Lali oh ! Oui, je suis joie, je suis bonheur ! Le manga reprendrait le 29 Décembre au Japon. J'ai hâte et je souris comme une idiote depuis que j'ai appris la nouvelle.
Bonne lecture !
Après Kagami, c'est Kuroko qui accueille les trois garçons victimes de la transformation. Il espère juste que sa famille ne se pose pas trop de questions. Cependant, Nekomata choisit également ce moment pour laisser passer quelques informations concernant ce qu'Aomine aurait fait à son corps pendant le temps de la punition.
Chapitre 14 : Le turquoise, c'est aussi du bleu !
Kagami s'était sentit étrangement excité à son réveil.
Depuis son enfance, le rouge rêvait de grands repas en famille et la séparation avec ses parents avaient un peu éloigné cet idéal de famille aimante et proche. Toujours enroulé dans sa couverture et les yeux bien fermés, l'As de Seirin écoutait les rires qui se voulaient discrets de Himuro. Le garçon transformé en enfant tentait visiblement de calmer Kise qui était encore dans une phase d'excitation qui le rendait presque intenable. Même si la voix était plus aiguë, le rire de son frère le rendait heureux : il avait l'impression que le brun n'avait pas rit et encore moins sourit depuis des années. Kagami pouvait parfaitement bien imaginer le joueur de Yosen dans les draps blancs comme neige, son index sur ses lèvres mais un immense sourire collé au visage pour calmer le labrador. L'image mentale était si adorable que le garçon n'arriva pas non plus à retenir son sourire.
La porte de la chambre d'ami s'ouvrit très doucement tandis que Himuro devait avoir décidé de laisser le chien se balader dans l'appartement. Le rouge repoussa sa couette à son tour et rejoignit les deux garçons dans le salon.
Takao aussi était réveillé et s'activait devant les fourneaux. Ses cheveux bruns étaient relevés avec une pince qu'il avait dû trouver avec les affaires « achetées » par Kitsune et les autres divinités. Un short blanc et un débardeur orange habillait ce corps dont les formes restaient discrètes mais présentes. Kagami n'osa pas deviner si le garçon avait eu la force de mettre un soutien-gorge mais s'il n'en avait pas, ça ne se voyait pas. Le joueur de Shutoku avait enfilé le tablier du propriétaire de l'appartement et s'était mis en tête de préparer un petit-déjeuner bien complet.
-Salut !
La voix de Himuro et l'aboiement de Kise firent échos à la sienne et Takao se retourna avec son fidèle sourire sincère sur les lèvres :
-Bonjour ! C'est presque finit, mettez-vous à table !
-Tu n'étais pas obligé...
En fait, Kagami se sentait un peu coupable : c'était à lui de répondre aux mieux aux besoins des transformés et jusqu'ici...
-Ça me fait plaisir ! Je le fait parfois à Kissa donc disons que ce n'est pas pour perdre la main.
Le garçon-fille se retourna, sa mèches folles fouettant l'air tandis qu'il se remettait à surveiller la plaque de cuisson. Kagami regarda Himuro qui haussa les épaules et chercha le jus d'orange dans le frigo. Kise s'était assis et regardait Takao avec ce qui pourrait être de l'envie : pas difficile de comprendre qu'il aimerait bien avoir une demoiselle comme Takao qui l'attendait à la maison !
Ce dernier remplit une écuelle fournie par les divinités et la posa au sol pour le labrador qui en profita pour lécher sa joue : il n'y pouvait rien, parfois, son corps de chien agissait tout seul ! Takao le repoussa gentiment et posa une assiette de pancakes, une autre avec des saucisses en forme de poulpes et de la soupe Miso :
-J'ai fait avec ce que j'ai trouvé dans le frigo et comme je ne savais pas ce que vous préférez...
Les estomacs des deux frères choisirent cette instant pour se manifester bruyamment et ils échangèrent un regard complice, rare depuis bien trop longtemps. Takao regarda Kise et lui fit un clin d'œil : une pierre, deux coups ! Le brun s'assit et le rouge se jeta en même temps que le brun sur la nourriture.
-Oh mon Dieu... C'est trop bon !
-Juste... parfait !
Les yeux brillants, les deux garçons bénissaient silencieusement le garçon-fille :
-Takao !
Le concerné releva les yeux vers Kagami et attendit :
-Épouse-moi, s'il te plaît !
-Non pas question ! Moi !
Himuro tendit ses baguettes en même temps qu'il parlait vers le rouge, l'air faussement menaçant. Kise posa sa tête poilu sur les cuisses du brun qui caressa les poils sable avec un sourire satisfait : c'était plaisant de savoir que l'on plaisait de cette façon ! Le petit-déjeuner se poursuivit dans la bonne humeur et les éclats de rire.
Kagami se charga ensuite de la vaisselle pendant que Takao et Himuro finissait de découvrir leurs nouveaux vêtements. Si pour le garçon-enfant, c'était à peu près supportable, le brun piqua un fard monstrueux en sortant tout un lot de sous-vêtements féminins.
-Je pourrais jamais mettre ça...
Il laissa tout retomber au fond des sacs en plastiques et se leva. Plus loin, une poche au nom de Kise attendait qu'on l'ouvre à son tour. A l'intérieur, des brosses en tous genres, un collier et une laisse. Le labrador ne sembla pas vraiment apprécier ces deux derniers objets mais tant qu'il était sous sa forme de chien, il n'avait pas vraiment le choix, il allait devoir faire avec. Himuro attrapa le collier bleu et s'approcha du mannequin. L'objet cerclait parfaitement son cou épais et il avait même droit à une petite médaille avec son nom dessus. -« Ryota »...
