Disclaimer : Mais pourquoi tout le monde se fait chier à le dire ?
Couples : Huhuhuhuhuhuhuhuhu.
Note : Univers Alternatif - Yaoi (shonen-ai plutot 8D)
Warning : S'il y a des fautes, allez vous plaindre à DL. C'est lui, mon bêta-lecteur :D
L'ennui (se cache mais jamais n'est absent.)
L'ennui...
C'est pour certain le pire fléau que l'humanité ait connu. Pour d'autres, c'est l'étincelle qui fait jaillir le feu de l'évolution humaine. Pour les enfants, c'est une chose qui ne devrait jamais exister, pour les étudiants, un sentiment bien trop présent, surtout lors de l'écoute d'un professeur particulièrement soporifique. Pour l'un, une caractéristique de son métier (par exemple pour les narrateurs de récits grotesques... Non pas que ce récit me semble grotesque, bien sûr, c'était un exemple comme un autre) pour l'autre... On en a pas grand chose à faire.
Alors, je vais vous raconter une petite histoire.
Un jour, un... Hum, quelque chose entre l'être humain et le singe, appelons-le monsieur X, attendait joyeusement dans sa grotte sombre et froide en compagnie de ses marmots/animaux de compagnie (on ne sait pas trop), et marmonnait quelques borborygmes compréhensibles seulement par lui même et qui ressemblaient à quelques chose comme je cite : « ahou bouga bougaga », fin de citation (les mystères de cette langue riche qu'était celle de monsieur X à l'époque m'étonneront toujours). Après quelques heures de discussion intense avec lui-même, il se décida à sortir de la grotte dans laquelle il vivait pour se trouver à manger. Une fois dehors, alors que le soleil jeune éclairait la douce verdure recouvrant le sol, il se mit à chercher de la viande fraîche, parce qu'il en avait marre de manger des champignons de grotte (assez immondes à vrai dire), et passa des heures à marcher sans rien découvrir de mangeable.
Alors monsieur X rentra bredouille. S'ennuyant fermement dans sa caverne, il observa le ciel dehors. Encombré de nuages, celui-ci se faisait menaçant.
-Ahoug bouga hung hung ! S'exclama monsieur X, fasciné.
Il sortit pour admirer le spectacle. La nuit tombait et l'orage grondait dans la masse grise le contenant.
-Hongala... murmura-t-il.
Puis soudain, une grande lumière jaillit dans le ciel, un éclair descendit, et lorsqu'il frappa le sol, monsieur X ferma les yeux parce que la lumière, ben ça lui faisait mal.
Lorsqu'il les rouvrit, il vit un être humain (du moins, ça s'en rapprochait) habillé d'un pagne et portant dans ses mains un joli flambeau.
Monsieur X appela ses marmots et s'en approcha. S'en suivit une vive discussion.
-Houuuuga houga houg ?
-Bonjour noble mortel, (pour la compréhension des incultes d'entre vous, j'écrirai ses paroles en français et non en Grec, comme il devait sans doute le parler à cette époque) certes alors moi je m'appelle Prométhée et je viens offrir à toi mortel un don venant des dieux, qui te permettra de manger plus sain pour toi, de devenir un grand artiste et accessoirement de te chauffer.
-NUNUNKU !
-Certes oui vraiment je n'ai pas ne pas compris la phrase que tu ne m'a dite également d'une façon honorable.
-Lolikana ! Parthdii !
-Assurément moi je ne comprend pas certainement ce que vous dites déjà à moi maintenant ...
Ainsi, après trois heures d'intense conversation, monsieur X s'en alla avec le précieux cadeau qui lui avait été offert -ou qu'il avait pris de force, mais ça, l'histoire ne le dit pas- laissant là Prométhée qui désespérait de l'intelligence inférieure de ce mortel-là.
ET ALORS ? Me direz-vous. Alors, cela prouve que l'ennui peut nous faire sortir une nuit d'orage pour rencontrer un titan qui pourrait par hasard nous donner un joli cadeau. Si c'est le cas chez certains, ce n'était pas vraiment celui de Vanitas. L'ennui n'avait fait que lui donner des idées pires les unes que les autres, destinées à le combler.
L'ennui assommait Vanitas depuis plusieurs années déjà. Et chaque fois qu'il lui trouvait une parade, celui-ci revenait au galop le tourmenter lors de longues nuits sans sommeil et de longues journées sans saveurs.
Ces dernières semaines avaient été encore pire que d'habitude. Son imagination était tarie, il ne savait que faire ; il avait l'impression d'avoir puisé dans ses dernières ressources depuis le jour où il avait été réprimandé par sa jeune sœur. Cette dernière avait peut-être provoqué la fuite de son inspiration, qui, traumatisée, aura préféré rejoindre des êtres susceptibles de l'utiliser dans des buts bienveillants.
Désespéré, il soupira bruyamment et entreprit de détailler le paysage. Le soleil brillait, les oiseaux chantaient, la brise soufflait, un parachute tombait, un oisillon ne sachant pas voler se prenait une branche dans la... tête, Axel attendait qu'on lui ouvre, les canards faisaient coin-coin et les chats miaou-miaou et les chiens wouf-wouf et...
Qu'est-ce qu'Axel faisait là au juste ?
