Lali oh ! Moi qui avait choisit de prendre du temps pour créer un cosplay pour Animasia qui a lieu Samedi... me suis retrouvée à court d'argent après avoir acheté une figurine de Levi et de Mikasa... La vie c'est une succession de choix de toute façon. Je ne regrette rien ! *lève le pouce *

Bonne lecture !

Les trois garçons reviennent par moment dans leurs corps à leur plus grand bonheur. Kagami invite Momoi à sortir faire du shopping, pour son plus grand bonheur. Murasakibara se montre maintenant hargneux à chaque personne qui s'approche trop de Himuro qui pense surtout à Akashi qui apprend que son père veut lui faire retirer son poste de Président des Élèves. Et Takao attend une réponse de la part de Midorima.


Chapitre 12 : Tout ce qui est à refaire !

Kuroko ne se sentait pas bien.

Il avait chaud puis froid. Et la désagréable impression que des mains se glissaient là où personne d'autre que lui n'avait le droit d'être. Son ventre, ses hanches, ses fesses... Le garçon roula sur les ventre, cherchant inutilement à échapper à ce contact très étrange. Il ouvrit les yeux désespérément et la sensation disparut. Il était toujours dans le corps de Kagami.

Mais pendant un instant, un court instant... il se pensait avoir été à nouveau dans le sien.

Repoussant le drap, il balança ses jambes fortement musclées par dessus le matelas et resta un petit moment assis à regarder le plancher. Le réveil affichait une heure très matinale, un peu trop pour commencer à se préparer pour le lycée.

Cependant, le corps du grand rouge transpirait facilement alors Kuroko décida de prendre une douche. Même si c'était assez gênant comme situation, ils restaient deux garçons et ne pouvait pas oublier ses notions d'hygiène. Il y avait un minimum à respecter. Et le turquoise espérait bien qu'Aomine ait également pris soin du sien !

La salle de bain de l'As de Seirin n'était pourvu que d'une douche. Et comme le rouge dépensait surtout son argent en bouffe, la dépense consacrée au reste était... Enfin, bref, tout ça pour dire que sa misérable bouteille servait aussi de shampoing. Il se débarrassa du vieux tee-shirt de sport et le plia soigneusement près du lavabo. Le caleçon, Kuroko le lança directement dans la machine à laver.

Sous l'eau chaude, le garçon soupira : pendant l'entraînement, il s'était montré plus que pitoyable dans son jeu et avait expliqué à une Aida très en colère qu'il ne se sentait pas vraiment bien. De toute façon, Aomine avait utilisé sa misdirection pour disparaître de l'entraînement. Une fois qu'il l'aurait sous la main celui-là...

Le portable de Kagami se mit à vibrer et Kuroko se sécha rapidement les mains pour l'attraper et répondre.

-Allô ?

-C'est moi.

De l'autre côté, la voix du vrai Kagami semblait fatigué.

-Tu vas bien, Kagami-kun ? Il est tôt.

-Désolé, je te réveille ?

Kuroko répondit à la négative mais le rouge garda un peu le silence.

-Kagami-kun ?

-J'ai eu... J'ai eu l'impression d'être revenu dans mon corps hier soir... Je dormais et puis... je crois que je me suis réveillé quelques secondes mais... j'étais chez moi...

Immédiatement, le turquoise se sentit soulagé : il n'était pas le seul à avoir vécu ça ! Et si les deux adolescents appelaient Aomine, il leur répondrait probablement la même chose.

-J'ai ressentit la même chose.

Le soupir de soulagement de Kagami l'amusa un peu : c'était étrange d'entendre la voix d'Aomine avec les habitudes de langage du rouge. Mais...

-Tu parles tout doucement, Kagami-kun... Il y a un problème ?

-Je veux pas la réveiller.

La ?

-Qui donc ?

-Momoi.

-Tu dors avec Momoi-san ?

Le garçon de l'autre côté grogna un peu. Et ce fut sa seule réponse.

-Je vais raccrocher, je crois qu'elle va se réveiller.

-D'accord... Passe une bonne journée, Kagami-kun.

-Ouais, toi aussi.

La tonalité vide qui s'ensuivit fit soupirer le turquoise : mais que faisait exactement le rouge avec l'amie d'enfance du bleu ?

