Lali oh ! Si jamais vous avez des fics en cours, chers lecteurs, dites-le moi que je vienne lire ! *regard appuyé en direction de Grwn * Soutien mutuel pour l'amour du Yaoi ! Ou pas, chacun ses préférences.
Bonne lecture !
Kasamatsu invite Kise chez lui pour voir réellement comme il va, Aomine reste perturbé par le baiser de Momoi qui tente de cacher sa déprime à Hanamiya et Imayoshi, causée par celui qu'elle pense être Kuroko. Akashi va à Akita rendre sa veste à Himuro qui prépare ses examens avec Murasakibara.
Chapitre 11 : Juste une veste.
Le blond avait totalement changé.
Kasamatsu avait eu un moment d'absence quand il avait remarqué tous les changements chez Kise. Le brun avait invité son ancien joueur à passer un soir chez lui, histoire de vérifier qu'il allait vraiment bien. Et malgré les nombreux SMS du mannequin assurant que tout allait bien, l'ancien capitaine de Kaijo avait le don de déceler certaines choses chez lui. Notamment le fait que ça n'allait absolument pas bien.
Donc, Kise Ryota était actuellement fiché dans l'esprit de Kasamatsu : il le ferait parler !
D'un mouvement d'un bras, il indiqua au plus jeune d'entrer et le guida jusqu'à la cuisine. Sans avoir besoin qu'on lui dise, Kise attrapa les deux tasses sur le plan de travail tandis que le brun se chargeait de la cafetière et du sucre. Tout aussi silencieusement, ils grimpèrent l'escalier et passèrent dans la chambre de l'aîné.
Des coussins autour d'une petite table en bois fin attendaient qu'on veuille bien les utiliser. Les deux garçons posèrent ce qu'ils avaient en main et s'installèrent ensuite face à l'autre. Kasamatsu ne lâchait pas Kise des yeux, mettant celui-ci assez à l'aise.
-Kasamatsucchi, arrêtes s'il te-...
-Allez, dis-moi ce qui ne va pas.
Kise sursauta et ses yeux dorés se déportèrent immédiatement sur le côté. Là où il ne verrait pas son ancien capitaine.
Le brun n'abandonna pas pour autant : il quitta son coussin et s'installa sur celui près de Kise. Ses yeux bleus étaient implacables, défiant le blond de poursuivre son petit manège stupide. Mais le mannequin affichait toujours son petit sourire, ses yeux fixant fermement le plancher foncé.
-Kise...
La voix basse et rauque du garçon donnait l'impression d'un animal en colère. Parfois, Kitsune et Nekomata faisaient le même bruit.
Kise trembla. Sincèrement, il allait bien ! Avoir eu sa journée tranquille et s'être bien reposé lui avait permis de prendre du recul.
-J'ai... juste eu besoin de prendre une journée pour me reposer...
Le brun apporta sa tasse à ses lèvres et avala sa gorgée sans le lâcher des yeux. Ses yeux insistaient.
-Sincèrement, Kasamatsucchi !
Ça aussi, ça avait changé. N'étant plus un élève de Kaijo, Kasamatsu avait demandé au plus jeune de changer son surnom stupide. Parce que le blond allait forcément continuer d'utiliser sa petite marque de fabrique.
Il émit un petit bruit de gorge, peu impressionné par cette tentative. Kise passa sa grande main dans ses mèches blondes et tenta le tout pour le tout :
-J'ai accepté de participer à un jeu qui peut être mortel pour que trois animaux mythologiques réalisent un de mes vœux !
Kasamatsu eut un mouvement d'arrêt et posa sa tasse en soupirant. Kise eut à peine de le temps de le regarder à nouveau en face que le brun s'était levé et lui donnait son fidèle coup de pied. Kise cria, plus par habitude que par réelle douleur, et se laissa tomber sur le côté en riant.
-Tu es un crétin, Kise ! Qui croirait ça, franchement ?!