Vanitas leva un sourcil, et nullement enthousiasmé par la nature estivale, il pesta contre la première chose qui lui passa par la tête et descendit ouvrir à son ami. Celui-ci l'accueillit avec un chaleureux :
-Ah ben quand même ! Ça fait cinq minutes que je suis planté là à attendre qu'on m'ouvre !
-Si tu sonnais, on viendrait peut-être t'ouvrir...
-Mais j'ai sonné !
-... Pas entendu.
-Et les autres ?
-Quels autres ?
-Ben tu sais, tes parents, ta sœur, les personnes qui vivent avec toi en gros...
-Pas là.
Axel leva les yeux au ciel.
-Bon, je peux entrer peut-être ? Demanda-t-il, impatient.
-Je t'en prie, répondit son hôte en ouvrant la porte plus grand, même s'il avait l'air de tout sauf de l'en prier.
Axel entra et s'épouvanta intérieurement du luxe de la maison de son ami. La richesse, selon lui, ne devrait même pas être permise. Enfin, c'était son point de vue.
-Alors ? Qu'est-ce que tu viens faire ici ? Dit son hôte en soupirant.
-Ben... Je viens te rendre visite, imbécile !
-T'avais rien d'autre à faire...
-Non ! Et puis de toute façon qu'est-ce que ça peut te faire ? Je suis sûr que t'étais encore en train de te faire chier...
Vanitas ferma les yeux et se détourna. Depuis quand les roux avaient raison ?
Ils montèrent tous deux dans la chambre de Vanitas pour (non, je vous interdis d'imaginer des choses qui pourraient être imaginées par un adolescent dont les hormones travaillent trop) discuter plus calmement.
-Bon ! S'exclama Axel. Qu'est-ce que tu faisais avant que j'arrive ?
-Je réfléchissais.
L'invité lui lança un regard consterné.
-Tu réfléchissais ? Toi ?
-Oui, ça m'arrive...
-Aaaaaah... dit-il sans avoir l'air très convaincu.
Vanitas s'assit tout en luttant contre l'envie de le mettre dehors.
-Alors, Vanitas, t'as prévu quelque chose ces vacances ?
-Prévu ? Dans quel sens ?
-Eh bien, prévu dans le sens participe passé de prévoir, tu vois, prendre des mesures en prévision de quelque chose, voir à l'avance, quoi. (Voyant le regard affligé de son ami, il développa :) Est-ce que tu as trouvé quelque chose à faire, concernant les autres ?
-Ils ont des noms, tu sais.
-Ah ah ah ! Tu les appelles jamais par leur nom !
-Ben maintenant, si. Et non, je n'ai rien trouvé à faire...
-Ah, mais t'es nul !
Vanitas haussa les épaules et Axel s'affala sur une chaise qui trainait au milieu de la pièce, sans raison connue. Ils se mirent à parler et à réfléchir ensemble, pour tuer une pauvre entité qui s'est déjà maintes et maintes fois faite assassiner : le temps. Ils discutèrent un moment, jusqu'à ce qu'une ravissante jeune fille, qui vivait dans la maison où nos deux protagonistes étaient en pleine conversation, les interrompe en défonçant la porte avec un coup de pied à la force modérée.
-Vanitas ! Je veux tout savoir !
Les deux garçon ouvrirent des yeux ronds.
-Mais de quoi tu parles ? Lui répondit son frère.
-De la conversation que tu as eu avec Naminé ! Elle m'a dit que « tu avais changé » et que « tu devenais de plus en plus raisonnable » et d'autres conneries pareilles, non mais, c'est n'importe quoi ! Qu'est-ce que tu lui as raconté ? De quoi vous avez parlé ? Pourquoi vous avez parlé ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ? C'est quoi ces débilités ?
-Hum, dit-il en se raclant la gorge, on a un invité là, au cas où tu...
-Je suis pas aveugle, merci ! J'en ai rien à faire, je veux savoir, tout de suite, t'as pas le choix, et je m'en bas les nageoires de ton honneur ou de savoir si tu vas te ridiculiser devant tes « amis » ! (Elle avait prononcé le dernier mot avec un reniflement dédaigneux.)
-Franchement, Xion, va-t-en, ça vaut mieux.
-Ah, ah, ah. Fais genre que t'as de l'autorité avec moi ! Bon, tu me racontes, oui ou merde ?
-Bah euh... Bon, Axel, tu peux partir ?
Axel lui offrit son plus beau sourire avant de répondre :
-Pas question. Ça m'a l'air très intéressant, tout ça. Je t'en prie, confie-toi !
-Non, mais, franchement... Vous êtes...
-Horriblement chiants ? Termina Xion.
-Des crétins finis ! Repris Axel.
-Oui, on peut dire ça comme ça.
-Bon alors, lui dit sa sœur horriblement chiante et crétine finie, elle a dit quoi ?
Vanitas s'assit sur son lit avant de parler.
-Eh bien, elle ne m'a rien dit de spécial, en fait. On a parlé d'un peu tout le monde, et voilà.
-Quoi ? C'est tout ?
-Ben oui. Je lui ai dit que je comprenais que mon attitude vous blessait et elle est partie. C'est tout.
Xion resta silencieuse. Axel l'imita. Puis elle sortit toujours sans dire un mot.