Le chien s'allongea en étoile en mer sur le ventre, ses yeux dorés fixant Takao qui s'était placé devant le grand miroir avec une robe orange. Une énorme ceinture verte complétait la tenue mais Takao n'était pas mentalement prêt à mettre une robe. Il la reposa et proposa encore une fois son aide à Kagami qui refusa, encore une fois.
Le rouge s'essuya les mains, pleines de mousse, et demanda :
-Qui ça tente un match de basket ?
Himuro leva la main, sans réel enthousiasme et le blond se leva et se frotta à la jambe du rouge. Kagami se raidit un peu mais ne fit aucun commentaire : il allait bien falloir qu'il surmonte cette peur stupide un jour ! Il s'éloigna et attrapa un ballon qui traînait dans un coin.
-Il y a un terrain pas loin.
Les garçons quittèrent l'appartement et Himuro s'empara du ballon tandis que Takao accrochait la laisse au collier de Kise. Le rouge ferma sa porte à clé et ils descendirent l'escalier.
Le terrain était heureusement inoccupé et le brun laissa au labrador la possibilité de gambader à sa guise. Le chien trottina jusqu'au milieu du terrain et baissa son visage pour renifler le terrain, sa queue s'agitant vigoureusement. Himuro dribbla un peu pendant que Takao nouait ses cheveux bien plus longs en une couette bien haute sur son crane.
-Okay ! C'est partit !
Sans hésiter, le Faucon s'élança vers Himuro et lui piqua la balle. Il courut jusqu'au panier mais fut intercepté par Kagami qui faillit tomber à cause de Kise, bien décidé de jouer à sa manière.
-Kise !
Le chien poussa la balle avec sa patte et aboya. Himuro se jeta sur le ballon et dribbla tant bien que mal une nouvelle fois vers le panier. Quand le rouge chercha à nouveau à rattraper la balle orange, Takao servit d'écran en affichant un sourire purement satisfait d'avoir eu l'As de Seirin avec quelque chose d'aussi simple.
-Tch !
Si son corps semblait un peu faible par rapport au précédent, Takao avait l'impression d'être plus rapide et plus réactif. Et ça, ça lui plaisait ! Le cri de Himuro les avertit que le ballon venait de rentrer dans le cerceau. Kise tournait du garçon-enfant en aboyant. Soudainement, il releva la tête et détalla comme un lapin. Surpris, le reste de la bande le regarda quitter le terrain pour sauter et atterrir sur une autre personne plus loin. Le cri presque terrifié d'une fille les obligea à courir pour attraper le labrador et l'éloigner. Takao et Himuro s'y collèrent à deux tandis que Kagami tendait une main désolée pour relever la pauvre fille, victime de l'amour débordant du mannequin canin.
-Je suis vraiment désolé ! Il n'est pas méchant mais-...
-Kagamin ?
Le rouge s'arrêta net de parler en reconnaissant enfin Momoi. Sa jupe à motifs écossais s'était relevée lors de sa chute, découvrant ses cuisses blanches. Kagami avala sa salive et attrapa sa main blanche, ne prenant même pas la peine de relever le surnom. La rose fut ramenée sur ses pieds et lissa sa jupe.
-J'ignorais que tu avais un chien.
-C'est pas vraiment le mien...
Takao et Himuro s'étaient éloignés pour être sûrs que l'amie d'enfance d'Aomine ne les reconnaissent pas. Surtout elle et sa capacité de tout déceler chez les autres.
-Tu fais quoi ici ?
Elle releva ses yeux roses vers lui et le rouge songea à quel point ils étaient différents quand ils étaient tournés vers Aomine.
-Aomine-kun est bloqué dans son lit avec une bonne grippe donc je voulais aller lui acheter une part du gâteau qu'il apprécie.
Il n'y avait bien qu'en privé qu'elle utilisait son vieux surnom. Comme preuve, elle montra la boîte d'une pâtisserie assez réputée.
-Je vois.
-Bien... Passe une bonne journée, Kagamin !
Elle commença à s'éloigner quand il eut le réflexe de l'attraper par le coude. Elle se tourna vers lui, très surprise :
-... Qu'est-ce qu'il y a ?
-Pourquoi tu laisses Ahomine te traiter comme il le fait ?
Il regretta d'avoir demandé dès qu'il aperçut la lueur de douleur dans les prunelles roses : évidemment qu'elle souffrait de son comportement mais que pouvait-elle y faire ? Elle devait veiller sur lui.
-Tu ne comprendrais probablement pas...
-Je comprends juste qu'il te traite comme de la merde et que tu te laisses faire.
Il libéra son bras tandis que Momoi entoura sa taille de ses bras, comme pour se protéger de quelque chose. Son téléphone vibra et elle décrocha dans la seconde qui suivit :
-Tu devrais dormir, tu es malade-...
Le bleu dut la couper et le rouge de la colère lui monta aux joues.
-Ne me parles pas sur ce ton ! … Oui, j'arrive ! … Près d'un terrain de basket, j'ai croisé Kagamin... Mais arrêtes un peu !
Elle raccrocha et soupira.
-Je vais vraiment y aller cette fois...
Le rouge continua de la regarder mais le fixa bien dans les yeux.
-Je sais très bien qu'Aomine-kun dépasse souvent les bornes mais ne penses pas que je suis trop fragile pour me défendre toute seule. Je le connais bien et même si c'est difficile, il sait s'excuser. A sa manière mais il le fait.
