sais comment te rendre à Seirin de chez moi ?

-... Tu veux aller en cours ?! T'es sérieux ?!

L'absence de réponse fut suffisante.

-Nan...

-Je viens te chercher. Je suis là dans quinze minutes, sois prêt à ce moment-là s'il te plaît.

-Ouais, ouais...

Aomine raccrocha.

Il avait le corps de son pire fantasme rien que pour lui et il n'allait pas pouvoir en profiter. Tout ça pour devoir aller en cours...

Gage injuste !


Kagami été un modèle de silence.

De l'extérieur, Aomine semblait le même, légèrement je-m'en-fout-de-tout et il s'évertuait à ressembler au maximum à ce que le joueur de Tôo avait l'air.

-Baisses-toi un peu Dai-chan ! Comment veux-tu que je noue ta cravate sinon ?

Silencieusement, il se baissa, laissant la rose passer le morceau de tissu autour de la nuque du bleu. Comme il n'y en avait pas dans l'uniforme de Seirin, Kagami n'avait jamais jugé nécessaire d'apprendre à la nouer.

Et Momoi avait fini par avoir pitié de lui en le voyant ne pas s'en sortir.

Son nez était à quelques centimètres de ses cheveux roses et une bouffée de son parfum lui arriva aux narines. Une bonne odeur. La jeune fille était très concentrée sur sa tache, nouant sans trop de difficultés la cravate.

-... Tu es douée.

Elle leva les yeux et il détourna le regard en rougissant un peu. A part, Alex et la coach, Kagami n'avait pas l'habitude d'être aussi proche d'une fille physiquement parlant.

Momoi termina de la serrer et tapota un peu son torse pour qu'il se remette droit.

-J'ai appris avant le collège, au cas où.

-Au cas où ?

-Si tu ne savais pas faire.

Kagami était médusé : sérieusement... Elle venait dans la chambre d'Aomine, le réveillait et passait sa journée avec lui... C'était ça, une super amie d'enfance !

-Merci.

La rose écarquilla un peu les yeux. Quoi c'était si bizarre qu'Aomine remercie quelqu'un ?! Mais Momoi se contenta de sourire :

-De rien.

Elle fit demi-tour et sortit de la chambre. La rose avait gentiment monté le petit-déjeuner préparé par la mère du bleu et avait fait le sac de son ami pendant qu'il s'habillait. Apparemment, c'était comme ça tous les matins.

Là, ils marchaient vers Tôo. Le rouge avait reçu un SMS du vrai Aomine qui lui ordonnait de faire certaines choses absolument nécessaires pour qu'on le prenne pour le vrai As de Tôo : faire la gueule, aller au lycée mais ne pas aller en cours et surtout... surtout !... ne pas se montrer trop proche de Momoi.

Le rouge s'évertuait à répondre de son mieux aux critères pour correspondre à un Aomine typique mais c'était dur ! Laisser sa voix traîner, démarche lente et fatiguée... Tout ça était bien plus dur que prévu !

Mais concernant la rose... là se tenait la vraie difficulté ! Elle était incroyablement patiente avec le bleu, attitude qui trahissait tellement bien son habitude de le fréquenter. Et puis, depuis qu'elle était rentrée dans la chambre du garçon, elle avait été à ses petits soins.

Son caractère était vraiment différent avec le turquoise !

-Dai-chan ?

Kagami sortit de ses pensées pour la regarder. Il y avait toujours cette lueur inquiète dans ses yeux dès qu'elle le regardait... Le rouge remit son sac sur son épaule et grimaça en sentant son poids.

Il avança et glissa sa main près du bras de la rose. Il lui retira son sac et l'installa sur son épaule de libre. Momoi avait les yeux exorbités mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Kagami, continua de marcher sans la regarder.

-Tu viens ?

La rose resta un peu sans bouger avant de courir et de marcher à ses côtés. Elle souriait et semblait rayonner.

-Merci Dai-chan !