Il haussa les épaules et retourna sous l'eau.


Murasakibara tapait frénétiquement du pied.

Sa sucette dans la bouche, il résistait difficilement à l'envie de croquer dedans. Pourquoi Himuro mettait-il autant de temps?! Ça n'allait pas, ça n'allait pas, ça n'allait... pas du tout !

Quand la bien connue mèche noire fit son apparition au détour d'une intersection, le violet repris son sac sur son épaule et le rejoignit en quelques enjambées :

-Muro-chin est en retard... !

Son côté légèrement boudeur et sa joue gonflée là où se trouvait sa sucette au citron atténuaient un peu le tout. Himuro releva la tête, ses yeux à moitié endormi.

-... Ou est Aka-chin ?

-Je l'ai accompagné à la gare alors on s'est levé un peu tôt...

-Je vois. Donc, il a dormi avec toi ?

L'œil olive se ferma momentanément tandis que son possesseur tentait de gagner quelques secondes de sommeil en plein milieu de la rue.

-Muro-chin ?

-Désolé... Oui, il a dormit avec moi.

-Tu dors avec d'autres mecs ?

-Mais on était dans deux lits séparés ! Et d'abord c'est quoi toutes ces questions ?!

Le violet haussa les épaules en sortant enfin sa fidèle sucette au Coca. Himuro lissa ses traits et l'attrapa avec un merci à peine formulé. Les deux garçons se mirent en route, terriblement silencieux. Le géant avait les sourcils froncés pendant que le plus petit un peu trop fixement droit devant lui.

Comme tous les matins, garçons et filles de Yosen s'arrêtaient pour une majeure partie d'entre d'eux pour saluer le capitaine de basket. Mais cette fois-ci, l'aura assez spéciale du violet les obligeait carrément à ne pas dépasser la distance d'au minimum cinq mètres que ses yeux obligeaient à respecter. Si Himuro en avait conscience, il ignorait visiblement et agissait comme d'habitude.

-Et pourquoi Aka-chin a t-il dormi à l'internat ?

-Atsushi... Je suis fatigué, je veux juste...

-Tu préfères être avec lui plutôt qu'avec moi ?

Himuro leva les yeux au ciel et ne répondit pas. Mais Murasakibara n'avait pas fini :

-Tu le préfères parce qu'il est aussi capitaine ? Ou parce qu'il est plus intelligent que moi ? Ou-...

-Arrêtes ! Arrêtes, arrêtes ! Tait-toi s'il te plaît !

Le brun s'arrêta et regarda à nouveau le violet :

-C'est quoi ton problème ?!

-Rien !

-Menteur.

Ils avaient conscience des quelques regards posés sur eux mais ça ne les arrêta pas.

-Atsushi !

-Je ne veux pas que Muro-chin reste près d'Aka-chin !

-Mais... Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Himuro avait ce regard plein d'incompréhension qui énervait franchement Murasakibara.

-Fait pas l'innocent ! Vous vous supportiez à peine au début et maintenant vous dormez ensemble-...

-Mais on a pas dormit ensemble ! Alors pourquoi tu-...

-Muro-chin, arrêtes un peu-...

Le violet fit brutalement demi-tour.

-... Où tu vas ?

-Je rentre à l'internat ! Ça me saoule tout ça, okay ?!

Tout en le regardant s'éloigner, le géant remarqua enfin que le plus vieux n'avait pas mis sa veste aujourd'hui.


Akashi était toujours dans le train.

Il avait eu conscience que l'aller-retour à Akita lui ferait au perdre au moins une matinée de cours mais l'héritier avait tenu à rendre le vêtement à son propriétaire en main propre. Naturellement, la première classe n'était remplie que d'hommes et de femmes d'affaires très occupés par leurs ordinateurs portables. De temps en temps, quelques regards en coin se posaient sur le rouge, se demandant qui était cet adolescent ayant les moyens de se payer un tel billet.

Qu'ils s'interrogent ! Akashi n'en avait strictement rien à faire de ce qu'ils pensaient.

Le regard tourné vers le paysage, le garçon se tenait le menton avec sa main. Les yeux à moitié fermés et la respiration lente pouvaient le faire passer pour un jeune endormi mais il n'en était rien. Il réfléchissait.