Elle s'inclina poliment devant lui et poursuivit sa route. Kagami attendit un peu avant de rejoindre les autres garçons qui n'avaient rien pu entendre de là où ils étaient.
-Un problème ?
C'était bien Takao, ça : toujours à s'inquiéter... Himuro se faisait lécher la joue mais ne cherchait pas à arrêter Kise, visiblement à fond dans sa tâche.
-Rien... On reprend ?
Les yeux brûlant de victoire de son frère lui promettaient un match respectable malgré sa petite taille. Takao resserra sa queue de cheval et fit craquer ses phalanges.
On passaient enfin aux choses sérieuses.
Midorima profitait de son jour de repos pour lire quelques manuels de médecine.
Il n'avait encore parlé à personne de son désir de devenir médecin. En fait, il n'était même pas sûr que ce soit ce qu'il veuille vraiment. Mais en attendant, le vert n'avait que ça.
Il entendait vaguement les filles jouer avec Tanuki dans la chambre d'Aya. La bête mythique s'était montré ce matin et, naturellement, les deux gamines s'étaient précipitées pour le câliner. Quand il avait annoncé à Kissa que Takao devait se rendre quelque part pour son travail -une formation dans un restaurant plus huppé- la petite blonde avait faillit fondre en larmes. Mais en annonçant qu'il l'emmenait chez lui, Midorima ne s'était pas du tout attendu à ce qu'elle attrape sa main, comme un animal perdu. Le lien entre son « ami » et sa petite sœur était décidément trop étrange pour que le vert le comprenne.
Aya avait été très contente en apprenant que la blonde caramel dormirait avec elle. Les parents du vert en revanche avaient été un peu perturbés par le comportement de leur fils aîné : le taciturne Midorima Shintaro aurait-il enfin fait preuve d'un peu de gentillesse ? Impressionnant !
Le garçon referma soudainement son manuel pour se masser les tempes. Il était toujours incapable de sortir la déclaration de Takao de sa tête. Il s'étonnait un peu de ne pas se sentir perturbé par le fait que ce soit un garçon. Et ce qui était certain, c'était que cette apparence féminine ne l'avait pas laissé indifférent. En fait, Takao lui aurait déclarait ses sentiments avec cette forme, Midorima aurait probablement accepté.
Alors pourquoi en garçon, ce n'était pas la même chose ?!
Le vert s'imagina un instant avec le brun en petit-ami : se tenir la main, s'embrasser... et plus... Son visage le brûla terriblement tandis que son esprit n'obéissait pas à son ordre pourtant simple : arrêter d'imaginer Takao sans aucun vêtement et gémissant son prénom.
-Onii-chan ?
Il sursauta très brutalement en remarquant enfin Aya et Kissa, qui voulaient visiblement lui demander quelque chose.
-... Qu'est-ce qu'il y a ?
-On a faim...
Midorima tourna sa chaise de bureau pour chercher son téléphone des yeux. L'objet attendait près de sa main et affichait un SMS.
[12:57:23 – Takao Kazunari] Bonjour Shin-chan ! \(^-^)/ Comment va Kissa ? Elle dort et mange bien ? Elle ne m'en veut pas trop ? Tu lui as dit quoi ? Encore merci de la garder, tu es le meilleur ! Demandes-moi n'importe quoi en échange !
Le vert soupira et se tourna vers les deux petites :
-J'arrive.
Elles acquiescèrent et repartir dans le couloir pour se diriger dans la cuisine. Midorima prit son temps pour répondre à Takao : même de là, il sentait à quel point le brun était inquiet malgré sa tentative pour le cacher. Il envoya le tout et laissa son portable sur le bureau avant de descendre l'escalier à son tour. Les deux filles se lavaient les mains et avaient sortit une boîte d'œufs et le riz.
-Qu'est-ce que vous voulez manger ?
-Omelette au riz !
Kissa hocha vigoureusement de la tête derrière Aya qui avait noué ses longues couettes en deux chignons de chaque côté de sa tête. La blonde avait également deux petites couettes et un serre-tête empêchait sa frange de tomber devant ses yeux. Elle avait un petit air de Takao, purement adorable.
Midorima était très loin d'être un chef. Il se débrouillait avec quelques bases tout au plus. Et l'omelette au riz était heureusement, dans ses capacités. Le vert enfila un tablier et se leva également les mains. D'un mouvement naturel, il attrapa les œufs et le cassa dans un bol. Pendant qu'il préparait le plat principal, ses yeux verts surveillaient en coin les deux petites qui s'étaient mises en tête de faire un petit dessert. Kissa avait de la farine jusqu'en haut des joues et Aya goûtait tout ce qui lui tombait sous la main. Tanuki débarqua à son tour et grimpa tant bien que mal sur un des hauts tabourets près du comptoir. L'animal ne l'avait clairement pas dit mais Midorima savait qu'il était là pour Kissa. Afin de faire son petit rapport au grand frère sans doute. Les deux fillettes faisaient manger un morceau de pâte crue au raton-chien qui ne se plaignait pas d'être utilisé comme goûteur. Le vert mettait le riz dans l'auto-cuiseur quand la bête mythique sauta du tabouret pour se frotter à son mollet gauche. Midorima baissa ses yeux et Tanuki donna un nom en murmurant :
-Kuro-kun.
Il n'y avait pas besoin de plus pour que le vert comprenne. Le turquoise allait être le prochain à accueillir les trois transformés. Il hocha de la tête pour montrer qu'il avait compris et se rapprocha ensuite de sa petite sœur et de son amie pour voir où elles en étaient.