Le plus âgé se rassit en maugréant sur la stupidité de son ancien joueur.
Kise se releva en souriant doucement à son ancien capitaine.
Aomine savourait son bain bien chaud.
Le corps de Kuroko se fatiguait vite et bien que le bleu se sente plein d'énergie, ses jambes ne le portaient plus. Les parents et la vieille grand-mère de son ancienne lumière étaient sortis, le laissant seul jusqu'au milieu de la nuit.
Pour l'instant, l'As de Seirin s'amusait avec la mousse. Énervé de ce jeu un peu enfantin, Aomine remit ses mains sous l'eau et rejeta la tête en arrière. Il ferma les yeux, tachant d'oublier le chien qui couinait et grattait à la porte pour le rejoindre. Il était pas méchant ce clebs mais bon...
Momoi l'avait embrassé.
Enfin pas lui mais Kuroko. Mais c'était... tellement étrange ! C'était Momoi, bon sang ! Son amie d'enfance ! Depuis quand son amie d'enfance embrassait des garçons ?!
Pour tout dire, il s'en foutait bien d'avoir embrassé la rose. Un baiser c'était rien, tout le monde s'embrassait de nos jours. Aomine en avait déjà embrassé des filles, une de plus, une de moins... Mais, c'était Momoi quand même.
Jamais, il ne lui était venu à l'esprit de considérer la rose comme autre chose qu'une amie. Et certainement pas comme... une femme quoi ! Elle était intelligente, jolie, sacrément bien roulée même -ça serait ironique qu'il ne l'ait pas remarqué après toutes ces années- et elle correspondait à beaucoup de points à la « fille idéale » qu'il espérait avoir un jour près de lui. Mais pas elle !
Momoi Satsuki était sa seule amie fille et il n'était pas assez idiot pour imaginer autre chose.
Le chien sembla enfin s'éloigner.
Aomine ramena ses genoux près de son torse fin et pâle. Bien plus musclé qu'au collège. Ses mollets l'étaient également plus. Les mèches turquoises encore trempés après un shampoing nécessaire collaient à ses joues.
Il attrapa l'une d'entre elles en son pouce et son index et s'amusa à chasser les gouttes d'eau. Inconsciemment, son genou frotta le deuxième provoquant des frissons que le bleu qualifieraient comme étant du plaisir.
Par curiosité mais surtout parce qu'il avait vraiment envie de découvrir plus en détails ce petit corps qu'il désirait depuis longtemps, il avait envie de jouer avec le corps de l'ombre. Cependant, une étrange puissance l'empêchait d'assouvir tous ses fantasmes.
Aomine passa ses mains dans le creux de ses genoux et sourit de toutes ses dents en sentant un nouveau frisson. Il remonta sur les cuisses, s'enivrant de l'augmentation des frissons que ses mains provoquaient.
Il ferma les yeux et s'amusa à trouver d'autres points sensibles sur le corps de son ancienne ombre.
Momoi éternua.
Elle se moucha rapidement et reprit sa feuille de commande. Le patron du karaoké était débordé et la rose s'était proposé pour l'aider. Après tout, en tant que manager, elle avait à peu près l'habitude de faire ça. Le bout du critérium tapota la feuille tandis qu'elle faisait défiler ce dont la cuisine allait avoir besoin pour préparer les boissons et les quelques plats proposés.
Elle se sentait tellement gênée. Son premier baiser, elle venait de le donner au garçon qu'elle aimait mais la jeune fille ressentait comme un arrière-goût désagréable. Comme si Kuroko n'était pas Kuroko. Non, ça devait juste être une impression.
Secouant sa tête, elle replaça une mèche rose derrière son oreille, elle se concentra sur l'écran de l'ordinateur.
Mais ce n'était plus la peine, son esprit était ailleurs. Kuroko agissait bizarrement, Kagami semblait différent et Aomine avait carrément une nouvelle personnalité ! Tellement perturbant !
-Raaah ! Concentres-toi ma grande !