Si ses calculs étaient bons -et aucun doute à ce sujet-là- le Président du Conseil de Rakuzan pourrait arriver pile pour le dernier cours de la matinée. C'était parfait.

Akashi ferma enfin les yeux, se préparant à s'endormir. Himuro et lui s'était réveillés tôt pour acheter en vitesse un billet pour le rouge. Mais si ce dernier avait d'abord refusé l'aide du brun, l'aîné avait assuré qu'il n'allait pas le laisser seul si tôt. Le tout avec une voix d'outre-tombe et dormant à moitié debout.

Les vibrations de son portable dans la poche de son uniforme l'obligèrent à ouvrir les yeux.

[08:29:58 – Himuro Tatsuya] … Je viens de me rendre compte que tu es la seule personne dans mon répertoire avec qui je ne me suis pas encore engueulé...

Akashi haussa les sourcils et sourit un peu en tapant sa réponse. Les deux garçons s'étaient échangés leurs numéros durant leur petite soirée improvisée.

[08:30 :46 – Akashi Seijuro] Tu es censé être déjà en cours à cette heure-là.

[08:31:59 – Himuro Tatsuya] Je suis rentré à l'internat...

Le rouge avait l'impression qu'Himuro lui demandait implicitement de le réconforter sur quelque chose. Et pour une fois, il joua le jeu.

[08:33:12 – Akashi Seijuro] Je suppose que quelque chose s'est passé avec Atsushi ?

[08:33:16 – Himuro Tatsuya] … Ouais. Je crois qu'il est jaloux.

[08:33:19 – Akashi Seijuro] Et de quoi serait-il jaloux ?

La réponse tarda un peu et Himuro avait dû encore une fois chercher le mot qui se rapprochait le plus de sa pensée.

[08:36:34 – Himuro Tatsuya] De nous.

Akashi sembla s'être glacé pendant quelques instants avant de se rappeler que le brun semblait avoir quelques difficultés de langage en ce moment.

[08:37 : 01 – Akashi Seijuro] Fais attention à tes mots Tatsuya. Tu veux parler du fait qu'on ait passé la soirée ensemble ?

[08 :39:15 – Himuro Tatsuya] … Fuck ! C'est pas comme ça comme je voulais le dire ! Mais oui, je pense que c'est surtout à cause de ça.

[08:39 :58 – Akashi Seijuro] Ne jure pas. Je connais Atsushi depuis longtemps. Offre-lui une poche de bonbons et passe une soirée avec lui, il arrêtera de bouder. Atsushi est comme un enfant.

Pourtant, le violet avait des capacités hors du commun dans certains domaines. Et Akashi ne parlait pas forcément de basket. Ni de sucreries.

[08 :40 :23 – Himuro Tetsuya] Un enfant, oui exactement ! Je comptais bien acheter des bonbons de toute façon.

Akashi enchaîna un SMS à la suite, tout comme Himuro. Et ça dura pendant les longues heures du trajet.


Malgré le baiser de la veille, Takao était content que Midorima lui ait demandé de ne pas venir le chercher avec la carriole.

Du coup, le brun avait simplement pris le vélo. Assise derrière lui, Kissa se retenait à sa veste de toutes ses forces. Son rhume heureusement vite passé l'avait un peu affaiblie mais son grand frère la préférait à l'infirmerie de l'école plutôt que seule à la maison.

-Pourquoi Shin-chan-nii et Aya-chan ne sont pas avec nous aujourd'hui ?

-Tu ne veux pas rester avec ton grand frère adoré ?

La fausse voix larmoyante du garçon fit rire la petite fille, absolument pas trompée par son cinéma.

-C'est que... c'est un peu silencieux... D'habitude, tu parles avec Shin-chan-nii et moi, je parle avec Aya-chan alors...

-Oui, je comprends où tu veux en venir.

Sa petite tête blonde caramel se posa contre le dos de son aîné :

-Tu t'es disputé avec lui ?

-Hmm... Disons que j'ai dit quelque chose et que Shin-chan ne l'a pas prit comme.. Comme je pense que je l'espérais.

-Tu... penses ?