Quand le concerné reçut son SMS, il chercha immédiatement une excuse pour ses parents et sa grand-mère.
Selon le message, les trois garçons allaient devoir rester chez lui à partir de 19h. Donc, Kuroko avait six heures devant lui pour tout préparer. Outre le problème de sa famille, il y avait celui des chambres. La seule disponible servait surtout de débarras et aurait bien besoin d'un peu de rangement. C'est pourquoi, il abandonna momentanément ses devoirs et qu'il enfila une tenue usée par le temps pour commencer dès sa maintenant cette tâche qui s'annonçait très ardue.
Nigo s'était assis sur le pas de la porte, regardant tranquillement son petit maître qui avait le nez et les mains dans la poussière. Un masque sur le visage, Kuroko se débrouilla pour accéder à la fenêtre. En l'ouvrant, une véritable tornade de poussière évacua la maison, rendant presque impossible pour le turquoise de respirer. Il éternua plusieurs fois de suite et essuya ses yeux larmoyants. Une fois que la pièce un peu plus aérée, le turquoise regarda autour de lui : des cartons s'entassaient ici et là, vestiges de son enfance surtout. Des vieux vêtements, des objets devenus inutiles mais dont le couple parental n'arrivait pas à se débarrasser... Le lit était en fait un vieux canapé dépliable, pour l'instant « rangé » dans un coin de la pièce. Le joueur fantôme de Seirin enfonça du mieux possible quelques cartons au fond d'un placard et quelques tenues dans l'armoire. Nigo le suivit dans le couloir quand l'adolescent alla chercher un balai, une serpillière et de quoi laver sommairement la vitre de la fenêtre.
-Tetsuya ?
Le garçon passa sa tête turquoise par la fenêtre pour regarder sa mère à genoux devant ses rosiers blancs.
-Oui ?
-Tu fais du rangement ? C'est gentil de ta part.
Elle lui sourit tendrement et reprit son sécateur en main. Kuroko la regarda encore un peu et avala sa salive. Il quitta la chambre, son chien sur les talons et se rendit dans le jardin. Agenouillé près de sa mère, il ne disait rien, il la regardait faire comme quand il était petit. Au bout de quelques minutes, la femme reposa son sécateur et plongea ses yeux dans ceux de son fils :
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Maman...
Elle pencha un peu la tête sur le côté, signe qu'elle l'écoutait attentivement.
-J'ai... Pour certaines raisons, j'ai quelques amis qui n'ont nul part où aller. Et... toujours pour ces mêmes raisons, ils auraient besoin de passer la nuit ici...
Kuroko avait toujours le regard baissé vers les rosiers. Sa mère redressa sa tête et attrapa doucement son menton pour qu'il se tourne vers elle.
-Tu ne peux pas me dire pourquoi, c'est ça ?
Il hocha doucement de la tête et sa mère passa une main tendre dans ses mèches turquoises.
-Évidemment, cette histoire me dérange un peu mais si tu me dis que tes amis n'ont nul part où aller-...
-C'est juste pour ce soir ! D'autres amis vont pouvoir les loger ensuite !
La femme sembla réfléchir un peu et se releva.
-Maman ?
-Je vais t'aider à nettoyer la chambre.
Inconsciemment, un sourire illumina le visage de joueur de Seirin. Mais elle continua :
-J'en parlerais à ton père quand même.
-Je comprend.
-Et pendant qu'on range, tu vas me parler d'eux, d'accord ? Je ne veux pas laisser n'importe qui rentrer chez moi.
Kuroko se leva d'un bond et suivit sa mère dans la maison.
Sa mère était la meilleure personne au monde !
Nekomata grattait à la fenêtre d'Aomine.
Le garçon, dont l'état s'améliorait, leva le nez de son magazine et le replongea directement en voyant la boule de poils grise. Le chat lui lança un regard mortel et commença à miauler. Le bleu lui fit signe de la fermer mais alertée par le bruit, Momoi ouvrit la porte.
-Dai-chan ? J'entends des drôles de-...
Ses yeux roses se tournèrent vers la fenêtre et Aomine se tapa le front avec sa main en même temps qu'elle traversait la chambre pour ouvrir à la bête mythique. Nekomata lui fit son spectacle avec ses grands larmoyants et il ne fallut que quelques secondes à l'adolescente pour ouvrir la fenêtre et presque étouffer l'animal contre elle. Aomine eut l'incroyable réflexe de ramener ses jambes contre lui alors que la rose se jetait presque devant lui :
-Regardes ! Regardes comme il est mignon !
Nekomata offrit son sourire bien à lui à un bleu déjà exaspéré.
-Dégages de mon lit !
Momoi gonfla ses joues en ramenant le chat contre elle. A aucun moment, elle ne fit attention à la deuxième queue du chat. Ses ongles grattaient la bête entre ses deux oreilles et Nekomata alla même jusqu'à ronronner.
-Vires cette bestiole de mon lit.
-Mais enfin Dai-chan-...
Il la coupa d'un regard polaire et elle se ratatina un peu. Elle détourna le regard et murmura :
-Kagamin a peut-être raison après tout.
-Quoi ?
Momoi ne dit plus rien et souleva le chat. Elle quitta la chambre silencieusement en refermant doucement la porte. Aomine reprit son magazine mais cette fois, c'est sa mère qui entra.
-Tes médicaments.
-Hmm...
La femme posa le tout près du lit et alla repartir quand Aomine l'arrêta :
-Mam's... Elle est en bas Satsu ?