Elle se tapota les joues et plissa fermement les yeux. C'était bon, elle était à nouveau prête à travailler.
-Mo-moi-chan~
La rose reposa son critérium et se tourna vers Imayoshi qui s'approchait d'elle, un sourire immense sur son visage.
-Imayoshi-sempai... Tu as besoin de quelque chose ?
-Oui, de toi ~
Elle croisa ses bras sous sa poitrine et haussant un peu les sourcils.
-C'est à dire ?
-Mako-chan vient de tenter un nouveau cocktail. Il a besoin de goûteur ~
-Je suis encore mineure, Imayoshi-sempai !
Il se contenta de rire et de la pousser en direction des cuisines. Sachant bien que le garçon était bien plus fort qu'elle, Momoi ne résista pas.
Malgré sa petite taille, la cuisine était équipée du matériel dernier cri. Habillé de sa chemise, d'une cravate et d'un petit tablier noir cachant juste le haut de son pantalon, Hanamiya semblait mettre au hasard quelques liquides aux noms et aux goûts étranges. Ses yeux sombres ne lâchaient pas son travail.
Les autres salariés -que des hommes- attendaient également de pouvoir goûter à cette nouvelle concoction.
Momoi n'était pas facilement effrayée par les hommes en général mais ceux-là avaient un petit quelque chose qui la mettait mal à l'aise. Pourtant, la jeune fille veillait toujours à mettre un collant très sombre depuis qu'elle avait remarqué quelques regards insistant sur ses jambes. Heureusement, son short n'était ni court ni collé à ses cuisses. Et même sa chemise ne moulait pas ses forme de façon audacieuse. Donc, par prudence, elle resta près de l'ancien capitaine de Tôo.
Hanamiya versa enfin sa mixture à la couleur absolument très étrange dans six verres tout en restant silencieux. Pas de remarques désobligeantes.
Étant la seule mineure, Momoi regarda son verre avec réticence. Les autres donnaient déjà leur avis à Hanamiya qui étonnamment, les écouta sans avoir sa moue ennuyé habituelle. A un moment, il dut sentir le regard rose car il quitta le garçon chargé du nettoyage des sols pour la défier avec les siens.
Sans avoir conscience de son geste, elle porta le verre et avala le tout, ses yeux bien ancrés dans ceux du sadique n°2. Elle reposa brutalement le verre avec un sourire victorieux pour Hanamiya qui affichait juste son sourire le plus sadique.
Il y eut un moment de flottement et l'alcool brûla sa gorge puis tout son estomac. Planquant brutalement sa main sur sa bouche, elle retint son réflexe de hurler suite à la douleur provoquée. L'expression clairement amusée d'Hanamiya l'énerva et elle commençait à s'approcher quand elle eut soudainement une nausée terrible.
C'était officiel, Momoi détestait l'alcool.
Himuro bloquait totalement sur un exercice de japonais.
Pourtant, il n'arrivait pas à demander à Murasakibara de l'aider. Le brun avait toujours cru avoir une certaine facilité à retenir ses kanjis et tous ces trucs bien japonais mais là... Pourquoi ne comprenait-il rien ?!
Pourtant il savait que c'était un kanji de base mais il avait un trou.
-Muro-chin ? Tu peux m'expliquer ça ?
Comme le garçon avait lequel il partageait sa chambre était sortit, Himuro avait invité Murasakibara pour une session de révision urgente. Les notes du violets tombaient également en dessous de la moyenne dans certaines matières donc les deux adolescents avaient décidés de s'entraider sur ce coup-là.
Le géant lui montra un livre d'anglais et Himuro sentit ses lèvres sourirent d'elles-mêmes : là, il gérait comme un pro.
-C'est pas compliqué, regardes !
Murasakibara avait une facilité de compréhension assez déconcertante. Sa mémoire serait presque incroyable mais sa fainéantise prenait trop souvent le dessus. Tout ça pour dire que le violet reprit rapidement ses révisions après s'être fait expliquer l'exercice.