Évidemment que Kissa devait avoir du mal à le suivre et à le comprendre. Comme si une petite fille pouvait savoir quelque chose sur l'Amour.

-Ouais, je pense.

L'enfant n'ajouta rien.

Le vélo traçait sur la route sans problème, évitant les nombreuses voitures avec une grande facilité. Takao s'engouffra dans la voie sans issue où se trouvait l'école primaire de sa petite sœur et la déposa. La blonde caramel embrassa sa joue et rejoignit ses copines.

Le brun remonta en selle et roula jusqu'à Shutoku.

C'était bizarre d'être sans Midorima. Malgré ses commentaires la plupart du temps assez désagréables et tranchants, le vert avait aussi une étrange présence rassurante. Son calme et sa façon de tout vouloir faire à la perfection étaient un ancrage dans la vie folle de Takao. Malgré le fait qu'il soit sans doute très bruyant et particulièrement agaçant par moment, le plus jeune pensait aussi qu'il était devenu un compagnon indispensable pour le vert.

Enfin, il espérait.

Des élèves passaient déjà le portail de Shutoku. Takao gara son vélo près des autres et grimpa sans attendre dans sa salle de classe. Et au moment de passer la porte...

… Il se heurta à Midorima.

Surpris, le brun recula vivement et se prit dans ses propres pieds. Ses fesses heurtèrent assez durement le sol et il ne retint pas l'exclamation de douleur. Midorima se baissa pour ramasser ses lunettes, tombées également au sol durant le choc et tendit une main assez hésitante vers le brun. Celui-ci, tout en se massant les fesses avec sa main gauche, attrapa celle du vert du bout des doigts.

-Merci...

Midorima ne répondit pas et passa la porte très rapidement. Takao attrapa son sac et le suivit enfin. Placé devant le vert, le brun ne pouvait pas le voir mais il savait qu'il le regardait. Ouais, le garçon avait dû passer la nuit à se retourner dans son lit, à se demander pourquoi son... ami l'avait embrassé.

Embrassé.

Même Takao n'en revenait pas vraiment. Il avait embrassé Midorima. Voler un baiser plutôt. Mais c'était bien. Même très bien ! Son cœur palpitait, ses jambes tremblait et tout le tintouin ! Mince, il était vraiment amoureux !

Le professeur de Mathématiques entra et commença son cours sans attendre. Mais Takao n'avait absolument pas la tête à résoudre toutes ces équations. Non, il pensait surtout... bah, tout le monde doit se douter de l'identité de la personne.

Alors au lieu de sa saisir de sa calculatrice, Takao préférait imaginer de quelle façon Midorima allait pouvoir lui répondre.

Allait-il avoir les mêmes sentiments ?

Ou allait-il préférer ignorer ses sentiments ?


Aomine sautait les cours encore une fois.

Kuroko allait probablement le tuer mais c'était au delà de ses forces. Depuis ce matin, il avait l'impression de flotter entre deux corps. Était-ce dû au fait que les trois garçons commençaient légèrement à comprendre le point de vue des autres ? Ce ne serait pas trop tôt ! Le bleu était en manque de son corps.

Être dans le turquoise était génial ! Être le turquoise l'était moins.

Et puis... Momoi lui manquait un peu. Raah, mince, il l'avouait ! Il s'était tellement habitué à être près de la rose que du coup, passer la journée sans l'avoir collé à ses basques était ennuyant.

Aomine avait décidé de totalement oublier cet espèce de baiser par procuration. Elle avait embrassé le joueur fantôme donc autant qu'elle continue de croire que c'était bien lui. Ouais, il était brave.

-Alors Aominet ? Toujours en train de sécher à ce que je vois.

Les yeux bleus restèrent fermés et le garçon ne broncha pas plus quand Nekomata s'assit près de lui. Le chat à deux queues se lava le ventre et s'allongea près du corps humain.

-Oy Nekomata ! Je serais bientôt revenu dans mon corps, n'est-ce pas ?

-Pourquoi dis-tu ça ?

-Je me suis réveillé dans ma chambre à un moment cette nuit.

Le chat roula sur le dos, ses quatre pattes en l'air.

-Aucun de nous trois ne contrôle ça. Ça ne dépend que de vous.