Kagami se détourna, un peu rouge : il faudrait vraiment qu'il dise à Aomine de se montrer beaucoup plus sympa. La rose était adorable.

Mais Kuroko était meilleur !


Midorima jouait aux cartes avec Aya et Kissa dans la carriole.

Takao peinait à pédaler et la montée se faisait lentement. Encore une fois, leur rôle de grand frère était passé prioritaire mais cette fois, ils avaient voulu éviter d'y aller à pieds. Le vert s'était placé au fond comme d'habitude et avait installé Aya et Kisse devant. Elles riaient et s'amusaient en posant leurs cartes à tour de rôle.

Le vert pourrait facilement gagner mais Aya était assez rancunière. Comme lui. Tel frère, telle sœur.

-Kazu-nii, on arrive bientôt ?

-J'ai soif, Onii-chan !

Il soupira et ouvrit son sac pour attraper sa bouteille d'eau qu'il tendit à sa petite sœur. Arrivés en haut de cette fichue montée, Takao lâcha le guidon d'une main pour passer sa main dans les cheveux de sa propre petite sœur. Kissa sourit et se frotta comme un petit chat.

-Je t'aime Kazu-nii !

-Je t'aime aussi Kissa.

« Je t'aime. » … « Je t'aime. »

Midorima n'arriva pas à retenir ses rougeurs violentes. Il avait réussi à paraître normal quand il s'était rendu chez le brun avec Aya mais maintenant que ces mots étaient revenus dans son esprit...

-Shin-chan ? On est presque arrivé pour Aya !

Le vert secoua sa tête et se concentra sur le chemin. Les filles rangeaient les cartes qu'Aya posa ensuite au fond du sac de son aîné. Takao arrêta la carriole devant l'école primaire, ignorant les regards des adultes et des autres enfants. Midorima enjamba et sortit de la boîte pour se baisser à sa hauteur :

-Tu as tout ce qu'il te faut ?

-Oui !

-Ton repas ? Il t'en fallait un aujourd'hui.

-Je l'ai !

Midorima sourit un peu et Aya lui embrassa la joue avant de se courir vers ses copines, ses couettes vertes volant derrière elle. Le frère attendit qu'elle soit rentrée pour remonter. Takao se remit à pédaler et Kissa se mit debout en tenant son grand frère.

-Je peux venir avec toi au restaurant ce soir ?

-Je comptais t'amener.

-Tu es le meilleur, Kazu-nii !

La blonde retourna près de Midorima. Le brun se mit à chanter et la petite se mit à le suivre bien qu'elle ne connaisse pas beaucoup les paroles.

Après avoir descendu la grande rue et tourné à gauche, l'école primaire de Kissa apparaissait au bout d'une voix sans issue. A son tour, Takao se laissa embrasser par sa petite sœur et la fratrie se câlina un peu avant que les deux garçons ne repartent.

Le vélo et la carriole traçaient vers Shutoku sans difficultés. Un petit silence s'était installé sans que l'un des deux garçons ne parlent.

-Shi-...

-Je dois te demander quelque chose.

Takao lui sembla se raidir mais attendait qu'il parle. Midorima, lui, n'arrivait pas à sortir les mots.

-Pen... Pendant que je te portais sur mon dos tu … tu as dis quelque chose...

Le brun regardait droit devant lui.

-Tu t'en souviens... ?

Les mains du plus petits se serrèrent à en devenir blanches. Soudainement, il avait envie d'arrêter le vélo et de courir loin du vert et de sa question gênante.

-... Je dis tellement de choses, Shin-chan ! Comme si je me rappelais de tout !

Sa voix avait été modelée de façon à donner l'impression qu'il prenait ça à la légère mais il se mordait très fort la lèvre. Midorima tripatouillait son objet du jour, une baguette de magicien, terriblement gêné.

-Tu as dis... que tu... que tu.. m'aim... m'aim-...

-C'était rien. Je n'ai rien dit. Alors... oublies s'il te plaît... d'accord ?