Et Himuro restait bloqué sur ce foutu kanji !
Quelqu'un toqua la porte de sa chambre, surprenant Murasakibara qui renversa son coca sur son tee-shirt. Sursautant au contact assez froid, le violet se précipita dans la salle de bain des deux garçons de l'internat pour enlever rapidement le liquide collant avec de l'eau pendant que le brun posait son stylo et se levait pour voir qui pouvait venir à cette heure là.
Chaque chambre de l'internat possédait une serrure, ainsi qu'une chaîne pour bloquer la porte au cas où. Par prudence, Himuro abaissa la poignée et ouvrit légèrement le panneau en bois. Et il resta figé de surprise.
-Mais que...
-Bonsoir, Tatsuya.
Murasakibara retira son tee-shirt en vitesse dans la salle de bain.
Il savait d'expérience que le Coca était une véritable plaie à nettoyer et il se rappelait parfaitement des crises de nerfs de sa mère quand elle le voyait revenir taché de cette façon alors qu'il n'était qu'un enfant. Donc, il agissait par réflexe.
Soudainement très vivace, le violet frotta son haut comme un demeuré. La tâche ne disparaissait pas et ça commençait à l'énerver. Il jura doucement et entendit que Himuro ouvrait la porte. La voix très surprise de son capitaine attira néanmoins son attention et quand une voix trop connue à ses oreilles répondit au brun, il ouvrit la bouche, incroyablement surpris.
Que faisait Akashi ici ?!
Le rouge avait pris place place sur un des pauvres coussins usés de Himuro.
Il avait parfaitement conscience des questions que devaient se poser les deux garçons près de lui. Mais c'était leur inquiétude qui primait sur le reste. Akashi esquissa un léger sourire en apportant la tasse de thé que le propriétaire de la chambre lui avait préparé en vitesse.
-Et donc... Pourquoi es-tu à Akita... Akashi ?
-Ma présence dérange ?
Hirmuro, tout comme l'avait fait Kagami au début de la Winter Cup, le regardait droit dans les yeux. Sans peur. Auparavant, le rouge l'aurait probablement menacé mais il avait changé. Du moins, il essayait.
-Tu ne déranges pas, on révisait.
-Réviser... C'est vrai que les examens approchent.
Ses yeux rouges se baladèrent un instant du côté de Murasakibara qui garda un silence quasi religieux. Torse nu puisque son tee-shirt séchait sur le balcon, il frissonnait à la fois de froid et d'anxiété. La présence de son ancien capitaine avait quelque chose d'inquiétant.
-Tu devrais te couvrir, Atsushi. Tu risques d'attraper froid.
-Muro-chin n'a rien à ma taille...
-Hmm... D'ailleurs, c'est à peu près le but de ma visite...
Sortant de nul part un sac en kraft d'une extrême simplicité, Akashi tendit le tout à Himuro qui s'en saisit relativement surpris. A l'intérieur, sa veste parfaitement lavée et pliée. Les yeux sanguins à la forme féline le fixaient dans l'attente d'un remerciement quelconque.
-Tu... es venu jusqu'ici juste pour ça ?!
-Je me suis dit qu'elle devait te manquer.
Imperceptiblement, Himuro se mit à sourire : étrangement, il avait enfin l'impression d'avoir ce petit quelque chose qui lui manquait. Pourtant ce n'était qu'une veste.
-Merci.
Avec beaucoup trop de grâce pour que le mouvement soit naturel, Akashi hocha la tête et se tourna à nouveau vers Murasakibara dont le portable vibrait furieusement. Le violet l'empoigna brutalement et se dirigea encore vers la salle de bain. Visiblement, sa mère lui ordonnait de rentrer vite chez eux.
Himuro se leva pour ranger sa veste fraîchement revenue avec le reste de son uniforme. Et c'était bizarre à dire mais elle ne sentait plus comme lui. Comment dire... C'est comme si pour le peu de temps que le rouge l'avait mis sur lui, elle s'était imprégnée de son parfum, de son odeur.