Aomine glissa les bras fins de ce corps d'emprunt et ouvrit enfin les yeux. Il remarqua notamment que le chat gris le regardait.

-Quoi ?

-Je me demandais simplement quelque chose.

Le bleu soupira et roula sur le côté.

-... T'as personne d'autres à aller voir ?

-Non, pas spécialement. Quoique... Je pourrais aller mater Satsu-chan mais-...

-Quoi ?!

Aomine se retourna, les yeux vides brûlant d'une colère perceptible mais sa fatigue chronique revint à la charge et sa tête se reposa sur le sol.

-Fatigué...

Le rire très bas de Nekomata ne lui échappa pas mais il ne fit aucun commentaire.

-Tu sais Aomine, les retours dans ton corps vont devenir de plus en plus fréquents et vont de fatiguer également de plus en plus. Autant te faire à l'idée rapidement.

Le bleu soupira tandis qu'une immense fatigue le saisissait à nouveau.

Quelque chose cacha le soleil et Aomine répliqua comme d'habitude :

-Satsu, dégages !

-Désolé mais ce n'est pas Momoi-san.

Les yeux bleus s'ouvrirent et le visage énervé de Kagami emplit son champ de vision.

-Oy Tetsu ! Tu fous quoi là ?!

-Je t'emmène en cours.

Les sourcils relevés du garçon et son sourire qui indiquait clairement un « Comme si tu pouvais m'obliger ! » énervèrent le second qui souleva son propre corps sans réelle difficultés. Aomine cligna un peu des yeux, tellement surpris du geste de son ancienne ombre qu'il ne remarqua pas que Nekomata s'était déjà barré ailleurs. Positionné tel un sac à patates sur l'épaule du rouge, Aomine garda le silence mortellement.

Kuroko le lâcha enfin à quelques mètres de leur salle de classe et enserra son poignet avec une force certaine. Non, il n'allait pas le laisser s'échapper.

Toujours silencieux, Aomine sentit que Kuroko appuyait sur ses épaules pour l'obliger à s'asseoir. Et quand le bleu prit enfin place, le grand corps s'assit sur le bureau de devant, le visage à moitié tourné pour vérifier qu'il restait à sa place.

Aomine allait enfin ouvrir la bouche quand sa tête lui fit terriblement mal et il appuya sur ses tempes pour tenter de chasser cette douleur terrible. Juste devant, Kuroko se tenait également la tête, des larmes dans les yeux.

Il y eut un instant de flottement et le bleu put enfin rouvrir ses yeux. Mais au lieu d'apercevoir la salle de classe de Seirin ce fut le visage de Momoi.

Le visage terriblement inquiet de Momoi.


Quand la rose s'était réveillée, son ami d'enfance s'était rendormi et ronflait près d'elle.

Elle s'était levée silencieusement et avait filé dans la salle de bain pour une petite douche. Le tee-shirt d'Aomine se rajouta à la petite pile de linge sale près de la machine à laver et la jeune fille se glissa sous l'eau. Un bon shampoing et un gel douche à la l'orchidée plus tard, Momoi quitta la salle de bain dans une serviette grise.

Le garçon dormait toujours profondément, une de ses jambes passé par dessus la couette pour se rafraîchir sans doute. La bouche légèrement entre-ouverte, il marmonnait de temps en temps quelques mots incompréhensibles. La rose récupéra ses vêtements et décida de se rhabiller directement ici. De toute façon, il dormait si profondément qu'il ne remarquerait probablement rien. Momoi referma sa veste quand il grogna en se réveillant. Il battit des paupières et eut encore une fois ce regard surpris en la découvrant près de lui.

-Bonjour Dai-chan.

-... Salut...

Le garçon se frotta le visage et se leva à son tour. Alors qu'il se dirigeait à son tour vers la salle de bain, Momoi descendit l'escalier pour aller dire bonjour à la mère du bleu. L'adorable femme préparait le petit-déjeuner et ne parut pas du tout surprise de la voir si tôt.

-Bonjour Satsuki ! Tu veux boire ou manger quelque chose ?

-Bonjour ! Hmm... Je prendrais bien du thé.