Takao courbait le dos de plus en plus tout en parlant. Rien de convainquant. Mais pile ce qu'il fallait au vert.

-Oui, j'ai dû mal entendre.

-C'est rare de venant de toi, Shin-chan !

-Silence.

Le brun se mit doucement à rire, allégeant par la même occasion l'atmosphère.

Une autre fois.


Himuro s'était rendu à Yosen sans sa veste puisqu'elle était toujours avec Akashi.

Murasakibara mangeait des chips mais ils avaient passé quelques minutes à regarder, leurs regards hantés par la deuxième épreuve. Le violet tendit une sucette au brun qui le remercia doucement et la prit du bout des doigts.

-Muro-chin, tu n'as pas de deuxième veste ?

-Je n'en avait qu'une...

-Ah...

Himuro commença à grignoter sa sucrerie en parlant tout bas :

-J'espère qu'il ne va pas mourir... J'ai encore besoin de ma veste...

Le brun s'arrêta brusquement et se sentit tellement horrible qu'il se laissa tomber à même l'herbe en sanglotant.

-Mu... Muro-chin ?!

-Je suis désolé ! Désolé, désolé, désolé ! Désolé...

Il n'avait pas voulu dire ça ! Il n'avait pas voulu penser ça !

Un spécialiste dirait qu'il avait besoin de se raccrocher à quelques chose pour évacuer mais... il se sentait tellement horrible !

Murasakibara tapota sa tête, son visage étrangement dénué de sentiments. Juste de la peur qui ne disparaissait pas. Qui ne disparaîtrait pas facilement.

La sonnerie retentit, les sortant de leur bulle de déprime. Murasakibara se releva et tendit la main à Himuro pour l'aider à se relever. Le brun attrapa la main en question et essuya rapidement ses joues mouillées.


La classe du capitaine de basket était étrangement silencieuse. Chacun semblait porter le poids du monde sur ses épaules, n'offrant qu'au brun, des visages affligés et fatigués. Himuro s'installa comme d'habitude au troisième rang de la deuxième rangée en partant de la porte. Endroit stratégique, c'est scientifiquement prouvé. Le côté c'est comme le milieu, on voit que vous.

Le prof était aussi soporifique que son cours. Déjà beaucoup avaient cédé au sommeil, s'endormant dans des positions improbables mais le pauvre vieil homme faisait son cours sans s'en soucier.

Himuro, lui, regardait par la fenêtre. Il réfléchissait.

A Kagami, sa cheville et son gage. Même s'il voulait le battre, le rouge restait son frère.

Et à Akashi.

Surtout à lui en fait. Le rouge richissime et ses changements de caractère soudains. Durant cette deuxième épreuve, l'héritier s'était montré terrifiant puis adorable. Son regard mortel puis son côté boudeur ! Il était léger aussi... Pas très grand mais imposant. Il avait son caractère, c'était sûr.

Un dirigeant.

Un petit dirigeant.

Himuro se surpris à sourire en pensant au rouge.


Kise n'était pas venu en cours aujourd'hui.

Il avait passé la nuit à se ressasser toute l'épreuve et avait été incapable de dormir. Tanuki n'était pas rentré avec lui. Alors du coup, ce matin, sa mère l'avait trouvé encore en larmes et appelé Kaijo. Exceptionnellement, le blond pouvait rester à la maison. Il n'avait parlé ni à ses parents ni à ses sœurs. Ces dernières étaient restées un peu à le consoler dans leurs bras à caresser se cheveux qu'on auraient dit faits de fils d'or.

Pour l'instant, il dormait. Sous sa couette, le visage plongé dans l'oreiller et les poings fermés. Son téléphone attendait sur la table de nuit. Ses coéquipiers avaient pris de ses nouvelles en ne le voyant pas arriver ce matin.