Et c'était pas trop désagréable...
Conscient du regard écarlate posé sur lui, le brun se retourna, les joues un peu rouges mais Akashi ne le regardait déjà plus. Il était plutôt concentré sur Murasakibara, dont le tee-shirt encore humide moulait les abdos forgés par les entraînements titanesques des capitaines passé et présent et qui ramassait ses affaires en toute hâte.
-Tu rentres déjà ?
-Pas le choix.
Murasakibara salua les deux capitaines et partit comme une tornade. Une tornade violette. La porte claqua derrière lui assez brutalement et l'instant d'après, tout était parfaitement silencieux.
En se rasseyant sur son coussin, Himuro s'aperçut qu'Akashi jetait un coup d'œil à son devoir. La moue amusé du rouge avait un arrière goût de pitié. Évidemment, pour le grand -non, non, inutile de relever l'ironie- Akashi Seijuro, cet exercice devait être d'une simplicité enfantine. Mais pour le brun, c'était une toute autre histoire.
-Quoi ?
-J'essaie juste de deviner... pourquoi tu as bloqué.
-Qui dit que je suis bloqué ?
Akashi ne prêta même pas attention à sa réponse et regarda plus en détail le début l'énoncé de l'exercice. Il soupira et attrapa le critérium du plus vieux.
-Ce sont pourtant les bases, Tatsuya...
-Fermes-là...
Pourtant, il se rapprocha du plus petit, allant même jusqu'à coller son genou au sien.
Et à aucun moment, Akashi ne lui en fit la réflexion.
Et il ne bougea pas non plus.
Kise dormait à poings fermés.
La bouche légèrement entrouverte, le blond se tourna, frottant un instant sa joue contre son oreiller. Il n'entendit pas la porte s'ouvrir ni se refermer. Par conséquent, le garçon n'avait pas remarqué que sa sœur aînée venait de faire rentrer quelque chose dans sa chambre.
Non, il dormait comme un bébé. Un sommeil serein, vide de cauchemars et d'angoisse.
Mine de rien, cette pseudo conversation avec Kasamatsu l'avait bien détendu.
Après s'être énervé contre lui, le brun lui avait un peu parlé de son groupe de musique qu'il venait de former avec quelques amis de la fac. Et Kise avait même eut le droit à une démonstration de guitare : les traits détendus de Kasamatsu étaient contagieux.
Il remua un peu dans son sommeil pendant que le matelas se creusait doucement sous le poids qui venait de grimper dessus. Kise sursauta en sentant une boule de poils chaude contre son ventre mais n'eut pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir de quoi il s'agissait.
Le mannequin soupira et glissa sa main dans les poils de l'animal tout en se rendormant.
Tanuki était enfin rentré.
Aomine n'arrivait pas à se départir de cette espèce de honte qui lui collait quasiment au corps.
Une fois... sa petite affaire terminée, il était sortit du bain et s'était réfugié sous sa couette, terriblement mal à l'aise. Et maintenant, ça ne passait plus. Le bleu n'y pouvait rien, il se sentait sale. Si jamais le turquoise apprenait ça...
D'abord, son premier baiser... probablement. Bah, ça restait le fantôme turquoise donc bon... Et maintenant ça.
Il n'allait jamais lui pardonner. Et si jamais, Kuroko cherchait à se venger... Mais d'abord, comment pourrait-il un jour savoir ?! Aomine n'était pas assez stupide pour le lui raconter !
Non, nickel, sa vie était sauve !
Sortant sa tête de sous la couette, le bleu s'apprêta à s'endormir avec le sourire aux lèvres.
-Bon sang ce que tu fais peur...
Il ouvrit les yeux pour voir Nekomata se coucher sur son torse.
-... Tu es rentré par où ?
-Top secret.
Les deux se regardèrent en silence.
-Non, sérieusement, toi à l'intérieur de Kuroko-kun, c'est assez effrayant.