-Je te l'amène. Mon indigne de fils est réveillé ?

La rose acquiesça et s'emparant du plateau déjà prêt. Elle remonta l'escalier et s'installa dans la chambre. En attendant Aomine, elle commença à grignoter quelques tartines. Son thé arriva en même temps que le fils de la maison. Dès qu'il aperçut toute la nourriture, ses yeux se mirent à briller et il se jeta dessus, oubliant qu'il n'était qu'en serviette.

Momoi eut encore une fois l'impression d'être devant Kagami mais se garda bien de le lui faire remarquer. Le garçon poussa un gémissement de pur plaisir en croquant dans une tartine beurrée et il regarda ensuite la jeune fille.

-Hé !

-Oui ?

-Tu veux aller faire du shopping aujourd'hui ?

Terriblement surprise, Momoi lâcha sa tasse de thé et cria de douleur en sentant le liquide brûlant sur ses cuisses nues. Elle attrapa un des vêtements par terre et s'essuya vivement.

-Ça va ?

-... Arrêtes de me surprendre comme ça !

Celui qu'elle pensait être Aomine se gratta la crane en affichant un visage désolé. Mais Momoi n'en revenait toujours pas ! Que lui, Aomine Daiki, lui propose d'aller faire du shopping...

-Tu es sûr ?

-De quoi ?

-Pour le shopping.

Intérieurement, Kagami se demanda s'il ne venait pas de dire une bêtise mais bon...

-Ouais. Alors ?

La rose cala une mèche derrière son oreille et lui sourit, toute heureuse :

-J'adorerais ! Pour une fois que tu proposes !

Elle avait l'air si contente que Kagami s'en sentit soulagé : Aomine n'allait pas le tuer d'avoir rendu son amie d'enfance aussi heureuse !

Ils étaient partis tout de suite après.

Après avoir surtout écumé des boutiques liées au basket -Kagami allait devoir penser à récupérer ses nouvelles baskets avant qu'Aomine ne les gardent pas – ils étaient allés manger au Magi Burger. Ils savaient pertinemment qu'ils ne croiseraient pas des élèves de Seirin puisque Tôo avait exceptionnellement des cours en moins aujourd'hui.

Et après l'avoir observé dévorer une bonne trentaine de hamburgers, le garçon l'avait conduit dans des boutiques de chaussures et de vêtements.

Momoi était vraiment heureuse qu'il se comporte ainsi !

Et puis en sortant, Kagami avait commencé à se sentir mal. Il n'avait rien dit, pensant que l'estomac du bleu ne devait pas apprécier autant de nourriture d'un coup. Il s'était assis sur un banc dehors pendant que la rose réglait ses achats et sa vue s'était brouillée.

A son « réveil », sa classe les regardaient, Kuroko et lui.


Le turquoise avait papillonné des yeux et le professeur les envoya directement à l'infirmerie à cause de leurs teints quasi transparents. La femme en blouse blanche les obligea à s'allonger et les deux garçons ne protestèrent pas.

Ils étaient dans leurs corps.

-Kagami-kun...

-Tu crois... que c'est finit ?

-J'espère.

Kuroko regardait ses mains et toucha son visage. Son corps... C'était son corps !

De l'autre côté du rideau, Kagami tentait de se relever mais une violente fatigue l'obligea à se laisser retomber sur le matelas. Il entendait Kuroko qui respirait difficilement et le rouge se douta qu'il venait de ressentir la même chose.

Mais si eux étaient dans leurs corps... Ça signifiait qu'Aomine était de retour aussi ?


Le bleu cligna des yeux, se contentant d'observer le visage de Momoi.

La rose portait des dizaines de poches différentes mais les avaient toutes jetées en voyant le corps du garçon s'affaisser sur le banc. Aomine ne savait pas pourquoi il était là ni ce qu'il faisait avant mais au moins, c'était enfin son corps. Son estomac lui faisait assez méchamment mal donc il supposait que Kagami avait encore dû manger pour quatre...

-Dai-chan ?

Ce qu'elle était pénible avec sa voix ennuyante et son visage plissé par l'angoisse. Comme s'il avait besoin qu'on s'inquiète pour lui.