Vanitas soupira, regarda son invité avec un regard exaspéré et finit par se coucher sur son lit parce qu'il en avait déjà marre d'être assis.
-Vanitas. Qu'est-ce qu'elle t'a dit d'autre ?
Il ne répondit pas. Il avait fermé les yeux, peut-être pour ne plus voir la sale tête de son interlocuteur (quelle impolitesse.)
-Eh oh, tu dors ? Allez, raconte moi, je suis ton ami, je le dirai à personne ! Je te connais alors pas la peine de faire semblant qu'elle t'a juste dit ça. S'il te plaît, quoi, j'suis ton pote depuis qu'on est tout petits !
Sans rouvrir les yeux (évitait-il d'avoir la nausée ?) il lui répondit :
-Elle m'a parlé de Ventus (non, décidément, je ne m'y ferai jamais, c'est affreux.)
-Ah bon ? Lâcha Axel en haussant un sourcil. Et elle t'a dit quoi ?
-Un tas de trucs.
-Intéressants ?
-On peut dire ça comme ça.
Il y eut un silence qui s'étira.
-C'est bon, j'en ai marre de ton suspens ! Dit Axel en tuant un ange qui passait par là. Le pauvre, il n'avait rien fait en plus ! (Si vous n'avez pas compris, ce n'est pas grave ; enfin, si, mais on va faire semblant que vous êtes quand même intelligents.) Vas-y, crache le morceau !
Vanitas sourit et cracha le morceau (c'est une expression que j'ai toujours trouvé de la première fraîcheur, pas vous ?) Ensuite, lui et Axel re-passèrent de longues minutes à discuter. Ce dernier avait eu une idée géniale, et il ne lui restait plus qu'à convaincre son ami de la mettre en œuvre... Ce qui promettait d'être très, très difficile.
xx
Non loin de là, en cette belle journée de juillet, Kairi était elle aussi de sortie. Son frère étant parti voir Vanitas et ses parents étant en plein travail, elle avait décidé de faire un tour dehors et de flâner dans les rues.
Elle se demandait ce qu'elle pouvait faire. Elle serait bien allée au parc mais ça faisait bien trop cliché dans une histoire pareille ; elle aurait peut-être été faire les magasins, mais elle était certaine que, vu sa chance légendaire, elle aurait croisé Xion, et puis, faire les soldes, ça faisait trop... Comment dire, stéréotype de la fille qui s'ennuie en été.
Elle avait d'abord pensé à aller chez Sora, mais celui-ci gardait sa sœur et elle n'avait aucune envie de l'avoir dans les pieds (pas moyen d'être seule avec son frère, quand elle était là.) Elle n'avait aucune envie de voir Vanitas ni Axel. Elle aurait pu rendre visite à Aqua, mais elle la détestait de toute son âme. (« Nan mais sérieux, pour qui elle se prend cette fille avec ses quelques années de plus que moi et ses tifs bleus ? »)
Elle se décida alors à continuer de se promener dans les ruelles de la ville.
Peu de temps après cependant, elle reconnut une silhouette familière : un des jumeaux se tenait effectivement là, non loin d'elle, et la regardait arriver. Espérant de tout son cœur qu'elle tomberait sur Roxas et pas sur Ven (c'est quand même plus joli comme ça), elle s'avança vers lui.
C'était heureusement son jour de chance, et c'est sur lui qu'elle tomba. Une fois réunis, ils décidèrent tous deux d'aller au parc, parce que, de toute façon, il n'y avait rien à faire d'autre dans cette ville pourrie et tant pis pour le cliché.
-Roxas, dit Kairi au bout d'un moment. J'ai besoin de ton aide.
-Mon aide ? Demanda-t-il en haussant les sourcils. Pourquoi ?
-Pour Sora.
Roxas leva les yeux au ciel, supportant à peine d'entendre ce nom qui, selon lui, ressemblait beaucoup trop à un nom de fille.
-Je sais que tu ne l'aimes pas. Mais tu ne m'aimes pas non plus, si ? Pourtant, tu perds bien ton temps à me parler.
-Mmh... Parce que nous avons les mêmes objectifs.
-Si tu m'aides, il te sera reconnaissant, crois moi.
-Aah... bon, je n'ai pas vraiment le choix de toute façon, si ? D'accord. Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Elle inspira profondément avant de développer sa théorie que, par chance, nous connaissons déjà mais dont Roxas n'avait entendu que de vagues rumeurs.
-Tu sais que Sora a une sœur, n'est-ce pas ? Olette. Elle a neuf ans, et c'est une vraie peste. Je crois qu'il n'existe pas pire dans le monde, et que, à côté, même le vieux Xehanort de la légende passerait pour un bisounours.
-Attends, attends, wait please. C'est quoi un bisounours ?
Bon. Pause.
Vous pensiez qu'il allait demander : « C'est quoi ça, la légende de Xehanort ? », mais ce n'est pas le cas, parce que, comme l'histoire de Blanche-Neige dans nos contrées exotiques, tous les enfants (et même ceux qui n'en étaient plus) connaissaient cette histoire (malheureusement, ils ne connaissaient pas l'histoire de Blanche-Neige, mais bon, comme de toute façon ça ne constitue pas un grand manque à leur culture, on leur pardonne). Alors, moi, le grand narrateur, contre trois prières en ma faveur par jour, par nuit, les lundis et le week-end compris, je vais vous la conter en très très très résumé.