-Satsuki ? Elle est partie, pourquoi ?
Aomine cligna plusieurs fois des yeux, laissant sa mère sans réponse. Avant que la porte de ne ferme, Nekomata s'engouffra dans la chambre et sauta sur le lit :
-Descends.
-Non.
Le chat avait étrangement l'air en colère.
-Quoi ?
-Je suis très mal placé pour dire mais tu devrais apprendre à fermer ton clapet de temps en temps.
-Ha ?
Un sourcil relevé, le bleu jeta son magazine par terre et fusilla l'animal de ses yeux.
-Satsu-chan ne mérite pas toute ta méchanceté gratuite.
-Ça te regardes pas.
-Fais attention. Fais très attention Aomine. Ne me met pas inutilement en colère.
L'As de Tôo crispa les poings.
-J'en ai rien à faire de tes menaces ! Je traite Satsu comme je veux !
Le chat se releva et sauta vers la porte.
-Mauvaise réponse.
La porte s'ouvrit comme par magie et se referma tout aussi bizarrement.
Aomine se rallongea, son crâne prêt à exploser. Il sentait qu'il allait regretter d'avoir parlé ainsi à Nekomata.
Akashi se faisait refaire ses bandages par le médecin.
Sa valise était prête et attendait juste d'être chargée dans la voiture qui l'amènerait à la gare. Il quittait Kyoto.
Son père lui avait clairement avoué qu'il avait menacé Shirogane quand celui-ci avait refusé de retirer son poste de capitaine au rouge. Mais Akashi Masato arrivait toujours à ses fins. Akashi n'en voulait pas à son coach : il savait qu'il avait deux jeunes enfants alors il devait tout faire pour garantir leur sécurité. Mais ça avait été la chose de trop. Quand l'héritier avait su qu'il n'était plus rien, il était revenu dans sa chambre et avait ouvert sa valise. Il s'était débrouillé avec le directeur de Rakuzan pour les cours lui parviennent dans son appartement à Tokyo. Il devait s'éloigner de son père.
Naturellement, celui-ci n'avait pas cherché à l'en empêcher. Tout le monde savait que les échecs consécutifs de son fils le rendait furieux. D'un accord commun, Masato avait donné à son enfant unique de quoi tenir le mois. Ensuite, ils aviseraient. Akashi ne voulait plus rien de son père.
Le médecin se releva et Akashi reboutonna sa chemise. L'homme quitta la chambre sans un mot et l'adolescent empoigna sa valise et se dépêcha de quitter sa maison à grands pas. Son père s'était enfermé dans son bureau et les employés s'étaient réfugiés ici et là pour ne pas croiser Akashi. Le chauffeur de la voiture lui prit sa valise et la cala dans le coffre tandis que le rouge grimpait dans le véhicule.
Il n'y avait pas beaucoup de route jusqu'à la gare mais ces minutes là furent les plus longues de mémoire pour Akashi. Il voulait vraiment quitter cette ville. Alors quand il descendit de la voiture, il fonça sans un mot pour le chauffeur. Sa valise dans les mains, le rouge chercha son train et sa place. Calé contre la fenêtre, il ne savait même plus comment penser. Le paysage défilait maintenant mais ce n'était que des formes et des couleurs pour ses yeux écarlates. Rien qu'ils n'arrivaient à décrire pour son cerveau.
Son appartement était certainement sous la poussière. Il espérait avoir au moins de quoi dormir.
Akashi ferma ses yeux. Pour la première fois depuis longtemps, il ne savait plus quoi faire.
Kagami avait ramené les trois garçon à son appartement pour qu'ils préparent leurs affaires avant de partir chez Kuroko. Le joueur fantôme avait envoyé un SMS disant que tout était prêt, qu'ils pouvaient venir sans appréhension.
Kise savait que les parents du turquoise étaient de bonnes personnes alors il espérait que tout se passerait bien durant le court laps de temps où les trois garçons seraient sous leur toit. Allongé sur le parquet, le labrador regardait Takao et Himuro plier leurs affaires sans rien laisser dans la chambre d'ami de Kagami.
Le rouge était adossé contre le mur, les bras croisés. Son chez lui allait redevenir silencieux. Ça allait être étrange. Takao s'était changé pour un simple tee-shirt noir et un jean gris tandis que Himuro avait enfilé un haut blanc et un long short noir. Le garçon-fille repoussa la mèche qui chatouillait sa joue et se redressa :
-Tout est prêt ?
Le garçon-enfant acquiesça et ils se tournèrent tous vers Kagami.
-Merci beaucoup !
Le rouge haussa des épaules et se grattant la joue :
-Bonne chance...
Takao sourit un peu tristement et tendit son poing. Kagami cogna avec le sien sans hésiter et ils quittèrent la chambre. Kagami descendit l'escalier avec eux mais n'irait pas plus loin. Comme Kise connaissait le chemin, les trois divinités n'avaient pas jugé nécessaire de faire se déplacer l'As. Kise lécha une dernière fois la main du plus grand et tira sur sa laisse, pressé de voir le turquoise. Himuro suivit malgré lui et Takao salua une dernière fois le grand rouge avant de suivre les deux autres.
Kagami remonta très lentement chez lui. Une fois la porte fermée, il sentit une vague de solitude l'atteindre en pleine poitrine. Une vague très douloureuse.
Kuroko écoutait Nekomata les yeux écarquillés.