Aomine se releva et se massa les tempes. A genoux devant lui, Momoi fouillait son sac à main et en sortit une bouteille d'eau qu'elle tendit à son ami. Le garçon s'en empara sans un mot de remerciement. Sa tête tournait de plus en plus.

La rose n'osait plus rien dire.

Le bleu grogna et ferma les yeux pour tenter de chasser cet espèce de malaise qui cherchait à l'emporter. Il espérait vraiment pouvoir enfin rester définitivement dans son corps. L'adolescent sursauta de surprise en sentant la rose s'approcher de lui : l'intérieur de son poignet sur son front, elle devait prendre sa température.

Toujours plus énervé, Aomine attrapa ce poignet très fin sans oublier de contrôler sa force et l'obligea à s'éloigner.

-Si tu m'avais dit plus tôt que tu ne te sentais pas bien-...

-Je vais bien.

-Tu es brûlant !

Inconsciemment, les yeux bleus se posèrent sur les lèvres de son amie d'enfance. Outre qu'elles laissaient sortir quelques insultes assez polies à l'encontre du garçon, celui-ci se rappela que ses lèvres, il avait été le premier à y goûter.

Momoi s'arrêta soudainement de parler dès qu'elle le vit enfoncer son visage dans ses mains.

-... Dai-chan ?

Le garçon secoua la tête et chercha à se cacher davantage. Une flèche de douleur traversa son crâne et à nouveau, ce brouillard qui lui indiquait qu'il allait repartir dans le corps de Kuroko. Son corps s'affaissa une nouvelle fois et quand il rouvrit ses yeux, Aomine se trouvait dans l'infirmerie de Seirin.

Il allait vraiment péter un câble si cette punition ne se terminait pas bientôt.


Akashi rattrapait son retard dans son petit bureau de Président des Élèves.

Devant lui, tout plein de dossiers qu'il allait devoir finir avant la fin de cette journée. Ses yeux rouges étudiaient le tout avec sérieux malgré sa fatigue croissante. Le garçon posa son stylo et se massa les tempes quelques secondes avant de se remettre au boulot.

On toqua à sa porte. Se retenant d'envoyer bouler le gêneur, Akashi lui ordonna sans cacher son agacement, d'entrer. Le directeur de Rakuzan le savait, face à l'héritier d'une des plus riches familles au monde, il n'était rien. Le petit homme n'osait jamais croiser le regard écarlate de son meilleur élève et attendit même que le plus jeune lui donne l'autorisation de parler.

-Que voulez-vous, Monsieur le Proviseur ?

-Ahem... Votre père est ici... Il aimerait vous voir.

-Mon père ?

Sa voix ne trahit absolument pas l'inquiétude soudaine qui lui traversa le corps. Ces derniers temps, Akashi père et fils ne s'étaient que très rarement croisés et encore moins parlés. Alors autant dire que le plus jeune était relativement surpris de savoir que son père était ici dans le but de le voir.

Mais comme tout Akashi qui se respecte, l'actuel chef de famille rentra dans la pièce sans autorisation. Le plus jeune rouge se leva et s'inclina respectueusement devant son père, jetant un coup d'œil au pathétique directeur de Rakuzan qui craignait plus que tout cette famille.

-Père.

-Assis-toi Seijuro. Ça risque d'être long.

Le visage fermé et très lentement, le fils reprit sa place dans le fauteuil très confortable tandis que son père et son directeur prenaient place devant lui.

-De quoi devons-nous parler ?

Akashi père croisa ses jambes et le regarda dans les yeux en annonçant directement sa décision :

-J'ai exigé que ton poste de Président des Élèves de Rakuzan te soit enlevé Seijuro. Tu as jusqu'à ce soir pour finir ce que tu as à faire et débarrasser tes affaires de cette pièce.

Akashi garda le silence.

Il n'avait même pas la force de bouger. Il ne savait pas non plus quoi dire.


Murasakibara avait récupéré quelques cours pour Himuro.

L'homme qui s'occupait de l'accueil de l'internat était habitué à la voir débarquer et ne prit même pas la peine de vérifier auprès brun si l'identité du grand violet était correcte. Le géant grimpa l'escalier, sautant quelques marches grâce à ses longues jambes et arpentait les couloirs du bâtiment avec une certaine habitude.