C'est l'histoire d'un homme, qui souhaitait devenir le maitre du monde (comme c'est original... Franchement, les méchants n'ont aucune imagination.) Soit, voici une ambition qui ne fonctionne jamais mais voilà, il n'était pas très cultivé et ne savait pas ces choses là. Un jour, il échafauda un plan pour réussir son rêve : tuer et découper en morceaux la moitié de la planète, puis faire de l'autre moitié qui refuserait de le suivre des esclaves pour qu'ils lui fassent à manger, parce que, quand on élabore des histoires pareilles, on a pas le temps de faire la cuisine. Comme on s'en fiche de la fin (sauf si vous avez peur qu'il soit encore en vie et qu'il vienne vous manger), on dira donc qu'il était très méchant et qu'on menaçait les enfants de l'appeler pour les découper en morceau et en faire de la soupe. Reprenons maintenant la question de Roxas, et la réponse de Kairi.
-Ben, c'est les feux de l'amour mais pour les petits et en moins trash. On appelle ça aussi les Calinours, je sais pas pourquoi. Un bisou et un câlin, c'est la même chose non ? C'est super connu, pourtant (chacun ses références, comme on dit. Certains préfèrent se référer à Dora, certains aux bisounours et d'autres aux teletubbies ; mais dans le fond, c'est pareil.)
-On doit pas avoir la même éducation, toi et moi. Et puis, les feux de l'amour, c'est pas trash, c'est super intéressant, très original et puis c'est passionnant.
Il y eu un long silence, le temps que Kairi absorbe l'information.
-Certes... dit-elle enfin. Bref ! Elle l'utilise comme majordome et le traite comme son esclave.
-Est-ce qu'elle le menace de le découper en morceau s'il n'obéit pas ?
-T'es con, Roxas. C'est sérieux. Il faut qu'on le sorte de ce régime totalitaire.
-Et comment tu comptes faire ?
-Il faut qu'elle trouve quelqu'un d'autre à martyriser.
-Ah... Et pourquoi est-ce que tu tiens tant à ce qu'elle change de cible ?
-Parce que, pas moyen que je passe du temps avec Sora, sinon...
-Vous sortez ensemble ?
-Quueuuuaaaah ? Meeeeuuuh nooooon !
-Ah, dit-il d'un air mystérieusement soulagé. (Ah, que les hommes sont niais ! Un truc comme ça, aucune fille ne l'aurait cru ! On se demande pourquoi ils se font toujours rouler par elles. Quels faibles. Et quelles manipulatrices.)
-Bref ! (encore) dit la jeune fille. Qui on pourrait trouver ?
Roxas réfléchit un instant, avant de dire :
-Je sais pas, des filles de son âge ?
-Idiot. Ça ne fonctionnerait jamais ! Aucune des filles de cette ville n'est soumise à ce point, elles ne se laisseraient pas faire ! Je ne sais pas si tu as remarqué, Roxas, qui de Vanitas et Xion est le plus subordonné ? Qui, d'un seule geste, peut faire taire tout le monde et même organiser une trêve ? Qui, entre Axel et moi, obéis le plus facilement quand on lui donne un ordre ?
-C'est vrai... Les garçons sont maltraités, par ici...
-Bien !
-Alors, faut lui trouver un garçon de son âge.
-Bien vu.
-Elle a quel âge, encore ?
-Neuf ans.
-Génial. J'en connais deux qui feront parfaitement l'affaire. Ils s'appellent Hayner et Pence. Ils se prennent pour des durs, mais en vérité, ce sont des lavettes. Ça te va ?
-Cool ! Il ne reste plus qu'à les présenter !
-Et... On va faire comment ?
-Aucune idée !
-Merci, Kairi... Voilà qui nous aide énormément...
Elle se leva et se mit à tourner en rond (en même temps, essayez de tourner en carré, vous allez avoir du mal) tout en essayant de trouver une solution.
-Bon... Bon... Bon...
-Bon..?
-Bon. Dit-elle encore. Bon. Je sais.
-Allez, accouche !
-Tu es un fan de Socrate ? (« Mais quel rapport avec Socrate ? » me direz vous. Et bien, je vous répondrais de vous référer à votre cours de grec -qui peut étudier une connerie pareille... Comme si ça servait à quelque chose de savoir lire du grec ancien !-, de philo, ou alors vous pouvez aussi aller sur Wikipédia. Si vous ne voulez pas essayer de comprendre, tant pis, laissez tomber.) Non, laisse tomber. Je sais ce qu'on va faire. On a qu'à appeler Sora à venir et puis...
-Oh nan, la coupa Roxas. C'est une blague, ça.
-Laisse moi finir ! On lui demande de venir. Il sera obligé de venir avec sa sœur. Puis, quand Olette se mettra à râler, comme d'habitude, tu lui dit que tu connais des gens avec qui elle pourrait bien s'entendre.
-C'est débile. Ça marchera jamais.
-Tu es d'un pessimisme... C'est pas grave. Je l'appelle quand même !
xx
-Vanitas.