Le chat s'était présenté chez lui et avait raconté au garçon tout ce qu'Aomine avait fait à son corps lors de la punition. Le turquoise ne bougeait plus, muet. Il clignait de temps en temps, signe qu'il était au moins toujours conscient. Il se leva soudainement et courut presque hors de sa chambre. Nekomata ne le suivit pas, sachant pertinemment où il allait.
Aomine se réveilla brusquement quand la porte de sa chambre s'ouvrit avec fracas. Sans comprendre ce qu'il se passait, il regarda Kuroko l'attraper par son haut et réussir l'exploit de le soulever.
-Tetsu ?!
-Toi... Comment as-tu pu... ?!
Le turquoise tremblait de colère mais ses joues rouges trahissaient sa honte.
-Mais de quoi tu-...
-Comment as-tu pu... mon corps... ?!
Comprenant enfin le sujet, Aomine eut la décence de rougir violemment.
-C'est pas ce que tu crois !
-Que tu es... fait ça... à mon corps... !
-Tetsu, écoutes-...
Le turquoise le lâcha brusquement et s'éloigna en reculant :
-Tu me dégoûtes.
Les trois mots bloquèrent Aomine qui referma sa bouche, contemplant seulement sa vieille ombre qui le regardait comme il ne l'avait jamais fait. Et la colère s'empara de lui :
-Ne me parles comme ça Tetsu ! Tu as beau faire comme si tu étais dégoûté, à l'intérieur de toi, tu sais que tu es comme moi !
-Ne me compare à toi ! Je n'aurais jamais fait une chose pareille !
Le bleu ferma une seconde les yeux, le temps de chasser son mal de tête et son envie de s'endormir.
-Tu parles... C'est juste que t'es pas capable d'assumer !
Au regard du joueur fantôme, Aomine n'alla pas jusqu'à lui dire qu'il avait également « donné » son premier baiser. Bon, il avait pas vraiment eu le choix mais voilà...
-Je ne suis pas comme toi...
-Bien sûr que si.
Le bleu se rallongea enfin, ses bras sous sa nuque.
-Pourquoi as-tu fait ça ?
-Qui sait... Pour m'amuser sans doute.
-Pour t'amuser...
Aomine ouvrit un œil pour découvrir le visage blessé et rouge de sa vieille ombre. Il n'y avait plus aucun trace de colère.
-A partir de maintenant, ne me parle plus et ne m'approche plus. Tu me répugnes.
Le plus grand encaissa sans rien dire, sans rien montrer. Kuroko tourna les talons et sortit en claquant la porte. Aomine se tourna sur le côté et se recouvrit le visage avec sa couette.
S'il avait su que ça se passerait comme ça …
Kuroko arriva chez lui un tout petit peu avant les trois transformés.
Il avait grimpé l'escalier comme un coup de vent et s'était enfermé dans sa chambre pour passer ses nerfs sur quelque chose qui ne soit pas humain. Nekomata s'était endormi au pied de son lit. Nigo n'avait pas osé le suivre, préférant se coucher au pied du père du garçon, assis sur le canapé avec sa femme. Le Malamute releva sa tête et se leva pour gratter à la porte d'entrée en aboyant. On sonna et la mère du turquoise alla ouvrir.
De l'autre côté, dès que Takao l'aperçut, il s'inclina, imité par Himuro qui retenait étonnamment bien Kise de foncer à l'intérieur.
-Vous devez être les amis de Tetsuya.
-Oui ! Merci encore d'avoir accepté de nous héberger cette nuit, Kuroko-san.
Elle leur fit signe d'entrer et Nigo se précipita sur le mannequin qui n'apprécia absolument pas que le chien cherche à le renifler. Le regard doré outré ne provoqua aucune réaction chez Himuro qui s'inclina juste devant le père de famille.
-Tetsuya ! Tes amis sont là !
Ils entendirent des bruits dans l'escalier et le joueur fantôme s'approcha vivement des trois garçons.
-Vous avez trouvé facilement ?
-On avait un bon guide.
Himuro caressa la tête de Kise qui se frottait déjà à Kuroko. Le turquoise attrapa la valise de Takao -c'était quand même actuellement une fille- et alla montrer leur chambre aux garçons. La pièce n'avait plus rien à voir avec celle d'avant : tout était nickel, une odeur de propre flottait dans l'air et le lit était un véritable appel au sommeil.
-Par contre, je suis désolé mais il n'y a qu'un lit...
-Ne t'inquiètes pas ! Comme Himuro est tout petit-...
-Ne sois pas aussi content en disant ça !
Le garçon-enfant posa son gros sac près de la fenêtre et libéra Kise de sa laisse. Le labrador en profita pour foncer vers le turquoise qui bascula sous le poids de l'animal. Takao voulut l'écarter mais son portable vibra. Il resta quelques secondes à contempler l'écran.
-Takao-kun ?
-C'est Shin-chan...
Pourquoi le vert l'appelait-il ? Y avait-il un problème ? Quelque chose c'était passé avec Kissa ?
-Je suis désolé mais je dois-...
-Oui, on comprend.
Le chien, l'enfant et le turquoise quittèrent la chambre sans tarder et Takao appuya enfin sur la touche de son portable :
-... Shin-chan ?
-Kissa veut te parler.
Une vague de soulagement le fit s'asseoir sur le matelas. Il n'y avait rien de grave.
-Mais je ne peux-...
-Je lui ai dit qu'avec ton rhume, ta voix était un eu différente mais tu lui manques.
C'est bien son Shin-chan de penser à tout.
-Je te la passe.
Il y eut quelques secondes avant que la voix de sa petite sœur lui parvienne aux oreilles.
-Kazu-nii !