Le garçon qui partageait la chambre du brun tapait férocement à la porte, hurlant tel un dérangé mental.

-... Il y a un problème ?

L'étranger le regarda férocement et s'approcha de lui en enfonçant son index dans son torse.

-Trouves un moyen de lui faire ouvrir cette foutue porte où je te jure-...

Murasakibara n'écouta pas vraiment la suite, plutôt concentré par la porte derrière laquelle Himuro semblait volontairement se cacher. Le « camarade de chambre » du capitaine de l'équipe de basket de Yosen repartit en continuant de hurler et le violet s'approcha de la porte.

-Muro-chin ?

-Va t'en.

-... Tu as une voix bizarre. Tu vas bien ?

Himuro ne répondit pas alors le géant posa sa grande main sur la poignée et chercha à ouvrir la porte.

-Non ! N'entres-pas !

La voix de son aîné semblait plus aiguë, presque plus jeune.

-Muro-chin ?

Le plus petit cherchait désespérément à refermer la porte mais la force naturelle du violet l'obligea à battre en retraite. Murasakibara ouvrit la porte et resta bouche-bée.

N'ayant pas eu le temps de se cacher totalement, Himuro se tenait près de la porte de la salle de bain.

Le seul « soucis » potentiel, c'était le fait qu'il devait avoir tout au plus 10 ans.


Et hop ! Chapitre bouclé !

Alors oui, Animasia commence aujourd'hui. Comme par hasard, c'est ce week-end que je me retrouve bloquée au lit avec la grippe. Je suis shootée donc je me demande si certaine phrase sont françaises...

Merci pour vos commentaires :

Alyxel : Grwn et moi, on va monter une secte pour pairings étranges. Nekomata veille toujours, il saura utiliser ça à son avantage. Comme toujours, c'est Takao qui fait le premier pas.

Chizumi-chan : En même temps si ton copain ne connaît pas Akashi (et ça c'est un crime) ce n'est pas étonnant. Il doit te prendre pour une folle. Je pense m'améliorer avec Kagami, du moins, j'essaie d'être vraiment plus gentille et pas de... passer mes nerfs sur lui pour faire court.

Yuki Mirai : Ouvres-toi aux pairings étranges ! Qui se ressemble, s'assemble : c'est une base. Donc Aomine- Nekomata = Best Pervert Team ! Kagami, il dort tranquille avec Alex, avec Momoi... Légèrement chanceux le petit jeune.

Laura-067 : Bah, c'est Aomine ! Ça explique tout. Aomine et lui sont quand même rivals donc bon... Ils vont pas faire copains-copains tout de suite.

Emy-nee : Three... Threesome ? Yeeeees ! MuraHimuAka ! *saigne du nez * Non, tu ne peux pas, c'est la collection personnelle de Hanamiya … Après ça dépend de ce que tu vas donner en échange.

Gil Prussia Beilschmidt II : Tellement de possibilités de couples ! Je vais choisir ça au tirage au sort, pas d'autres choix !

Seth Horo : Oui, si Kuroko apprend ça, Aomine est définitivement foutu. Bye bye Aomine, tu auras été un perso très sexy !

Grwn : Tu... baves et saignes du nez là ! Arrêtes de penser à Murasakibara, tu vas finir déshydratée et ils va falloir de transfuser d'urgence. Heu-reu-se-ment qu'Akashi vit un retournement de caractère parce que sinon, Himuro serait mort. Nekomata doit se frotter les pattes, là où il est. Bouges-pas, je danse avec toi !

Buli-chan : Ouais, je comprends parfaitement ! T'inquiètes pas ! Quand Aomine va reprendre son corps, c'est surtout Momoi qui va en être perturbée ! La pauvre. Hourra pour le MidoTaka !

Prochain chapitre : La punition de l'équipe de Nekomata prend enfin fin. Tous les garçons se réjouiraient bien si une nouvelle épreuve n'allait pas commencer. Une épreuve assez particulière puisqu'elle consiste à s'occuper de Himuro, changé en enfant, de Kise, devenu un magnifique labrador et de Takao, transformé en une très belle jeune femme. Chapitre 13 : Sourit, c'est une nouvelle vie !