-Tu rêves.
-S'il te plaît...
-Va te faire.
-Allez quoi ! C'est la meilleure idée que j'ai jamais eu !
-Tu parles ! Fais le toi-même, je suis pas ton chien !
-Mais ça fonctionnera pas avec moi. C'est pas de moi qu'il...
-Dis pas ça tout haut, ça me dégoute. Pas question. Je ferai jamais ça. Jamais.
-Mais avoue que c'est une idée géniale !
-Mais tu ris ou quoi ? Je t'ai dit non, c'est non. Va t'en, maintenant.
-Mais euh...
-Attends, quand une tarée de yaoïste te propose de faire des expérience sur toi pour savoir si deux hommes peuvent quand même faire des enfants, tu dis oui toi ?
Axel ricana.
-C'est pas exactement pareil.
-Un ou une, ça change pas grand chose.
-Je veux pas faire des expériences sur toi, crétin ! Et je suis pas un yaoïste ! Et puis, c'est quoi un yaoïste, hein ?
-C'est des gens qui lisent des fictions où il est écrit « Warning : Yaoi. ». Mais c'est pas le sujet. Je refuse, c'est tout. Casse-toi.
-Réfléchis-y. C'est pas comme si c'était hyper désagréable.
-Ouais, c'est ça, j'y penserai. Au revoir, merci.
-Pour une fois que t'es poli. Okay, okay, j'y vais. A la prochaine. Donne moi de tes nouvelles.
« Mais oui, mais oui, tu peux toujours rêver. » Pensa Vanitas. Axel partit, satisfait, parce qu'il savait que l'idée finirait par germer dans la cervelle de son ami qui, à force de s'ennuyer, chercherait une activité. Et que la seule activité qui s'imposerait à lui, ce serait celle-là.
Axel connaissait Vanitas presque aussi bien que lui même. Pas tout à fait normal, d'ailleurs, mais ne nous posons pas de questions. Il savait donc comment s'y prendre pour que celui-ci fasse tout ce qu'il voulait. En fait, à y repenser, il y avait plusieurs personnes dans ce cas, à commencer par Xion ; mais personne ne le lui avait jamais dit, et il se croyait donc extraordinairement puissant, vous voyez ce que je veux dire ? Tout ça pour dire qu'Axel attendrait le temps qu'il faut et sauterait sur l'occasion dès qu'il sentirait Vanitas prêt.
Ce dernier, quant à lui, ne pouvait s'empêcher de pester (il adorait ça, manifestement) contre le roux et ses idées de roux, sa sœur et sa façon pourrie d'entrer dans sa chambre avec des sujets de conversation qu'il aurait préféré ne pas aborder, Naminé qui lui avait parlé de choses qu'il n'aurait même pas voulu savoir, ses parents qui n'étaient pas capable d'être présents pour mettre les intrus dehors et Riku, pour le fun et parce qu'on en parle jamais.
Bon, cessons ce suspens intenable (je ne veux pas vous entendre vous étouffer, merci ; quand je dis : ce suspens intenable, c'est qu'il est intenable, c'est tout. Ben oui, essayez de tenir du suspens, on verra ça après !) La question est : « mais qu'est-ce que Naminé a bien pu lui raconter qui soit si utile à Axel pour trouver des idées de taré ? » En fait, pas grand chose. Et elle avait sans doute cru bien faire (quoique, on ne saura jamais ce qu'elle pense vraiment ; en fait, je me suis toujours demandé si elle utilisait plutôt « L'union fait la force » ou « diviser pour mieux régner. » Peut-être un peu des deux.) En gros, ayant appris on ne sait comment les différentes altercations et autres sales coups qui avaient existé entre les différents partis durant son absence, elle était partie dire à Vanitas ce qu'elle pensait clairement. Elle lui avait dit de se calmer et de calmer les autres, et elle avait essayé tant bien que mal de lui faire prendre conscience de l'impact que ça avait eu sur ses victimes. Et bien sûr, il avait fallu qu'elle ajoute : « Je dis ça surtout pour Ven. C'était ton meilleur ami. Tu sais combien tu comptais pour lui. Et tu comptes encore... Beaucoup, même si tu ne t'en rends pas compte. Alors, s'il te plaît, sois gentil avec lui, et évite de lui briser le cœur, d'accord ? »
Non mais, c'était du gros n'importe quoi. D'abord parce que, sans doute, Ventus (sans commentaires) lui-même n'était sans doute pas au courant de ses soit-disant penchants pour son pire ennemi (bon, Naminé ne l'avait pas dit comme ça, peut-être, mais elle l'avait quand même fortement sous-entendu, et puis l'imagination débordante d'Axel avait fait le reste lorsque Vanitas lui avait rapporté ces paroles mot pour mot.), ensuite parce que celui-ci n'était pour ainsi dire jamais gentil, enfin parce que... Non mais, de quoi elle se mêle celle-là ?