Immédiatement, ses yeux se remplirent de larmes et un sanglot lui coupa la respiration.
-Kazu-nii ?
-Oui, je suis là !
-Tu me manques !
-Tu me manques aussi... Si tu savais à quel point ! Tout se passe bien avec Shin-chan et Aya ?
-Oui. Je m'amuse beaucoup avec Aya-chan et Shin-chan-nii est très gentil.
Takao se mit doucement à rire en imaginant le calvaire que devait vivre le frère avec les deux petites.
-Tu rentres bientôt, hein ?
-Je vais essayer ma grande. C'est... pour le travail, tu comprends ?
-Oui, Shin-chan-nii me l'a dit...
Bon sang, ce qu'il avait envie de se couper les cheveux et de s'habiller comme un mec pour ne pouvoir que trente secondes la prendre dans ses bras. Mais si Kissa le voyait avec cette apparence et le reconnaissait, il allait rester comme ça pour un certain temps.
-Tu manges bien Kissa ?
-Oui ! J'aide souvent à la cuisine !
-C'est bien !
Le garçon essuya des larmes traîtresses sur ses joues et retint son sanglot déchirant.
-Tu vas aller manger et te coucher tôt, d'accord ?
-Oui, comme d'habitude ! Reposes-toi bien aussi Kazu-nii !
-Ne t'inquiètes pas pour moi... Tu peux me repasser Shin-chan s'il te plaît ?
Il entendit à peine la dernière phrase de sa sœur tandis que le vert reprenait son téléphone.
-Takao.
Mais c'était plus fort que le transformé, ses sanglots silencieux étaient plus forts que sa volonté de ne pas pleurer.
-Reprends-toi.
-Oui, désolé... Merci Shin-chan... Merci pour tout.
-Tu aurais fait pareil avec Aya.
Le brun se mit à rire : sous ses airs de Tsundere, Midorima restait un grand frère très protégé. Peut-être pas autant que l'était Kissa avec lui mais Aya était certainement la plus protectrice de tous. Personne ne s'approchait de son « Onii-chan ».
-Je vais y aller. On vient à peine d'arriver chez Kuroko.
-Très bien.
-Bonne soirée Shin-chan !
Le vert raccrocha sans répondre mais Takao ne prit pas la mouche. Il le connaissait bien maintenant.
Le garçon-fille descendit ensuite l'escalier et rejoignit le petit groupe dans le salon. Il s'installa près de Himuro, qui avait pris en otage le bocal de cornichons et ne s'intéressait plus à rien. Le père de Kuroko jouait avec Kise qui était excellent dans son rôle de chien. Et pour ne pas faire de jaloux, le turquoise jouait avec son propre chien. La mère de famille sourit doucement à Takao qui lui rendit volontiers.
-Vous êtes une jeune fille très courageuse pour avoir accepté de garder votre petit frère pendant que vos parents sont en voyage pour leur travail.
-Pardon ? Je ne comprends pas-...
Himuro lui donna un coup dans les côtes et le garçon-fille se crispa en se forçant à garder son sourire.
-Ah oui, merci ! Nos parents voulaient que l'on aille chez notre tante mais je ne voulais pas que... Tatsuya rate autant les cours ! A son âge, c'est très difficile de rattraper.
Le concerné tourna son visage vers lui avec un air exprimant clairement un « Fais-moi passer pour un idiot, vas-y ! » et se replongea dans sa dégustation.
-Quelque âge avez-vous Takao-kun ?
-Je vais avoir 17 ans en Novembre.
-Vous êtes jeune.
Dans la bouche de la plus vieille, ça sonnait comme un compliment. Cependant, les deux adultes ne demandèrent pas pourquoi le garçon trimbalait un enfant et un chien de maison en maison. Et tant mieux parce que personne ne savait quoi répondre à ça.
Le reste de la soirée se passa normalement et le père de Kuroko afficha enfin un sourire ravi quand Takao avoua qu'il avait rencontré le fils unique de la famille grâce à un certain Midorima.
-Oui ! Midorima Shintaro, c'est ça ? Il était avec toi au collège, n'est-ce pas Tetsuya ?
-Oui... Maintenant, il est au lycée de Shutoku avec Takao-kun.
-Un garçon très bien élevé quoique un peu distant.
Takao souriait tendrement à chaque fois qu'il entendait ce nom, ce qui n'échappa pas à Kise, allongé sur le dos avec les pattes en l'air, à Himuro qui se désespérait du bocal vide et à Kuroko, toujours furieux de ce qu'avait fait Aomine.
Il était totalement mordu.
Dans le lit de la chambre d'ami, Himuro profitait du fait que le brun à ses côtés dormait profondément. Par terre, Kise semblait en plein rêve et semblait se frotter à quelque chose. Le téléphone sous l'oreiller pour que la lumière de l'écran ne réveille pas les deux autres, il discutait avec Murasakibara.
[01:47:24 – Atsushi] Muro-chin devrait dormir à cette heure-là.
[01:47:27 – Muro-chin] J'ai juste la taille d'un enfant ! Ça fait un moment que j'en suis plus un !
[01:49:01 – Atsushi] Mais tu te fatigues vite. Comme un enfant.
[01:50:00 – Muro-chin] Je rentres, je te tue à l'entraînement.
[01:51:32 – Atsushi] J'ai pas peur de Muro-chin.
Quand on a sa taille, évidemment qu'on a pas peur de grand chose ! Himuro sourit sadiquement en envoya une liste d'exercices qui firent déglutir le violet de l'autre côté du pays. Pourquoi tant de sadisme dans un si petit corps ?!