Aomine se tourna sur le côté de façon à virer le chat à deux queues qui se coucha sans se plaindre de sa brusquerie, tel un sphinx.
-Elle est ennuyante votre punition...
-C'est tes deux copains et toi qui avaient choisi, c'pas ma faute.
Les deux queues grises battirent l'air tandis que Nekomata posait sa tête sur ses pattes avant dans l'intention évidente de s'endormir là.
-Heureusement que tu as la main qui traîne... Ça a... éclairé ma soirée.
-Chat pervers.
-Aominet, tu es assez mal placé.
Le bleu se tourna dans l'autre sens, calant son bras droit sous sa tête.
-J'ai également vu que tu avais embrassé Satsu-chan... Tu es un ami d'enfance assez original.
-Si tu avais correctement regardé, c'est elle qui m'a embrassé. Embrassé Tetsu d'ailleurs.
-Elle embrasse bien ?
-M'oblige pas à te jeter par la fenêtre.
-Mais elle est si bien foutue ! Comment tu fais pour résister ?!
Comment il faisait ? Simple : il avait grandi avec. Le développement de son corps et notamment certaines parties, ne lui avaient pas échappé mais la rose n'était qu'une amie d'enfance. Son amie d'enfance.
-Je suis fatigué, fous-moi la paix.
-Sois pas comme ça ! Je m'ennuie !
-Alors dors.
-T'es nul...
Aomine était crevé.
Était-ce à cause du corps anormalement peu résistant de Kuroko ? Ou à un autre facteur ?
-Elle finit quand cette punition ?
-Bientôt.
Oui, il l'avouait, son corps lui manquait. Et il espérait que Kagami n'ait rien de bizarre avec.
En fait, le rouge cherchait à faire se calmer la rose.
Quand Imayoshi l'avait appelé pour lui demander de venir la chercher, il ne se doutait pas que Momoi n'avait aucune résistance à l'alcool. Si l'ancien capitaine de Tôo était à peu près désolé pour la jeune fille, Hanamiya était mort de rire en regardant ses nombreuses photos et vidéos d'elle en état d'ébriété certain.
Évidemment, il avait refusé de nommer tous les alcools composant son cocktail explosif.
-Dai-chan ~
-Tais-toi un peu !
La rose marchait avec tellement de difficultés que Kagami avait décidé de la prendre sur son dos. Ses bras frêles reposaient sur son torse et le rouge tachait d'oublier la sensation de ses cuisses nues contre la peau de ses doigts.
Miraculeusement, Momoi avait réussi à enfiler son uniforme scolaire avant qu'ils ne partent.
-Je me sens mal...
-Tu vas vomir ?!
-Chais pas...
Elle posa son front contre son épaule et soupira.
-Si je rentre à la maison, je vais me faire tuer... Laisse-moi dormir chez toi.
-Mais... ma mère n'est pas là ce soir ! On peut rester tous les deux seuls !
-Et pourquoi pas ?
-Mais, parce que...
Oui, bon d'accord, combien de fois avait-il dormi avec Alex ? Non, mais ça, c'est différent. Là, c'est Momoi quand même !
-S'il te plaît...
Kagami soupira, chercha une excuse, soupira une nouvelle fois et finit par accepter.
Un peu plus tard et toujours avec Momoi sur le dos, il ouvrit la porte de la maison des Aomine et grimpa l'escalier. La rose se laissa glisser sur ses deux pieds et tangua jusqu'à l'armoire. Difficilement, elle en retira un tee-shirt terriblement long et commença à déboutonner sa chemise. Elle s'arrêta soudainement et se tourna vers le rouge, les joues gonflées.
-Regardes-pas !
-Pardon !
Rouge comme ce qui aurait dû être sa couleur de cheveux, Kagami se déshabilla à son tour et se jeta pratiquement dans son lit. Se collant le plus possible contre le mur, il laissa assez d'espace pour la jeune fille qui ne tarda pas à le rejoindre.