Bien sûr, dès qu'Axel avait eu accès à cette information, il s'était dépêché de puiser dans ses ressources intérieures pour, premièrement, l'interpréter de la manière la plus ludique qui soit pour lui, deuxièmement, utiliser cette interprétation pour se foutre de la gueule de Vanitas, troisièmement, inventer un plan débile pour, quatrièmement, porter enfin ce qu'il pensait être le « coup de grâce » à cet idiot de Ven, celui qu'il avait désespérément cherché depuis des années et qui ferait office d'effet papillon sur les autres. (Bon, il aurait pu chercher un coup de grâce pour les autres, c'est vrai ; mais il lui était impossible de connaître les points faibles de Riku, et ce dernier aurait bien été capable de se venger, et Xion était pour ainsi dire intouchable. Ah, le complexe du grand frère.)
Et dernièrement, il avait fallu que cette « idée géniale » implique juste Vanitas et qu'elle l'oblige à se rendre monstrueusement ridicule et à blesser profondément son honneur de cerveau (hum, c'est lui qui se qualifiait comme tel) de la bande et de sale petit con sadique (là, c'est moi qui le qualifie comme tel).
Bon, je vais partir du principe que vous n'êtes pas des crétins et que vous avez sans doute pigé l'idée, alors rien ne sert de vous la raconter, si ?
xx
Avez-vous déjà utilisé une machine à voyager dans le temps ? Non ? Mais où vivez-vous, pauvres imbéciles, pour n'avoir jamais fait une chose pareille ? Quelle inculture ! Quelle honte ! Quelle abomination ! Bref. Il y a une première fois à tout, comme à ouvrir une boîte de conserve en se coupant le doigt ou à rêver de bisons roses avec des dents en haricots verts (comment, vous n'avez jamais fait ce rêve ? Et bien, j'ai l'honneur de vous annoncer que ça va venir, alors.) Aujourd'hui est donc une grande journée, car en une seconde, vous allez passer du vingt-et-un juillet d'une certaine année au mois de septembre de cette même année, et ce sans aucun effort. Prêts ? C'est parti !
C'était donc le mois de septembre de cette année-là. Le rock'n roll venait d'ouvrir ses ailes, et sous ma douche je chantais belle, belle, belle... Comment ça, c'était nul ? D'accord, je passe à la scène suivante, si ça vous dérange tant que ça de savoir ce que je chante sous ma douche...
En septembre, donc, il se passait tout un tas de choses plus ou moins intéressantes pour vous pauvres mortels ; comme, par exemple, l'anniversaire de Kairi (mais ça, vous le saviez déjà, si vous avez plus ou moins suivi) et bien sûr, la fin des vacances. La fin de l'ennui, pour certain, et la fin de l'amusement, pour d'autres. Ce qui était certain, c'est que certains étaient très heureux de rentrer à l'école, tandis que d'autres l'étaient beaucoup moins.
Parmi ces dernier, un était particulièrement stressé par cette veille de rentrée. En effet, Sora, qui avait malheureusement échoué lors de ses examens de fin d'année (et oui, ceux-ci ont des examens de fin d'année et pas un brevet une fois tous les dix ans), avait reçu des examens de passage qui, en cas d'échec, pouvaient l'empêcher de passer à l'année supérieure. Et, par conséquent, de perdre une année sur tous les autres. Et même, peut-être, de se retrouver dans la même classe que Xion. Et ça, se disait-il, il ne le supporterait pas.
Ses vacances, malheureusement pour lui, ne lui avaient pas permis d'étudier et de se préparer psychologiquement pour ce test : en effet, elles avaient consisté d'abord à s'occuper de sa petite sœur, et ensuite, quand sa petite sœur eut trouvé, pour une raison inconnue de lui, de nouvelles victimes de son âge, de Kairi qui avait décidé de squatter sa maison presque sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre (peut-être que j'exagère, mais n'en soyez pas si sûrs.) Ce qui ne lui avait laissé pour ainsi dire que très, très peu de temps pour lui, si on retire les moments où il devait se sustenter et s'occuper un minimum de son hygiène personnelle.
C'est donc la tête presque vide qu'il s'était rendu à son examen. Et aujourd'hui, il attendait de recevoir enfin ses résultats.
C'est ainsi que débutèrent ce qu'on pourrait appeler « les malheurs de Sora » (même si on aurait pu considérer qu'ils avaient commencés dès les cinq années de sa sœur. Ou même lorsqu'il avait failli se noyer. Enfin bon). Durant sa vie, ce pauvre gamin avait été plus ou moins gentil et plus ou moins digne de confiance. C'était un des seuls qui ne s'amusait pas tout le temps à détester quelqu'un. C'est vrai quoi ; au fond, les quatre autres, il n'en n'avait rien à foutre. Disons donc que, de Kairi, Vanitas, Axel, Ven, Roxas, Xion, Riku et Naminé qui avaient tous quelque chose à se faire pardonner, c'était bien le seul qui ne méritait pas le châtiment que les vilains créateurs de l'être humain allaient faire tomber sur lui. Pas de chance, petit ! Les schtroumpfs ont joué à la courte paille et c'est sur toi que c'est tombé ! (Certaines personnes n'ont vraiment pas de cœur.) Bref. Passons aux choses sérieuses.
xx
C'était un jour de septembre comme un autre. (Enfin, pas pour Sora qui lui s'amusait à revoir des cours qu'il avait déjà vu un an auparavant. Ah ah ! Quel crétin !) Axel était affalé sur un banc dans sa classe et attendait patiemment que la sonnerie retentisse. Il avait cru entendre que Vanitas (on devrait l'appeler Vani, c'est moins chiant à écrire... Mais non, ne portons pas atteinte à sa virilité) s'ennuyait comme un rat mort (c'est-à-dire encore plus que d'habitude) et il savait qu'enfin la conversation qu'il avait eu avec lui lors des vacances d'été allait enfin porter ses fruits.