Akashi arpentait doucement les rayons du combini pas loin de son immeuble. Le voyage avait été épuisant et le ménage obligatoire de son appartement l'avait carrément fait s'endormir sur le canapé, rare rescapé du déménagement de l'époque.
Mais comme son frigo était vide et que le rouge avait faim, son corps avait trouvé la force de se lever d'aller faire quelques courses. Par chance, l'héritier se débrouillait en cuisine donc un rien allait lui suffire pour tenir la semaine. Son panier se remplissait de plus en plus et le garçon veillait bien à respecter le budget qu'il s'était accordé pour ça au yen près. Non, il avait de quoi vivre confortablement mais autant ne rien avoir à demander à son père avant le mois prochain.
Un ultime paquet de gâteaux dont il était friand, il l'avouait, attendait juste d'être pris et Akashi avança la main pour s'en saisir. Ses doigts rencontrèrent une autre main et ses yeux rouges fixèrent l'inconnu avec autorité : ça serait SON paquet ! Les yeux roses en face papillonnèrent un peu et une voix un peu timide se fit entendre :
-Akashi...-kun ?
-Satsuki...
Son ancienne manager semblait très surprise de le voir ici mais n'en fit pas la remarque. Elle devait mourir de curiosité mais le rouge n'avait franchement pas envie de commencer à lui raconter quoi que ce soit.
-Tu es à Tokyo depuis longtemps ?
-Je suis arrivé il y a quelques heures.
-Je vois... J'ai appris... pour ton poste de Président des Élèves et de capitaine.
Akashi se raidit, refusant de monter le moindre signe d'anéantissement.
-Je suis désolée pour toi. Je sais que tu y tenais beaucoup.
Il n'y avait pas de pitié dans cette voix féminine, juste de la constatation. Elle le pensait mais la rose connaissait assez bien l'héritier pour savoir qu'il n'avait pas besoin qu'on le plaigne. Et Akashi apprécia qu'elle se contente de dire le nécessaire.
-Mes parents risquent de s'inquiéter si je ne reviens pas rapidement... Passe une bonne soirée.
-Oui, toi aussi Satsuki.
Les longues mèches roses disparurent près des boissons et Akashi se retourna vers son paquet de biscuits... qui n'était plus là. Il eut envie de rire. La rose venait carrément de l'avoir et avait disparu avec ce qu'ils désiraient tous les deux. Il se ramollissait !
Akashi sortit de la supérette peu après, un petit sourire flottant sur ses lèvres : le pouvoir des femmes à changer les idées était incroyable.
Et hop ! Chapitre bouclé !
J'ai gagné un poisson rouge à la foire. J'ai d'abord eu l'idée de l'appeler Kagami mais bon... je me suis retenue. Gyopi est une assez bonne alternative. Non, je sais pas d'où ce prénom sort. De Lucky Star peut-être...
Merci pour vos commentaires :
Ie-chan : C'est... un superbe compliment qui m'a vraiment beaucoup touché ! Merci infiniment ! Les aventures de ces trois là sont pas prêtes de se terminer !
Yuki Mirai : Chibi-Himuro... C'est une arme massive de moe... Les élus sont : Papakashi et Mamakao... et ils gagnent tous les deux la coupe des Pires Parents au Monde ! Félicitations ! Ou pas... Je suis certaine que Takao va beaucoup apprécier ses neuf mois de grossesse... C'est trop génial ouiiiii !
Gil Prussia Beilschmidt II : Si tu veux Kise, tu prends un ticket et tu fais la queue. Y'a de la demande !
Alyxel : Non, je n'avouerait jamais ! Sauf devant une bonne dose de Yaoi... Tout dépend de ton pouvoir de négociation. Je ne préfère aucun des deux ! Quoique si je me changeais en garçon, ça pourrait être drôle ! Mais pas trop longtemps alors !
Emy-nee : Pas grave ! Nooon, te pends pas ! J'ai besoin de toi ! On savait que Kise était un chien refoulé... Tellement de choses s'expliquent maintenant. La carotte ne sait même pas ce qu'elle veut alors bon...
Laura-067 : Midorima, il est paumé. Akashi va finir orphelin, je pense... Faudrait que je me calme avec lui... C'est cool chez Kagami ! Fallait commencer gentiment !
Buli-chan : T'as le pied dessus, recules ! Je sais pas si y'a Internet en prison... Merci Kise, tu es le meilleur ! Avoir pitié d'Akashi ?! Mais tu veux qu'il t'attaque avec ses ciseaux ou quoi ?! Ne dis plus jamais ça !
Seth Horo : Il faut de persos de souffrent ! Pas de bol, pour l'instant c'est lui. Disons que je commençait gentiment avec Kagami.
Grwn : « Le seul dont je peux respirer l'odeur, c'est moi ! » Je les déteste aussi. Oh mon Dieu, tu l'as dit ! Tu viens de dire que Himuro était mignon. Je screen. Je suis dingue de la relation frère/soeur de Takao et Kissa ! Midorima et Aya aussi, d'ailleurs ! Après celles de Kise et Murasakibara, c'est pas encore trop visible donc y'a pas de matière pour discuter. Victoire ! Double screen ! Papakashi a vaincu Himuro !
Prochain chapitre : Kuroko refuse catégoriquement de parler à Aomine qui cherche également à savoir pourquoi Momoi agit de la même manière. Momoi qui demande à Kagami de lui apprendre quelque chose. Et Nekomata s'amuse à sa façon avec les trois transformés. Chapitre 15 : Comme un parfum de lavande !