-Dai-chan...
-Quoi ?
-J'ai embrassé Tetsu-kun aujourd'hui.
-... Oh...
Kagami s'étouffa ensuite en silence quand il se souvint de qui était dans le corps du turquoise en question. Ayant une pensée presque sympa pour le bleu sans doute perturbé, Kagami tâcha de paraître le plus « Aomine » possible :
-Et ? J'm'en fous, tu sais !
-Je crois que Tetsu-kun ne va pas bien en ce moment. Il a l'air différent. D'ailleurs, Kagamin et toi avez également l'air différent.
-... Oh...
Ouais, il avait fallu que quelqu'un le remarque enfin.
-Même si tu n'apprécie pas trop Kagamin et que tu t'es un peu éloigné de Tetsu-kun... Je pense que tu devrais aller leur parler. Vous vous ressemblez après tout.
Kagami ferma les yeux. Parler de quoi ? Tant que ce jeu allait continuer, ils ne seraient pas les mêmes. Et même après. Ils finiraient dingues ou morts.
-Dai-chan ?
-Dors.
Il l'entendit rire doucement et tirer un peu la couette.
Kagami riait aussi en imaginant la tête du bleu quand son amie l'avait embrassé. Il le plaindrait presque en plus !
A Akita, Himuro avait laissé son lit à Akashi.
Finalement, les deux garçons étaient restés tard à discuter de stratégies de basket ou plus généralement de sujets communs à des adolescents. Leurs types de fille, ce qu'ils pensaient de telle ou telle personne... Ce genre de truc tous simples.
Mais l'heure avait tourné, empêchant le rouge d'avoir le dernier train à l'heure.
Réfugié dans le lit du deuxième garçon, apparemment partit pour la nuit chez sa copine, Himuro avait changé les draps et les deux garçons avaient réussi à passer l'étape de la visite nocturne des surveillants magnifiquement bien ! Il entendait la respiration tranquille d'Akashi. Bien trop rapide pour qu'il dorme.
Le rouge était perturbé : l'odeur de Himuro était partout et ça le rendait dingue ! Il avait chaud, se mettait à trembler, sentait une partie des son corps se réveiller puis se rendormir et son corps se calmait enfin. Puis cet étrange manège reprenant encore et encore par la suite. Si Akashi avait difficilement avoué n'avoir jamais rien tenté avec une personne du sexe opposé, Himuro était un véritable Casanova !
Mais pourquoi cet endroit là réagissait à chacune de ses pensées tournées vers le garçon juste en dessous ? Akashi serait … attirait par lui ?! Ridicule ! Un peu de sérieux s'il vous plaît !
Pourtant...
Il sentait bien qu'il se passait quelque chose avec lui. Et il n'était pas certain de vouloir savoir quoi.
Murasakibara mangeait un éclair au chocolat dans son lit.
Il était encore relativement surpris de l'arrivée soudaine de son ancien capitaine mais le plus fou restait cette espèce d'aura entourant le brun et le rouge. Une fois dans la même pièce, ils semblaient ne voir que l'autre. Akashi, toujours avec son air supérieur et Himuro, qui ne lâchait pas une miette de terrain.
C'était drôle.
Enfin pas tant que ça puisque personne n'avait le droit d'être aussi proche de son Muro-chin.
Pas même Akashi.
Midorima savait que c'était inutile, il ne dormirait pas de bonne heure ce soir.
Il pensait à Takao, Takao et Takao.
Le brun aux yeux gris était partout. Sa voix, ses gestes, ses sourires... Le vert avait l'impression de le redécouvrir depuis cette déclaration d'amour non-assumée.
Il se releva jusqu'à s'asseoir et attrapa sa bouteille d'eau sur sa table de chevet. Une gorgée plus tard, il reçut un SMS.
De Takao.
[22:36:54 – Takao] Descends, s'il te plait.