Il faut croire qu'avoir les cheveux d'une couleur aussi... Comment dire, voyante, donnait un don divinatoire, car ce jour-là Vanitas allait laisser de côté sa fierté pour enfin briser la monotonie de son quotidien.
En effet, il ne fallu qu'à attendre le temps de midi pour qu'Axel surprenne son ami (non, pas Sora, l'autre ami) discuter quelques secondes (enfin, discuter... Il avait surtout parlé tout seul, en fait) avec Ven et le voir revenir à table avec un drôle d'air, mi-contrarié, mi-amusé, mi-exaspéré (ça fait un air et demi, essayez de faire ça une fois chez vous, vous allez voir, ce n'est pas si facile) lorsqu'il s'était rendu compte que le roux avait tout compris. Axel l'attendait avec un petit sourire en coin, et Vanitas leva les yeux au ciel en réponse. Il lui chuchota juste un sympathique « Ta gueule, Axel » avant de s'asseoir et de faire comme il faisait d'habitude, comme par exemple râler, persifler et se tenir comme un paysan (à force de vivre dans un milieu de bourges, il avait eu envie d'imiter la classe ouvrière... Oui, c'est un garçon étrange.)
Comme Kairi et Sora venaient de se lever pour, disons, discuter un peu loin des regards indiscrets, Axel ne se priva pas d'ennuyer un peu plus le nouvel arrivant.
-Tiens, dit-il, mais qui voilà ? C'est drôle, j'aurais juré te voir parler à Venichou il y a trente secondes ! De quoi vous avez discuté, lui et toi ?
-Axel, soupira Vanitas, c'est drôle, j'aurais juré t'avoir dit « ta gueule » en arrivant, pourtant, alors pourquoi tu t'obstines à me parler ?
-Il fallait préciser si je devais l'ouvrir ou la fermer, Vani.
-Vani ? C'est pas à moi que tu parles là, j'espère ? Non, non, tais-toi. On va faire semblant que tu n'as jamais dit ça, d'accord ?
-D'accord ! Alors, tu lui as filé un rencard ?
Il y eu comme un silence. (Disons que, si on soustrait le bruit des gens qui mangent, qui parlent, qui crient et qui chahutent, on aurait peut-être pu sentir un silence relatif.)
-Je déteste quand tu fais ça. Tu pourrais répondre à ma question quoi !
-Excuse-moi, j'ai envie de vomir... (ça, c'est pas gentil).
-Aaaaaah. A quelle heure, donc ?
-Cinq heures et quart.
-Du matin ?
-De l'après midi, débile !
-Et pourquoi ce quart d'heure en plus ?
-Je sais pas. Une inspiration soudaine.
-Je vois... Bien ! On va s'amuser, à partir de maintenant !
Vanitas s'étrangla (enfin, c'est une façon de parler.)
-TU vas bien t'amuser oui ! On voit bien que c'est pas toi qui vas te taper tout le sale boulot!
-Petite nature va.
-On voit bien que t'es pas à ma place.
-En effet. Bon, il faut que j'y retourne. Je viendrai admirer tes « talents » tout à l'heure, ne t'inquiète pas !
-Ouais, c'est ça, bien sûr...
Cela dit, Axel se leva et y retourna, pendant que Vanitas restait seul, accablé.
xx
Il était cinq heures et demi de l'après-midi quand Vanitas eut terminé son sale boulot, comme il l'appelait. Axel l'attendait à quelques mètres de là et avait observé toute la scène de loin.
Vous voulez sans doute savoir ce qui s'est passé et en quoi consistait ce rendez-vous, non ? Et bien, d'accord. Entrons dans les détails.
Ven avait entendu les cinq coups retentir avant de se mettre en route. Une fois arrivé, perdu dans ses pensées, il avait vu Vanitas qui... Comment ça, vous êtes déjà au courant ? Un prologue ? Non, je n'ai jamais rien écrit de tel. Sans doute êtes vous tombé sur des documents secrets et confidentiels... Enfin, ce n'est pas grave. Mais comme vous m'avez l'air très au courant, il est inutile que je vous conte cela.
À cinq heures et demi donc, Axel observait son ami venir vers lui avec un air très étrange et, le voyant ainsi, il ne put s'empêcher d'afficher un sourire goguenard. Vanitas lui répondit par un regard aussi noir que ses cheveux et s'abstint de faire tout commentaire. Ce qui ne fut pas le cas du rouquin qui n'avait rien de mieux à foutre ce jour là.
-Ouah, Vanitas ! Dit-il en riant. Quel acteur ! Quelle performance ! Quel artiste tu es ! Sérieusement, tu devrais faire carrière dans le cinéma. Ou le théâtre. Quoique, non, le théâtre c'est pour les péquenots. Je suis époustouflé là. Estomaqué, si je puis dire. Je pensais pas que tu le ferais aussi bien. Franchement, je vais penser à te trouver un agent. Enfin, quoique... Rassure-moi, mon grand, c'était bien du chiqué ?