Et puis le mannequin avait reçu un SMS de Kasamatsu. L'ancien capitaine gardait un œil sur son « petit protégé » comme l'appelait ses coéquipiers actuels. Et, même s'il ne l'avait pas clairement dit, il savait que le blond … n'était pas instable mais plus... fragile. Oui, voilà ! Kise était au final un adolescent fragile, ballotté entre les attentes du mannequinat et celles du basket.

Mais il aimait les deux ! Il ne pourrait pas choisir ! Kise avait des amis dans ces deux mondes. Les Miracles pour commencer ! Puis son équipe à Kaijo. Et toutes ces autres personnes qui partageaient cette passion !

Oui, il l'avouait.

Il avait décidé de participer à ce jeu un peu comme il choisirait une veste. Non, il réfléchissait même davantage pour une veste. Kise était un adolescent qui aimait les autres, qui avait besoin des autres.

Qui ne cherchait jamais à faire du mal. Et quand il devait le faire, il en avait le cœur brisé et s'en rendait malade par la suite. Mais il était comme ça ! On l'appréciait et le détestait pour ça !

Mais là... Takao avait failli mourir. Akashi avait failli mourir. Kagami avait failli mourir.

Ils manquaient tous de mourir à cause de ce jeu stupide !

Kise se réveilla pour sentir des larmes sur ses joues. Il étouffa sa voix et mordant l'oreiller. Peur, si peur...

Il voulait de l'aide.

N'importe qui, qui puisse lui faire oublier deux secondes.


Et hop ! Chapitre bouclé !

Fatiguée, fatiguée... Et dès la première semaine, je m'embrouille déjà avec des filles. Je m'énerve toujours contre les filles. Mais les filles sont chiantes ! J'hésitais à faire passer le rating en M mais finalement... je vais me calmer et rester en T.

Merci pour vos commentaires :

Gil Prussia Belschimdt II : Naaaan, pas du tout ! Je vois pas de quoi tu parles *sifflote et croise les doigts *

Grwn : Ouh, l'internat... Je comprends totalement ! Mais c'est pour être sûre que tout le monde lise avec l'envie de savoir ce qu'il est arrivé au perso qu'il préfère ! *excuseàdeuxballestrouvéeàl'intant * Merci ! Comme je ne suis pas seule dans ma tête, je mélange le drame et l'humour sans soucis. MidoTaka Powaaaa ! Si je t'écoutais, tout le monde sortirait vainqueur !

Yuki Mirai : Et en plus son Shin-chan le porte, quoi de mieux pour se déclarer ?! Dis pas, les fangirls vont venir chez toi pour une mise au point sérieuse. Shingeki no Murasakibara …

Laura-067 : Le fantôme n'a rien fait de particulier outre le fait qu'il se soit montré devant Aomine. Le pauvre en a tellement peur qu'il en est resté paralysé. Décembre, c'est loin... TT

Buli-chan : Première également et j'attends toujours mes anti-dépresseurs... Pourquoi avoir choisi une spécialisation en Commerce cela dit ? Parce que je suis maso ! Et que cette fic fait totalement ressortir le côté sadique enfouit en moi ! *Explication logique détectée * Pour Himuro, j'ai lut ça une fois dans un bouquin : quand une personne subit un grand choc, elle peut se rattacher à un détail sans importance mais qui lui permet de garder sa tête. Lui, il a sa veste !

Alyxel : Mais nan, il est en vie ! Pour l'instant. Et les autres... risquent également de mourir... de honte ou pour toujours, ça je ne sais pas encore. J'ai dû me résoudre à écrire le mien... God save the Bacon !

Prochain chapitre : Kuroko, Kagami et Aomine découvrent la vie des autres sous un angle bien différent. Si le bleu est d'abord content, être ignoré l'énerve. Le rouge en manque de basket doit se résoudre à ne pas venir à l'entraînement et le turquoise discret se retrouve avec une tête voire deux de plus que tout le monde. Midorima et Takao n'arrivent plus à se parler et Kise va voir l'As de Tôo pour tenter d'oublier ses cauchemars. Chapitre 10 : 1-on-1 salvateur !