Surpris, Midorima enfila ses pantoufles en forme de grenouilles -cadeau d'Aya- et regarda par la fenêtre. Il était bien là avec son vélo. Takao semblait hésitant et donnait l'impression de vouloir fuir. Mais il riva ses yeux aux siens, cette appréhension disparut et il fut totalement confiant.
Haussant les épaules, Midorima quitta sa chambre et descendit l'escalier sans un bruit. Il ouvrit la porte silencieusement et s'approcha prudemment de Takao :
-Quoi ?
-Juste ça...
Vif comme un serpent, le brun sembla se téléporter devant lui et l'embrassa sournoisement. Il se détacha peu après et le regarda dans les yeux :
-Je t'aime.
Laissant un vert plus que choqué, il reprit son vélo et pédala jusqu'à chez lui. Après tout, il ne fallait pas que Kisa se réveille et découvre qu'elle était seule à la maison.
Midorima le regarda disparaître et remonta comme un automate dans son lit. Il rabattit sa couette sur son grand corps, les yeux parfaitement ouverts.
…
Il avait aimé ça.
Imayoshi se changeait près de Hanamiya :
-Tu as fais exprès de doser davantage son verre, n'est-ce pas ?~
-C'était drôle.
Le brun à lunettes referma sa veste avec un sourire un coin.
L'autre sadique n'avouerait probablement jamais qu'il cherchait juste à attirer l'attention de la rose. Parce qu'au final, il l'appréciait bien l'adolescente...
Et hop ! Chapitre bouclé !
J'essaie d'écrire un peu tous les soirs mais c'est dur par moment ! Allez courage à tout le monde !
Merci pour vos commentaires :
Gil Prussia Beilschimdt II : Félicitations et sincèrement merci ! Tu t'étages, reviens par là ! Ou emmène-moi mais part pas en solitaire !
Yuki Mirai : Tellement plus vite... Kagami, ouvre les yeux ! Tu es la base des futurs problèmes là ! Midorima Junior ? Mince, j'étais pas au courant. Pourquoi personne ne m'a rien dit ! Comment voulez-vous que je travaille si je n'ai pas les bonnes conditions ?!
Chizumi-san : D'abord merci ! Pour l'Impératrice et Antique Curse ! Ouais, face à sa mère, l'As de Tôo est ridiculement pathétique... Triste. Moi aussi, je veux prendre un bain avec Takao ! En espérant que la suite te plaise également !
Emy-nee : Si, si, tu es ma préférée ! Voilà, tu arrêtes de pleurer ? Du Yaoi... du Yaoi partout … Je suis au Paradis du Yaoi. *patpat *
Laura-067 : Pour l'histoire de la main, j'y reviendrais un peu plus tard. Oh, on parle d'Aomine là... Pas beaucoup de chance... Félicitations Kagami ! Tu as un ticket avec quasiment tout le monde ! Je vais tirer au sort.
Buli-chan : Himuro et sa veste, c'est Gollum et son anneau... Moi, j'm'en même pas ! Pas bien Aomine ! Sale ! Tu seras puni !
Grwn : Mais oui, je vais tout te spoiler... Naaan, je vais te laisser chercher encore un moment parce que j'aime ça. Tu veux faire le test ? Moi aussi. Tokyo Ghoul, c'est gore mais tellement bien !
Alyxel : Pauvre Kuroko... Parmi tous les persos, je ne voudrait surtout pas être lui... Takao pleur. Il sait qu'il est un cas désespéré, il se désespère lui-même... Bacon !
Prochain chapitre : Les trois garçons reviennent par moment dans leurs corps à leur plus grand bonheur. Kagami invite Momoi à sortir faire du shopping, pour son plus grand bonheur. Murasakibara se montre maintenant hargneux à chaque personne qui s'approche trop de Himuro qui pense surtout à Akashi qui apprend que son père veut lui faire retirer son poste de Président des Élèves. Et Takao attend une réponse de la part de Midorima. Chapitre 12 : Tout ce qui est à refaire !