Son interlocuteur leva les yeux au ciel.
-Évidemment. Écoute, Axel, c'est pas que j'en ai marre de t'entendre dire des conneries mais si j'avais eu envie d'entendre des commentaires à la con, je te l'aurais dit, tu vois.
-Ooh, t'as l'air de vachement bonne humeur !
-Bien sûr ! T'as vu ce que j'ai été obligé de faire ou quoi ? Et puis, c'est sûr qu'il ne m'a pas cru. J'ai pas l'air homo, quand même. Personne le croira.
-Bah un peu quand même ! Ça va, ça va, ma gueule, j'ai compris. Je rentre chez moi. Tu veux passer ?
-Sans façon, merci, répondit Vanitas avec froideur (comme d'hab, quoi). Faut que je prenne un bain de bouche. Même trois. A plus.
Axel fit un grand sourire avant de rentrer chez lui. Cette histoire promettait d'être intéressante.
xx
Comme on aura beaucoup parlé des bleus, aujourd'hui, parlons un peu de l'équipe adverse. Xion était assise tranquillou sur son lit en écoutant une chanson que peu supportent mais qu'elle aimait bien puisqu'elle était dans la bande originale de son film préféré (qui était aussi celui de son frère) mais dont le titre ne vous sera révélé que plus tard, pour ne pas vous choquer. Riku, lui, prenait une douche tranquillou dont je m'interdis de faire toute description et que je vous interdis d'imaginer.
Mais intéressons nous plutôt à Ven et Roxas, les jumeaux dont la vie est pour l'instant bien plus, disons, surprenante que celle des autres.
Ven rentra chez lui vers cinq heures et quarante-cinq minutes, soit six heures moins le quart de l'après midi.
Roxas l'attendait tranquillou (décidément, tout le monde est tranquillou aujourd'hui) dans son salon, affalé comme un phoque sur le canapé.
Lorsque son frère entra, il se leva d'un bond et lui sauta à la gorge pour lui poser des questions.
-VEN ! S'exclama-t-il. T'étais où ?
-Dehors...
-Ah ben oui je m'en doute ! Où ça dehors ?
-En ville.
-T'as un air bizarre. Tu faisais quoi ?
-Rien de spécial...
-Tu ris ! Tu vas pas me faire croire que tu t'es barré trois quarts d'heure pour ne rien faire de spécial !
-Si.
-Allez, dis moi ce que tu faisais !
-Ça te regarde ?
-Oui !
-Je crois pas non.
-Si ! Allez, dis-moi !
-Dis moi ce que tu faisais, toi, hier après les cours ? Et il y a trois jours, quand tu as disparu toi aussi pendant quelques heures ?
-Rien de spécial, pourquoi ?
-Parce que je te dirai ce que j'ai fait quand toi tu me diras ce que tu faisais.
-Ça, jamais. Je ne cèderai pas à ton vil chantage.
-Alors, tant pis pour toi...
-Mais allez quoi ! Je suis ton frère !
-Moi aussi je suis le tien, et pourtant tu ne veux pas me dire la vérité. Alors, laisse tomber et je laisserai tomber, sinon, je te harcèlerai jusqu'à la fin des temps, et même après ma mort, mon fantôme reviendra te hanter...
-Crétin. D'accord, j'abandonne.
-Trop facile !
Roxas soupira.
-Ça va hein. Parle moins fort, je dois regarder ma série.
En fait, Ven se fichait éperdument de savoir qui son frère allait voir lorsqu'il était absent. Ce qu'il savait, c'est que, jusqu'à la tombe, jamais au grand jamais il n'avouerait ce qui s'était passé une demi heure plus tôt, et que jamais personne ne saurait à quel point il avait été faible. (Heureusement qu'il ne sait pas que nous sommes quelques uns à le savoir, sinon je crois qu'il se pendrait, hihi. Non, c'est pas drôle.)
Roxas de son côté ne dirait jamais non plus qu'il passait de plus en plus de temps avec Kairi. Il ne fallait pas rire, non plus. Qu'est-ce qu'aurait dit son jumeau, s'il avait su ? (M'est avis qu'il était trop choqué pour en penser quoi que ce soit ; mais ça, ça ne nous regarde pas.)
Chose promise, chose due, voilà la suite du prologue. Vous vous attendiez pas à ça hein ? 8D -sort-
Une question ou un truc que vous n'avez pas compris ? Je suis là ! :)
C'est drôle, j'aime bien ce chapitre. Bref !
Merci à tous pour vos reviews, ça me fait vraiment chaud au coeur et ça me motive un max (regardez comment j'ai posté vite ! :P). Un merci tout particulier à DL qui s'occupe du service marketing (ah, ah ;D), et qui me fait ses petits commentaires hyper constructifs (Aheum) qui me font bien plaisir ;) Ainsi qu'à Yumi et ses dizaines et dizaines de commentaires qui m'ont bien fait rire ! :D
Merci à vous tous, bien sûr, qui lisez ma fiction. J'espère que la suite ne tardera pas, mais elle promet d'être plus compliquée à écrire, donc, souhaitez moi bonne chance ! :D (Ps : VanVen power.)
